Chaleurs écrasantes en Rdc : METTELSAT attribue cette hausse de température à une anomalie dans l’atmosphère qui a retardé la pluviométrie

Les chaleurs extrêmes sont observées dans la plupart des villes de la République démocratique du Congo ces dernières semaines. Les températures ont atteint des niveaux record, exposant les populations à des risques pour leur santé. Le centre météorologique national (METTELSAT) attribue cette hausse de température à une anomalie dans l’atmosphère qui a retardé la pluviométrie.

Depuis plus de deux semaines, plusieurs provinces de la République démocratique du Congo connaissent de fortes chaleurs dues à la hausse de températures. Dans certaines parties du pays, les températures atteignent les 40°C. C’est le constat fait par le centre de météorologie et télédétection par satellite. Augustin Tagisabo responsable du service de prévision du temps de la METTELSAT attribue cette situation à un dérèglement climatique.

« Il y a une petite anomalie, il y a un petit retard, il y a des précipitations, vous allez constater qu’il fait chaud, il fait tellement chaud que même les paramètres météorologiques sont en train d’indiquer qu’il y a probabilité de la pluie. Mais dans la faisabilité la pluie n’arrive pas »

Cette hausse de températures est constatée par tous et pour se prémunir contre ces vagues des chaleurs, chacun y va de ses astuces, trouvées pour la plupart sur les réseaux sociaux.

Pour Maugliph Wala, Habitant de Kinshasa, ce qui est vrai est que ces derniers temps avec le réchauffement climatique c’est très compliqué il y a une chaleur extrême mais nous faisons quand même un effort par rapport au conseil que nous avons reçu de certains médecins via WhatsApp on nous dit qu’il faut faire un effort d’avoir quand même une bouteille d’eau, pour ne pas être déshydratée c’est l’effort en tout cas qu’on est en train de faire c’est boire beaucoup d’eau et essayer aussi de demander aux enfants et à toute la famille de boire de l’eau c’est le plus important .

« Sinon à part ça, avec ce problème des courants on peut se dire bon il faut quand même mettre la clim mais c’est un sérieux problème parce que moi par exemple qui vient de Mont – Ngafula, il y a un sérieux problème de courant, de fois nous avons le courant, on n’a pas. Même si on n’a pas de clim où on a des ventilateurs le courant c’est un sérieux problème », dit-il.

A la nuit tombée, ces chaleurs inhabituelles obligent certaines familles à passer la nuit à la belle étoile, question de bénéficier un peu d’air frais. Jean Okitokonda procède de cette manière avec sa famille.

« Chez moi vraiment c’est un peu difficile avec les climats actuels, on n’essaie vraiment de s’adapter mais ça ne tient toujours pas surtout la nuit. En pleine activité comme ça va quand même parce qu’on est à tout moment actif dans les travaux et consorts. Mais pendant la nuit, surtout quand on n’a pas vraiment d’électricité on n’arrive vraiment pas à dormir souvent on est dehors jusqu’à une heure du matin et puis lorsqu’il fait un peu frais on entre. En tout cas c’est insupportable, c’est pourquoi on nous avait même recommandé de commencer à boire toujours de l’eau pour essayer un peu de se rafraîchir », indique-t-il.

Trouver le sommeil, un casse-tête !

Trouver le sommeil pendant la nuit devient difficile par le temps qui court à cause de la chaleur suffocante. Ajouter à ça l’absence d’électricité, la situation devient intenable. Manoah en a fait une triste expérience.

« Il n’y a pas moyen de dormir, moi par exemple je passe la nuit à la belle étoile parce que je ne supporte pas la chaleur. Il n’y a pas d’électricité. Même s’il y a l’électricité et tant qu’il y a la chaleur c’est toujours difficile. Si le ventilateur fonctionne ça crée un équilibre, même s’il y a la chaleur et que vous les allumez ça vous soulage un tout petit peu. Comme les chaleurs sont fortes et que l’on veut se rafraîchir à tout prix en allumant les ventilateurs et les climatiseurs ça crée encore des maladies », explique-t-il.

Pour faire face à ces chaleurs et amortir leurs effets négatifs, l’observation de certaines recommandations s’avère nécessaire. Le Docteur Jeanine Luse, responsable de service de la néphrologie de l’hôpital général de Kinshasa en énumère quelques-unes.

« Ce que nous pouvons recommander à la population maintenant comme il fait excessivement chaud c’est de boire. Parce que compenser ces pertes. Tout ce que nous sommes en train de perdre de l’eau que nous sommes en train de perdre de façon insensible donc il faut boire au-delà des valeurs normales.

Parce que normalement on peut boire 1.5 Litres, mais on peut aller au-delà de deux litres, deux litres et demi. Pour qu’on ne soit pas déshydraté il faudra aussi s’abriter. S’il y a des arbres pour éviter qu’on soit sous les coups de soleil, mais la grande recommandation à la population c’est que chacun fasse un effort de reboiser nous devons planter dans nos parcelles ne fût-ce une petite plante qui peut nous apporter de l’air »

Selon la METTELSAT, ces fortes occasionneront des fortes pluies dans les jours à venir avec possibilité des nouvelles inondations.




Retour de la peine de mort en RDC: les abolitionnistes invitent le gouvernement au respect de la sacralité de la vie humaine

Le retour de la peine de mort en République Démocratique du Congo continue à soulever le débat, 21 ans après son abolition.

Les abolitionnistes s’opposent au gouvernement congolais qui vient de lever le moratoire qui suspendait l’application de la peine de mort. Interrogé, Maître André Lokonya, coordonnateur national adjoint de l’ONG des droits humains mouvement Alerte, explique que tous les textes juridiques tant au niveau national qu’international condamnent la peine de mort, car le principe de la sacralité de la vie humaine doit être respecté partout et à tous les niveaux.

Cet abolitionniste estime qu’il est inadmissible que l’État accepte de mettre fin à la vie de ses citoyens quelles que soient les raisons, lui qui est censé protéger tout son peuple. Pour lui, le gouvernement a tout le moyen pour agir et réagir contre les hors la loi, en préservant la vie humaine qui du reste est sacrée.

“Lorsque le gouvernement peut arriver au point de lever le moratoire suspendant la peine de mort pour mettre fin à la vie de son peuple, on ne peut qu’être en désaccord avec une telle décision. Il n’ya pas un plus fort que l’état. Aucun individu ne peut être au dessus de l’état, ni encore au dessus de la loi. Il a le pouvoir de protéger tout le peuple : même les Kuluna, même les prétendants traîtres”, a-t-il signalé.

S’interrogeant sur la qualité et la neutralité de la justice congolaise qui doit dire le droit, Maître André Lokonya soutient que tout le monde décrit le fonctionnement de l’appareil judiciaire congolais. Selon lui, ce n’est pas le moment de parler de la peine de mort en RDC actuellement. Il évoque également les erreurs au niveau des condamnations par le pouvoir judiciaire, incapable de réparer les préjudices causés.

“Lorsque le président de la République décrit qu’il ya des malaises au sein de la justice, où la justice ne fonctionne pas très bien, est-ce que cette justice peut être en mesure d’être sincère d’acquitter celui qui peut-être acquitté, et de condamner celui qui peut-être condamné?”, s’interroge cet avocat.

Et d’ajouter :

“Entant que juriste, je sais qu’il ya des erreurs judiciaires. Une personne peut être condamnée avec des erreurs judiciaires. Et lorsqu’on condamne une personne avec une erreur, qui peut le corriger ? Et si cette personne venait à être exécutée suite à cette erreur là, la faute incombera à qui? Nous ne souhaitons pas que ce moratoire soit levé. Nous les abolitionnistes on pensait que le gouvernement allait mettre définitivement fin, ou réviser l’article 5 du code pénal congolais livre 1 qui prévoit l’application de la peine de mort, car, la constitution congolaise interdit de mettre fin à la vie humaine. Il faut que le code pénal soit conforme à la constitution”, explique cet abolitionniste.

S’agissant du caractère juridique de la note circulaire de la ministre d’État en charge de la justice et garde de sceaux, ce juriste invite le gouvernement au respect du principe du parallélisme des actes, malgré la continuité des affaires de l’état, qui stipule que celui qui a nommé, c’est lui qui doit révoquer.

“Quand vous lisez la circulaire du ministre d’État, il fait allusion à un moratoire défait qui avait été signé depuis 2003. Ça fait pratiquement 21 ans que la peine de mort ne s’appliquait pas en RDC. Et qui avait suspendu l’application de la peine de mort ? La circulaire du ministre n’a pas précisé. Selon le principe du parallélisme des actes, celui qui avait signé la suspension du moratoire, c’est à lui de lever celà. La continuité des affaires de l’état ne doit pas amener les dirigeants de pêcher à certains principes, notamment celui du parallélisme des actes”, rappelle maître André Lokonya.

Par ailleurs, le coordonnateur national adjoint du mouvement Alerte invite le gouvernement congolais à corriger cette situation car il n’est pas tard pour mieux faire.

 

Mboshi




Poèmes de notoriété intemporelle Épisode 1 – Adieu à Dong Da 

Le poème intemporel de Gao Shi, poète de la dynastie Tang, adressé à son ami Dong Da est porteur d’un message profond : quels que soient les défis auxquels nous sommes confrontés, nous pouvons toujours regarder vers l’avenir avec confiance. Leur histoire, immortalisée dans le premier épisode de “Poèmes de notoriété intemporelle”, une série d’animation générée par l’IA et réalisée par CMG, témoigne de la force inébranlable d’une véritable amitié.

Rejoignez-nous pour percer le mystère de ce lien légendaire et laissez-vous inspirer par leur histoire de résilience et d’espoir !




 « La levée du moratoire sur l’exécution de la peine de mort : un couteau à double tranchant » (Jean-Claude Katende)

La levée du moratoire sur l’exécution de la peine de mort est devenue effective depuis la décision prise par le Gouvernement en date du 09 février 2024. Il me semble que la grande partie de la classe politique et du peuple congolais soutient cette décision. Ceux qui ne la soutiennent pas sont considérés comme des traitres, des non patriotes, des complices des rebelles…, ce qui est un jugement totalement émotif.

Une société où on exclut la confrontation d’idées est une société vouée à la médiocrité et à l’obscurantisme. Ce n’est pas d’une telle société que je rêve.

Je rêve d’une société effectivement démocratique où la majorité est toujours prête à protéger la minorité, à l’écouter et à examiner ses prétentions.

Pour ce qui me concerne, je considère la lavée du moratoire sur l’exécution de la peine de mort comme étant un recul majeur relativement à la protection des droits humains et une violation flagrante de la Constitution de la République qui protège le droit à la vie en toutes circonstances (article 61)

Je ne soutiens pas cette décision pour les raisons suivantes :

1. C’est une décision motivée par un esprit de vengeance de la classe politique qui croit que la peine de mort va régler tous les problèmes de l’armée et du banditisme.

Cet esprit de vengeance se dégage des verbes qui sont utilisés dans la circulaire de la Ministre de la Justice : « En vue de débarrasser l’armée de notre pays… ». Dans une République, la justice n’est pas organisée pour se débarrasser des autres citoyens, mais pour leur donner l’occasion de s’exprimer, de répondre de leurs actes qui auraient troublés l’ordre public. En plus, il est encore dit que c’est pour « … endiguer la recrudescence d’actes de terrorisme et de banditisme urbain… ». Il n’y a que l’esprit de vengeance aveugle qui peut convaincre la classe politique qu’en appliquant la peine de mort, il sera mis fin au terrorisme et au banditisme.

Les données scientifiques montrent que cette approche est erronée et fruit d’un raisonnement qui ne prend pas en compte d’autres aspects du problème à résoudre.

Les mots qui sont utilisés dans un texte révèlent ce qui est caché dans le cœur ou l’esprit qui caractérise ses rédacteurs.

C’est vrai que je suis préoccupé comme d’autres congolais par les actes de traitrise qui se passent dans l’armée et de banditisme urbain, mais je crois que ce sont des problèmes qui ne peuvent pas être réglés par l’application de la peine de mort.

2. C’est une décision qui va aggraver les problèmes de notre justice.

Si au sein de notre justice, nous avons quelques juges/magistrats intègres et responsables, il y en a beaucoup parmi eux qui sont vulnérables à l’argent et au trafic d’influence. Il y a un grand risque que la justice soit instrumentalisée par les politiciens pour « se débarrasser de X ou Y au sein de l’armée ou de la société. Le verbe « se débarrasser » est une grande alerte.

Plus grave encore est que toute famille biologique ou politique dont un des membres sera menacé par une éventuelle condamnation à la peine de mort, va se mobiliser pour trouver des sommes importantes d’argent à donner aux juges ou recourir au trafic d’influence pour faire échapper leur membre à la peine de mort.

3. C’est un couteau à double tranchant

Il y a risque que certaines personnes condamnées à mort ne soient pas exécutées parce qu’elles sont proches politiquement ou biologiquement à ceux qui sont au pouvoir alors que les autres seront exécutées sans aucune réserve. Ce qui va renforcer les injustices et discriminations.

4. C’est une décision qui risque de renforcer les divisions ethniques

Il n’est un secret pour personne que depuis la guerre de l’AFDL, le mixage et le brassage, ce sont des congolais de certaines provinces qui se sont révélés, en majorité, comme des perturbateurs de la bonne marche de l’armée comme de la police nationale. Ils risquent d’être nombreux parmi les personnes à condamner à mort et à exécuter. Cette réalité conduira à l’interprétation selon laquelle c’est tel peuple ou telle ethnique qui était visé par la levée du moratoire sur l’exécution de la peine de mort.

Evitons de fragiliser davantage notre pays en recourant à des solutions simplistes pour résoudre les problèmes complexes.

Pour toutes ces raisons, je reste opposé à cette levée du moratoire sur l’exécution de la peine de mort.

Ai-je tort ou raison ? Ont-ils tort ou raison ? C’est l’histoire qui répondra à cette question.

Pour moi, j’appelle les magistrats et les juges à qui on a remis ce pouvoir de décider de la mort de telle personne ou de telle autre, de l’utiliser avec intelligence, responsabilité et indépendance.




Intégration imminente de la CNSSAP au portefeuille de la Conférence Interafricaine de la Prévoyance Sociale

Depuis le 10 mars 2024, une délégation de la CNSSAP séjourne à Lomé, capitale du Togo, dans le cadre de l’intégration de la Caisse au portefeuille de la Conférence Interafricaine pour la Prévoyance Sociale (CIPRES), dont le siège continental est situé dans la capitale togolaise.

Cette délégation est conduite par M. Bienvenu Madjulu, Conseiller Principal du VPM Jean-Pierre Lihau et Représentant de la tutelle au Conseil d’administration de la CNSSAP. Du côté des experts de la CNSSAP, trois Directeurs prennent part à ces échanges pour le compte du Directeur Général Junior Mata.

L’issue de ces échanges promet d’être favorable à la CNSSAP, singulièrement pour les bénéficiaires des prestations de cette structure.

 

Pour rappel, CIPRES est une organisation africaine qui compte, à ce jour, 18 États membres dont la RDC, et dont le rôle est d’édicter les règles prudentielles et les normes de bonnes pratiques à observer dans le cadre de l’administration de la sécurité sociale. Elle est actuellement dirigée par Son Secrétaire Exécutif, Mme Cécile Gernique Bouba Djukam.

C’est en 2019 que la CNSSAP a initié les démarches de son intégration à la CIPRES. Une mission d’inspection de cet organisme s’en était alors suivie à Kinshasa et dont le rapport avait recommandé notamment la mise en place des organes de gouvernance réglementaires prévus dans l’acte fondateur de la CNSSAP. L’objectif principal de cette mission était d’évaluer le niveau de mise en œuvre de ces recommandations.




Poèmes de notoriété intemporelle Épisode 2 – Ode aux oies

Comment l’improvisation intelligente d’un enfant de 7 ans est-elle devenue un classique largement récité par des générations d’enfants chinois ?

Dans le deuxième épisode de “Poèmes de notoriété intemporelle”, une série animée générée par IA et réalisée par CMG, nous revisitons le poème “Ode aux oies”, écrit par un enfant prodige, Luo Binwang. Avec ces vers, on retrouve un lien avec la nature, un sentiment de liberté, une explosion d’esprit juvénile et une vision profonde du monde vu à travers les yeux d’un enfant.




Régime Spécial de Sécurité Sociale des Agents publics : Les Syndicalistes de l’EPST édifiés par les performances de leur caisse, les fondamentaux de sa gouvernance et de la réforme en cours 

Réunis au Centre International de Conférence et de Formation du Village Venus à Bibwa, tous les Délégués syndicaux nationaux du secteur de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique ont tenu à être édifiés par la CNSSAP à ces assises dédiées à la définition des actions à mener en rapport avec l’enveloppe allouée au Ministère de l’EPST pour l’exercice budgétaire 2024.

Face à cette grande représentation de la catégorie assujettie la plus dense de son régime de sécurité sociale, la CNSSAP a éclairé la lanterne des participants, à la faveur d’un atelier d’échange et de sensibilisation sur la Loi n.22/031 du 15 juillet 2022 portant régime spécial de sécurité sociale des agents publics, loi promulguée le 15 juillet 2022 par le Président de la République Félix Antoine Tshisekedi.

Pour le compte du Directeur général, M. Junior Matata, ces échanges ont été animés ce jeudi 07 mars 2024 par le Directeur d’exploitation Yannick Mavita et la Directrice des moyens généraux, Mme Joan-Sonia Kilongo.




Forum humanitaire européen: Le Prix Nobel de la paix Denis Mukwege alerte sur la crise en RDC

A Bruxelles, au Forum humanitaire européen co-organisé par la présidence Belge du Conseil Européen et la Commission européenne, le docteur Denis Mukwege, Prix Nobel de la paix 2018, a exhorté la communauté internationale à ne pas laisser les autres crises éclipser celle qui prévaut dans l’Est de la République Démocratique du Congo, où les violences sexuelles sont utilisées comme arme de guerre.

Dans le cadre de la réponse humanitaire, a dénoncé Denis Mukwege, la répartition des ressources ne se fait pas de façon équitable, alors qu’en violation du droit international humanitaire, les femmes et les filles continuent de payer un lourd tribut au conflit en cours.

« La crise en RDC est la première crise oubliée. Pour moi, c’est très important pour ce forum de pouvoir sensibiliser pour que cette crise soit connue. Sur le plan diplomatique, sensibiliser sur tout ce qui se passe. Sur le plan humanitaire, mobiliser les pays pour pouvoir soutenir les victimes des violences sexuelles, que nous devrons rester mobilisés puisqu’aujourd’hui, ce que nous constatons sur le plan humanitaire, on a tous les problèmes que nous connaissons, où la répartition des ressources ne se fait pas de façon équitable, mais également la violation des droits international et humanitaire est en train de nous faire perdre la sécurité », a-t-il dit.

Il faut rappeler que Denis Mukwege fut l’un des challengers de Félix Tshisekedi à la présidentielle de 2023.

 

JL makoyi




JED regrette la condamnation injuste de Stanis Bujakera à 6 mois de prison 

Après 6 mois de procès, le Tribunal de Grande instance de la Gombe a rendu public, ce lundi 18 mars dans la soirée, son verdict dans l’affaire opposant le Ministère Public au journaliste Stanis Bujakera.

« Le correspondant de Jeune Afrique et Directeur de publication adjoint du média en ligne “Actualités.cd” est condamné à 6 mois de prison et au payement d’une amende de 1 million de francs congolais (400 dollars américains) », indique un communiqué parvenu à notre rédaction, qui ajoute que les juges ont déclaré établies toutes les six infractions à charge de Stanis Bujakera, notamment, la fabrication des faux documents, la falsification des documents officiels et la propagation des faux bruits. Toutes ces accusations n’ont jamais été prouvées tout au long de ce procès. Raison pour laquelle ses avocats avaient plaidé pour son acquittement.

Et JED de poursuivre, ayant déjà passé 6 mois en détention, Stanis Bujakera devra néanmoins quitter la prison après toutes les formalités de sortie.

Journaliste en danger (JED) exprime sa déception face à cette condamnation injuste. Pour JED, le grand écart entre les 20 ans de prison et 7500 dollars d’amende requis par le Procureur et les 6 mois de prison et 400 dollars d’amendes prononcés par le Tribunal démontre bien que le dossier de l’accusation était vide et basé seulement sur la mauvaise foi du Ministère Public et sa volonté de « punir Bujakera » et servir de leçons aux autres journalistes, comme il l’a lui-même déclaré au cours d’une audience publique.

Les circonstances de l’arrestation de Stanis Bujakera, le 08 septembre 2023 à l’aéroport de Ndjili ; sa longue détention à la prison Centrale de Makala, et sa condamnation sous pression de la communauté internationale qui n’a jamais cessé d’exiger sa libération, constituent des graves atteintes à la liberté de la presse et d’expression qui placent désormais la Rdc parmi les pays les plus dangereux au monde pour les journalistes.




Mgr Félicien Ntambue nommé nouvel Archevêque de l’Archidiocèse de Kananga

Le Secrétariat Général de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) est heureux d’informer au peuple de Dieu que Sa Sainteté le Pape François a nommé Mgr Félicien Ntambue Kasembe, comme Nouvel Archevêque de l’Archidiocèse de Kananga.

Selon un communiqué rédigé par Mgr Donatien Nshole, Chapelain de Sa Sainteté le Pape et Secrétaire général de la CENCO, il était jusqu’à présent Evêque de Kabinda et Administrateur Apostolique de Kananga. En même temps, il restera également Administrateur Apostolique de Kabinda jusqu’à la nomination de son successeur par le Saint-Père.

Le Secrétariat Général de la CENCO présente ses vives et sincères félicitations à Son Excellence Mgr Félicien Ntambue Kasembe et lui souhaite un fructueux ministère dans l’Eglise-Famille de Dieu qui est à Kananga.

Soulignons que Monseigneur Félicien Ntambue Kasembe a été nommé par le Pape depuis le 23 juillet 2020. Le diocèse de Kabinda se trouve dans l’archidiocèse de Kananga. Monseigneur Félicien Ntambue Kasembe a la charge d’administrer cette Eglise d’au moins 550 mille baptisés. Il remplace Monseigneur Valentin Masengo Mkinda décédé le 26 octobre 2018 après avoir dirigé ce diocèse pendant 23 ans.