RDC : Les deux chambres du parlement adoptent leurs recommandations sur la sortie de crise à l’Est du pays 

Réunies en session extraordinaire depuis le mardi 04 Février 2025, sur demande du Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, les deux Chambres du Parlement ont adopté séparément le mercredi 05 Février, le rapport final de la Commission mixte paritaire Assemblée Nationale- Sénat, mise en place pour examiner les voies et moyens politiques et diplomatiques de sortie de crise face à la situation sécuritaire qui prévaut dans la partie Est du Pays.

Sous la conduite du Speaker de la Chambre basse du Parlement, les Elus du Peuple ont travaillé d’arrache-pied pendant deux jours en plénière comme en commission pour élaborer leurs recommandations axées particulièrement sur le volet politique et diplomatique.

La grande commission mixte paritaire Assemblée Nationale- Sénat était composée notamment des Commissions mixtes paritaire défense et sécurité, relations extérieures, PAJ, Socio-culturelle, économique et financière .

Après l’audition en Commission du Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur et Sécurité et du Vice-premier Ministre, Ministre de la Défense Nationale, les Députés Nationaux ont conjugué leurs intelligences pour réfléchir sur les voies et moyens de sortir le Pays de la crise sécuritaire qu’il traverse.

La plénière tenue à huis-clos, en cette deuxième journée a adopté à l’unanimité et sans débat, le rapport final mixte qui contient toutes les recommandations des deux Chambres du Parlement.

Ce rapport dont la primeur est réservée uniquement au Chef de l’État rencontre sur tous les plans les attentes du commandant Suprême.

«Nous annonçons au public toute notre satisfaction pour le travail de qualité réalisé par les Honorables Députés et les Honorables Sénateurs qui se sont mis d’accord sur les matières principales sous forme des recommandations à remettre au Président de la République.Tous ces rapports ont été adoptés tour à tour et à l’unanimité sans contre et sans abstention. Honorables Députés et chers Collègues je tiens sincèrement à vous remercier pour le travail que vous avez fait, vous avez démontré encore une fois de plus au regard de vos recommandations et résolutions que le Congo est un Pays de paix, un Pays qui veut la paix chez nous et ailleurs et impulser le développement», a déclaré le Président de l’Assemblée Nationale Vital Kamerhe.

 

Il sied de signaler que, ce document d’une extrême importance va se joindre à celui présenté par les Evêques de la Cenco et de l’Eglise du Christ au Congo pour outiller objectivement la décision du Président de la République, garant de la nation.

C’est avec une note de satisfaction que le Président de l’Assemblée Nationale Vital Kamerhe et celui du Sénat Jean-Michel Sama Lukonde ont chacun suspendu la séance après avoir épuisé la première matière de cette session extraordinaire qui va se poursuivre avec la présentation des juges de la Cour Constitutionnelle nommés récemment par le Chef de l’État.

 

 

Mboshi




Kongo Central : Des suspects arrêtés et présentés devant le gouverneur à Matadi 

L’appel à la vigilance lancé par le gouverneur de province a eu des résultats positifs, quelques jours seulement. Dans la ville de Matadi, chef-lieu de la province du Kongo Central, les habitants ont signalé une activité inhabituelle dans le quartier Mvuadu, situé dans la commune de Mvuzi. Il s’agissait alors d’un groupe d’individu qui procédait au recrutement des personnes dans la ville, en vue de les initier à des entraînements de type militaire et à d’autres actions suspectes susceptibles de compromettre la sécurité et la tranquillité publiques. Ces individus ont été présentés devant l’Autorité provinciale par le commissaire provincial de la police nationale congolaise, le général Israël Kantu, avant leur transfert à Kinshasa pour un examen approfondi de leur dossier. Le Gouverneur Grâce Bilolo a saisi cette occasion pour exhorter la population du Kongo Central à faire preuve de prudence et à signaler toute activité douteuse.

Pas plus tard que le mardi dernier, la police nationale congolaise de la province avait reçu les véhicules de la part du gouvernement provincial afin de bien mener sa mission qui consiste à protéger la population et ses biens. Une manière pour le gouverneur, de renforcer la sécurité dans sa juridiction.

Mboshi




Crise humanitaire en RDC : Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU va convoquer une réunion extraordinaire sur la situation le vendredi prochain

La crise humanitaire qui sévit dans la partie Est de la RD Congo n’a pas laissé indifférent le conseil des droits de l’homme des Nations-Unies, qui compte convoquer en urgence, une réunion extraordinaire le vendredi 07 février 2025 prochain. Dans un communiqué, cette structure Onusienne informe que cette réunion va justement examiner la crise dans l’Est de la République Démocratique du Congo et son impact sur les droits humains.

Pascal Sim, l’un des porte-paroles de cette chambre, rassure également que les autorités de la RDC soutenues par plusieurs dizaines des pays membres du Conseil et par des observateurs, ont sollicité cette énième réunion extraordinaire.

« Les combats ont cessé dans la ville de (Goma) de plus d’un million d’habitants, mais les affrontements se sont étendus à la province voisine du Sud-Kivu, faisant craindre une avancée du M23 vers sa capitale Bukavu. La semaine dernière, les rebelles du M23, soutenu par le Rwanda, et les troupes rwandaises ont pris Goma, la capitale provinciale du Nord-Kivu, une région riche en minérais.

“C’est très grave sur le plan diplomatique cette action rwandaise”, a rapporté Pascal Sim.

De son côté, le M23 a dans un communiqué annoncé un “cessez-le-feu” humanitaire à partir de ce mardi 04 février dans l’Est.

Les présidents congolais et du Rwanda ont également été conviés à la réunion de crise prévue par la SADC.

« Tout le regard du monde est tourné vers ce qui se passe en République démocratique du Congo plus précisément à Goma.

Il ya lieu de signaler que la RDC est membre du Conseil et à ce jour, son pays fait face aux agressions aussi graves des droits de l’homme.

Au total 29 Etats membres ont soutenu cet appel de la RDC pour convoquer une session extraordinaire.

Cette session sera la deuxième convoquée sur la situation des droits humains dans l’est de la RD Congo après une session spéciale en novembre 2008.

 

 

Mboshi




Violences sexuelles liées au conflit dans l’Est du pays : Les observations du CEDAW attendues le 21 février prochain 

Le Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes (CEDAW, selon l’acronyme en anglais) a examiné aujourd’hui un rapport présenté à titre exceptionnel par la République démocratique du Congo – suite à une demande formulée en décembre 2023 par le Comité – et portant sur les réponses politiques, sécuritaires, humanitaires et judiciaires des autorités congolaises aux violences sexuelles liées au conflit dans l’est du pays.

Présentant ce document, Mme Chantal Chambu Mwavita, Ministre des droits humains de la République démocratique du Congo, a déclaré que l’examen de ce rapport intervenait alors même que les civils des provinces du Sud-Kivu, du Nord-Kivu et de l’Ituri subissent des violences aveugles, des actes perpétrés par les Forces de défense rwandaises et le groupe armé M23. La Ministre a ajouté que le Rwanda « porte une responsabilité directe dans ces crimes en raison de son appui […] avéré aux milices M23 ».

La ville de Goma et ses alentours ont été pris par « l’armée rwandaise et ses supplétifs du M23 », a poursuivi la Ministre, avant d’ajouter que la ville de Bukavu et d’autres localités du Sud-Kivu étaient aussi menacées. « Si la communauté internationale n’adopte pas de mesures urgentes, nous risquons une extension du cycle de violence avec des conséquences dramatiques pour les femmes et filles, comme c’est déjà le cas pour les mères, sœurs et enfants du Nord-Kivu et du Sud-Kivu », a mis en garde Mme Chambu Mwavita.

Des rapports des Nations Unies et d’organisations non gouvernementales nationales et internationales, ainsi que les témoignages des survivantes des violences sexuelles liées au conflit, révèlent qu’au cours de la guerre menée par le M23 et les Forces de défense rwandaises, des milliers de femmes et de filles ont été victimes de viols, de mutilations et d’autres violences inhumaines, a poursuivi la cheffe de délégation. Ces atrocités, a-t-elle souligné, se commettent dans les camps pour personnes déplacées, ainsi que dans les lieux où les femmes et les filles devraient être en sécurité, comme leurs propres maisons et leurs écoles, et même en prison.

Tous les ministères sont à pied d’œuvre pour la prise en charge des femmes victimes, avec l’aide du Fonds national des réparations des victimes des violences sexuelles liées aux conflits et des victimes des crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité (FONAREV), a souligné Mme Chambu Mwavita. Cependant, les efforts du Gouvernement pour protéger les victimes de violences sexuelles sont sapés par l’intensification des attaques du M23 et de l’armée rwandaise, a-t-elle indiqué.

La Ministre a demandé au Comité d’assurer un soutien immédiat aux survivantes des violences sexuelles se trouvant dans les zones occupées par l’armée rwandaise et le M23, de même que leur accès à des soins médicaux et à une assistance adaptée ; de « condamner fermement l’occupation d’une partie du territoire de [la République démocratique du Congo] par l’armée rwandaise et son allié le M23 », et de les appeler à cesser immédiatement leur offensive et à libérer le territoire occupé ; de militer activement pour l’adoption de sanctions exemplaires contre le Rwanda, pour son agression militaire et pour ses violations des normes internationales sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes ; et de soutenir la création d’un tribunal pénal international pour la République démocratique du Congo.

Des violations systématiques et généralisées des droits de l’homme et du droit international humanitaire

Complétant cette présentation, Mme Gisèle Kapinga Ntumba, Commissaire nationale en charge des droits des femmes et des enfants à la Commission nationale des droits de l’homme de la République démocratique du Congo, a relevé que l’invasion de Goma par les rebelles du M23 et l’armée rwandaise avait entraîné des violations systématiques et généralisées des droits de l’homme et du droit international humanitaire avec comme cibles premières les femmes et les enfants. Les violences sexuelles ont atteint leur pic et les structures sanitaires de prises en charge sont débordées face à l’afflux des victimes, a-t-elle mis en garde.

La délégation congolaise était également composée, entre autres, de M. Paul Empole Losoko Efambe, Représentant permanent de la République démocratique du Congo auprès des Nations Unies à Genève, ainsi que de nombreux représentants du Ministère des droits humains, du Ministère des affaires étrangères, du Ministère du genre, de la Présidence de la République, de l’Assemblée nationale, du pouvoir judiciaire civil et de la Haute Cour militaire, de même que du FONAREV, de la Commission interinstitutionnelle d’aide aux victimes et d’appui aux réformes, et de la police nationale.

Au cours du dialogue noué aujourd’hui entre les membres du Comité et la délégation congolaise, la République démocratique du Congo a été félicitée d’avoir créé le FONAREV, ainsi que pour ses efforts en matière de justice visant à mettre fin à l’impunité des auteurs de violences sexuelles liées aux conflits. Cependant, a relevé une experte, le nombre des condamnations n’est pas proportionnel au nombre de cas de violences sexuelles commises à l’encontre des femmes et des filles. Il a été recommandé que le pays organise la collecte de preuves médico-légales et la fourniture de services complets aux victimes, et qu’il élimine les stéréotypes qui perpétuent une culture du silence face aux violences, afin d’améliorer la capacité des femmes à dénoncer les faits et à demander justice.

Une experte membre du Comité a recommandé de mettre un terme à l’exploitation illicite des minerais dans l’est du pays, exploitation qui, a-t-elle ajouté, explique les conflits et leurs effets sur les droits des femmes et des filles.

D’autres préoccupations des membres du Comité ont porté sur l’existence de réseaux de prostitution, ainsi que sur le recrutement forcé d’hommes, de femmes et d’enfants – en particulier dans les zones minières où la coercition et la prostitution seraient monnaie courante – et sur l’utilisation, par les groupes armés, du mariage d’enfants comme arme de guerre et comme couverture pour la traite des êtres humains.

Répondant aux observations et questions des experts, la délégation a notamment indiqué que, l’exploitation illicite de minerais étant la cause majeure de la crise, le Gouvernement avait pris des mesures pour y remédier, en particulier par la certification officielle de l’origine des minerais. Mais la traçabilité est rendue difficile du fait que certaines mines se trouvent dans les zones contrôlées par des groupes rebelles et l’armée rwandaise qui les soutient, a souligné la délégation.

Les autorités congolaises ont donné la priorité aux personnes déplacées, a d’autre part fait savoir la délégation, avant de préciser que des mesures provisoires d’urgence avaient été adoptées à leur intention, y compris la prise en charge médicale par le biais de cliniques mobiles dans trois camps près de Goma. Tous les efforts consentis à Goma depuis quelques mois ont été réduits à néant avec l’occupation récente de la ville, a toutefois déploré la délégation. Ainsi, depuis le début de l’agression en cours, le M23 a rasé tous les camps pour personnes déplacées qui étaient ouverts aux abords de Goma, a-t-elle indiqué. Quelque onze millions de personnes en République démocratique du Congo sont directement victimes des conflits, a en outre précisé la délégation.

Suite à des dénonciations parvenues aux autorités, une commission a été chargée d’enquêter sur des allégations de violences sexuelles commises par des membres des forces gouvernementales, a d’autre part indiqué la délégation, avant de préciser qu’une trentaine d’éléments [desdites forces] ont été interpellés à Goma et mis à la disposition de la justice militaire.

À la demande de la cheffe de délégation congolaise, le Comité a observé, en début de dialogue, une minute de silence en hommage aux nombreuses victimes de violence liées aux conflits en République démocratique du Congo.

Le Comité adoptera ultérieurement, à huis clos, ses observations finales sur ce rapport de la République démocratique du Congo et les rendra publiques à l’issue de sa session, le 21 février.




Finances Publiques et effort de guerre : Le Gouvernement Suminwa et l’IGF s’engagent à rationnaliser davantage les dépenses publiques 

La Première Ministre, Judith Suminwa Tuluka, a reçu en audience une délégation de l’Inspection Générale des Finances (IGF) conduite par Jules Alingete Key, Inspecteur général-chef de service de cette institution chargée du contrôle des finances publiques.

Alors que le Président de la République a engagé le Gouvernement à prendre des mesures rigoureuses de réduction de train de vie des institutions publiques, la Cheffe du Gouvernement entend associer l’IGF à la démarche.

En effet, la Première Ministre attend beaucoup de ce service d’audit supérieur des finances de l’Etat pour encadrer les dépenses suivant les instructions du Chef de l’Etat.

Lors de cette rencontre, Jules Alingete a félicité la Première Ministre pour son engagement et les efforts déployés en faveur de la rationalisation des finances publiques.

Il a annoncé que l’IGF veillera à ce que dans l’exécution des dépenses urgentes l’accent ne soit mis que sur celles relatives à la sécurité et aux déplacements essentiels. Déjà un arrêté interministériel existe comme soubassement.

« Il y a un mois, un arrêté interministériel relatif aux finances et au budget a été pris sur instruction de Madame la Première Ministre, afin de mettre de l’ordre dans l’exécution des dépenses en procédure d’urgence », a déclaré Jules Alingete.

La Première Ministre, pour sa part, a de nouveau exprimé sa volonté de voir l’IGF jouer un rôle central dans la rationalisation des dépenses et l’augmentation des recettes.

Jules Alingete a également profité de l’occasion pour présenter à la Cheffe du Gouvernement plusieurs dossiers économico-financiers, notamment ceux relatifs aux exonérations dérogatoires.

Il faut rappeler, par ailleurs, que la rationalisation des dépenses publiques fait partie des objectifs du Programme d’Actions du Gouvernement Suminwa, tel que renseigné dans son deuxième pilier.




RD Congo : le CICR aide à rétablir plusieurs services publics essentiels dans la ville de Goma

Les affrontements qui ont eu lieu ces derniers jours autour et dans la ville de Goma, capitale du Nord-Kivu, ont entraîné d’importantes perturbations des services essentiels. Les dommages causés aux installations électriques ont conduit à l’interruption de l’approvisionnement en électricité et en eau, privant les habitants de Goma de ces services critiques.

L’utilisation d’artillerie lourde en zone peuplée peut avoir des conséquences dévastatrices pour les populations civiles, sur le plan tant de la santé publique que des besoins humanitaires. À la suite des affrontements, plusieurs éléments d’infrastructure indispensables à la fourniture d’électricité, tels que des poteaux et des transformateurs, ont ainsi été endommagés et mis hors service.

Alors que des structures médicales ont rencontré des difficultés à garantir les standards d’hygiène nécessaires au contrôle des infections, certains hôpitaux ont vu des patients sous assistance respiratoire mourir. D’autres ont dû suspendre les interventions chirurgicales, étant dans l’impossibilité d’utiliser les équipements de suivi des patients, d’éclairer les blocs opératoires ou de stériliser le matériel. Dans d’autres cas, les coupures d’électricité ont perturbé le fonctionnement des installations de conservation des médicaments, ainsi que des chambres froides des morgues.

L’interruption du système d’approvisionnement en eau potable a forcé la population à puiser de l’eau non traitée directement dans le lac, ce qui l’expose à des maladies hydriques comme le choléra, endémique dans la région.

Grâce aux garanties de sécurité reçues des parties au conflit, les équipes du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) ont pu travailler avec les techniciens d’une entreprise privée pour rétablir une ligne électrique alimentant 70% de la ville de Goma. Cela a permis de relancer la station de pompage d’eau de Kyeshero, qui approvisionne plusieurs quartiers de Goma et divers établissements médicaux, dont l’hôpital CBCA Ndosho. Des réparations supplémentaires seront nécessaires sur d’autres lignes de transmission entrant dans la ville pour rétablir l’alimentation à 100%.

« Que ce soit en zone urbaine ou rurale, le maintien et le rétablissement des services essentiels, tels que les soins de santé et l’accès à l’eau, font partie de nos activités habituelles liées à notre mandat de protection des populations touchées par les conflits armés », explique Myriam Favier, cheffe de la sous-délégation du CICR à Goma. « Nous avons reçu plusieurs témoignages et sommes émus d’apprendre qu’au-delà des services publics essentiels, le retour de l’électricité a notamment permis à plusieurs personnes de passer des appels et d’avoir des nouvelles de leurs proches. »

Les combats en centre-ville ont laissé derrière eux de nombreux corps sans vie. Le CICR et la Croix Rouge de la République démocratique du Congo soutiennent les autorités compétentes en contribuant à la récupération des dépouilles – une centaine de volontaires de la Société nationale sont mobilisés à cette fin –, en distribuant des sacs mortuaires et en apportant un soutien technique et logistique pour faire en sorte que les morts soient traités avec dignité et dans le respect des bonnes pratiques médico-légales.

« La gestion digne et adéquate des dépouilles, aussi difficile soit-elle, est un impératif humanitaire. Elle permet de faciliter l’identification des personnes décédées et de soulager les familles en les aidant à savoir ce qu’il est advenu de leurs proches », conclut Myriam Favier.

Actions du CICR depuis janvier 2025

Soutien à une entreprise privée pour le rétablissement d’une ligne électrique alimentant 70% de Goma

Installation de tentes pour permettre à des hôpitaux d’étendre leurs services, et notamment de prendre en charge des blessés supplémentaires

Transport d’eau par camion pour alimenter les 3 structures hospitalières soutenues par le CICR à Goma (Hôpital CBCA Ndosho, Hôpital Provincial du Nord-Kivu et Centre Chirika La Umoja), ainsi que le centre Don Bosco qui accueille des enfants non accompagnés

Fourniture de carburant à 4 structures médicales à Goma (Hôpital CBCA Ndosho, Hôpital Provincial du Nord-Kivu, Centre Chirika La Umoja et Centre Adventiste) pour faire face aux coupures d’électricité

Fourniture de carburant à la régie nationale (REGIDESO) et à une entreprise privée de distribution d’eau (Yme Jibu) pour améliorer l’alimentation en eau de Goma

Fourniture de carburant à l’Institut National de Recherche Biomédicale (INRB)

Apposition de l’emblème de la croix rouge à l’INRB pour assurer la protection de son laboratoire par les parties au conflit

Actions du CICR depuis janvier 2025

Prise en charge de plus de 1300 blessés par arme dans 4 structures hospitalières soutenues par le CICR au Nord-Kivu (Hôpital CBCA Ndosho, Hôpital Provincial du Nord-Kivu et Hôpital Général de Référence de Beni) et au Sud-Kivu (Hôpital Provincial Général de Référence de Bukavu)

Don de sets de stabilisation à Hôpital militaire de Katindo, à Goma, pour la prise en charge des blessés par arme

Protection des liens familiaux

Actions du CICR depuis janvier 2025

68 appels téléphoniques gratuits facilités à l’Hôpital CBCA Ndosho (du 28 au 31 janvier), qui ont permis à 55 patients de renouer le contact avec leurs proches qu’ils avaient perdu de vue pendant les combats

Don de sacs mortuaires et soutien logistique aux équipes de la Croix-Rouge de la RDC participant à la récupération ainsi qu’à la gestion des dépouilles, et facilitation de la coordination entre les différents acteurs compétents




Agression rwandaise: Le dialogue est-il la voie indiquée ? (Bettens Ntumba)  

La République Démocratique du Congo est victime des conflits armés en répétition depuis 1996 jusqu’à nos jours, suite à l’agression rwandaise. Ces conflits ont occasionné la violation systématique de droits de l’homme et le droit international humanitaire, à travers les tueries, les carnages, les atrocités, le traitement inhumain et dégradant, les déplacements massifs de la population et les crimes internationaux.

A cet effet, les rapports des Nations-Unies et des organisations internationales des droits humains ont démontré noir sur blanc l’implication du micro-Etat prédateur rwandais dans ces conflits.

Il saute donc aux yeux que la guerre de l’Est du Congo n’est pas Congolo-Congolaise, mais plutôt rwando-congolaise. C’est l’Etat rwandais qui est à la base de ces conflits armés dans le but de piller systématiquement les ressources naturelles de la Rdc.

Pour camoufler ses forfaits sur le territoire congolais, l’Etat rwandais et ses complices (les sociétés multinationales, les firmes, etc.) peaufinent des stratégies notamment en se déguisant comme groupes rebelles congolais (RCD, CNDP, M23, AFC).

C’est ainsi qu’il place à la tête de ces mouvements quelques congolais ignorants et manipulés qui sont enclins à demander le dialogue avec comme finalité d’infiltrer les Rwandais dans l’armée congolaise et dans les institutions stratégiques de l’Etat en vue de déstabiliser la RDC. A titre exemplatif, un sergent twandais Bosco Ntanganda fut nommé général en RDC suite au dialogue à travers le brassage et mixage ; les cas sont légions.

Peut-on encore continuer à dialoguer dans ces conditions ?

Bien qu’il soit un mode de règlement pacifique des conflits souvent préconisé, nous estimons que le dialogue doit tenir compte de la souveraineté d’un Etat. Il ne doit pas être une occasion de l’aliéner.

L’histoire politique congolaise renseigne que l’expérience malheureuse des dialogues qui avaient eu lieu avec les mouvements rebelles (RCD, CNDP, M23, AFC) crées par l’Etat rwandais avaient le dénominateur commun le partages du pouvoir, les infiltrations, l’impunité (amnistie) et enfin les rebondissements de la guerre d’agression.

Il n’est secret pour personne que le M23 n’existe pas en réalité. Il est une coquille vide et montée des toutes pièces par l’Etat rwandais pour déstabiliser l’État congolais.

S’il doit avoir un dialogue, il doit intervenir entre l’Etat Congolais et l’Etat rwandais, car c’est le Président Paul Kagame qui est à l’origine de ces conflits armés. C’est lui le fondateur du M23/AFC et les autres mouvements politico-militaires (RDC, CNDP).

Dialoguer avec M23, c’est rendre la guerre interminable. Cela conduira à la triste réalité selon laquelle « avant le dialogue égale après le dialogue ».

Il sera un replâtrage non un dialogue, car la raison avancée par l’Etat rwandais de la discrimination de la communauté Banyamulenge est fausse et ne reflète pas la vérité, car les Banyamulenge résident paisiblement en République démocratique du Congo. Les Congolais n’ont pas la culture de la discrimination des communautés.

La négociation avec l’État Rwandais n’est qu’un dialogue de trompe l’œil dans ce sens que lors de l’arrivée de l’AFDL, l’armée rwandaise qui avait pris le contrôle pendant plusieurs années du territoire occupé par l’AFDLR à l’Est de la RDC, ne les avait pas neutralisés ?

En sus, depuis 2022 jusqu’à nos jours, l’armée rwandaise occupe Niyirangongo, Masisi, Rutshuru et actuellement Goma ne parvient pas à neutraliser les moindres AFDLR !

En réalité, la raison des FDRL n’est qu’un mensonge. La vraie raison connue de tous c’est le pillage des minerais congolais, car la RDC est considérée comme la vache à lait et un État de self-service.

Le micro État prédateur rwandais ne doit pas imposer les conditions de dialogue pour négocier avec M23/AFC. Dans ce cas, le recours à l’usage militaire s’impose.

La RDC ne doit pas se plier à la pression de la communauté internationale amenant à dialoguer avec M23. Elle ne doit à aucun cas accepter ce dialogue, car cette guerre a fait des décennies justement à cause de dialogues avec ces mouvements rebelles créés par l’Etat rwandais.

Ce dialogue conduit au cercle vicieux et porte atteinte à la souveraineté nationale.

Plutôt que de chercher à imposer à la RDC de dialoguer avec le M23, supplétif du Rwanda, les Nations-Unies sont invitées à faire application du droit pénal international.

Elles doivent éviter de jouer le double jeu. Leur abstention de sanctionner l’Etat agresseur rwandais est coupable. Il en est de même de leur refus de saisir la Cour Pénale Internationale pour poursuivre les auteurs des crimes internationaux commis en Rdc. Ce silence de Nations-Unies est condamnable, car il empêche aux multiples victimes de cette barbarie d’être indemnisées.

Nous terminons cette réflexion par manifester notre soutien au processus de Luanda qui permettra le retrait de troupes rwandaises sur le sol congolais, et non le processus de Nairobi.

Nous encourageons le processus de Luanda, car il a pour vocation la restauration de la paix à l’Est de la Rdc. Mais ce pays doit mettre de garde-fous, car les convoitises étrangères de ressources naturelles congolaises tirent leur origine depuis la colonisation.

La piste de solution de la paix durable est la suivante :

Une armée professionnelle, républicaine, citoyenne et dissuasive.

La mise en place de l’industrie militaire (fabrication des armes, munitions, etc.).

Renforcement de la diplomatie militaire et l’adhésion de la RDC à l’Alliance des États du Sahel, car elle ne tient pas compte de l’espace géographique.

Recrutement des militaires par an cent mille hommes pendant dix ans.

La bonne gouvernance (transparence dans la gestion de la chose publique) permettant un budget consistant pour atteindre les objectifs et le respect des droits fondamentaux des citoyens.

Un réseau diplomatique viable et efficient.

Des services de renseignement mieux équipés et fiables.

La justice réellement indépendante et dissuasive.

La RDC a besoin de la paix sociale. Trop de sang coulés crient la paix.




Papy Katasi encourage la pétition contre Visit Rwanda

Deux supporters du PSG Jordan et Lionel ont lancé une pétition contre le partenariat qui s’affiche clairement sur le maillot du PSG avec la mention visite Rwanda, genre campagne de publicité pour faire le tourisme au Rwanda.

Lancée il y a une semaine, la pétition a récolté plus de 58 milles signatures. C’est plus que la capacité du stade du PSG, le Parc de Prince qui a 48 milles place. Ceci veut dire qu’on pourrait remplir ce stade avec plus de personnes qui demandent l’arrêt de ce partenariat.

Cette pétition exige la fin immédiate du partenariat entre le club francilien et le Rwanda, la condamnation du club de Nasser el Kaifi contre l’agression rwandaise en RDC et le soutien du PSG aux œuvres caritatives dans les espaces victimes d’atrocités rwandaises et ses supplétifs.

Visite Rwanda rapporte 15 millions d’Euros par an au PSG, un partenariat en cours depuis 2019 et qui va s’achever cette année. Jusque-là, silence radio du côté congolais dans l’espoir que le Club français ne va pas faire fi des violences perpétrées à l’Est de la RDC par le Rwanda.

Le gouvernement congolais via le Wazalendo, la ministre des Affaires étrangères, l’Amazone Kayikwamba a écrit au club français pour mettre fin à ce partenariat au-delà de la France. Le Rwanda utilise aussi son soft power en Angleterre via le club londonien d’Arsenal depuis 2018 pour un montant de 12 millions d’Euros. Ce même exercice a aussi été fait avec le Club bavarois Bayer München, accord conclu depuis 2023 pour une durée de 5 ans.

Face à cette situation, il est de l’obligation du sportif congolais de s’approprier cette bataille anti soft power du Rwanda qui finance le club européen avec de l’argent sale issu de l’exploitation illicite de matières premières de la Rdc.




Mercato : Mayamba et le TPM, séparation à l’amiable

Le TPM annonce ce mercredi 5 février la fin de la collaboration avec Obed Mayamba Mukokiani avec lequel il s’était engagé le 1er septembre 2024. Les deux parties sont tombés d’accord de résilier à l’amiable le contrat.

Arrivé en provenance de Primeiro de Agosto d’Angola, Obed Mayamba Mukokiani était prêté au CS Don Bosco. Après 6 mois d’exercice peu prometteurs chez les Salésiens, le club et le joueur ont trouvé un accord pour résilier le contrat à l’amiable.

Le TPM lui souhaite le meilleur pour la suite de sa carrière.




Match amical de Polo entre l’équipe de la Garde Royale et la Household Cavalry britannique samedi à Rabat

Sur Hautes Instructions de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, Chef Suprême et Chef d’Etat-Major Général des Forces Armées Royales, la Garde Royale organisera un match amical de Polo opposant l’équipe de la Garde Royale à celle de la Household Cavalry du Royaume-Uni, le samedi 8 février au Club Polo de la Garde Royale à Souissi-Rabat.

Au-delà de son caractère sportif, cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la coopération militaire entre le Royaume du Maroc et le Royaume-Uni, indique un communiqué de la Garde Royale.

Elle met en avant l’excellence des infrastructures marocaines dédiées au Polo, ainsi que l’engagement de la Garde Royale dans la promotion et le rayonnement de ce noble sport équestre.