ESU: L’Institut Confucius et l’université de Kinshasa scellent un partenariat pour l’enseignement du mandarin

L’Institut Confucius de l’Académie diplomatique congolaise a conclu un accord de coopération avec l’université de Kinshasa pour dispenser les leçons de la langue chinoise au sein de cet établissement public. C’était à l’issue d’une cérémonie organisée ce vendredi 14 février 2025 à la résidence de l’ambassadeur de la République populaire de Chine à Kinshasa.

 

Cet accord de coopération qui s’inscrit dans le cadre du renforcement des liens dans le domaine de l’éducation entre la Chine et la RDC, va permettre l’implantation du centre d’apprentissage de la langue chinoise de l’institut Confucius à l’université de Kinshasa. C’est ce qu’indique la direction de l’Institut Confucius de l’Académie diplomatique congolaise.

L’ambassadeur de Chine en RDC, Zhao Bin, a émis le vœu de voir les deux pays, partenaires de longue date, de profiter de cette opportunité pour travailler, dit-il, à approfondir leur coopération culturelle et éducative, mais aussi promouvoir la compréhension mutuelle entre leurs deux peuples ainsi qu’à l’inspiration mutuelle de deux civilisations.

“Le Président chinois XI Jinping a souligné que les Instituts Confucius appartiennent non seulement à la Chine, mais aussi au monde entier. L’Université de Kinshasa est l’une des plus prestigieuses institutions d’enseignement supérieur en RDC et un pionnier dans la coopération éducative sino-congolaise. J’espère que nos deux parties profiteront de cette opportunité pour travailler conjointement à approfondir notre coopération culturelle et éducative, et promouvoir la compréhension mutuelle entre nos deux peuples et à l’inspiration mutuelle des deux civilisations” a déclaré Zhao Bin.

Il a dans cette logique, rassuré que l’ambassade de Chine continuera, cette année, à attribuer la “bourse Mulan” aux étudiantes “exceptionnelles” de l’université de Kinshasa afin de les aider à réaliser leurs rêves.

Le recteur de l’Unikin, qui salue pour sa part le caractère respectueux de la coopération chinoise, dit rester convaincu de l’afflux qui sera enregistré à l’école des langues de l’université de Kinshasa afin d’apprendre le “mandarin”.

“Nous accueillons avec beaucoup de bonheur l’institut Confucius de l’enseignement du mandarin à l’université de Kinshasa. Ceci est repris dans le plan stratégique 2023-2028, qui fait de l’apprentissage des langues, en particulier du mandarin, une couverture et un saut nouveau” a dit le professeur Jean-Marie Kayembe.

Il a, à cet effet, sollicité un accompagnement de l’ambassade de Chine dans le sens de faciliter la mobilité des enseignants mais aussi le renforcement de capacités structurelles, matérielles de l’école des langues de l’institut Confucius à la faculté des lettres de l’université de Kinshasa.

Le professeur Jean-Marie Kayembe a pour se faire, exhorté les animateurs de la faculté des lettres de son établissement, à saisir cette occasion pour que ce partenariat soit un réel motif de “fierté” pour les générations futures.

L’institut Confucius promet de toujours accompagner les efforts consentis par la partie chinoise et congolaise pour faire rayonner les langues chinoises.

 

Derick Katola




La MONUSCO intensifie ses actions de protection des civils en Ituri en réponse à la montée de la violence 

Dans la nuit du lundi 10 au mardi 11 février, une attaque brutale du groupe armé CODECO a endeuillé la province de l’Ituri. Face à cette tragédie, la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) a immédiatement intensifié ses efforts afin de protéger les civils.

Le groupe armé CODECO privilégie l’utilisation d’armes blanches lors de ses attaques – un modus operandi silencieux qui rallonge le temps d’alerte. Les Casques bleus se sont déployés dès que possible et ont échangé des tirs avec les assaillants, qui avaient déjà malheureusement tué plus de 80 civils, incendié des habitations et causé la panique au sein des populations du territoire de Djugu.

La Représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU en RDC et Cheffe de la MONUSCO, Mme Bintou Keita, condamne cette attaque odieuse, présente ses condoléances aux familles des victimes et souhaite un prompt rétablissement aux blessés. La MONUSCO tient à rappeler que les attaques délibérées contre les populations civiles peuvent constituer des crimes de guerre.

Cette attaque s’inscrit dans un long cycle de représailles puisqu’elle fait suite à une attaque de la milice Zaïre, le 9 février dernier, dans le village de Aru (territoire de Djugu), qui avait fait cinq morts, et que Mme Bintou Keita condamne également fermement.

La MONUSCO a par ailleurs déployé des patrouilles renforcées pour sécuriser Djaiba, y compris le site de déplacés, afin de dissuader de nouvelles incursions et rassurer les populations traumatisées. Le mardi 11 février, la MONUSCO a installé deux bases opérationnelles temporaires dans les villages de Lodha et Aar, en plein territoire de Djugu, afin de prévenir l’intensification des violences communautaires et protéger les populations civiles.

Aux côtés des Forces armées de la RDC, la MONUSCO assure la sécurité des sites de déplacés en Ituri depuis plusieurs années, mais il est important de rappeler que cette sécurité ne saurait être effective sans la contribution de toutes les communautés concernées.

Mme Bintou Keita en appelle au sens de responsabilité et d’humanité de tout un chacun afin que cesse cette nouvelle vague de violence. A cet égard, la Cheffe de la MONUSCO réitère son appel à une cessation immédiate des violences de tous les groupes armés contre les civils et invite particulièrement les groupes armés CODECO et Zaïre à respecter leurs engagements pris dans le cadre des processus de dialogue, à rejoindre de bonne foi le Programme de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilisation (PDDRCS), pour ensuite participer de façon constructive au développement de leur communauté.




Allemagne : Félix Tshisekedi a reçu Richard Grenell, l’Envoyé spécial du président Donald Trump 

Ce vendredi en Allemagne, en marge de la Conférence de Munich sur la sécurité, le Chef de l’État Félix Tshisekedi a reçu Richard Grenell, l’envoyé spécial du Président américain Donald Trump en charge des missions spécifiques.

Le Président de la République se réjouit de leurs échanges constructifs sur la paix, la sécurité et la stabilité dans la région des Grands Lacs.




Guy Bukasa (RD Congo U-20) : “Nous voulons bâtir un futur solide pour le football congolais”

Depuis sa nomination à la tête des U-20 de la RD Congo, Guy Bukasa s’est attelé à redonner un élan à une génération de joueurs longtemps en manque de compétitions internationales. Grâce à un travail de fond, une vision claire et une planification rigoureuse, le technicien congolais a permis aux Léopards de décrocher leur qualification pour la CAN U-20, une première depuis 2013.

Après un début de tournoi UNIFFAC compliqué, marqué par une défaite face au Congo-Brazzaville 1-0, son équipe a su inverser la tendance pour s’imposer et valider son billet pour la compétition continentale. Un succès qui témoigne d’une montée en puissance du football congolais, à l’image des récentes performances des sélections nationales et des clubs du pays.

Dans cet entretien accordé à CafOnline.com, Guy Bukasa revient sur les défis rencontrés pour structurer cette équipe, la nécessité d’unir joueurs locaux et binationaux, ainsi que les leçons tirées des expériences passées. Il évoque aussi les ambitions de la RD Congo pour la CAN U-20 en Côte d’Ivoire et l’importance de la continuité avec l’équipe A, en collaboration avec Sébastien Desabre. À quelques semaines de la compétition, le sélectionneur détaille la préparation mise en place et l’objectif ultime de cette génération : hisser la RD Congo sur la scène mondiale en décrochant une place pour la Coupe du Monde U-20.

Après Jean-Claude D’Amico en 1989 et Baudouin Lofombo en 2013, vous êtes le troisième technicien à avoir mené la RD Congo à une phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations U-20. Que représente cette qualification pour vous et pour le football congolais ?

C’est une immense fierté d’avoir réussi ce pari dans des conditions très difficiles. Grâce à Dieu, l’objectif a été atteint, et c’est une grande satisfaction. Au niveau national, c’est un honneur de voir la RD Congo retrouver ce niveau, après plusieurs éditions sans participation. Tout Congolais est heureux de voir enfin nos jeunes compétir face à leurs homologues africains.

Vous avez décroché cette qualification en remportant le tournoi de l’UNIFFAC de votre catégorie. Pourtant, votre parcours avait commencé de manière compliquée avec une défaite face au Congo voisin (1-0). Comment avez-vous su mobiliser votre équipe et trouver les ressources nécessaires pour inverser la tendance et aller chercher ce sacre ?

Honnêtement, nous n’avons pas été très surpris par cette entame. La vérité, c’est que cette catégorie est assez particulière, car cette génération n’a pas eu l’opportunité de jouer en U-17. Nos joueurs découvraient donc le niveau international en U-20, contrairement aux jeunes Brazzavillois qui sortaient d’une belle CAN U-17 et avaient déjà acquis une certaine maîtrise de la gestion de la charge émotionnelle à ce niveau.

Je n’avais aucun doute sur la qualité des joueurs sélectionnés, mais nous savions que l’entame de la compétition allait être compliquée pour eux : l’hymne de la CAF, l’hymne national, tous ces éléments ont fait que nos garçons étaient tétanisés d’entrée et se sont fait surprendre. Mais après cette première expérience, nous avons revu nos erreurs et ils sont pleinement entrés dans la compétition.

La RD Congo n’avait plus participé à une CAN U-20 depuis 2013, soit douze ans d’absence. Quels ont été les moyens mis en place pour parvenir à cette qualification et relancer la dynamique du football congolais à ce niveau ?

Lorsque la gestion de cette catégorie m’a été confiée, j’étais aussi adjoint en équipe première et en équipe locale (CHAN). Avec la direction technique, nous avons défini des étapes de reconstruction et de redynamisation, car cette catégorie était souvent absente lors des rassemblements FIFA.

Avec les moyens disponibles, nous avons essayé de réunir des joueurs au Maghreb, incluant quelques binationaux proches géographiquement. Nous avons organisé des stages contre des équipes plus expérimentées comme le Maroc et la Tunisie, qui nous ont invité à plusieurs reprises. Nous avons perdu ces matchs, mais ils étaient essentiels pour bâtir un groupe solide et reconnecter les jeunes à la fibre patriotique.

Progressivement, nous avons réussi à créer une symbiose entre binationaux et locaux, forgeant une équipe soudée et consciente de son rôle dans l’avenir du football congolais. Ce travail de fond a permis de constituer un groupe solide et combatif à Brazzaville, prêt à relever les défis.

En deux participations à la CAN U-20, la RD Congo n’a jamais franchi la phase de groupes. Quelles leçons tirez-vous des expériences passées et quelles sont vos ambitions pour cette édition ?

Nous avons pour objectif de ne pas nous limiter aux trois matchs de groupe. Cela ne sera pas simple, d’autant que nous ne connaissons pas encore nos adversaires, mais nous allons travailler pour être meilleurs qu’à Brazzaville. Nous voulons nous qualifier pour les quarts de finale et, si Dieu le veut, aller chercher une place en compétition mondiale.

Avec la qualification de la RD Congo pour la CAN senior et la CAN féminine, la victoire du TP Mazembe en Ligue des Champions féminine, ainsi que votre récente qualification pour la CAN U-20, le football congolais semble traverser une période florissante. Comment analysez-vous cette dynamique et quels en sont, selon vous, les principaux facteurs ?

Je pense qu’il y a une prise de conscience collective. Le pays traverse des moments particuliers, et chaque sélection se bat avec une motivation supplémentaire. Il y a aussi une montée en qualité de l’encadrement, que ce soit chez les jeunes, les dames ou l’équipe première.

De plus, il y a aujourd’hui une meilleure coordination dans la gestion des différentes catégories, ce qui était moins le cas auparavant. Même sous-comité de normalisation, nous avons réussi à structurer un travail harmonieux. Chaque match devient une occasion pour nos joueurs de donner du plaisir à leurs compatriotes, notamment à ceux qui traversent des moments difficiles.

Cette Coupe d’Afrique des Nations U-20 se tiendra en Côte d’Ivoire, un an après le brillant parcours de la sélection senior qui a atteint les demi-finales. Échangez-vous avec le staff des A pour bénéficier de leur expérience et assurer une continuité dans le développement des jeunes talents ?

Nous travaillons en étroite collaboration avec Sébastien Desabre depuis son arrivée. Nous échangeons régulièrement sur les performances des joueurs et essayons d’uniformiser les méthodologies de travail pour éviter qu’ils ne soient dépaysés en montant en équipe A.

Cette coopération porte déjà ses fruits : plusieurs jeunes que nous avons intégrés à notre projet ont aujourd’hui rejoint l’équipe première. L’objectif est d’assurer une continuité, car l’équipe nationale est une seule entité, avec différentes catégories. Si un joueur excelle en U-20 et que le staff des A estime qu’il a sa place, il sera promu.

Comment décririez-vous votre groupe ?

C’est un groupe qui vit bien, aussi bien au niveau du staff qu’entre les joueurs. Nous avons travaillé sur une base de données d’environ 100 joueurs depuis la mise en place de cette sélection.

Le mix entre locaux et expatriés s’est bien passé, car nous avons réussi à unifier l’équipe. Auparavant, nous avions tendance à fonctionner avec deux groupes distincts, mais aujourd’hui, tous se côtoient, vivent ensemble et poursuivent le même objectif. Il n’y a pas d’ego particulier, tout le monde se met au service de la nation.

Vous êtes un jeune tacticien, quelle relation entretenez-vous avec vos joueurs ?

Quand il faut les aider, on le fait. Quand il faut sévir, on le fait aussi. C’est une catégorie très exigeante. Aujourd’hui, je travaille avec les générations 2005-2006, une tranche d’âge particulièrement exposée à de nombreux signaux perturbateurs, bien plus que leurs aînés. Internet, les téléphones… toutes ces distractions peuvent avoir un impact négatif sur la performance.

Il n’est pas toujours évident de leur faire comprendre qu’ils doivent mettre ces éléments de côté pour rester concentrés sur leur travail. Heureusement, nous avons su adopter la bonne pédagogie. Ils savent que lorsqu’ils rejoignent la sélection, certaines choses sont interdites, et qu’en contrepartie, ils ont aussi des responsabilités à assumer.

Chaque jour, je leur rappelle notre ambition : avoir des joueurs au Real Madrid, à Liverpool… Et cela passe avant tout par le travail et la réussite. Ils en sont conscients.

Nous devons jouer plusieurs rôles à la fois : père, mère, grand frère, et parfois même grand-père. Mais le plus important, c’est que sur le terrain, nous sommes simplement coach et joueur, et chacun doit faire son travail.

Il ne reste plus que quelques semaines avant la grande aventure en Côte d’Ivoire. Qu’avez-vous prévu pour la préparation de ce tournoi ?

L’avantage, c’est que la majorité des garçons sont en activité avec leurs clubs. Toutefois, la situation sécuritaire actuelle dans le pays a entraîné un arrêt temporaire des compétitions locales, ce qui impacte une partie de notre effectif. Dans certaines villes, il est même impossible de jouer.

Nous allons donc capitaliser sur les dates FIFA de mars pour organiser une double confrontation face à une sélection de qualité. L’idéal serait d’affronter une équipe expérimentée et habituée à ce type de rendez-vous. Cela nous permettrait de nous jauger et d’apprendre encore davantage.

Ensuite, nous enchaînerons avec un stage fermé juste avant la compétition, afin d’affiner nos stratégies et d’arriver fin prêts au tournoi.

Ce tournoi revêt une importance particulière puisqu’il servira de qualification pour la Coupe du Monde de la catégorie. Imaginer la RD Congo sur la scène mondiale, au Chili, est un véritable objectif ambitieux. Que représente cette perspective pour vous et votre équipe ? Est-ce une source de motivation supplémentaire ?

Évidemment, lorsqu’un tel challenge se présente, tout compétiteur veut le saisir et en tirer profit. Mais notre rôle, en tant que staff, est de canaliser les joueurs pour que cette ambition ne devienne pas une source de pression.

C’est un défi difficile pour des jeunes qui n’ont pas encore l’habitude d’évoluer sous de telles exigences. Il nous revient donc d’adapter notre discours, de leur présenter les choses de manière à ce qu’ils restent focalisés sur chaque match, chaque performance, sans se laisser submerger par l’idée du Chili.

Nous allons donc travailler à cadrer les esprits et à structurer les ambitions pour avancer étape par étape, avec méthode et sérénité.




Du 15 au 20 février : Le Centre culturel et artistique des pays de l’Afrique Centrale tiendra un événement dénommé “Débout, peuple du Congo”

Au cours d’une conférence de presse animée ce jeudi 13 février, le Centre culturel et artistique des pays de l’Afrique centrale a lancé sa pré-saison de programmation avec notamment une série d’activités culturelles et intellectuelles sous le thème : “Débout, peuple du Congo”. Un programme qui s’étendra sur 6 jours, soit du 15 au 20 février 2025.

Il s’agit d’une action culturelle patriotique, un appel à l’engagement pour la défense de la souveraineté, de la dignité et de l’identité congolaises, alors que la République démocratique du Congo fait actuellement face à une agression étrangère.

A en croire le professeur Balufu Bakupa-Kanyinda, Directeur général du Centre culturel et artistique des pays de l’Afrique Centrale, cet événement s’inscrit dans la mission de son établissement, celle d’une plateforme du Savoir et un espace de nouvelle conversation citoyenne congolaise.

“Au cœur de cette initiative se trouve l’idée que la culture et la pensée sont des “armes miraculeuses” capables de résister aux crises, de réveiller les mémoires et de réinventer l’avenir. Ces armes ne sont pas destructrices, mais constructives: elles permettent de rassembler, de questionner, de créer et d’agir. Elles appellent à une mobilisation collective où chacun intellectuels, artistes, leaders politiques et société civile a un rôle à jouer”, a-t-il fait savoir.

Pour une prise de conscience collective

Le Centre culturel et artistique des pays de l’Afrique Centrale vise à travers ce programme, de favoriser une prise de conscience collective sur les crises qui frappent le Congo et sur les moyens de les surmonter, promouvoir une culture de résistance et de résilience face aux forces qui menacent la souveraineté et l’unité de la RDC mais aussi d’inspirer une nouvelle génération de leaders engagés pour un Congo meilleur.

“Débout, peuple du Congo” se veut aussi un espace de dialogue et d’action où les idées et les initiatives peuvent converger vers un point commun, a dit le professeur Balufu Bakupa-Kanyinda.

Le professeur Emmanuel Kabongo, à qui la mission de pilotage de ce programme a été confiée, indique que des fonds seront récoltés pour soutenir les forces armées congolaises et les Wazalendo qui font face à l’agresseur dans la partie Est de la RDC ainsi que le peuple de l’Est.

Il invite par la même occasion, la population congolaise à s’interroger sur sa propre responsabilité face à la crise sécuritaire qui sévit en RDC, victime de la convoitise extérieure.

À travers des conférences, débats et performances artistiques, cet événement culturel réunira des intellectuels, artistes, activistes et citoyens engagés pour aborder des questions essentielles touchant à la destinée de la nation congolaise. Il s’agit des accords qui compromettent la souveraineté nationale, le rôle de la culture et de l’histoire dans la résistance congolaise, l’importance d’une nouvelle Constitution pour un Congo indépendant et les leviers économiques et culturels pour bâtir une nation forte.

Le centre culturel, un lieu de “savoirs et de rencontre

Le Directeur général du Centre culturel et artistique des pays de l’Afrique Centrale indique que cet établissement est un lieu de Savoirs, de souveraineté culturelle où des congolais peuvent produire de la pensée culturelle et de la pensée partagée.

” La culture telle qu’elle a été perçue dans notre pays, longtemps elle a été juste perçue dans ses expressions artistiques culturelles, par le divertissement mais la culture est un lieu d’éducation. La culture est un lieu de valeurs citoyennes. La culture est un lieu de responsabilité donc nous pensons qu’il est venu le moment parce que nous avons le lieu, de pouvoir construire ce partage, du savoir, le savoir citoyen », a martelé le professeur Balufu Bakupa-Kanyinda.




Kinshasa : Une opération des criminels déjouée par la police à Binza-Pigeon dans la commune de Ngaliema

Des échanges des tirs ont opposé ce vendredi 14 février dans la matinée, des agents de la Police nationale Congolaise(PNC) à un groupe des criminels au quartier Binza-Pigeon dans la commune de Ngaliema.

D’après le commandant de la police ville province de Kinshasa, ces accrochages n’ont fait aucun dégât matériel ni humain. Cependant, les assaillants ont réussi à s’enfuir, abandonnant une voiture de marque IST qu’ils utilisaient.

L’incident s’est produit vers 3h du matin lorsqu’un groupe de criminels a tenté d’opérer dans une habitation.

« Alerté, la Police est allée à leur recherche. À l’approche du lieu où ils voulaient opérer, les malfrats ont ouvert le feu sur les éléments de force de l’ordre. Visiblement, ces criminels tenaient à opérer. Et c’est grâce à ces échanges des tirs que le calme était revenu aux environs de l’UPN », a fait savoir le commissaire divisionnaire adjoint Blaise Kilimbalimba.

S’agissant du bilan, le chef de la police a indiqué que les criminels ont réussi à s’enfuir abandonnant une voiture marque IST qui leur servaient de transport.

« À partir de cette voiture, des sérieuses enquêtes vont être menées pour dénicher une fois de plus ces malfrats», a rassuré le chef de la Police dans la ville de Kinshasa.

 

 

Mboshi




RDC : Dieudonné Kamuleta satisfait de l’évolution des travaux du nouveau bâtiment de la Cour Constitutionnelle.  

Soucieux de doter la haute cour d’une infrastructure digne de son rang, le Président de la Cour Constitutionnelle a inspecté ce jeudi 13 février, les travaux de construction du mur de clôture du siège de la Cour Constitutionnelle et la finition de la charpente métallique du deuxième bâtiment de cette haute juridiction du pays. Avec son dynamisme, aux côtés du Chef de l’État Félix Tshisekedi, Dieudonné Kamuleta s’impose comme un artisan clé dans la refondation du pouvoir judiciaire en RDC. Cet edifice, s’inspirant de la forme pyramidale du volcan Nyiragongo, niché dans le quartier Royal de la municipalité de la Gombe qui sera le nouveau siège de la Cour Constitutionnelle, sera composé de quatre étages, notamment, une salle d’audience spacieuse, des bureaux et divers espaces de travail. Il s’agit d’un environnement fonctionnel et moderne pour les activités cruciales de la Cour.

Dieudonné Kamuleta Badibanga a aussi profité de l’occasion pour faire visiter ce grand chantier au nouveau Procureur Général près la haute Cour. Une satisfaction pour Fidèle Kibala, le directeur de cabinet du Président de la Cour constitutionnelle, qui souligne que l’occupation de ce bâtiment est proche.

‹‹ Il reste des petites retouches pour que nous puissions arriver à une réception provisoire. Je crois que la réception provisoire peut avoir lieu la semaine prochaine ça sera après la réunion que nous allons tenir qui va regrouper la Cour Constitutionnelle, le PNUD et l’entreprise qui construit sans oublier d’autres partenaires. Les travaux sont presqu’à la fin. En ce qui concerne l’inauguration, cela ne dépendra pas de nous mais de l’autorité ››, a-t-il dit.

La construction de ce bâtiment revêt une signification profonde dans le parcours tumultueux de la République Démocratique du Congo vers un État de droit solide.

 

 

Osée Kalombo




Nord-Kivu : Le muscien revolutionnaire Delcat Idengo tué par le M23 à Goma

Le musicien révolutionnaire de la ville de Goma Delcat Idengo a été lachement abattu en debut d’apres midi de ce jeudi 13 fevrier 2025 au quartier Kasika en commune de Karisimbi dans la ville de Goma au Nord-Kivu par les presumés combattants M23-RDF. Ce musicien sorti de prison lors de la prise de la ville de Goma par le M23-RDF a fait une chanson hostile à ce mouvement armé soutenu par le Rwanda. Selon des sources locales. Delcat Idengo originaire de la region de Beni, aurait été tué à cause de sa chanson contre le M23-RDF pendant que lui même se trouvait encore en ville de Goma. Plusieurs mouvements citoyens de la région ont dénoncé cette tuerie barbare qui sème la terreur au sein de la population.

 

 

Mboshi




Procès RDC – Rwanda : Kinshasa satisfait de la recevabilité de sa requête 

Vous le savez, le gouvernement de la République Démocratique du Congo est en procès contre le Rwanda devant la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP). Ce procès s’est encore poursuivi ce jeudi 13 février 2025. Cette audience était consacrée aux débats sur la recevabilité de la requête introduite par le régime de Kinshasa contre Kigali.

À l’instar de la séance précédente consacrée à la compétence de la Cour, la défense du Rwanda a plaidé pour l’irrecevabilité de la requête. Selon les avocats rwandais, les procédures prévues par les instances régionales et internationales n’ont pas été épuisées, rendant ainsi selon eux, la saisine de la Cour prématurée. Ils ont estimé que la requête congolaise reposait en grande partie sur des informations relayées par la presse, ce qui, selon eux, fragilise sa crédibilité.

La défense Rwandaise a sollicité la suspension de la procédure en attendant le verdict de la Cour de Justice de la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC). Face à cette tentative de blocage, la partie congolaise a présenté des arguments solides pour réfuter la position rwandaise et maintenir l’affaire devant la CADHP.

A la tête de la délégation congolaise en Tanzanie, Maître Samuel Mbemba, vice ministre de la justice a fait savoir que Kigali redoute une analyse approfondie du dossier sur le fond. Selon lui, les crimes imprescriptibles reprochés au Rwanda joueraient en sa défaveur si la Cour les examine en profondeur. D’où la raison de son argumentaire appelant à l’irrecevabilité de la requête.

Le Vice-Ministre de la Justice et du Contentieux International s’est dit confiant quant à la compétence de la CADHP et la recevabilité de la requête de la RDC. Il a également mis en avant les éléments de preuve détenus par la RDC, estimant qu’ils renforcent la solidité du dossier contre le Rwanda.

À l’issue de cette audience, la Cour a accordé un délai de huit jours aux deux parties, à compter de ce jeudi, pour déposer leurs notes de plaidoirie ainsi que tout autre élément pertinent avant qu’elle ne rende sa décision finale sur cette affaire.

 

 

Mboshi




Agression Rwandaise : les chefs des confessions religieuses se réjouissent de la condamnation du Rwanda par le parlement européen 

Les chefs des confessions religieuses de la République Démocratique du Congo, réunis ce jeudi 13 février à Kinshasa, ont exprimé leur satisfaction à la suite d’une résolution largement votée ce même jour par les députés européens condamnant clairement le Rwanda pour son agression contre la RDC.

Ainsi, le président de la plateforme des confessions religieuses a encouragé les autres parlementaires du monde à emboîter le pas de leurs collègues européens pour défendre la cause juste du pays de Lumumba dont l’intégrité territoriale a été violée par le Rwanda.

« C’est pour remercier tous les députés européens qui soutiennent la cause de notre pays au parlement européen et nous demandons par la même occasion les autres députés européens qui hésitent encore de soutenir la cause de la République Démocratique du Congo car elle est juste », a-t-il déclaré.

Cependant, Ejiba Yamapia Evariste a réitéré son appel au retrait des troupes rwandaises des territoires congolais qu’elles occupent il y a de cela plus d’une année. Il a surtout martelé sur l’unité des Congolais en cette période d’incursion rwandaise en pleine ville de Goma au Nord-Kivu.

Par ailleurs, Ejiba Yamapia Evariste, a au nom de ses pairs, plaidé pour l’intégration des autres confessions religieuses dans la démarche que mènent la Cenco et l’ECC. Il a annoncé la tenue le dimanche 16 février d’un culte inter-confessionnel qui aura pour point de chute le Palais du peuple où toutes les confessions religieuses se retrouveront.

« Dès 8h les gens seront dans leurs endroits de prière. Ils prieront pendant 30 minutes toute la ville de Kinshasa et après les 30 minutes dès 9h15 tout le monde en chemin, direction palais du peuple où nous allons nous réunir ensemble comme peuple. C’est pour la ville province de Kinshasa ce dimanche 16 février. Et les différents itinéraires vont être communiquées selon les destinations mais les deux grands lieux de rassemblement, nous avons le croisement avenue du 24 novembre boulevard triomphale, nous avons croisement de pont Kasa-Vubu et les autres qui viendront de Kinshasa prendront Huilerie, Assossa en suivant la fanfare », a détaillé l’archevêque.

Par conséquent, Ejiba Yamapia Evariste a exhorté la population à adopter une attitude pacifique avant, pendant et après ce culte, tout appellant les jeunes à ne pas se livrer aux actes de pillage des biens privés que publics.

 

 

Osk