La République de Cabo Verde réaffirme son soutien à la marocanité du Sahara

Rabat – Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et de l’Intégration régionale de la République de Cabo Verde, José Filomeno de Carvalho Dias Monteiro, a réitéré, mardi à Rabat, la position constante de son pays en soutien à l’intégrité territoriale et à la souveraineté du Maroc sur l’ensemble de son territoire, y compris la région du Sahara.

 

S’exprimant lors d’un point de presse à l’issue de sa rencontre avec le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, M. Dias Monteiro a également réaffirmé le plein soutien de son pays au plan d’autonomie présenté par le Royaume en 2007, en le considérant comme la seule solution crédible et réaliste pour résoudre ce différend régional.

M. Dias Monteiro a aussi salué les efforts des Nations Unies en tant que cadre exclusif pour parvenir à une solution réaliste, pratique et durable au différend régional autour du Sahara marocain.

La position de Cabo Verde, telle que réaffirmée par M. Dias Monteiro, s’inscrit dans le cadre de la dynamique internationale impulsée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, en faveur du plan d’autonomie et de la souveraineté du Royaume sur son Sahara.

De son côté, M. Bourita a remercié M. Dias Monteiro pour le soutien constant et ferme de son pays frère à la marocanité du Sahara et s’est félicité de l’ouverture d’un Consulat général de la République de Cabo Verde à Dakhla, en août 2022.




Occupation du M23 par le M23 : Le secteur universitaire paralysé 

La situation à Bukavu, marquée par l’occupation du M23, continue de susciter de vives inquiétudes, notamment dans le secteur de l’éducation. Contrairement aux écoles primaires et secondaires qui tentent de reprendre pied, les universités et instituts supérieurs de la ville restent, quant à eux, désespérément fermés. Un vide inquiétant, alors que les responsables académiques se retrouvent dans l’attente de discussions avec les nouvelles autorités de la ville, espérant des éclaircissements cruciaux pour envisager une reprise des activités académiques.

 

Le professeur Amisi Safari, secrétaire général académique à l’Institut Supérieur Pédagogique (ISP) de Bukavu, souligne l’importance d’une sécurité renforcée et d’un cadre stable pour autoriser le retour des cours. « Nous avons besoin de garanties de sécurité. Tant que ces conditions ne seront pas remplies, il sera difficile d’envisager une reprise normale », déclare-t-il, faisant écho à l’angoisse généralisée parmi les acteurs de l’éducation.

 

Cette inquiétude est partagée par Salomon Kizito, porte-parole des étudiants du Sud-Kivu, qui s’alarme des conséquences désastreuses de cette immobilité sur l’avenir académique et professionnel des jeunes. L’impossibilité de reprendre les études crée un contexte d’incertitude, accentuant une situation déjà préoccupante pour les étudiants qui aspirent à un avenir meilleur.

 

L’occupation militaire met en lumière la complexité de la vie quotidienne à Bukavu, où les parents sont de plus en plus réticents à envoyer leurs enfants à l’école. La peur, omniprésente, freine l’élan d’une jeunesse assoiffée de connaissances, et, dans ce climat de tension, le droit fondamental à l’éducation devient un véritable défi.

 

Aujourd’hui, l’incertitude demeure le maître mot. La réouverture des établissements d’enseignement supérieur dépendra de l’évolution de la situation sécuritaire. Les acteurs éducatifs, parents et étudiants font face à une réalité où l’apprentissage s’apparente à un jeu de roulette, engagé dans un pari risqué qui pourrait bien déterminer leur avenir.

 

Dans ce contexte, la voix de l’éducation doit se faire entendre, et l’espoir d’un retour à la normale dépendra d’un dialogue constructif entre les responsables académiques et les nouvelles autorités. Sans paix et stabilité, l’avenir éducatif des jeunes de Bukavu restera en pointillés, dans l’attente d’une éclaircie qui semble encore lointaine.




Uvira : Vers un retour à la normalité après des jours de tensions

Dans un tournant prometteur pour la ville d’Uvira et ses environs, la situation sécuritaire continue de s’améliorer. Après plusieurs jours de tensions aiguës dues à la présence accrue des militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et des Wazalendo en fuite, consécutives à la chute de Bukavu aux mains des troupes de l’AFC/M23, un climat de rétablissement s’installe peu à peu.

Des témoins locaux rapportent que suite au retrait de certains éléments des FARDC vers Kalémie, ainsi qu’en direction de la Tanzanie et du territoire de Fizi, des mesures proactives ont été mises en œuvre pour stabiliser la ville. Ce réajustement militaire semble avoir porté ses fruits, permettant un retour progressif à la vie normale.

Au cours du dernier week-end, le maire adjoint d’Uvira, Kapenda Kifara Kiki, accompagné du colonel Romain Mondonga, commandant ad intérim du secteur opérationnel Sukola 2 Sud Sud-Kivu, a tenu une réunion publique pour rassurer les habitants. Ce meeting a été l’occasion de rassurer la population sur la solidité des forces loyalistes et des Wazalendo, qui maintiennent leurs positions dans la région. De plus, de nouvelles troupes ont été déployées dans la plaine de Ruzizi, visant à renforcer la sécurité des citoyens et de leurs biens.

Mafikiri Mashimango, coordonnateur de la Nouvelle Société Civile dans l’axe sud de la province, a affirmé que la situation est désormais sous contrôle. Bien que la peur persiste parmi la population, plusieurs activités économiques ont pu reprendre, témoignant d’un élan de résilience collective. Il encourage la population à garder son calme et adresse son soutien aux forces militaires engagées sur le terrain.

En ce début de semaine, le maire ad intérim a effectué une tournée dans la ville pour évaluer l’état des services publics et mesurer les effets des turbulences récentes. Son inspection vise également à recenser les personnes absentes, notamment celles qui avaient fui avant l’arrivée des troupes de l’AFC/M23, et à envisager des solutions pour améliorer la situation.

Ainsi, avec des efforts déployés pour restaurer la confiance et la sécurité, Uvira se dessine peu à peu comme un exemple de résilience face à l’adversité, invitant à l’espoir d’une paix durable dans la région.




Le Chapitre général des Salésiens commence  

Les Salésiens de Don Bosco ont entamé un parcours fondamental de réflexion et de renouvellement en se réunissant pour leur 29e Chapitre général (CG29), qui a commencé le 16 février et se poursuivra jusqu’au 12 avril. Sous le thème « Passionnés de Jésus-Christ, dédiés aux jeunes », cette rencontre constitue un moment décisif pour la congrégation, en fixant le cap pour le prochain sexennat (2025-2031). Tenue dans la maison mère historique de Valdocco, à Turin, la CG29 rassemble 269 participants, dont 227 membres officiels du Chapitre, ainsi que d’autres contributeurs et observateurs. Le Chapitre est l’occasion d’un profond discernement sur l’avenir de la mission salésienne, avec un fort accent sur le retour à l’essence de son identité consacrée, centrée sur le Christ et dédiée au service des jeunes.

Trois domaines clés :

Pendant sept semaines, le Chapitre se penchera sur trois thèmes clés qui façonnent l’avenir de la congrégation salésienne :

1. le Renouveau personnel et spirituel : assurer l’authenticité de la vocation de chaque salésien et nourrir son engagement personnel et communautaire dans sa mission.

2. Renforcement de la collaboration : approfondir les relations entre les salésiens, les collaborateurs laïcs et la famille salésienne en général dans leur travail commun pour et avec les jeunes.

3. Réévaluer les structures de leadership : évaluer et redéfinir courageusement la gouvernance de la congrégation à tous les niveaux pour améliorer l’efficacité dans les contextes sociaux et pastoraux d’aujourd’hui qui évoluent.

Élection du nouveau Recteur majeur

Une phase cruciale de la CG29 aura lieu du 23 au 29 mars, lorsque les Salésiens éliront leur nouveau Recteur Majeur, Vicaire, Conseillers de Secteur et Conseillers Régionaux. Cette équipe de direction guidera la congrégation pour les six prochaines années, en définissant son orientation et ses priorités.

Après les élections, le chapitre passera ses dernières semaines à affiner ses stratégies sur la base de la vision des dirigeants élus et des discussions tenues pendant la réunion.

Pèlerinage et renouveau spirituel à Rome

Au fur et à mesure que la CG29 s’achève, les participants entreprendront un pèlerinage jubilaire au Vatican le 11 avril, avant de clôturer officiellement le Chapitre le jour suivant. La réunion finale aura lieu dans la Basilique du Sacré-Cœur à Rome, un lieu profondément symbolique puisqu’il s’agit du site d’une des dernières œuvres majeures de Don Bosco.

Ce moment final ne servira pas seulement de renouveau spirituel pour les Salésiens, mais marquera aussi le début d’un nouveau chapitre de leur mission globale. Représentation mondiale et diversité Reflétant la nature véritablement internationale de la congrégation salésienne, des représentants de toutes les régions du monde participent à la CG29, chacun apportant des perspectives et des expériences uniques. ´

La répartition des délégués par région est la suivante :

Afrique-Madagascar : 32 délégués Asie de l’Est-Océanie : 27 délégués Asie du Sud : 33 délégués Europe centrale du Nord : 36 délégués Asie du Sud : 33 délégués Inter-Amérique : 27 délégués Région méditerranéenne : 29 délégués En outre, deux représentants de l’Université Pontificale Salésienne (UPS) et trois de la Maison générale de Rome font partie du Chapitre. Les congrégations religieuses catholiques masculines les plus nombreuses dans l’Église catholique, selon des données récentes, sont:

La Compagnie de Jésus (Jésuites) :

Avec environ 11 389 prêtres et un total de 15 842 membres, y compris les frères et les novices.

Salésiens de Don Bosco (Salésiens) : avec environ 10 077 prêtres et un total de 14 795 membres. Ordre des frères mineurs (franciscains) : ils comptent environ 9 073 prêtres et un total de 13 317 membres.

Ordre des Frères Mineurs Capucins (Capucins) : Il compte environ 6 932 prêtres et un total de 10 495 membres.

Ordre des Prêcheurs (Dominicains) :

Il compte environ 4 299 prêtres et un total de 5 747 membres. Ces chiffres reflètent le nombre de membres de chaque congrégation, y compris les prêtres, les frères et les novices, et sont indicatifs de leur présence et de leur influence dans l’Église catholique à travers le monde.




Le point sur la santé du Saint-Père 

Février 19h :

L’état clinique du Saint-Père, qui est dans un état critique, s’est légèrement amélioré. Aucun épisode de crise respiratoire asthmatique n’est survenu aujourd’hui ; certains résultats d’analyses biologiques se sont améliorés. La surveillance de l’insuffisance rénale légère n’est pas préoccupante. L’oxygénothérapie se poursuit, mais avec un débit et un pourcentage d’oxygène légèrement réduits. Les médecins, compte tenu de la complexité du tableau clinique, s’abstiennent, avec prudence, de communiquer un pronostic. Ce matin, le pape a reçu l’Eucharistie et il a repris son travail cet après-midi. Dans la soirée, il a appelé le curé de la paroisse de Gaza pour lui exprimer sa proximité paternelle. Le pape François a remercié tout le peuple de Dieu qui s’est rassemblé pour prier pour sa santé ces derniers jours.

14h :

Dans la matinée, des sources vaticanes ont confirmé à la presse accréditée que le secrétaire d’État présiderait le rosaire pour le pape, lundi 24 février à 21 heures, sur la Place Saint-Pierre. Ce soir, les cardinaux résidant à Rome, ainsi que tous les collaborateurs de la Curie romaine et du diocèse de Rome, se réuniront sur la place Saint-Pierre à 21 heures pour la prière du saint Rosaire pour la santé du Saint-Père. La prière d’aujourd’hui sera présidée par Son Éminence le cardinal, Pietro Parolin, secrétaire d’État. Voici le livret de prière.

9h :

La nuit s’est bien passée, le pape a dormi et se repose.

23 février

L’état du Saint-Père reste critique, mais il n’a pas eu d’autres crises respiratoires depuis hier soir. Il a subi avec succès les deux unités d’hématologie concentrée et son taux d’hémoglobine a augmenté. Sa thrombocytopénie est restée stable ; cependant, certains tests sanguins révèlent une insuffisance rénale initiale légère, qui est actuellement sous contrôle. L’oxygénothérapie à haut débit par canules nasales se poursuit. Le Saint-Père reste vigilant et bien orienté. La complexité du tableau clinique et l’attente nécessaire pour que les thérapies pharmacologiques donnent des résultats font que le pronostic reste réservé. Dans la matinée, dans l’appartement aménagé au 10e étage, il a assisté à la sainte messe, en compagnie de ceux qui s’occupent de lui pendant son hospitalisation.

22 février 19h :

L’état du Saint-Père reste critique et, comme nous l’avons expliqué hier, le pape n’est pas encore hors de danger. Ce matin, le pape François a présenté une crise respiratoire asthmatique prolongée, qui a également nécessité l’application d’oxygène à haut débit. Les analyses de sang effectuées aujourd’hui ont également révélé une platelopénie, associée à une anémie, qui a nécessité l’administration de transfusions sanguines. Le Saint-Père reste alerte et a passé la journée dans un fauteuil, bien qu’il souffre davantage qu’hier. Le pronostic est actuellement réservé. Le pape François s’est bien reposé.

21 février

17h16 :

En ce qui concerne les informations diffusées par Rai News 24 cet après-midi à 16h11, le Bureau de presse du Saint-Siège dément qu’il y ait eu une rencontre hier entre le Saint-Père et les cardinaux Gianfranco Ghirlanda et Pietro Parolin. La nuit s’est bien passée. Ce matin, le pape François s’est levé et a pris son petit-déjeuner.

20 février 19h :

L’état clinique du Saint-Père s’améliore légèrement. Il est apyrétique et ses paramètres hémodynamiques restent stables. Ce matin, il a reçu l’Eucharistie puis s’est mis au travail.

10h :

La nuit du Saint-Père a été très paisible. Le pape François s’est levé et a pris son petit-déjeuner dans son fauteuil.

19 février 20h :

L’état clinique du Saint-Père est stationnaire. Les analyses sanguines évaluées par le personnel médical montrent une légère amélioration, notamment au niveau des indicateurs inflammatoires. Après le petit-déjeuner, le pape a lu quelques journaux et poursuivi son travail avec ses plus proches collaborateurs. Avant le déjeuner, il a reçu l’Eucharistie. Dans l’après-midi, il a reçu la visite de la Première ministre Giorgia Meloni, avec qui il a passé 20 minutes en privé. Comme l’a rapporté le bureau de communication du Palais Chigi, la Première ministre Meloni a souhaité au pape François un prompt rétablissement, au nom du gouvernement et de la nation tout entière : « Je suis très heureuse de l’avoir trouvé alerte et réceptif. Nous avons plaisanté comme d’habitude. Il n’a pas perdu son sens de l’humour habituel. Le pape a passé une nuit tranquille, il s’est réveillé et a pris son petit déjeuner.

18 février 19h30 :

Les examens de laboratoire, la radiographie pulmonaire et l’état clinique du pape continuent de présenter un tableau complexe. L’infection polymicrobienne, qui s’est déclarée sur fond de bronchectasie et de bronchite asthmatique, et qui a nécessité l’utilisation d’une antibiothérapie avec cortisone, rend la prise en charge thérapeutique plus complexe. Cet après-midi, le scanner thoracique que le Saint-Père a subi, prescrit par l’équipe sanitaire du Vatican et l’équipe médicale de la Fondation Polyclinique Gemelli, a révélé l’apparition d’une pneumonie bilatérale qui a nécessité un traitement pharmacologique supplémentaire. Cependant, le pape François est de bonne humeur. Mardi matin, le pape a reçu l’eucharistie et, au cours de la journée, il a alterné le repos avec la prière et la lecture de textes. Il est reconnaissant de la proximité chaleureuse qu’il ressent en ce moment et demande, avec un cœur reconnaissant, que nous continuions à prier pour lui. En raison de l’état de santé du Saint-Père, l’audience jubilaire du samedi 22 février est annulée. Pour la célébration de la sainte messe à l’occasion du Jubilé des diacres, prévue le dimanche 23 février à 9h dans la basilique Saint-Pierre, le pape François a délégué S.E. Mgr Rino Fisichella, pro-préfet du Dicastère pour l’évangélisation, section pour les questions fondamentales de l’évangélisation dans le monde. Vous trouverez ci-dessous des photos de quelques-uns des dessins et des lettres que les enfants hospitalisés dans l’unité d’oncologie pédiatrique de l’hôpital Policlinico Gemelli ont envoyés au pape aujourd’hui.

17 février

Les résultats des analyses effectuées aujourd’hui et ces derniers jours ont mis en évidence une infection polymicrobienne des voies respiratoires du pape, ce qui a conduit à un nouveau changement de traitement. Tous les tests cliniques effectués à ce jour indiquent un tableau clinique complexe qui nécessitera une hospitalisation appropriée. Bien qu’il ait été initialement annoncé que le pape ne serait hospitalisé que de vendredi dernier à aujourd’hui, il ne nous a pas été confirmé que le Saint-Père sortirait de l’hôpital. Les informations officielles indiquent que le pape François restera hospitalisé plus longtemps. C’est pour cette raison que l’audience générale de mercredi 19 février est annulée (14h). Le Saint Père est toujours apyrétique et poursuit le traitement prescrit. Son état clinique est stable. Ce matin, il a reçu l’Eucharistie et s’est ensuite consacré à quelques activités et à la lecture. Le pape François est touché par les nombreux messages d’affection et de sollicitude qu’il continue à recevoir ces jours-ci ; il souhaite en particulier adresser ses remerciements à ceux qui sont actuellement hospitalisés, pour l’affection et la sympathie qu’ils expriment à travers des dessins et des messages de vœux ; il prie pour eux et demande qu’ils prient pour lui (19h).

16 février

Le pape François s’est bien reposé dans la nuit de samedi à dimanche. Son état clinique est stable et le processus de diagnostic thérapeutique prescrit par le personnel médical se poursuit. Dimanche matin, 16 février, il a reçu l’Eucharistie et suivi la sainte messe à la télévision. L’après-midi, il a alterné lecture et repos.

15 février

Le pape François s’est reposé toute la nuit. Il n’a pas présenté d’épisode fébrile. Les analyses effectuées dans la journée ont confirmé l’infection des voies respiratoires. Le traitement a été légèrement modifié sur la base des nouveaux résultats microbiologiques. Les examens de contrôle effectués aujourd’hui ont montré une amélioration de certaines données. Au cours de la matinée, il a reçu la sainte Eucharistie, puis a alterné repos, prière et lecture. Pour faciliter son rétablissement, le personnel médical lui a prescrit un repos absolu, de sorte que le Saint-Père ne présidera pas la prière de l’Angélus ce dimanche. Le pape François a été informé des nombreux messages de sympathie et d’affection qu’il a reçus et exprime sa gratitude, tout en demandant que l’on continue à prier pour lui.

13 février

À l’issue des audiences de ce matin (au Premier ministre slovaque, au président de CNN, au cardinal Tagle et aux membres de la Fondation Gaudium et spes), le pape François a été admis à la polyclinique Agostino Gemelli pour y subir des examens complémentaires et poursuivre en milieu hospitalier son traitement contre la bronchite, dont il souffre toujours. Depuis deux semaines et demie, le pape a fait appel à un lecteur pour ses discours, à l’exception du discours du festival de San Remo, qu’il avait lu lui-même dans son intégralité. Suite à l’hospitalisation du pape François, l’audience jubilaire du samedi 15 février est annulée. La sainte messe à l’occasion du Jubilé des artistes et du monde de la culture du dimanche 16 février sera présidée par le cardinal José Tolentino de Mendonça, préfet du Dicastère pour la culture et l’éducation, et non par le pape. La rencontre du Saint-Père avec les artistes, prévue le lundi 17 à Cinecittà, a également été annulée. Suite à l’aggravation ces derniers jours d’une bronchite, le pape François a subi des examens approfondis et a commencé un traitement médical en milieu hospitalier. Les premiers résultats montrent une infection des voies respiratoires. Son état clinique n’est pas préoccupant, il présente une légère fièvre. Cet article sera actualisé en fonction des autres nouvelles qui suivront (d’après les informations officielles du Bureau de presse du Saint-Siège)




Une insuffisance rénale légère s’ajoute aux cinq affections du Saint-Père 

Aux cinq affections et problèmes précédents (bronchite, pneumonie des deux poumons, infection polybactérienne, anémie et asthme) s’ajoute un autre problème : l’insuffisance rénale légère. Dimanche 23 février, en fin d’après-midi, le Saint-Siège a publié un nouveau rapport médical sur l’état de santé du pape. Dès le matin, et de manière plus insistante à midi, plusieurs agences italiennes avaient fait état, en citant des « sources vaticanes », de complications de l’état de santé du souverain pontife.

« L’état du Saint-Père reste critique, mais il n’a pas eu d’autres crises respiratoires depuis la nuit dernière », indiqué le rapport officiel du Vatican. Il indique que le pape François « a subi avec succès les deux transfusions sanguines et son taux d’hémoglobine a augmenté ». Il précise également que la thrombocytopénie du souverain pontife est restée stable, « cependant, certains tests sanguins ont révélé une légère insuffisance rénale initiale, qui est actuellement sous contrôle ». Il continue à recevoir une oxygénothérapie à haut débit par le biais de canules nasales.

Le communiqué souligne que « le Saint-Père reste alerte et bien informé », tout en reconnaissant que « la complexité du schéma clinique et l’attente nécessaire pour que les thérapies pharmacologiques donnent des résultats, font que le pronostic reste réservé ». Enfin, il est indiqué que « dans la matinée, dans l’appartement du 10e étage, il a assisté à la sainte messe, avec les personnes qui s’occupent de lui pendant ces jours d’hospitalisation ».




RDC: l’AFC/M23 a demandé à toutes les armées étrangères présentes dans la zone de Goma de partir

Environ 200 soldats envoyés par la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) ont quitté la ville de Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo, ce lundi 24 février. Le reste des contingents sud-africain, malawite et tanzanien sont toujours dans leur base à Goma, une ville désormais contrôlée par le groupe AFC/M23, soutenu par le Rwanda. Ces troupes de la SADC avaient été déployées, depuis décembre 2023 dans l’est de la RDC, en soutien à l’armée congolaise et pour empêcher la progression du M23.

Des blessés, des malades et quelques personnels féminins ont quitté, ce lundi matin 24 février, leurs bases ainsi que l’hôpital de Goma, direction le poste frontière de la Grande Barrière, puis l’aéroport de Kigali, la capitale du Rwanda, pour regagner leur pays respectif.

En tout, « 194 soldats » de la SAMIDRC, la mission envoyée par la Communauté de développement d’Afrique australe, indique-t-on du côté de l’AFC/M23. « Un peu moins de 200 », confirme une source militaire congolaise.

L’AFC/M23 a demandé à toutes les armées étrangères, présentes dans la zone, de partir. Pour l’instant, le reste des contingents sud-africain, malawite et tanzanien, dont le nombre exact n’est pas connu, sont toujours bloqués dans leurs bases à l’aéroport et à Mubambiro, à la sortie de Goma, avec leurs armes. « Nous sommes en train de négocier leur départ », indique-t-on du côté de l’AFC/M23.

L’Afrique du Sud aurait, quant à elle, selon plusieurs sources envoyées début février, des hommes et du matériel militaire à Lubumbashi, l’une des principales villes de l’est de la RDC, à plus de 1 500 km au sud de la zone sous contrôle du M23, ce que l’armée sud-africaine ne confirme pas. En janvier, le pays avait perdu quatorze hommes dans la bataille de Goma.

Des bases de la Monusco surpeuplées

De nombreux soldats congolais sont aussi bloqués dans des bases de Goma, celles de l’ONU après y avoir trouvé refuge, fin janvier. Ils sont plus de 1400 selon l’ONU, en majorité des soldats congolais, quelques miliciens pro-gouvernementaux, les Wazalendo, quelques civils dont des femmes et des enfants. « La situation actuelle est insoutenable en raison du




Conflit dans l’Est de la RDC: des facilitateurs nommés par les chefs d’État de la SADC et de l’EAC (Rfi)

Les chefs de l’État de la SADC et de l’EAC ont nommé trois nouveaux facilitateurs dans la crise de l’est de la RDC et ceux plus de deux semaines après leur dernier sommet conjoint du 8 février, en Tanzanie. Ils y avaient notamment appelé à un « cessez-le feu immédiat et inconditionnel » et à la « cessation des hostilités » entre les rebelles du AFC/M23 soutenus par l’armée rwandaise et les forces congolaises. Ce qui n’a jamais été respecté. Une nomination qui survient alors que les chefs d’état-major des deux blocs régionaux étaient réunis pour établir une feuille de route de sortie de crise.

L’ancien Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn, l’ancien président Olusegun Obasanjo et l’ancien président kényan Uhuru Kenyatta seront les facilitateurs de la SADC et l’EAC dans la crise dans l’est de la RDC.

Dans un communiqué non daté, mais diffusé le 24 février 2025, nous apprenons que l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo, ainsi que l’ancien Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn seront les nouveaux points focaux des processus fusionnés de Luanda et de Nairobi, aux côtés d’Uhuru Kenyatta qui occupait déjà le poste de facilitateur du processus de Nairobi.

Exit donc João Lourenço, facilitateur du processus de Luanda, qui avait annoncé se mettre en retrait de son poste pour prendre la tête de l’Union africaine. La tâche des trois hommes d’État sera donc de coordonner les efforts diplomatiques et sécuritaires en vue d’un cessez-le-feu durable à l’est de la RDC.

Car en parallèle de ces nominations, les chefs d’état-major des deux blocs étaient réunis en conclave, afin d’étudier les moyens à leur disposition pour mettre en œuvre les conclusions du sommet du 8 février. Si aucune information n’a officiellement filtré, un rapport consulté par Jeune Afrique informe que la fusion des deux processus de paix a été soumise par un panel d’experts de l’EAC et de la SADC, permettant ainsi de faciliter le dialogue entre les parties au conflit pour aboutir à une cessation des hostilités.

Selon le communiqué des chefs de l’État, une nouvelle réunion devra se tenir le 28 février, pour discuter des détails du cessez-le-feu.




RDC: Kabila, un retour progressif et calculé (Rfi)

Joseph Kabila devait consacrer son temps à sa thèse sur les relations entre la Chine et la République démocratique du Congo (RDC), un projet académique amorcé en Afrique du Sud où il a validé, en janvier, la première phase de son travail de recherche. « Il a présenté la bibliographie, la méthodologie, les grandes lignes et le jury lui a donné son feu vert pour entamer l’écriture », confie un de ses proches. Mais aujourd’hui, l’ancien président semble prêt à mettre ce projet entre parenthèses. L’enjeu, selon son entourage, est bien plus urgent : « son pays », ajoute la même source.

Après des années de relative discrétion, Joseph Kabila refait surface. Dans une tribune publiée dans un média sud-africain, il critique la gestion de Félix Tshisekedi et met en garde contre l’illusion d’une solution militaire face à la crise dans l’est du pays. Un retour médiatique qui, selon ses proches, n’est que le début d’une stratégie plus large. L’ancien chef d’État (2001-2019) entend reprendre sa place dans le jeu politique et relancer les activités de son parti, le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD).

Le retour d’un réseau politique

Depuis plusieurs mois, Joseph Kabila réactive ses réseaux. En janvier, il a réuni, à Nairobi, au Kenya, plusieurs figures-clés de son régime : Aubin Minaku, ex-président de l’Assemblée nationale, Néhémie Mwilanya, son ancien directeur de cabinet, Emmanuel Ramazani Shadary, ex-candidat à la présidentielle de 2018, Richard Muyej, ex-gouverneur du Lualaba et Bernabé Kikaya Bin Karubi, son fidèle conseiller diplomatique.

Au terme de cette rencontre, Aubin Minaku a été désigné vice-président du PPRD, avec la mission d’assurer l’intérim du parti en l’absence de Kabila. La gestion sera collégiale avec Ramazani Shadary, signe que l’ancien président veut structurer son retour avec un dispositif en place avant de poser officiellement le pied en RDC.

Un regard critique sur Tshisekedi

À travers sa tribune, Joseph Kabila ne mâche pas ses mots contre la gouvernance actuelle. Il accuse Félix Tshisekedi de « tribaliser le pouvoir », de plonger le pays dans une crise économique et institutionnelle et surtout de vouloir modifier la Constitution pour s’assurer un contrôle absolu.

« Ce que fait Tshisekedi, c’est piétiner le pacte républicain de Sun City, signé par tous les Congolais », rappelle Kikaya Bin Karubi, en référence aux accords de 2002 qui avaient permis de stabiliser la RDC après des années de guerre civile.

« Nous avons signé ce pacte pour dire plus jamais de dictature au Congo. Mais aujourd’hui, le président ne consulte plus personne, il prend ses décisions seul, sans respect de l’équilibre des pouvoirs », accuse-t-il.

Une armée sud-africaine impuissante ?

Le cercle de Joseph Kabila met également en garde contre l’option militaire, notamment avec le déploiement des troupes de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC). Il doute de la capacité de l’armée sud-africaine à tenir face aux rebelles du M23/AFC, soutenus par Kigali.

« Les Sud-Africains ont été humiliés à Goma. Ils ont levé le drapeau blanc, après une attaque des rebelles. Ce sont des soldats bien entraînés, mais ils ne connaissent pas le terrain », explique un général proche de Kabila, actuellement en exil.

« Faire la guerre dans le Nord-Kivu, c’est un cauchemar stratégique. C’est une région montagneuse, volcanique où l’ennemi se déplace à pied. Les blindés et les troupes étrangères ne tiendront pas. Le M23 et leurs alliés rwandais savent exactement où frapper », ajoute-t-il.

Il rappelle qu’en 2012 et 2013, sous son régime, les FARDC avaient réussi à mettre en déroute le M23, grâce à une stratégie coordonnée.

« Nous avions battu le M23. C’était fini. Aujourd’hui, ils sont de retour et ce pouvoir est incapable de défendre le pays », critique Kikaya Bin Karubi.

Un message à la SADC et à la communauté internationale

L’ancien président envoie également un message aux Sud-Africains et à la SADC, accusant l’organisation de se laisser instrumentaliser par Tshisekedi pour justifier une intervention militaire qu’il juge vouée à l’échec.

Officiellement, aucune ligne de communication n’existe entre Kabila et Ramaphosa, renseigne une source sud-africaine. Les proches de l’ex-président congolais ne cachent pas leur déception face à l’attitude du président sud-africain qu’ils accusent de « suivre aveuglément » Tshisekedi sans prendre en compte la réalité du terrain.

« L’implosion est imminente. Si le problème congolais n’est pas traité en profondeur, la crise persistera bien au-delà du conflit avec le Rwanda », avertit Kabila

Un retour sur les réseaux sociaux

En plus de son offensive politique, Joseph Kabila prépare aussi son retour sur les plateformes numériques. Il prévoit d’ouvrir un compte officiel sur Twitter, une première pour lui, afin de communiquer directement avec l’opinion publique.

« Oui, c’est authentique. Il travaille dessus », confirme un de ses proches. L’ancien président veut peser dans le débat politique, mobiliser ses soutiens et répondre aux critiques, en temps réel.




Affrontements entre la police et les étudiants de I’ISTA à Kinshasa : La nouvelle société civile congolaise sollicite l’ouverture d’une enquête

La nouvelle société civile congolaise condamne les échauffourées enregistrées le lundi 24 fevrier entre les étudiants de l’Institut supérieur des techniques appliquées et la police nationale congolaise causant 3 blessés du côté étudiants et d’autres dégâts matériels selon le bourgmestre de la commune de Barumbu.

Cette organisation citoyenne estime qu’il est important que les autorités judiciaires se saisissent de ce dossier pour que l’opinion soit éclairée sur ce qui s’est réellement passé.

‹‹ Nous essayons d’appeler les uns et les autres au calme, le moment n’est pas bien indiqué pour que nous puissions perturbé la quiétude des congolais parce que toute notre attention est focalisée vers l’agression qui nous est imposée par le Rwanda, l’Ouganda et le Kenya. Et cherchons comment nous pouvons trouver solution à cela . Nous n’avons plus intérêt de multiplier les foyers de tension au pays à travers les étudiants et la police›› a dit Jonas Tshiombela, coordonnateur de la nouvelle société civile congolaise.

Cette structure citoyenne plaide pour que les enquêtes soient diligentées pour que les responsabilités soient établies.

‹‹ J’appelle les autorités judiciaires qu’on puisse associer les acteurs de la société civile de manière à ce qu’une enquête soit ouverte pour que nous sachions qu’est ce qui s’est passé réellement ce jour-là . Pourquoi encore des tiraillements de plus alors que le pays saigne avec ce qui passe dans l’est de la république. J’appelle les étudiants au calme et la police à plus de professionnalisme et à la retenue. Nous n’avons plus besoin de nous tirer les uns et les autres pendant que nous sommes agressés, l’heure est à l’unité››.

Pour rappel, selon le bourgmestre de la commune de Barumbu, une rumeur concernant un contrôle de l’effectivité du paiement des frais académiques serait à la base de ces désordres. Alors que les étudiants manifestaient leur mécontentement en procédant à la destruction méchante, les forces de l’ordre ont été déployées pour calmer la situation qui était déjà tendue.

 

Osk