MINEDU-NC: DINACOPE s’engage sur la voie de la modernisation et de la sécurisation de son système d’information 

L’atelier de douze jours organisé par la DINACOPE (Direction Nationale du Contrôle, de la préparation de paie et de la maîtrise des effectifs des enseignants et du personnel administratif des établissements scolaires) s’est achevé sur une note positive, ce mardi 18 février 2025, à l’hôtel Sultani River, à Kinshasa, marquant une étape importante dans la modernisation et la sécurisation du système d’information de l’institution.

« Avec la carte biométrique, le paiement des enseignants peut désormais se faire par paiement électronique, ce qui permet d’atteindre surtout les enseignants qui se trouvent dans des zones reculées où l’accès aux banques est parfois impossible, car le système est à la fois interconnecté à la banque centrale et aux différentes banques qui procèdent à la paie des enseignants. Grâce à la carte biométrique, ils peuvent accéder à leur salaire dans n’importe quel distributeur de billets », affirme M. Boniface Mbaka, directeur national et chef de service de la DINACOPE.

Sous le thème de la gouvernance et de l’optimisation des systèmes d’information, cet atelier a réuni des experts, des membres du cabinet ministériel, des représentants syndicaux et des acteurs clés du secteur éducatif. Tous étaient engagés dans la réflexion et l’élaboration de solutions pour un système éducatif plus performant et transparent.

Bilan et recommandations

L’atelier a permis d’analyser en profondeur le système d’information actuel de la DINACOPE, en identifiant ses forces et ses faiblesses. Les participants ont exploré des solutions innovantes pour améliorer et moderniser ce système, en accord avec le plan quinquennal 2024-2029 initié par la Ministre d’État de l’Éducation Nationale et de la Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu.

Parmi les recommandations clés, on note le renforcement de la sécurité informatique et physique, le déploiement de la technologie SD-WAN et la gestion des interruptions énergétiques. Des propositions concrètes ont également émergé, telles que la création d’équipes dédiées à la gouvernance des données, la mise en place d’un Data Center pour la protection des données et l’organisation de formations certifiantes pour le personnel.

Témoignages et perspectives

Les représentants syndicaux ont exprimé leur satisfaction quant aux résolutions adoptées. Jean Nzeza, porte-parole de l’intersyndicale et représentant des enseignants, a souligné l’importance de cet atelier pour l’ensemble du système éducatif, notamment avec la proposition de carte biométrique pour éliminer les fictifs.

Le Vice-Ministre de l’Éducation Nationale, Jean-Pierre Kezamudru, a salué la qualité des analyses et des recommandations, soulignant l’importance de l’intégration des TIC dans la gouvernance de l’éducation. Il a appelé à traduire ces conclusions en actions concrètes pour un système éducatif plus efficace et transparent.

Un engagement pour l’avenir

L’atelier s’est conclu sur une note d’optimisme, avec la conviction que les efforts déployés permettront de construire un système éducatif plus performant pour les générations futures.

Avec la clôture de cet atelier, la DINACOPE s’engage résolument sur la voie de la modernisation et de la sécurisation de son système d’information, un pas de plus vers une éducation de qualité pour tous.

N.G

 




RDC: Les gouverneurs des provinces interdits de quitter leurs entités jusqu’à nouvel ordre 

Pendant cette période cruciale suite à l’agression dont est victime la République démocratique du Congo, le vice-premier ministre, ministre de l’intérieur interdit aux gouverneurs des provinces, administrateurs des territoires et autres cadres de base de quitter leurs entités respectives jusqu’à nouvel ordre.

Dans un télégramme envoyé le mardi 18 février à ces animateurs de base, Jacquemain Shabani leur a intimé l’ordre d’être avec leurs administrés afin d’assurer l’encadrement de la population.

Il les a aussi invités à prendre toutes les dispositions “utiles et nécessaires” pour assurer dit-il, “meilleur encadrement de vos administrés “.

Cette mesure décision du vice-premier ministre, ministre en charge de l’intérieur tombe alors que la rébellion du M23 soutenue par l’armée Rwandaise continue d’étendre sa zone d’influence. Ceci entraîne comme conséquence, la fuite des gouverneurs et d’autres chefs des institutions provinciales. Le dernier cas en date est celui de Jean-Jacques Purusi, gouverneur du Sud-Kivu, qui avait quitté la ville de Bukavu, 24 heures avant l’entrée du groupe rebelle.

 

Loup solitaire




Le Gouvernement rassuré de la prise en charge des Fardc et du personnel politique présents dans les locaux de la Monusco

Le Gouvernement Suminwa suit de près la situation sécuritaire et humanitaire préoccupante dans l’Est du pays, en cette période d’occupation illégale de cette partie du territoire par l’armée rwandaise et ses supplétifs de la coalition rebelle M23/AFC. C’est le sens de la séance de travail qu’a eu ce jour la Première Ministre avec la délégation de la Monusco, conduite par Bintou Keita, cheffe de la mission onusienne. Cette rencontre a connu la participation de quelques membres du Gouvernement, à savoir : le Vice-premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, le Vice-ministre de la Défense et celui des Affaires étrangères.

Les échanges ont tourné autour des questions humanitaires de plus en plus déplorables depuis l’occupation illégale du chef-lieu de la province du Nord-Kivu par

le régime de Kagame et ses supplétifs du M23/AFC. Selon Jacquemain Shabani, à travers ces tractations, la Cheffe du Gouvernement, Judith Suminwa, met à contribution la Représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU pour s’assurer des conditions appropriées, susceptibles de faciliter le rapatriement à Kinshasa.

“Nous avons assisté Mme la Première Ministre à cette audience où elle a reçu la délégation de la Monusco. Ils ont eu l’opportunité de discuter sur les questions principalement humanitaires qui concernent toutes nos populations dans plusieurs provinces où la Monusco est encore active. Mais par la suite, ils se sont focalisés principalement sur les zones occupées, c’est-à-dire la ville de Goma au Nord-Kivu et Bukavu, au Sud-Kivu”, a confié le Vice-Premier Ministre en charge de l’Intérieur.

Cap sur l’application du droit international humanitaire

Selon le patron de la sécurité, les échanges ont également tourné autour du rapatriement des éléments des FARDC et du personnel politique, qui se trouvent jusqu’à présent dans les locaux de la Monusco, à Goma. « Il était question de se garantir mutuellement de leur prise en charge et du respect de leurs droits surtout par rapport à la convention de Vienne sur le droit international humanitaire.

De cette séance, on note aussi quelques percées sur la question du couloir humanitaire exigé afin de venir en aide aux millions de déplacés qui vivent dans une précarité extrême, sous l’œil complice de toute la communauté internationale.

“Un travail de fond est en train d’être fait sur la question du couloir humanitaire. Les dernières assises au niveau de la sous-région ont souligné cela, avec la rencontre de différents chefs d’Etat-major. Et le Gouvernement reste très préoccupé par la situation de tout son personnel et surtout de ses FARDC et ses politiques”, a-t-il martelé.

S’agissant du retour de la paix dans l’Est du pays et de la restauration de l’intégrité territoriale, la Cheffe du Gouvernement reste droite dans ses bottes, derrière les directives du Chef de l’Etat et garant de la Nation, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

La Première s’active pour palier au plus urgent sur le plan aussi bien sécuritaire qu’humanitaire. Elle invite surtout tous les Congolais à se mobiliser dans ce combat contre les ennemis de la RDC, forts de notre capacité légendaire à la résilience, pour un Congo uni, prospère et puissant.




L’IGF en séminaire pour une gouvernance financière exemplaire et le renforcement de l’éthique

Durant une semaine, l’Inspection générale des finances (IGF) organise un séminaire dédié à la sensibilisation de ses agents et cadres administratifs à l’éthique et à la déontologie. Lancée le lundi 17 février 2025, cette initiative, en partenariat avec l’Observatoire de surveillance de la corruption et de l’éthique professionnelle (OSCEP), vise à renforcer les pratiques professionnelles au sein de l’institution.

Lors de la cérémonie d’ouverture, l’inspecteur général des finances adjoint, Henri Paul Kazadi, a souligné l’importance d’une conduite éthique dans l’exercice des fonctions des agents de l’IGF.

« Être un organe supérieur de contrôle implique une exigence d’exemplarité et de transparence. Pour inspirer confiance, nous devons tous agir avec intégrité », a-t-il déclaré.

Le premier module du séminaire a été animé par le Professeur Saint Augustin Wandambali, directeur général de l’OSCEP. Intitulée « Éthique, déontologie et professionnalisme comme fondements de la bonne gouvernance », cette intervention a permis de poser les bases de la réflexion des participants autour des notions de morale et de professionnalisme, des piliers essentiels pour une gestion rigoureuse des finances publiques.

Au cours de son intervention de clôture, le chef de l’IGF, Jules Aligente, a mis en lumière l’importance de cette formation, surtout dans un contexte de croissance rapide des effectifs de l’institution. « Nous devons améliorer le comportement de nos agents. Cette sensibilisation, en collaboration avec l’OSCEP, a pour but de garantir une gouvernance financière exemplaire », a-t-il affirmé.

Cette initiative marque un tournant dans la volonté de l’IGF de s’affirmer comme un modèle de bonnes pratiques en matière d’intégrité et de rigueur. En remerciant l’OSCEP pour sa précieuse collaboration, le chef de l’IGF a encouragé chaque agent à mettre en pratique les enseignements reçus, contribuant ainsi à l’établissement d’une solide culture éthique au sein de l’institution.

Par ces efforts, l’IGF aspire à renforcer la confiance du public dans les institutions chargées de la gestion des fonds publics et à promouvoir une culture de transparence et de responsabilité.

 

Par Didier Mbongomingi




IGF et médias en deuil : Derniers hommages à Apo Ipan

Décédé le 7 février dernier, Apo Ipan Ansh, chef de bureau de la division communication/presse du département audiovisuel de l’Inspection générale des finances (IGF), a été inhumé au cimetière Nécropole ce mardi 18 février 2025. Lors de la levée de sa dépouille à l’hôpital du Cinquantenaire, il a été honoré par les responsables de l’IGF, les professionnels des médias, les membres de sa famille et de nombreuses autres personnes.

Ancien journaliste à la RTNC et à Educ TV, et enseignant à l’Université pédagogique nationale (UPN), Apo Ipan a terminé sa carrière en tant que chef de bureau de la division communication/presse du département audiovisuel de l’IGF.

Ce service de contrôle des finances publiques, rattaché à la présidence de la République, a joué un rôle clé lors de ses funérailles. Le chef de bureau de la division communication/presse, département médias en ligne, Lecoeur Mutshipayi, a été invité à témoigner sur celui qu’il considérait comme un grand frère.

« Mon histoire avec Apo Ipan a débuté à Educ TV, que nous avons quitté le même jour pour rejoindre l’IGF. L’actuel chef de service souhaitait mettre en place une stratégie de communication efficace pour dissuader les détourneurs de deniers publics. Je ne cesserai de le dire, la communication que vous avez vue à l’IGF, managée par l’actuel chef de service Jules Alingete Key, a commencé avec Apo Ipan. Nous n’étions que deux lorsque nous sommes arrivés le 7 juillet 2020. Nous avons travaillé en collaboration, comme des frères », a déclaré Mutshipayi, ému et inconsolable.

Mutshipayi a poursuivi : « Il n’hésitait pas à me recadrer quand il le fallait. À la division communication, nous l’appelions Papa Apo. Il aimait bien qu’on l’appelle ya Apo ou papa Apo. »

En signe de l’estime profonde qu’il portait au célèbre journaliste, Mutshipayi a raconté une anecdote illustrant la compassion d’Apo Ipan : « L’année passée, j’ai eu un souci de santé et j’étais paralysé. Je l’ai appelé vers 21h pour l’informer. Il a quitté sa maison la nuit pour venir prier avec moi. Il a tout fait pour que le service prenne en charge mes soins. Il a suivi de près toutes les démarches administratives. Je n’aurais jamais imaginé devoir témoigner en son honneur dans de telles circonstances. »

 

Par Didier Mbongomingi




Kinshasa : 304 Kuluna transférés à la prison de Luzumu ce mercredi 

Le commissariat provincial de la police nationale congolaise ville de Kinshasa vient de transférer ce mercredi 19 février 2025, 304 détenus à la prison hautement sécurisée de Luzumu dans la province du Kongo central, dans le but de désengorger des cachots du commissariat provincial en vue d’entamer des nouvelles opérations de lutte contre le banditisme urbain.

« Après quelques cas d’évasions signalés dans les cachots de certains districts dans la capitale, nous avons été instruits de vider nos cachots afin d’extirper d’autres mauvais citoyens qui tentent de semer la terreur et perturber la quiétude des bons citoyens à travers la ville », a déclaré le commissaire divisionnaire adjoint Blaise Kilimbalimba.

Il ya lieu de signaler que certains de ces Kuluna ont été condamnés au cours des audiences foraines organisées dans différents tribunaux militaires de garnison de la ville de Kinshasa.

Ces bandits urbains sont poursuivis pour plusieurs chefs d’accusation dont, le terrorisme urbain, extorsion et associations des malfaiteurs.

Parmi ces détenus, certains sont sous mandat d’arrêt provisoire et dont les audiences foraines vont se poursuivre sur place.

 

 

Mboshi




Kinshasa : L’armée congolaise dément l’arrestation des éléments de l’armée rwandaise ou du M23

Dans un communiqué de presse publié le 18 février, le commandant de la quatorzième région militaire des Forces armées congolaises de la République démocratique du Congo, dément la rumeur faisant état de l’arrestation de quelques militaires Rwandais ou M23 dans la capitale congolaise.

Le général-major Stansin Kizimu invite les Kinois à éviter de “voir les rwandais partout, surtout de céder dans la stigmatisation et de tomber dans le piège tendu par l’ennemi”.

Il appelle par contre la population à faire confiance aux forces de défense et de sécurité, tout en continuant de dénoncer toute présence des personnes suspectes.

 

Loup solitaire




Les monarques de notre temps

  1. Matthieu Kerekou
  2. Houphouët Boigny
  3. Pascal Lissouba
  4. Dénis Sassou

Ce qu’il faut savoir au sujet de la gestion de la cité, est que la civilisation moderne a traversé plusieurs étapes de l’antiquité au temps moderne.

Constat fait, certains peuples à travers le monde ont beaucoup progressé dans la façon dont leurs dirigeants politiques gèrent les affaires de la cité, tandis que certains autres sont encore en retard. Pour votre information, le pays plus pauvre d’Afrique c’est le Burundi et la RD-Congo est dans les dix derniers.

Les anglo-saxons viennent en tête avec le peuple germanique, et les USA comme modèle de développement économique. Ils sont suivis par les francophones, puis les lusophones, les latino-américains.

La Chine ne connait pas la démocratie au sens classique de ce terme, c’est-à-dire, liberté d’expression, le vote populaire, le respect de droit de l’homme, le pluralisme politique. Comme la Russie, le président de la République est élu au sein d’un parti unique dirigé par un Secrétaire général. Il y a quelques partis d’opposition, mais pas comme en Afrique.

Ce sont ces groupes-là qui dirigent le monde et qui ont produit des modèles de démocratie. Le pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple.

Karl Marx, parlait plutôt de la dictature du prolétariat, qui prend pour stopper l’exploitation des capitalistes détenteurs de moyens de production. Ça s’appelle, rêver débout.

Pour la démocratie occidentale, un président est élu pour un mandat renouvelable une fois. Si ce président élu démocratiquement va au-delà de deux mandats jusqu’à faire plus de dix ans, vingt ans, trente ans…. il n’est plus président mais un roi, un empereur, un, monarque ou un groupe de personnes qui dirigent par défi et qui confisquent le bonheur du peuple. Un pouvoir qui tourne autour d’une famille, d’un clan. L’empereur est assisté par des vassaux qui dirigent les provinces ou les fiefs.

Le reste de la population est composé des serfs qui n’ont rien à dire. Le monarque s’appuie sur l’armée et les services de renseignements pour étouffer toute contestation. Mieux vaudrait être craint que d’être aimé dixit Nicolas Machiavel dans le Prince.

 

Voici une liste non exhaustive des monarques de notre temps

 

Après la chute du mur de Berlin en 1989 et la conférence de Baule, l’ancien président français François Mitterrand avait conditionné l’aide au développement par une large ouverture au multipartisme et au progrès démocratique. Beaucoup de présidents africains avaient accepté ce message.

Au Bénin, Matthieu Kerekou avait été remplacé par Nisophor Sorgho, le brazzavillois Dénis Sassou avait reconnu sa défaite devant le professeur Pascal Lissouba en 1992.

Beaucoup de partis politique d’opposition ont vu le jour entre 1990 et 2000, avec un certain progrès démocratique dans la partie Nord de l’Afrique Noire notamment dans les anciennes colonies françaises et anglophones. L’Afrique du Nord et le Maghreb étaient restés dans le statuquo avec des régimes militaires au Maroc, Algérie, Tunisie, Egypte et Libye. Un certain statuquo au Rwanda, Ouganda, Congo Brazzaville, et le Gabon qui avait connu une révolution de palais avec Bongo fils comme au Togo avec Faure Eyadema, une succession monarchique. La Guinée Equatoriale, le Tchad, le Cameroun, le Zaïre de Mobutu et Kabila Joseph. L’Angola a aussi connu une révolution de palais. Plusieurs coups d’Etat ont eu lieu au Mali, au Niger, au Burkina, et un jeune président a remplacé Maki Sall au Sénégal.

Un certain progrès a été observé dans les anciennes colonies anglaises, comme le Ghana, le Nigeria, le Liberia, Sierra Leone, Zambie, Tanzanie, Malawi, le Botswana, Afrique du Sud, la Namibie à l’exception du Lesotho et le Swaziland qui sont des monarchies.

C’est juste un petit pourcentage, sinon beaucoup de dirigeants africains ont encore la nostalgie des empires pour conserver le pouvoir politique et l’exercer le plus longtemps possible et de s’enrichir.

En Afrique centrale par exemple, huit présidents ont totalisé deux siècles d’enrichissement illicite.

Paul Biya 42 ans, de 1982 à 2024 ; Bongo Père 42 ans, de 1967 à 2009 ; Sassou 38 ans, de 1979 à 1992 et de 1997 à 2024 ; Edouardo 38 ans, de 1979 à 2017, Obiang Ngwema 43 ans de 1979 à 2024 ; Idriss Deby 31 ans, de 1990 à 2021 ; Museveni 38 ans, de 1986 à 2024 ; Kagame 25 ans, de 1999 à 2024 ; ces deux présidents ont totalisé 63 ans d’enrichissement illicite ; Mobutu et Kabila fils 50 ans d’enrichissement.

Tous ces présidents ont totalisé un cumul de trois siècles pour s’enrichir.

 

Les anciens monarques

 

Houphouët Boigny 33 ans de pouvoir de 1960 à 1993 ; Eyadema 42 ans, de 1963 à 2005 ; Bouteflika 21 ans de 1999 à 2000 ; Blaise Compaoré 27 ans de 1987 à 2015 ; Kadhafi Mouammar 42 ans de 1969 à 2011 ; Senghor 20 ans, de 1960 à 1980 ; Bourguiba 31 ans de 1956 à 1987.

Nous vous laissons les soins de commenter cette situation qui serait à la base du retard que connait le continent africain. L’enrichissement des dirigeants politiques qui ne payent même pas leurs impôts à l’Etat.

Alex Tutukala Journaliste Economique




Le député Simon Mulamba Mputu en tournée de sensibilisation à Tshikapa 

Le Député National de la Circonscription électorale de Tshikapa (Province du Kasai), Honorable Simon Mulamba Mputu, est actuellement en tournée de sensibilisation dans la Province du Kasai.

Ce lundi 17 février 2025, l’élu du Territoire de Kinshasa a conféré avec sa base. Au cours de cette rencontre, il a brossé la situation que traverse la République Démocratique du Congo marquée par la guerre d’agression dont elle est victime de la part du Rwanda et de ses supplétifs du M23.

En cette période très difficile, l’Honorable Mulamba Mputu a invité les membres de sa base à continuer de faire confiance au Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, le fils du terroir, l’objet d’un complot international.

Dans le cadre de la défense de l’intégrité territoriale de notre pays, l’élu du Territoire de Tshikapa a profité de cette occasion pour sensibiliser ses sœurs et frères sur l’enrôlement massif des enfants du Kasai dans nos Forces de Défense et de Sécurité. Car, il est surprenant de constater que les ressortissants de la Province du Kasai ne sont pas nombreux dans l’armée, la police nationale et les services de renseignement.

Cette réunion a regroupé les chefs coutumiers, les représentants de différentes couches sociales de Tshikapa.

Sans désemparer, l’Honorable Simon Mulamba Mputu, en sa qualité de Président National du parti politique CODEP, Convention Démocratique du Peuple, s’est entretenu aussi avec les responsables locaux de son parti, notamment les membres de la Ligue des Jeunes, de la Ligue des Femmes et des organes de base.

Il a transmis le même message relatif à la défense de la Nation en guerre, à l’alliance entre les membres de la CODEP et le Président de la République et à la mobilisation de la population pour faire face au complot en cours.

Jean Kabeya Mudiela Ndungu/CP




Utilisation de plus 3,800 milliards dans le cadre des efforts de guerre : L’ODEP exige l’ouverture d’une enquête sur l’utilisation de ce pactole 

Dans une campagne nationale pour la résolution de la crise sécuritaire et pour une paix durable en RDC, l’Observatoire de la Dépense Publique (ODEP) constate qu’au fil du temps, la crise sécuritaire qui frappe le pays de Lumumba, exacerbée par les actions du mouvement rebelle M23, soutenu par le Rwanda et les grandes puissances internationales, a engendré une situation humanitaire et économique catastrophique.

Ces puissances, dans une logique géopolitique et économique, exploitent la situation pour déstabiliser la République Démocratique du Congo et piller ses ressources naturelles, tout en répondant à leurs propres intérêts stratégiques. Plusieurs partis, dont l’Église catholique et divers mouvements patriotiques, ont formulé des propositions visant à sortir de cette crise complexe. Ces efforts sont à saluer, mais il devient impératif d’envisager une approche plus globale et inclusive, prenant en compte les réalités socio-économiques et la bonne gouvernance.

Dans ce contexte, la Société civile, à travers l’Observatoire de la Dépense Publique (ODEP), se fait un devoir d’apporter sa contribution à cette réflexion, en proposant des solutions concrètes et adaptées aux défis actuels.

Cette initiative vise à mettre en avant une alternative de sortie de crise, en se fondant sur des principes de transparence, d’efficacité et de réconciliation nationale, afin de garantir une paix durable, de renforcer l’État de droit, et de promouvoir une gestion équitable des ressources naturelles au profit de la population.

Dans cette optique, veuillez trouver dans les lignes qui suivent la proposition de sortie de crise, qui repose sur des solutions concrètes et adaptées aux défis actuels, visant à restaurer la paix, renforcer la gouvernance, promouvoir une gestion équitable des ressources naturelles, et garantir un avenir stable et prospère pour la République Démocratique du Congo.

 

7 objectifs spécifiques

Selon cette proposition de sortie de crise signée par le professeur Florimond Muteba, l’objectif global est de mobiliser, au niveau national et international, les populations et les organisations de la société civile, religieuses, professionnelles et syndicales ainsi que les personnalités acquises à la paix et à la stabilité de la RDC pour la résolution durable de la crise sécuritaire et le retour de la paix en RDC.

Quant aux objectifs spécifiques, ils sont plusieurs, notamment mobiliser la population pour exiger la cessation immédiate des hostilités avec un engagement ferme des parties ; Retrait des troupes rwandaises de l’Est de la RDC, engager la population et les acteurs de la Société civile pour obtenir le contenu concret des différentes déclarations et prises de positions des Nations Unies, Union Européenne, l’Union Africaine, la SADEC, EAC, HCDH et des Etats ayant condamné l’agression Rwandaise ; mobiliser la population afin de revendiquer l’amélioration des conditions de travail des militaires et des agents des services publics impliqués dans la gestion de la crise.

Cette démarche inclut la mise en place d’un Fonds de Sauvegarde Sécuritaire, destiné à garantir une provision sociale pour les militaires, les personnels engagés sur le terrain, ainsi que pour leurs familles ; l’appel à un recrutement massif des jeunes dans les forces armées, leur concentration et préparation à Kitona et Kotakoli dans la mesure du possible.

Nous pouvons aussi épingler la mise en place d’un encadrement rigoureux et immédiat des Wazalendo, avec leur formation en tant qu’unité spéciale dédiée à la guerre non conventionnelle. Au-delà des efforts diplomatiques auprès des pays occidentaux de bonne foi, il convient de renforcer une coopération stratégique avec la Russie, Israël, la Chine, le Venezuela, la Corée du Nord, le Brésil, Cuba et les pays d’Afrique du Nord ; ainsi que l’ouverture d’une enquête sur l’utilisation des 3 milliards 800 millions alloués par le gouvernement dans le cadre des efforts de guerre.

JMNK