Tshisekedi annonce un Gouvernement d’union nationale 

Longtemps plongée dans un sommeil inquiétant depuis les derniers développements de la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo, marqués par la chute des villes de Goma au Nord-Kivu et celle de Bukavu au Sud-Kivu, l’Union Sacrée de la Nation s’est enfin réveillée. Grâce à l’appel lui lancée par le Président de la République, Félix Tshisekedi en sa qualité de son autorité de référence, par le truchement de André Mbata, secrétaire permanent de cette plate-forme politique, la vie politique semble se réveiller.

C’était le week-end dernier au chapiteau de la cité de l’Union africaine que Félix Tshisekedi a réuni les membres de sa famille politique composés des députés nationaux, députés provinciaux, des sénateurs, des mandataires ainsi que des personnalités politiques.

En effet, 45 minutes ont suffi au Président de la République pour échanger avec les sociétaires de l’USN sur des questions brûlantes de l’heure dont tous tournent autour de la situation sécuritaire dans l’Est du pays. Il s’agit des questions liées au front diplomatique, au front politique et au front militaire. Ainsi, sur le front diplomatique, le Chef de l’Etat s’est félicité des résultats obtenus jusque- là avec la reconnaissance sans conteste de l’agression rwandaise dont est victime la République démocratique du Congo par la communauté internationale. La dernière résolution de Conseil de sécurité des Nations Unies à l’initiative de la France qui somme le Rwanda à retirer ses troupes sur le sol congolais et de cesser tout soutien aux terroristes de M23 et à l’AFC en est une preuve éloquente.

 

Travail de qualité

« Grâce à nos efforts diplomatiques, la communauté internationale a fini par comprendre que nous sommes agressés par le Rwanda », a fait savoir le Président de la République. Pour ce faire, il a félicité le travail abattu par la Première ministre, Judith Suminwa lors du sommet conjoint SADC-EAC à Dar-Es-Salam, la ministre d’État, Thérèse Wagner Kayikwamba aux différentes sessions des Nations unies où elle a porté plus haut la voix de la RDC.

Il en est de même pour les représentants permanents de la RDC à New-York, à Genève et à l’Union africaine qui ont abattu un travail de qualité sur le plan diplomatique. Au Rwanda soutenu par certains pays et certaines multinationales, il l’a accusé de poursuivre son entreprise de pillage des ressources naturelles de la RDC.

Sur le plan militaire, le Commandant suprême des Forces armées et de la Police nationale congolaise a rendu un vibrant hommage aux hommes troupes qui se battent au front en dépit de problème d’encadrement qui se pose sur terrain.

Il a, cependant, dénoncé l’infiltration de l’armée congolaise à la suite des opérations de mixage et brassage au sein des forces de défense au pays. Pour éviter les erreurs du passé qui fragilisent l’armée congolaise, Félix Tshisekedi a promis une réorganisation de l’armée. «Nous sommes en train de reconstituer une armée professionnelle qui sera bien prise en charge », a promis le Président de la République à ses interlocuteurs.

Au sujet du front politique, le Président de la République s’est longuement attardé sur la question du dialogue pour juguler la crise en République démocratique du Congo. Fidèle à sa position et à ses engagements, le Président de la République a réitéré son refus de dialoguer avec le M23- AFC qu’il a qualifié d’une « coquille vide, des pantins sous traités par le Rwanda qui agresse la RDC ». « Je suis un homme de Dialogue mais je ne veux pas un dialogue avec des pantins qui travaillent pour des intérêts des étrangers », a indiqué le Président de la République. Toutefois, il s’est dit favorable a dialoguer directement avec le pays agresseur qui est le Rwanda.

L’occasion lui a été donné de condamner l’attitude de certains sociétaires de l’union sacrée de la Nation face à la situation actuelle du pays. Voilà pourquoi il s’est dit déçu de manque de réactivité de sa famille politique face aux défis sécuritaires.

Toutefois, le Chef de l’Etat a salué certains membres de sa majorité qui se sont illustrés par des initiatives personnelles dans le cadre de la mobilisation de la population face à guerre qui est imposée au pays.

Dans la foulée, il a cité, Jean Pierre Bemba, Jean Pierre Lihau, Guy Loando, etc… qui se sont déployés sur terrain et faire adhérer la population à la cause congolaise face à la guerre d’agression. Ainsi, Félix Tshisekedi a annoncé la formation dans les tout prochains jours d’un Gouvernement d’union nationale lequel Gouvernement sera ouvert à d’autres tendances politiques notamment l’opposition et la société civile et il a annoncée aussi la restructuration du directoire de l’Union sacrée de la nation.

Au sujet de l’initiative des Églises catholiques et protestantes, le Président de la République a déclaré attendre les conclusions de leurs démarches même s’il avoue ne pas comprendre la place de leur projet dans les processus de Nairobi et de Luanda. Pour conclure son adresse, Félix Tshisekedi a lancé un appel à la mobilisation générale : « Nos agresseurs ne sont pas plus forts que nous. Défendons notre Patrie « conclu Félix Tshisekedi.

 

Lamuka, Sursaut national, Ensemble pour la République non intéressés

 

La formation dans le tout prochains jours de la formation du gouvernement d’union nationale n’a pas laissé indifférente l’opposition politique. A la coalition Lamuka de Martin Fayulu, on s’est déclaré non intéressé par cette initiative.

Selon Prince Epenge, Porte-parole de cette plate-forme politique et président de l’Action pour la Démocratie et le Développement du Congo, « la solution de la crise multiforme en RDC sortira de la démarche entreprise par la CENCO et l’ECC à travers leurs consultations ». Par contre, il accuse l’Union Sacrée de vouloir opérer le débauchage au sein de l’Opposition pour justifier sa main tendue à d’autres tendances pour la formation de ce Gouvernement.

Pour sa part, Alain Bolodjwa, président de parti politique LEBAT (Levons nous et bâtissons) qui rejette aussi l’idée de Félix Tshisekedi s’interrogeant en ces termes : « Pensez-vous vraiment aujourd’hui que la solution serait d’ouvrir la porte ou d’élargir le Gouvernement à l’Opposition pour résoudre la question de guerre ? Pensez-vous aujourd’hui que la solution serait de maintenir Félix Tshisekedi en fonction et vouloir résoudre le problème ? Et d’ajouter : « Parce qu’apparemment pour Félix Tshisekedi, il suffit d’ouvrir des postes politiques à l’Opposition pour prétendre résoudre le problème sans pour autant se poser la question de savoir qu’est ce qui n’a pas marché avec le Gouvernement actuel qui a été mis sur pied pendant que le pays était en guerre ».

Du côté de Ensemble pour la République de Moïse Katumbi, et au front commun pour le Congo de Joseph Kabila on promet de réserver une fin de non-recevoir à l’initiative de Félix Tshisekedi pour ouvrir les portes du Gouvernement à l’opposition.

RSK




Le conseil des ministres approuve le projet de feuille de route des réformes gouvernementales du climat des affaires

Le Vice- Premier Ministre, Ministre du Plan et de la Coordination de l’Aide au Développement a soumis, pour avis et approbation, le dossier relatif au projet de feuille de route des réformes gouvernementales du climat des affaires.

Il s’est appuyé sur l’instruction du Président de la République, Chef de l’Etat, lors de la deuxième réunion ordinaire du Conseil des Ministres du 21 juin 2024 lui enjoignant d’«identifier dans les plus brefs délais, et ce, en attendant le développement d’un Plan Stratégique Pluriannuel, des actions prioritaires à exécuter et de poursuivre avec le mécanisme de suivi-évaluation déjà expérimenté; et faire précéder ces initiatives d’une évaluation permettant d’apprécier l’état d’avancement de la mise en oeuvre des réformes jusqu’à ce jour ».

En exécution de cette instruction, le Groupe Thématique Sectoriel Climat des Affaires, Partenariat Public-Privé, Promotion des Investissements et de l’Emploi a organisé des travaux d’évaluation de la Feuille de Route des Réformes Gouvernementales du Climat des Affaires. Au terme de ces travaux, il s’est dégagé la nécessité d’avoir une nouvelle feuille de route en trois matrices :

La matrice des mesures urgentes composée de 20 mesures jugées nécessaires et prioritaires, à matérialiser dans un délai ne dépassant pas une année, dont la mise en oeuvre ne fait pas l’objet de beaucoup de contraintes et ne demande pas l’intervention de plusieurs parties prenantes ou encore la prise de plusieurs actes légaux et réglementaires ;

La matrice des réformes à court-terme constituée de 49 réformes devant être mises en oeuvre dans un délai d’une année au maximum ; et la matrice des réformes à moyen et long-terme qui comprend 18 réformes à matérialiser dans un délai de plus d’une année. Après débats et délibérations, le Conseil a adopté ce dossier.




Bientôt l’adhésion de la Rdc au Conseil des pays producteurs d’huile de palme

La Ministre Déléguée près le Ministre des Affaires Etrangères en charge de la Coopération Internationale et Francophonie a présenté la note d’information sur l’adhésion de la République Démocratique du Congo au Conseil des pays producteurs d’huile de palme.

En effet, créé le 21 novembre 2015, le Conseil des pays producteurs d’huile de palme est une organisation intergouvernementale qui soutient cette industrie à travers une harmonisation de normes de durabilité mettant l’accent sur les pratiques durables et la résilience du marché.

L’organisation poursuit plusieurs objectifs majeurs, notamment : représenter les intérêts des pays producteurs d’huile de palme sur la scène mondiale ; promouvoir le développement durable de l’industrie de l’huile de palme ; et répondre aux enjeux environnementaux, économiques et sociaux qui affectent le secteur.

Considérant le profil de notre pays, et qui dans les années 70 était le deuxième exportateur de l’huile de palme après la Malaisie, il est impérieux que notre Gouvernement travaille à réinscrire le pays dans cette dynamique essentielle à son développement, a martelé la Ministre Délégué Près le Ministre des Affaires Etrangères en charge de la Coopération Internationale et Francoph

onie.




Nécessité de réforme de la Police Universitaire au sein des Etablissements de l’Enseignement Supérieur et Universitaire

La Ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire a, pour sa part, informé le Conseil de la nécessité d’amorcer la réforme de la Police Universitaire en considérant les enjeux sécuritaires actuels au sein des Etablissements de l’Enseignement Supérieur et Universitaire en République Démocratique du Congo.

En effet, la très forte croissance, au cours de ces dernières années, tant du nombre d’Etablissements publics et privés d’Enseignement Supérieur et Universitaire, que du nombre d’étudiants, du personnel enseignant et administratif, crée de nouveaux besoins d’ordre sécuritaire et rend impérative et urgente la mise en place d’un dispositif sécuritaire préventif et dissuasif pour une efficacité avérée au sein desdits Etablissements.

De plus, les travaux des experts et de la Direction de la Police Universitaire ont notamment mis en exergue : la contradiction des textes ; les faiblesses du système sécuritaire actuel au sein des Etablissements de l’ESU ; le nouveau dispositif sécuritaire ; les principes et préalables à la réforme envisagée, les avantages y afférents, les structures de la Police Universitaire ainsi que les formations dont doivent bénéficier les éléments de ladite Police Universitaire.

La Ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire a présenté les mécanismes de mise en oeuvre de cette réforme, et le Conseil en a pris acte.




Guylain Nyembo présente le projet de mise en œuvre des outils de suivi des actions gouvernementales

Le Vice-Premier Ministre, Ministre du Plan et de la Coordination de l’Aide au Développement a présenté aux membres du Conseil la note d’information relative au Projet de la mise en œuvre des outils de suivi des actions gouvernementales (SISAG).

Son objectif principal est de s’assurer que les résultats des politiques et des programmes/projets prioritaires de développement issus des engagements du Chef de l’Etat et déclinés dans le Programme d’Action du Gouvernement seront atteints de façon efficace, dans le temps et avec les moyens impartis.

Spécifiquement, ce projet vise, entre autres, à : Apporter un appui technique à la mise en œuvre des projets et programmes prioritaires des Ministères sectoriels ; Appuyer les Ministères sectoriels dans la mise en place de mécanismes permettant aux structures et services en charge de la mise en œuvre des projets ou objectifs prioritaires, d’examiner régulièrement l’efficacité de leurs actions en rapport avec les objets et résultats attendus dans la Feuille de route gouvernementale ;

Etablir les routines régulières de travail avec les coordonnateurs et les équipes techniques pour l’identification des risques, des problèmes ou goulots d’étranglement, et mettre en œuvre des actions pour la résolution rapide des problèmes ; Renforcer les capacités des structures et départements en charge de la mise en œuvre et/ou du suivi des programmes et projets prioritaires grâce notamment à l’appui du Secrétariat National pour le Renforcement des Capacités (SENAREC) ;

Assurer le suivi des assignations et l’élaboration des rapports mensuels, trimestriels et annuels d’évaluation ; Elaborer la stratégie et le plan intégrés de communication des livrables et résultats relatifs aux assignations, programmes et projets prioritaires.




1.000 poches de sang acheminées à Goma avec l’appui de l’OMS

Au nom du Ministre de la Santé Publique, Hygiène et Prévoyance Sociale en mission, la Ministre d’Etat, Ministre de l’Education Nationale et de la Nouvelle Citoyenneté a présenté la situation épidémiologique en République Démocratique du Congo.

Avant de présenter la situation globale, un accent particulier a été mis sur la situation sanitaire qui prévaut dans la province du Nord-Kivu, principalement à Goma.

A ce sujet, il a été signalé qu’au 17 février 2025, 313 nouvelles admissions des blessés ont été signalées à Goma avec un cumul de 4.375 blessés depuis le début de cette année et 96 nouveaux décès avec un cumul de 1.569 parmi les blessés.

En ce qui concerne le Mpox, 143 malades confirmés étaient isolés dans différents Centres de Traitement de 3 Zones de Santé en crise dans le Nord-Kivu, dont seuls 15 étaient retrouvés dans l’isolement. Il va sans dire que 128 malades se sont évadés des sites d’isolement.

Dans la poursuite des actions sur Goma, 1.000 poches de sang seront acheminées avec l’appui de l’OMS ce dimanche 23 février, pendant que se poursuit l’enterrement des corps calcinés à la prison de Munzenze ainsi que le ramassage des corps avec l’aide de la CICR.

Revenant sur la situation épidémiologique en République Démocratique du Congo, la Ministre ai de la Santé a fait savoir que, comparée à la 5ème semaine, la tendance à la 6ème semaine épidémiologique est marquée par une légère diminution de cas suspects passant de 2.271 à 2.242. Elle a indiqué que les opérations liées à la vaccination se poursuivent normalement. Le Conseil a pris acte de cette note d’infor

mation.




La BCC encourage la poursuite des efforts fournis dans l’amélioration de la mobilisation des ressources intérieures 

La Gouverneure de la Banque Centrale du Congo, intervenant en tant qu’invitée, a peint le tableau d’une stabilité économique intérieure observée sur les principaux marchés au cours de la semaine précédente, laquelle s’est maintenue cette semaine, grâce à une coordination des politiques conjoncturelles.

En effet, l’activité productive devrait, d’après les dernières estimations, progresser de 5,4 % en 2025 contre 6,0 % en 2024. Bien qu’en ralentissement, cette croissance reste supérieure à la moyenne de l’Afrique subsaharienne.

Au cours de la deuxième semaine de février, le rythme de formation des prix s’est légèrement accéléré, soit 0,18 % contre 0,16 % la semaine précédente, portant le niveau cumulé à 1,35 % contre 1,97% à la période correspondante de 2024. En glissement annuel, l’inflation est ressortie à 10,64 % contre 22,57 % à la même période de 2024.

Le cours de change du Franc Congolais, par rapport au dollar américain, s’est établi à 2.848,76 CDF sur le marché officiel et 2.878,13 CDF au parallèle. En cumul annuel, la monnaie nationale s’est dépréciée de 0,12 % à l’indicatif et 0,39 % au parallèle.

La Gouverneure de la Banque Centrale du Congo a recommandé le maintien de la coordination des actions au niveau des politiques budgétaire et monétaire à l’effet de contrebalancer les injections de la liquidité d’origine budgétaire par des ponctions d’origine monétaire ; Le contrôle permanent de l’évolution de la liquidité bancaire par la BCC, afin d’éponger la surliquidité des banques ; La poursuite des efforts fournis dans l’amélioration de la mobilisation des ressources intérieures, afin de financer les dépenses d’investissement ; La poursuite de l’exécution des réformes structurelles utiles à la diversification économique.




Détérioration de la situation des droits de l’homme dans les provinces du Nord et Sud-Kivu

Prenant la parole, la Vice-Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières a, au nom du Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières, présenté au Conseil, le rapport sur l’état et l’administration du territoire national.

L’état d’esprit de la population demeure calme, et a été marqué par l’approbation par une importante frange de la population des efforts déployés par le Chef de l’État sur le plan diplomatique ; Des exactions et exécutions sommaires des civils par les terroristes du RDF/M23 dans la ville de Goma (Nord-Kivu) et les localités environnantes.

Le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières a fait mention de la détérioration des droits de l’homme dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Il a noté que les sanctions ciblées des Etats-Unis d’Amérique contre le Général James Kabarebe, Ministre rwandais, et M. Lawrence Kanyuka, porte-parole de M23/AFC ont été prises à cause du rôle central qu’ils ont joué dans la guerre d’agression rwandaise de République Démocratique du Congo ayant coûté ce dernier temps la mort de plus de 3.000 personnes à Goma.

En ce qui concerne le banditisme et la criminalité, il a rassuré le Conseil de la poursuite de l’opération Ndobo à Kinshasa, et dans d’autres villes du pays.

S’agissant de la problématique des embouteillages dans la ville de Kinshasa, la réunion d’évaluation entre Ministères et services concernés a décidé dans un premier temps de la suspension de la mesure de circulation alternée à partir de ce lundi 24 février 2025.

La Commission Nationale de Prévention Routière (CNPR) et le Commissariat Provincial de la Police de Kinshasa ont été chargés de proposer des mesures adéquates après les travaux d’Inspection routière prévue ce dimanche 23 février 2025 afin de préserver la fluidité du trafic routier.

Au nom de son collègue de la Défense Nationale et Anciens Combattants en mission, le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Economie Nationale a informé les membres du Conseil de la situation opérationnelle et sécuritaire dans l’Est du pays. Le Conseil a pris acte de ce

rapport.




Front judiciaire : La Première ministre annonce l’arrivée prochaine à Kinshasa du Procureur de la CPI, Karim A. A. Khan 

Dans la suite de la communication du Président de la République, la Première Ministre est revenue sur quelques points suivants :

Primo, la Première Ministre a fait la restitution de sa participation au 38ème Sommet des Chefs d’État et de Gouvernement et à la 1261ème session du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine à Addis-Abeba du 14 au 16 février 2025 où elle a représenté le Président de la République.

Elle a annoncé qu’elle va encore représenter le Président de la République à la 58ème session du segment de haut niveau des Chefs d’Etat du Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies.

Dans le même ordre d’idées, elle a aussi félicité la Ministre des Droits Humains et toute l’équipe gouvernementale qui a travaillé et obtenu la résolution de cette institution onusienne condamnant le Rwanda et appelant à l’ouverture d’une mission d’établissements des faits pour les crimes commis par l’armée rwandaise dans notre territoire.

La Première Ministre a aussi abordé quelques aspects du front judicaire notamment avec le procès qui s’est ouvert à Arusha qui oppose la RDC et le Rwanda à la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples.

Elle a annoncé l’arrivée prochaine à Kinshasa du Procureur de la Cour Pénale Internationale (CPI), Karim A. A. Khan. Concernant le front militaire, elle a rappelé le travail quotidien du Gouvernement aux côtés du Président de la République qui met tout en œuvre pour que nos FARDC puissent mettre fin à l’agression rwandaise. Elle a appelé à un soutien indéfectible à l’armée et au Commandant Suprême ainsi qu’à la préservation de l’unité gouvernementale à travers une communication coordonnée.

Secundo, la Première Ministre a évoqué la nécessité de la mobilisation de nos populations sur les enjeux de l’heure. Dans le prolongement de la séance de travail qu’elle a tenue, le lundi 17 février 2025, avec certains Membres du Gouvernement, dont les Ministères qui ont un accès naturel et direct avec l’opinion publique, la Première Ministre a demandé à l’ensemble des Membres du Gouvernement d’intensifier, au niveau de leurs bases politiques et de leurs espaces géographiques, la communication sur les enjeux de la guerre qui nous est imposée depuis trois décennies par le Rwanda.

La Première Ministre a insisté pour que toutes ces actions de sensibilisation politique et de mobilisation populaire s’inscrivent dans la perspective du renforcement de l’unité nationale et du respect des valeurs républicaines, valeurs prônées par le Chef de l’Etat, sans intention d’invective et de stigmatisation sociale ou ethnique.

Tertio, la Première Ministre a rassuré que la problématique monétaire dans les zones occupées des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu a été scrupuleusement examinée au cours de la réunion du Comité de Conjoncture Economique du Gouvernement, tenue, sous sa direction, le mercredi 19 février 2025.

La réunion a analysé les modalités de paiement des salaires des fonctionnaires et des primes à nos militaires au front non seulement dans ces deux provinces mais également dans des contrées environnantes.

Invités à la réunion, les responsables des régies financières, des entreprises et organismes publics, des entreprises et banques privées, ayant leurs représentations dans les deux provinces, ont été instruits de transmettre au Gouvernement, dans les plus brefs délais, les informations sur la situation actuelle de leurs entités respectives.

Des informations complémentaires recueillies auprès d’autres responsables ont permis d’alimenter la réflexion stratégique sur la problématique.

Cet ensemble d’informations met l’accent sur les risques liés à la poursuite ou non des activités financières, sur la situation du personnel, sur le niveau des activités et des recettes.

A cet effet, la Première Ministre a demandé aux Ministres concernés, notamment aux Vice-Premiers Ministres, Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières, celui de la Défense et Anciens Combattants, au Ministre d’Etat, Ministre du Budget, au Ministre des Finances et au Ministre des Postes, Télécommunications et Numérique d’examiner la problématique de la gestion des réseaux de télécommunication et de réfléchir sur les modalités de paiement de salaires des fonctionnaires et des primes des militaires aux fronts aux Nord et Sud-Kivu.

Les responsables des structures concernées sont tenus d’informer régulièrement le Gouvernement de l’évolution de la situation dans les deux provinces.




Fatshi trouve indispensable que tous les agents de l’Etat assurent leur présence et que les services publics restent accessibles et opérationnels 

La continuité des services publics demeure, même dans l’adversité, un pilier fondamental de la confiance de Congolais aux Institutions et à la crédibilité de notre pays sur la scène internationale.

Face à cette réalité, le Président de la République soutient qu’il est indispensable que tous les agents de l’Etat assurent leur présence et que les services publics restent accessibles et opérationnels, en particulier dans les secteurs prioritaires tels que la santé, l’agriculture, l’éducation et l’énergie.

Il a souligné que nous devons, par nos actions quotidiennes, garantir que l’Etat continue de fonctionner de manière ininterrompue pour répondre aux besoins pressants de notre peuple.

Le Président de la République a exhorté les membres du Gouvernement à redoubler d’efforts pour adapter ses méthodes de travail aux réalités actuelles, tout en veillant au respect de nos engagements internationaux. Car, ceux-ci sont le fondement de notre crédibilité sur la scène mondiale. Le dialogue avec les partenaires internationaux doit être maintenu pour assurer le soutien et la coopération.

Dès lors, le Président de la République a engagé le Gouvernement à mener constamment une campagne de sensibilisation des agents publics sur l’importance de maintenir les services publics même en cette période de crise.

« La discipline et l’engagement ne devraient connaitre aucune faille », a – t – il insisté.