Kinshasa : Une tentative de braquage d’un supermarché fait 2 morts et 2 blessés à Matete

2 morts dont un policier et 2 autres civils grièvement blessés, c’est le bilan d’une tentative de braquage survenue dimanche soir au supermarché Kin Marché dans la commune de Matete.

Ces chiffres ont été livrés par le bourgmestre de cette municipalité. Jules Mukumbi affirme que l’éclaireur de ces cambrioleurs a été arrêté et mis à la disposition de la justice.

“Il y avait des assaillants qui étaient à quatre. Ils sont venus à Kin Marché. On avait tué un policier et un inconnu mais ils n’ont pas pu entrer dans Kin Marché” note l’autorité municipale.

Il rassure que la sécurité a été renforcée autour de ce supermarché et appelle en même temps la population de Matete à vaquer librement à ses occupations.

Loup solitaire




Goma : un carnage qu’on devrait absolument éviter puisque prévisible !

Avec plus ou moins 780 personnes tuées et près de 2.880 blessées rien que pour le contrôle de cette ville, nos égos sont à mettre de côté…

Pas facile, mais alors pas du tout, par ces temps de mobilisation tous azimuts des forces politiques et sociales contre les auteurs visibles et invisibles de l’insécurité qui grossit dans le Kivu frontalier de prendre position en toute liberté, mais surtout en toute responsabilité. Pour ceux de notre génération ayant vécu l’époque du Mpr Parti-État et l’épopée de la Mopap sous le maréchal Mobutu, les manifestations de ces derniers jours à la suite de la prise de Goma n’ont rien de nouveau. Autrefois, elles étaient menées contre les mêmes puissances occidentales accusées de déstabiliser le Mpr, “nation congolaise organisée politiquement” (statuts de 1967). Depuis, le pays vit des mêmes accès de fièvre, et les générations de 1990 à ce jour assistent à la valse des pillages du tissu économico-social et des attaques contre les mêmes ambassades dont les pays sont soupçonnés de jouer le jeu de l’ennemi (Rwanda), cette fois Onu incluse. On croit gagner en crédibilité et en visibilité pendant qu’en réalité, on renforce le camp de ceux qui pensent disposer du droit de défaire le Congo sous prétexte de l’avoir littéralement créé via l’Association Internationale Africaine devenue à Berlin 1885 Etat Indépendant du Congo, EIC.

Bien entendu, on n’en saura rien. Secret d’Etat oblige

Ce rappel de l’Histoire a pour but de nous interpeller par rapport à la citation de Paul Valéry : “Les mêmes causes produisent les mêmes effets”.

En effet, dès la reprise de la guerre en mars 2022, tout observateur avisé savait Goma visé !

Voici pourquoi et comment :

-avec l’Afdl en 1996, la première prise importante en dehors de Bukavu et Uvira au Sud-Kivu était Goma ;

-avec le Rcd en 1998, la première prise importante était Goma ;

-avec le Cndp en 2009, la première prise principale (heureusement manquée) était Goma ;

-avec le M23 de 2012, la première prise importante était Goma ;

-avec le M23 de 2022, la première prise importante ne devait naturellement être que Goma ;

Goma et Bukavu sont les deux villes congolaises frontalières avec le Rwanda par Rubavu (ex-Gisenyi) et Cyangugu.

Relevons d’emblée que dans le contexte resté inflammable dans les Grands Lacs, aucun État étranger, aucune organisation internationale n’avait et n’a le droit d’empêcher le Rwanda de concentrer dans Rubavu (ex-Gisenyi) le gros de ses troupes, guerre ou pas guerre. Mêmement pour la RDC, libre d’en faire autant à Goma ou à Bukavu, cela au nom de la souveraineté nationale.

La question est toutefois de savoir combien d’éléments Fardc Kinshasa a déployé dans Goma et, bientôt, dans Bukavu, en plus avec quelle logistique en termes d’armements, de rations alimentaires et d’appui médical !

Bien entendu, on n’en saura rien. Secret d’Etat oblige !

Ce qui ne l’est pas à l’instant, c’est le bilan catastrophique des morts assimilé à un carnage, synonyme de boucherie, d’extermination, d’hécatombe…

Seules les enquêtes vont nous édifier

C’est ici l’intérêt de cette livraison. Christian Lusakweno de Top Congo Fm a été vilipendé par un compatriote pour avoir introduit dans son reportage du 30 janvier 2025 le mot “carnage”. Ce compatriote, omniprésent dans les réseaux sociaux (il fait partie des groupes qui effraient les professionnels des médias) – ne voulait pas en entendre parler comme si la tuerie en masse était un faux et signifiait la chute de Goma. Il s’est même donné le culot d’exiger du ministre de la Communication Patrick Muyaya et du président du Csac Christian Bosembe la suspension du confrère et de sa chaîne.

Peu après, toutes les organisations humanitaires présentes dans cette ville ont fait état de la perpétration du carnage. Les premières estimations indiquent, selon le Gouvernement congolais, près de 773 morts et de 2.880 blessés graves.

A qui en imputer la responsabilité ? A ceux qui ont pris les armes ? Ou plutôt à ceux qui ont résolu de relever le défi ? Seules les enquêtes nous vont nous édifier.

Mais, une chose est vraie : la République a été atteinte dans toutes ses dimensions. Dont sa crédibilité.

Faire le Muezzin en tant de guerre !

Le 27 octobre 2022, sous le titre “Et si on laissait les Fardc communiquer seules sur Bunagana !, nous plaidions pour l’organisation de la communication de guerre. A propos de la perte de cette agglomération, nous écrivions ceci : “Malheureusement, c’est le moment choisi pour le peuple de se décréter lui-même reporter de guerre. Il croit aider l’armée à reprendre Bunagana en ramassant toute image à laquelle il accède et en fait large diffusion. Il signale même la position des Fardc, ignorant qu’il se livre ainsi à des actes de haute trahison. Pis, même les soldats au front s’exhibent dans les réseaux sociaux dès qu’ils prennent possession d’une localité. Ils s’en réjouissent en se nommant ! Ils sont, de ce fait, les premiers à alerter le monde entier avant même leur hiérarchie. Et le lendemain, on apprend que l’ennemi a repris la position…Il faut impérativement arrêter cette dérive”.

Nous terminions cette livraison par cette recommandation : “Pour le faire, il y a lieu pour le Haut Commandement d’obtenir de la Hiérarchie (Gouvernement) l’exclusivité de communiquer sur les opérations en cours à tous les fronts avec, en plus, interdiction formelle aux militaires de diffuser des infos sur leurs prestations”.

Deux ans et demi après, à quoi venons-nous d’assister ? Justement aux conséquences de ce qui avait été déconseillé au peuple et aux Fardc, mais conseillé à la Hiérarchie de l’unique armée au monde à faire le muezzin en tant de guerre !

Le nationalisme et le patriotisme ont eu pour nouveau narratif le fait de relayer le plus possible photos, vidéos, textos sur Goma sans distinguer le vrai du faux.

Ceux qui ont fait la sale besogne sont aujourd’hui peinards chez eux, à deux mille, à cinq mille, voire à dix mille kilomètres du terrain, pendant que les Gomatraciens et les Kivutiens en particulier, les Congolais en général, pleurent leurs morts.

Près de 780 morts, plus de 2.880 blessés, plus de 500.000 déplacés de guerre rien qu’en une semaine de bataille à Goma : il y a de quoi réveiller la République pour un ressaisissement général.

Et préparer la paix en sachant en payer le prix !

Omer Nsongo die Lema




Tout en remontant leurs bretelles contre le Rwanda: AA/C exhorte les Congolais à préserver la cohésion nationale

C’est dans un climat de vif, l’air remonté contre le Rwanda que les animateurs du regroupement politique AA/C ont donné de la voix. Par la bouche de leur présidente, Elysée Mujinga Kalunga, les députés nationaux, provinciaux et sénateurs de ce regroupement politique, sociétaire de l’Union sacrée de la Nation, disent soutenir les FARDC dans leur lutte acharnée de bouter le Rwanda et ses affidés, dont le M23, hors de territoire national. En même temps, ils portent leur voix pour conscientiser tous les Congolais à ne pas lâcher prise pour ne pas entraver les actions qui tissent l’unité et la cohésion nationale.

« Nous n’avons que ce pays, la RDC. Aujourd’hui que le Rwanda et tous ceux qui le soutiennent dans son macabre plan ont décidé de disséquer les richesses de pays notre pays, il est de notre devoir de soutenir farouchement l’Armée nationale engagée à repousser l’ennemi hors de nos frontières. Nous conscientisons aussi tous les Congolais à ne pas lâcher prise pour ne pas entraver les actions qui tissent l’unité et la cohésion nationale. Nous demandons au PR à tenir sur ses deux pieds car il a confié ce pays entre les mains de Dieu. Par cette occasion, nous exhortons la population congolaise à se ranger tous derrière le Chef de l’Etat, Président de la République, résolument engagé à ramener la paix dans notre pays », explique Elysée Mujinga aux contritions remontées.

Tout en restant solidaire avec les populations meurtries de Goma et des contrées où l’Armée rwandaise et le M23 ont commis des graves crimes de violations massives des droits de l’homme et des crimes de guerre, AA/C soutient sur toute le ligne le discours prononcé le week-end dernier par le n°1 Congolais. Qui, rappelons-le, n’a pas fait de la dentelle. Félix Tshisekedi a annoncé qu’une riposte vigoureuse et coordonnée contre des terroristes et leurs parrains est en cours. « Nos vaillantes forces armées de la RDC, symbole de courage et de patriotisme, sont pleinement mobilisées, prêtes à défendre chaque centimètre de notre territoire », a-t-il insisté.

Occasion propice par Elysée Mujinga Kalunga et ses ouailles de AA/C d’expliquer que cette prise de position de Félix Tshisekedi a mis du baume dans les cœurs des Congolais qui ne peuvent plus compter sur la volonté de la communauté internationale. Celle qui ne veut pas voir la RDC aspirer à ses meilleurs avenirs et bénéficier d’innombrables richesses que Dieu a données à ce Pays, un grand, au cœur du continent africain.

A la suite de ce qui s’étale désormais, du reste au grand jour comme un complot international contre la République Démocratique du Congo, AA/C pense que les congolais doivent se souder, tisser des liens nationalistes et des relents belliqueuses. a-t-on indiqué.

Ce regroupement politique regrette le carnage opéré par le Rwanda qui a tué à Goma près de 780 Congolais sur leur sol. Et autant de blessés qui se comptent par milliers dans des hôpitaux qui refusent, du reste, du monde.

Willy K.




Conseil des ministres : Présentation du plan d’urgence harmonisé de gestion des crises et catastrophes pour les trois prochains mois

Le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières a soumis au Conseil, pour examen et approbation, le Plan d’urgence harmonisé de gestion des crises et catastrophes pour les trois prochains mois, élaboré à la suite de l’instruction du Président de la République lors de la 25ème réunion du Conseil des Ministres.

Il a indiqué que les amendements et corrections y apportés à la suite de la réunion du Conseil des Ministre du 27 décembre 2024, rencontrent les attentes du Conseil des Ministres, conformément aux orientations pertinentes du Président de la République.

En effet, les changements apportés sont essentiellement focalisés sur trois aspects importants à savoir : La prise en compte du nombre croissant des populations déplacées internes dans les zones affectées par les opérations militaires ; la spécification de sources de financement dudit plan ; la coordination dudit plan par le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières qui oriente les fonds selon les besoins exprimés par les unités de mise en œuvre.

Le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières a été complété par la Ministre des Affaires Sociales, Actions Humanitaires et Solidarité Nationale qui est revenue sur collaboration en cours pour la prévention, la préparation et la réponse tel qu’attendues.

Après débats et délibérations, le Conseil a recommandé un travail de mise avant son adoption.




Mpox : La tendance à la 3ème semaine est marquée par une diminution de cas suspects passant de 3.071 à 2.707

Le Ministre de la Santé Publique, Hygiène et Prévoyance Sociale a présenté la situation épidémiologique en République Démocratique du Congo, avec un accent particulier sur le Mpox au sujet duquel il a indiqué que la tendance à la troisième semaine est marquée par une diminution de cas suspects passant de 3.071 à 2.707.

Au cours de cette semaine, il a été noté une prédominance des cas notifiés dans huit provinces, à savoir : Sud-Kivu, Tshuapa, Tshopo, Sud-Ubangi, Sankuru, Nord-Kivu, Bas-Uélé et Kinshasa représentant 88,5% de cas suspects du pays.

Le Ministre de la Santé Publique, Hygiène et Prévoyance Sociale également présenté la situation sanitaire qui prévaut à la suite des violences armées dans la ville de Goma. Une campagne de don de sang a été initiée et lancée à Kinshasa le 30 janvier 2025 pour secourir les blessés civils et militaires. Cette opération va se clôturer le 01 février 2025.




Goma : Les FARDC travaillent sur un plan coordonné de reconquête des espaces occupés par l’armée rwandaise et ses supplétifs

Le Vice-Premier Ministre, Ministre de la Défense Nationale et Anciens Combattants a informé les membres du Conseil de la situation opérationnelle et sécuritaire, particulièrement dans la partie Est de la République Démocratique du Congo.

Il a signalé qu’au cours de la semaine qui s’achève, la situation sécuritaire est marquée par l’entrée, le 28 janvier 2025 dans la ville de Goma, des forces rwandaises de la troisième division du district voisin de Rubavu renforcée par les forces spéciales rwandaises pour pénétrer au niveau des bornes 12 et 13 avec des conséquences humanitaires dramatiques pour la population civile spécifiquement les populations déplacées.

Suivant les instructions du Président de la République, Chef de l’Etat et Commandant Suprême des FARDC et de la Police Nationale, nos forces de défense travaillent sur un plan coordonné de reconquête des espaces occupés par l’armée rwandaise et ses supplétifs.




Nord-Kivu : Le Gouvernement dénonce le carnage et des tueries des populations civiles et des prisonniers de guerre dans la ville de Goma

Le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières a présenté au Conseil, le rapport sur l’état et l’administration du territoire national. L’état d’esprit de la population demeure calme, et a été marqué par : La détérioration substantielle des conditions humanitaires des milliers des déplacés à Goma et ses environs suite à la présence des troupes rwandaises dans la ville ;

La mobilisation de la population pour la défense de l’intégrité territoriale du pays quel qu’en soit le prix ; La reconnaissance par l’opinion nationale de la bravoure et le sens du patriotisme des éléments de nos Forces Armées consécutive à la résistance devant les troupes rwandaises dans la ville de Goma ; La fermeté et l’engagement du Président de la République, Chef de l’Etat, exprimés lors de son adresse à la Nation, à la suite de la présence des troupes rwandaises dans la ville de Goma contre laquelle il faut répondre dans un élan de cohésion et unité nationales.

Sur le plan politique, il a été observé, au cours de cette semaine, la tenue des manifestations spontanées de la population en soutien aux Forces Armées de la République Démocratique du Congo et aux VDP à la suite de l’entrée des troupes rwandaises dans la ville de Goma. Cet élan de solidarité a été exprimé sur toute l’étendue du territoire national notamment : à Bukavu, Kinshasa, Mbandaka, Lodja, Buta, Kindu, Mbuji-Mayi, Kisangani.

Sur le plan sécuritaire, le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières, a fait état, dans la ville de Kinshasa, de la condamnation ferme du Gouvernement des troubles à l’ordre public avec actes de vandalisme et pillages de quelques chancelleries et autres établissements privés enregistrés la journée du 28 janvier 2025 lors de la manifestation spontanée de la population contre l’agression rwandaise.

Dans la province du Nord-Kivu, du carnage et des tueries des populations civiles et des prisonniers de guerre dans la ville de Goma. Des milliers de corps jonchent les rues de la ville.

Il a été également signalé la détérioration des conditions humanitaires des personnes déplacées et celles des habitants de la ville de Goma, aggravées par la coupure de la fourniture d’eau et de l’électricité. Des cas de règlements de compte sont également signalés, attribués aux troupes rwandaises.

Le pillage du siège du Secrétariat Exécutif Provincial de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI).




La Première ministre exige un rapport sur l’impact des conséquences de la guerre d’agression sur l’économie congolaise

La Première Ministre, Cheffe du Gouvernement a d’abord tenu à exprimer tout son soutien au Président de la République pour son courage et sa détermination à la suite de son adresse à la Nation concernant l’évolution de la situation sécuritaire dans l’Est de notre pays.

Elle a précisé que son discours a été un puissant appel à la résilience, à la résistance et à l’unité nationale. Sa colère et son indignation face aux attaques des Forces de Défense du Rwanda en soutien aux terroristes M23 traduisent la gravité de la situation et l’y amènent, en tant que Commandant Suprême des Forces armées, à y réserver une riposte vigoureuse et coordonnée. De plus, son appel à l’unité nationale souligne la responsabilité collective du Gouvernement.

En réponse au discours du Président de la République, elle a présidé, le jeudi 30 janvier 2025, une réunion spéciale avec les Membres du Gouvernement pour mettre en œuvre les décisions et directives annoncées par le Président de la République.

Dans le contexte actuel marqué par une crise humanitaire sans précédent et des menaces pesant sur notre sécurité, le Chef de l’Etat a engagé le Gouvernement à intervenir sur trois axes prioritaires nécessitant une mobilisation coordonnée et efficace des ressources disponibles.

La Première Ministre a invité les membres du Gouvernement à s’engager pleinement dans cette dynamique pour s’assurer de l’efficacité de notre action par rapport à la situation dans l’Est du pays.

Pour terminer, la Première Ministre a chargé la Commission interministérielle Economie, Finance et Reconstruction de travailler en urgence afin de nous produire, au prochain Conseil des Ministres, un rapport sur l’impact des conséquences de cette guerre sur notre économie. Ce qui permettra notamment au Gouvernement de mieux calibrer les efforts à mener en termes de réduction de train de vie et de mobilisation de recettes.




En ce temps critique : Nécessité d’une communication institutionnelle cohérente, responsable et stratégique 

Le Président de la République a attiré l’attention de membres du Conseil sur le fait que l’agression dont notre pays est victime à l’Est ne laisse aucune place à l’improvisation ni à la cacophonie.

Face aux campagnes de désinformation orchestrées contre notre Nation, il est impératif d’adopter une communication institutionnelle cohérente, responsable et stratégique. Car, constate – t – il avec gravité que des voix discordantes, parfois mal informées, affaiblissent notre message et donnent prise à l’ennemi.

« Cela doit cesser. Ce qui permettra à notre peuple d’avoir une information claire, juste et vérifiée, qui renforce sa résilience et sa mobilisation aux côtés de nos Forces Armées. Nous sommes à un moment décisif qui commande que la vérité et la cohésion soient nos armes face à l’intoxication et à la manipulation », a précisé le Président de la République.

Pour une communication plus responsable, il a engagé le Gouvernement, sous la coordination de la Première Ministre à ce qui suit :

La mise en place immédiate d’une Cellule de crise ad hoc, rassemblant les services de communication du Gouvernement et de son Cabinet, avec pour mission d’unifier et de coordonner la communication institutionnelle sur la situation sécuritaire ;

La tenue d’un point régulier sur la situation, validé par cette cellule, afin d’informer avec précision l’opinion nationale et internationale, et de contrer efficacement la propagande hostile ;

L’observance d’une discipline communicationnelle stricte, où seules les voix habilitées s’exprimeront sur la crise. Les Ministres et cadres concernés devront aligner leurs interventions sur les orientations stratégiques.




Le Gouvernement et le Cabinet du chef de l’Etat ont 72 heures pour transmettre des mesures rigoureuses de réduction de train de vie

Le Président de la République a rappelé que notre patrie traverse une épreuve cruciale qui la confronte à une menace mettant en péril son intégrité et l’avenir des congolais.

En tant que citoyens, a – t – il précisé, il est de notre devoir de nous unir et de participer activement à l’effort de guerre pour défendre notre terre en apportant notre soutien matériel, moral et spirituel à nos vaillantes forces de défense et de sécurité.

Il a insisté sur l’impératif pour les Institutions publiques de l’Etat et leurs animateurs d’adopter un train de vie plus sobre.

L’objectif poursuivi est de dégager des économies qui nous permettront, immédiatement, d’octroyer une prime exceptionnelle à nos vaillants militaires, policiers et patriotes Wazalendo engagés dans les combats à l’Est du pays, en augmentant leur pouvoir d’achat et en assurant la couverture sanitaire pour eux ainsi que pour les membres de leurs familles restreintes respectives.

Parallèlement, des propositions urgentes doivent porter sur leur renforcement en équipements.

Dans cette optique, le Président de la République a engagé le Gouvernement et son Cabinet à lui soumettre, dans les 72 heures, des mesures rigoureuses de réduction de train de vie consistant en des coupes, par palier, et devant être opérées sur les frais de fonctionnement et les interventions économiques de la Présidence de la République, de l’Assemblée Nationale, du Sénat, du Gouvernement, du Pouvoir judiciaire et des Institutions d’appui à la démocratie.

Au-delà des efforts spontanés, des coupes devraient également porter sur les rémunérations des mandataires publics, des membres des cabinets politiques, du Pouvoir Judiciaire et ceux des Institutions d’appui à la démocratie.

Par ailleurs, toutes les missions et évacuations sanitaires à l’étranger non essentielles doivent être suspendues. Il en est de même pour les subventions non essentielles à accorder à certains organismes publics, ainsi que d’autres acquisitions pour les Institutions politiques, judiciaires et assimilées.

Doivent également être suspendues pour une durée de 12 mois, les augmentations salariales, les corrections des grades, et les mécanisations des agents publics de l’Etat, autres que les militaires et policiers, sauf dérogation spéciale.

Dans cet effort national, le Président de la République a invité le secteur privé à envisager de faire des dons ou de constituer des fonds pour soutenir directement nos Forces Armées et les populations déplacées.

Ainsi, les excédents de trésorerie qui seront générés dans ce cadre de l’effort de guerre par les Comptes Spéciaux devront être reversés au Compte général du Trésor. Un rapport hebdomadaire circonstancié lui devra être présenté, sous la supervision de la Première Ministre, par le Ministre d’Etat, Ministre du Budget ainsi que le Ministre des Finances.