Plan de réponse aux besoins humanitaires 2025: La Rdc et ses partenaires veulent mobiliser 2,54 milliards de dollars

Le gouvernement congolais, via son ministère des Affaires sociales, actions humanitaires et la communauté humanitaire en RDC ont lancé, jeudi 27 février 2025 à Kinshasa, le plan de réponse aux besoins humanitaires 2025. Il vise à mobiliser 2,54 milliards de dollars.

Cette enveloppe est cruciale pour fournir une aide vitale à 11 millions de personnes dont 7,8 millions de déplacés internes, l’un des niveaux les plus élevés au monde parmi les 21,2 millions de congolais affectés par des crises multiples : conflits armés, catastrophes naturelles et épidémies.

Cap sur l’Est de la RDC, à Goma et à Bukavu précisément où des centaines de milliers de Congolais ont été directement affectés pas ce nouveau conflit en cours. Les populations sont confrontées à l’insécurité alimentaire, les épidémies comme le choléra et le Mpox, les violations de leurs droits sont à risque des violences à caractère sexuel liées au conflit. Les services essentiels ne sont pas pleinement fonctionnels, les hôpitaux sont saturés et les enfants sont déscolarisés. Ces Congolais de l’Est manquent de tout.

 

Conjugaison des efforts

Pour Mme Nathalie Aziza Munana, ministre des Affaires sociales, Actions humanitaires et Solidarité nationale, réduire les souffrances des populations à travers la fourniture d’une assistance d’urgence et vitale à 11 millions de personnes dans le besoin est l’objectif majeur que devra atteindre ce plan de réponse, et ce avec la conjugaison des efforts et des bonnes volontés de tous. Cela implique Gouvernement et Institutions publiques, acteurs humanitaires, et la communauté internationale, représentée par les ambassadeurs accrédités en République Démocratique du Congo.

Nathalie Aziza Munana appelle la communauté internationale à mettre toute la lumière sur la crise à l’Est de la RDC, qu’elle continue à être généreuse, comme ce fut le cas en 2024, malgré le contexte international défavorable et marqué par une réduction de l’aide internationale. D’après la patronne des Affaires sociales, actions humanitaires et la solidarité nationale, 11 millions de personnes dépendent directement de l’aide humanitaire d’urgence.

 

Chapeau bas aux partenaires humanitaires

La Ministre a salué le travail et le dévouement de ces partenaires humanitaires, qui sont sur le terrain à Goma et à Bukavu, malgré le conflit et qui essayent au quotidien malgré l’environnement de travail difficile de poursuivre leurs opérations et de venir en aide au plus vulnérables.

Pour Bruno Lemarquis, Coordonnateur de la communauté humanitaire en RDC, le lancement de ce plan de réponse aux besoins humanitaires pour la RDC intervient dans un contexte particulier de polycrise multidimensionnelle d’une ampleur inédite, qui combine trois éléments déstabilisateurs majeur. Il s’agit, d’une part une spirale de violence qui s’étend de l’Ituri au Tanganyika; d’autre part la présence d’une autorité de facto dans des zones clés du Nord et Sud-Kivu, deux provinces où les besoins humanitaires sont très importants et enfin une crise majeure du financement de la réponse humanitaire.

Il déclare que la forte diminution des contributions met en péril l’aide humanitaire. En 2024, grâce à un financement record de 1,3 milliards de dollars, 7,1 millions de personnes ont pu bénéficier d’une assistance humanitaire a couvert 70% du financement du plan de réponse humanitaire en RDC.

« Nous sommes à un moment charnière ajouté t’il sans mobilisation internationale accrue, les besoins humanitaires exposeront, la stabilité régionale sera davantage menacée et la capacité d’intervention sera gravement compromise », souligne M. Lemarquis.

JMNK




Guerre d’agression : Cinq membres du Gouvernement auditionnés à la Commission Défense et Sécurité

Ils sont passés et ont défilé dans l’antre du Palais du Peuple pour répondre devant la Commission. Il s’agit du Vice-premier Ministre, Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Jacquemain Shabani Lukoo, du Vice-premier Ministre, Ministre de la Défense, Guy Kabombo Mwadiavimta, de la Ministre d’État, Ministre des Affaires Etrangères Thérèse Kayikwamba Wagner, du Ministre des Finances Doudou Roussel Fwamba Likunde Li-Botayi et du Vice-ministre du Budget Elysé Bokumwana Maposo.

«La Commission Défense et Sécurité a invité les membres du Gouvernement pour audition. La commission voudrait être éclairé de manière globale sur la situation qui prévaut actuellement à l’Est du Pays», a indiqué le Président de la CDS.

L’honorable Rubens Mikindo Muhima a eu des mots justes : « Je voudrais souligner que ce n’est pas un tribunal que la Commission organise, mais elle veut juste avoir des éclaircissements sur la situation sécuritaire et exercer les prérogatives lui reconnues par le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, entre autre celle d’auditionner les Membres du Gouvernement du secteur de ses attributions, parce que l’urgence aujourd’hui c’est de mettre fin à cette guerre d’agression nous imposée par le Rwanda et ses supplétifs de AFC/M23 », a-t-il précisé.

Notons que ces auditions visent à s’enquérir surtout plus au nom du Peuple les réalités de la situation sécuritaire et humanitaire des Populations Civiles, des FARDC ainsi que des compatriotes Wazalendo dans les zones touchées par cette guerre d’agression Rwandaise dans l’Est du Pays.

Après avoir été interrogés à tour de rôle par les Honorables Députés de la Commission Défense et Sécurité de l’Assemblée Nationale, les Membres du Gouvernement ont sollicité au regard de l’abondance et de la sensibilité des questions posées un délai de 48h pour y répondre.

Etant donné que le bureau de l’Assemblée nationale attend le rapport de ces auditions, la Commission Défense et Sécurité s’active pour que ce rapport soit déposé avant l’ouverture de la Session ordinaire de Mars. L’urgence absolue étant de mettre fin à cette guerre, ex la Commission Défense et Sécurité de l’Assemblée Nationale active un contrôle permanent de l’action Gouvernementale, a-t-on expliqué, tout en appuyant le front de la diplomatie parlementaire pour le retour de la paix dans la Partie Est du Pays.

Il sied de noter que ces auditions ont débuté le lundi 24 février et vont se clôturer le samedi 01 mars 2025 par les réponses des membres du Gouvernement.

JMNK




Crise à l’Est de la RDC: L’UNFPA lance un appel urgent de 18 millions USD

Le bureau du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) en République démocratique du Congo lance un appel urgent de 18 millions de dollars pour renforcer ses services intégrés de santé reproductive et de lutte contre la violence basée sur le genre afin de faire face à l’escalade de la crise, qui sévit dans la partie Est.

Dans cette Déclaration, l’UNFPA renseigne que les femmes en République démocratique du Congo ont besoin d’accéder à des services médicaux, à un soutien psychosocial, à des informations et à un passage sûr vers des lieux sûrs pour échapper à la violence.

« L’UNFPA se joint à l’appel d’autres acteurs humanitaires exhortant les parties à rouvrir l’aéroport de Goma, un point d’accès essentiel pour les fournitures humanitaires et les travailleurs humanitaires. L’UNFPA souligne le besoin crucial de soins complets et d’accès à la justice pour les survivantes de violences sexuelles, y compris la documentation et l’enquête sur les violences auxquelles elles ont été confrontées et la poursuite des auteurs. Enfin, l’UNFPA se joint à l’appel en faveur d’un cessez-le-feu immédiat pour mettre fin à la violence et permettre le rétablissement de la paix », peut-on lire dans cette Déclaration.

 

Contrôler les populations

Selon cette agence des Nations Unies, les violences sexuelles liées aux conflits sont utilisées comme une tactique de guerre délibérée, destinée à terroriser, déplacer et contrôler les populations, et à violer la dignité et les droits des femmes et des filles. Même en période de paix relative, la province du Nord-Kivu a enregistré des taux effarants de violences sexuelles signalés chaque année, avec plus de 50 000 cas de violences basées sur le genre signalés en 2023 et plus de 56 000 cas en 2024.

Les taux de violence sexuelle explosent, les services de base sont interrompus ou fermés. Aussi, les huit cliniques mobiles, les espaces sécurisés et les centres d’écoute soutenus par l’UNFPA ne fonctionnent que partiellement, tandis que le reste des installations qui fournissent des soins médicaux et des conseils aux survivants dans les camps de déplacés ont été pillés.

« Des fournitures et du matériel médicaux d’une valeur de plusieurs millions de dollars ont également été pillés dans les entrepôts de Goma, privant des milliers de femmes et de filles d’accès à des soins médicaux de qualité. À Goma, qui compte plus de 2 millions d’habitants, il n’existe que trois hôpitaux opérationnels capables de fournir des soins cliniques aux survivants d’agressions sexuelles et une poignée de cliniques de santé communautaires capables de fournir des soins d’urgence de base », précise UNFPA, qui renseigne par ailleurs que les agences d’aide humanitaire ont du mal à acheminer de la nourriture, des soins médicaux ou des fournitures essentielles, les voies d’approvisionnement critiques étant coupées par les combats et les restrictions de mouvement imposées par les autorités de facto qui contrôlent Goma et ses environs.

Dans ces circonstances presque impossibles, l’UNFPA fait tout ce qu’il peut pour fournir des services de santé reproductive et de protection vitaux aux victimes de violences sexuelles et aux femmes enceintes dans les régions touchées.

Rappelons que la situation humanitaire continue malheureusement de se dégrader dans les provinces du Nord Kivu et du Sud Kivu, dont les principales villes sont occupées par les rebelles du M23, bénéficiant du soutien de l’armée rwandaise.

Prince Yassa




Le DGA de l’ONT en mission d’itinérance au Kongo Central

Le Directeur Général de l’Office National du Tourisme, Paul Diakiese Bembo, a séjourné́ dans la province du Kongo Central, du 15 au 22 février courant, dans le cadre d’une mission d’itinérance. Précédé́ par une équipe d’avance, chapeauté par le directeur des Etudes, Planification et Patrimoines, Bokoso Mbo Alain, qui a balisé le chemin, le numéro deux de l’ONT, a pu s’enquérir dans son ensemble, la situation administrative de la direction provinciale, de l’agence et de ses antennes.

Etant patron de l’administration, il a, juste après un éclairage dégagé́ par un jeu de questions et réponses entre lui et les agents d’une part, et un travail en aparté́ avec les responsables d’autre part, donné bon nombre des orientations dans le but d’améliorer la qualité́ du travail dans la province.

S’imprégner de l’historique et de la mission de l’Office, l’aimer et désirer à tout prix son avancement, avoir toujours à cœur l’esprit d’initiative et de créativité́ afin d’impacter l’Office en général et la province en particulier, tel a été́ le message clé réitéré́ par l’autorité́ à tous les cadres et agents de la DPK.

En revanche, quelques mémos retraçant certains desiderata des agents lui ont été donné pour des solutions idoines en province.

 

Rayonnement de la ville

Par ailleurs, cette mission d’itinérance a également connu autres temps forts. L’un lié à la cérémonie de la pose de pierre par le DGA, donnant le go des travaux de construction d’un hangar dans la ville de Boma, devant abriter deux épaves des premières voitures pilotées, pour la première fois par le couple FISHER, respectivement en 1924 et en 1927, actuellement gardées dans la concession de la SCAM. Cette brève cérémonie s’est faite en présence du Maire de Boma qui, dans son mot de bienvenue, s’est dit heureux du travail qui sera abattu, car, cela va concourir au rayonnement de la ville à travers le tourisme.

L’audience lui accordée par le Gouverneur du Kongo Central, a pu également parfumer sa mission. L’on retient du menu de leur échange, les civilités de l’autorité́ de l’ONT à son Excellence Monsieur le Gouverneur, la sollicitation par le DGA de l’accompagnement du numéro un de la province pour ce qui est du site de VIVI, ainsi que son arbitrage sur les monuments aux porteurs, site disputé entre Matadi et le territoire de Songololo.

Relevons en outre, qu’il a foulé le sol du village Muanda dans la ville de Muanda où a été réhabilité́ par la tutelle, le trou de stockage des esclaves, la marmite ainsi que les chaines, pour des fins purement touristiques.

Il clôturera sa mission à Matadi avec deux visites clés, celles du pont Maréchal et du site Belvédère. Pour cette dernière, l’autorité́ de l’ONT a déploré́ la construction anarchique, empêchant la visibilité́ de cet endroit combien historique. Quelques instructions ont été données au Directeur provincial du Kongo Central ONT pour remédier à cette réalité́ gênante pour ledit site.

Sylvie Bambi




Folle rumeur sur la pénurie de carburant à Kinshasa : Le démenti du Ministère l’Economie nationale 

Il s’est observé, le mercredi dernier des longues files des véhicules dans plusieurs stations-services à Kinshasa. Beaucoup de conducteurs se précipitaient pour s’approvisionner en carburant à la suite d’une rumeur faisant état de la pénurie de carburant. Il a fallu attendre dans la soirée le démenti du ministère de l’Economie nationale pour fixer les esprits sur cette situation qui a failli avoir des conséquences sur le transport en commun dans la capitale.

En effet, à en croire la Cellule de communication du Ministère de l’Economie nationale, « les files d’attente observée dans les stations-service, ce mercredi 26 février 2024, se justifie par le fait que les livraisons de carburant par la société d’exploitation pétrolière, SEP, ont été retardées au cours des journées de lundi 24 et mardi 25 février 2025, en raison d’une soudaine intensification des embouteillages aux carrefours les plus fréquentés de la capitale ».

Toutefois, le Ministère de l’Economie rappelle que depuis la baisse du prix de litre à la pompe, la demande des produits pétroliers a fortement augmenté. Ainsi, la demande des stations services approvisionnées par la Société d’Exploitation Pétrolière (SEP) est passée d’une moyenne de 1500 m³ à 4500 m³ par jour, soit le triple du volume extérieur.

« Pour la seule journée du 26 février 2025, le total des mises en place par SEP s’élève à 4800 m³. Le Ministère a reçu les assurances de SEP que les mises en place des produits pétroliers dans les stations-service seront intensifiées pendant les rotations de nuit », peut-on lire dans le communiqué de presse de la Cellule de communication du Ministère de l’Economie nationale.

Ainsi, face à cette situation, le Ministère de l’Economie rassure la population qu’il n’y a aucun problème de stock ni risque de pénurie. Pour ce Ministère, les craintes de pénurie de carburant à la pompe, comme une certaine opinion veut le faire croire à Kinshasa, sont totalement infondées. Pour autant que ses services surveillent jour après jour, la situation de l’approvisionnement en produits stratégiques afin d’épargner la population des conséquences économiques et sociales de la guerre injuste imposée à la RDC.




A cause de son engagement en faveur des infrastructures en Rdc: Matungulu Bodom reçoit le diplôme de mérite et d’excellence du prix patriotique 

Dans un pays où le développement des infrastructures est un défi majeur, certains acteurs se démarquent par leur vision, leur expertise et leur engagement. C’est le cas de Matungulu Bodom, président du Think Tank RDC Stratégie et un expert reconnu en infrastructures prospectives stratégiques, dont le parcours exceptionnel et les contributions significatives méritent d’être mises en lumière.

Le lundi 24 février dernier, dans la commune de la Gombe, le Think Tank RDC Stratégie, dirigé par M. Matungulu Bodom, a accueilli une cérémonie spéciale : la remise du Diplôme de Mérite et d’excellence du Prix Patriotique à cet éminent expert en infrastructures.

Décernée par l’Union des Journalistes pour l’Émergence du Congo (UJEC), cette distinction vient reconnaître son engagement exceptionnel dans le développement des infrastructures congolaises et son rôle stratégique dans l’émergence économique du pays.

Lors de la cérémonie en présence de ses collaborateurs, le Secrétaire national de l’UJEC a, dans son mot, salué l’intégrité de M. Bodom, son leadership et son expertise, soulignant l’importance de ses réalisations, notamment : le projet du port en eaux profondes de Banana, essentiel pour le commerce extérieur de la RDC ; le pont route-rail Kinshasa-Brazzaville, facilitant l’intégration régionale ; le barrage Inga 3, un levier majeur pour l’électrification du pays ; le développement du réseau ferroviaire congolais, contribuant au désenclavement des régions intérieures.

En recevant son prix, Matungulu Bodom a réaffirmé son engagement pour une RDC moderne, connectée et prospère, tout en appelant la jeunesse congolaise à croire en son potentiel et à s’investir activement dans le développement du pays.

Un parcours d’excellence et un engagement inébranlable

Originaire de la province du Kwilu et né à Kalima dans le Maniema, Matungulu Bodom a suivi un parcours académique exemplaire, depuis la Faculté Polytechnique de l’Université de Kinshasa jusqu’à l’École Nationale des Ponts et Chaussées en France, en passant par des formations de haut niveau à la Shanghai Business School, à l’Université Polytechnique Mohamed VI et à Sciences Po Paris.

Contrairement à de nombreux experts qui se limitent à la théorie, il est un homme de terrain, œuvrant activement à la modernisation des infrastructures et à l’accélération de l’intégration régionale. Son approche repose sur des valeurs essentielles : moralité, éthique, innovation et management efficace.

Dans un contexte marqué par la fuite des cerveaux, le parcours de Matungulu Bodom est une source d’inspiration. Il prouve que le travail acharné, la formation continue et l’engagement patriotique peuvent transformer la réalité d’un pays.

La reconnaissance qui lui a été délivrée par l’UJEC à travers ce prix est une preuve supplémentaire de son impact et de sa contribution inestimable au développement de la RDC. Avec des experts de sa trempe, la République Démocratique du Congo peut espérer un avenir où les infrastructures ne seront plus un frein, mais un véritable moteur de croissance et de prospérité.

Avec code243.cd




Opérationalisation de la résolution 2773 de l’ONU: Judith Suminwa échange avec Jean-Pierre Lacroix 

La Première Ministre, Judith Suminwa, a échangé avec Jean-Pierre Lacroix, Secrétaire général adjoint des Nations Unies, concernant la mise en œuvre de la résolution 2773 du Conseil de sécurité, adoptées le 21 janvier 2025. Cette résolution « condamne fermement » l’offensive menée par le M23 en République Démocratique du Congo et les avancées de ce groupe rebelle dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, soutenu par la Force de défense rwandaise.

Soucieuse de voir la partie est du pays retrouver une paix durable, la Cheffe du gouvernement congolais met tout en œuvre pour l’application de cette résolution.

La résolution 2773 (2025) du Conseil de sécurité stipule que le M23 doit se retirer de Goma, de Bukavu et de toutes les zones qu’il contrôle, tout en démantelant entièrement les administrations parallèles illégales mises en place sur le territoire de la RDC.

« Nous avons fait le point sur la situation et sur les efforts nécessaires pour obtenir des progrès rapides. Ces progrès devront être fondés sur la résolution 2773 du Conseil de sécurité, adoptée le 21 janvier, qui contient des messages très importants concernant l’intégrité territoriale de la RDC, l’offensive du M23, la nécessité́ de la cessation des hostilités, et l’application des engagements pris dans le cadre des processus de Luanda et de Nairobi. Cette résolution aborde également des points cruciaux concernant la MONUSCO », a déclaré Jean-Pierre Lacroix à l’issue de sa rencontre avec la Première Ministre Judith Suminwa.

Le Secrétaire général adjoint des Nations Unies a insisté sur la nécessité́ de mettre en œuvre cette résolution pour rétablir la paix à l’est de la RDC.

“Le message central est que toutes les mesures doivent être prises pour opérationnaliser cette résolution importante du Conseil de sécurité. La MONUSCO doit prendre toutes les dispositions nécessaires dans le cadre de la cessation des hostilités. La résolution du Conseil de sécurité prévoit la possibilité́ d’utiliser la MONUSCO pour assurer le suivi du cessez-le-feu”, a-t-il précisé.

 

Vers des sanctions de l’ONU ?

Jean-Pierre Lacroix a fermement insisté sur l’application de la résolution 2773 du Conseil de sécurité, n’écartant pas la possibilité́ de sanctions contre les responsables, à l’échelle multilatérale ou bilatérale.

« Les sanctions relèvent des États membres, dans le cadre multilatéral ou bilatéral. Ce qui est fondamental, c’est que nous disposons désormais d’une plateforme solide, à savoir la résolution du Conseil de sécurité. Il faut avancer vers sa mise en œuvre », a-t-il conclu.

Il est important de préciser que cette résolution demande également l’ouverture urgente de couloirs humanitaires temporaires dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu pour permettre l’approvisionnement en biens essentiels et la circulation sécurisée des civils, notamment les travailleurs humanitaires.

La délégation de Jean-Pierre Lacroix était composée de Bintou Keita, Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies, de Bruno Lemarquis, Représentant spécial adjoint du Secrétaire général des Nations Unies, entre autres.

Du côté de la RDC, le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité, Jacquemin Shabani, le Vice-Premier ministre, ministre de la Défense nationale et des anciens combattants, Guy Muadiamvita, ainsi que la ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, ont assisté́ la Première Ministre lors de cette réunion.

Le Quotidien




Unité et cohésion nationale : Sama Lukonde lance un appel aux forces vives de Lubumbashi

Au cours d’une matinée de sensibilisation qu’il a organisée et animée, jeudi 27 février 2025, au chapiteau du gouvernorat du Haut-Katanga, l’honorable président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge, a appelé toutes les couches de la population de cette province à l’unité et la cohésion nationale.

Accompagné du président de l’Assemblée provinciale et du gouverneur du Haut-Katanga, le président du Senat a lancé un message fort à toute la population du Grand-Katanga à l’unité et à la cohésion nationales. Plus de 500 personnes, représentant toutes les couches de la population étaient présentes à cette séance de sensibilisation.

Compassion

Dans son mot, le président du Sénat a exprimé toute sa compassion et la solidarité du peuple haut-katangais à leurs frères des provinces du Nord et du Sud-Kivu.

« Je voudrais ici après cette minute de silence, exprimer toute la compassion et la solidarité du peuple haut-katangais à nos frères des provinces du Nord et du Sud-Kivu », a-t-il dit dès l’entame.

Il a ensuite rappelé le contexte et les motivations de l’agression que subit la République Démocratique du Congo, en affirmant qu’il s’agit, comme le reconnaît le monde entier aujourd’hui, de la convoitise des richesses naturelles de la RDC. Cela avant d’attirer l’attention sur le rôle que devra jouer chaque Congolais pour la défense de la souveraineté et l’intégrité territoriale de son pays, en restant unis derrière le Président de la République qui incarne cette unité.

Sama Lukonde a également insisté sur l’importance de ne pas céder à la division qui demeure l’arme dont se sert l’ennemi pour fragiliser les Congolais et pouvoir mieux mener son action.

«  Nous faisons cette sensibilisation parce que c’est important que nous puissions avoir une armée préventive. Aujourd’hui, nous subissons parce que nous n’avons pas cette armée préventive et dissuasive. D’où l’engagement de notre jeunesse. Le mot de la fin, parce que je dois toujours terminer là où j’ai commencé, c’est l’unité et la cohésion. Face à l’agressivité, face à la guerre qui nous est Imposée, la réponse c’est l’unité, la cohésion et l’engagement. Évitez de tomber dans les pièges de l’adversaire qui cherche à nous diviser, qui cherche à nous ramener dans nos appartenances linguistiques et communautaires. C’est une arme de division. Il faut dire non à cette arme. Ensuite, nous avons le devoir, en tant que patriote, chaque congolais là où il est, particulièrement ici dans le Haut-Katanga, de nous tenir tous derrière l’action du président de la République, Son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qu’on appelle affectueusement Fatshi Béton, dans son combat, tant diplomatique que de la sauvegarde de la souveraineté de notre pays », a déclaré le président du Sénat devant les forces vives du Haut-Katanga.

Sous la même animation, il a poursuivi que le prétexte des FDLR pour justifier l’invasion de la RDC par le Rwanda ne tient plus debout. Il est clair aujourd’hui, et toute la communauté internationale le reconnaît, que ce sont les ressources naturelles de la RDC qui sont visées et c’est la balkanisation du pays qui est envisagée et la souveraineté du peuple congolais qui est bafouée. D’où, cette mobilisation pour la défense de la souveraineté et l’intégrité territoriale.

« Nous devons être solidaires, non seulement dans la douleur, mais aussi dans l’effort de reconstruction. Chacun a un rôle à jouer. L’État, la société civile, la diaspora, les jeunes et tous les aînés. C’est important, parce que j’ai rappelé le contexte dans lequel nous nous retrouvons, que je puisse dire que si hier la République démocratique du Congo n’a eu de cesse de clamer cette invasion rwandaise avec les supplétifs du M23, aujourd’hui, nous ne sommes plus seuls à le dire. On a suivi ici, toute la communauté internationale, que je salue en passant, depuis les Nations-unies, l’Union européenne, mais aussi ici, toutes les communautés dans lesquelles nous sommes engagés, que ce soit l’Union africaine, la SADC et l’EAC, la condamnation qui a suivi avec nous de l’agression que nous subissons dans l’Est du pays. Et si aujourd’hui, nous ne sommes plus seuls à le dire, toute la communauté internationale le dit avec nous, c’est au bénéfice de la diplomatie agissante de Son Excellence Monsieur le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Je voudrais ici lui rendre un vibrant hommage pour cette diplomatie agissante. Le message qu’il nous a donné, c’est de rappeler les vraies motivations de cette agression. Vous allez comprendre plus tard où je vais. Les vraies motivations de cette agression, ce sont les ressources naturelles de la République démocratique du Congo. Hier, il y avait des prétextes des FDLR. Aujourd’hui, tout le monde dit clairement que ce sont nos ressources naturelles qui sont visées »

Dignité

Tout en démontrant que la guerre ne vise pas le Président Félix Tshisekedi, mais plutôt qu’elle vise à ravir aux Congolais ce qu’ils ont de plus précieux, leurs terres et leur dignité en tant que peuple, le président du Sénat a appelé les forces vives du Haut-Katanga à ne pas prêter le flanc à l’ennemi qui utilise la division comme objet de fragilisation des Congolais pour mieux accomplir son dessein diabolique.

«  Et, à partir de ce moment, il appartient à tous, les leaders d’opinion, les leaders d’entités, les leaders des communautés, d’avoir la bonne compréhension de cette agression, de manière à ce que nous fassions le relais en termes de message que nous devons faire passer à nos compatriotes de manière à ne pas être divisés. Car la division est une arme que l’ennemi utilise pour nous fragiliser. Vous suivez toutes ces stigmatisations qu’on cherche à faire. Les divisions linguistiques, les divisions des communautés, d’appartenance aux provinces, aux territoires, etc. C’est une arme de l’ennemi. Nous ne devons pas céder à ces divisions qu’il cherche à semer entre nous pour nous fragiliser et pouvoir mieux mener son action. Et ici dans le Grand Katanga, nous avons déjà vécu la guerre. Nous n’oublions pas les massacres que nous avons connus à Moba, à Pweto, dans les plaines de Pepa. C’est quelque chose que l’on ne peut pas souhaiter. Il faudrait plutôt, face à cette adversité, donner une réponse digne de l’histoire à travers l’unité et la résistance. Nous avons toujours été un peuple debout. Nous avons survécu à de nombreuses épreuves et avons traversé de nombreuses tempêtes. Je suis convaincu que nous tiendrons bon. C’est aussi l’occasion de rappeler que cette guerre n’est pas faite contre le président Félix Tshisekedi. Elle est faite à toute la République démocratique du Congo dans le but d’entamer notre souveraineté avec de très grandes menaces de balkanisation de notre pays. C’est pour cela que nous avons l’obligation, à partir du moment où ce n’est pas fait qu’au Président, nous avons l’obligation de nous tenir derrière le président pour le soutenir et l’accompagner, lui le commandant et chef suprême des armées, pour qu’il ne se sente pas seul, pour qu’il se sente appuyé par toutes les filles et tous les fils de la RDC, pour qu’il se sente fort dans le combat qu’il doit mener. Combat qu’il doit se mener sur tous les fronts. Je crois qu’il a rappelé tous ces fronts. Combat qui doit se mener sur le front diplomatique avec les indications de tous les processus sur lesquels nous sommes déjà engagés, tant avec l’EAC, et aujourd’hui, avec l’appui de la SADC et toute l’ouverture qu’il a donnée en rappelant que lui, en tant que garant de la Nation, il a toujours appliqué le principe du dialogue ouvert et permanent. Mais aussi de rappeler que nous avons la responsabilité de la protection de la souveraineté de notre pays. D’où l’accompagnement qui doit se faire à nos forces armées, aujourd’hui appuyées par nos vaillants Wazalendo. Pour ces forces armées, l’indication claire de les accompagner dans leur montée en puissance. Ça l’a été dit par la haute autorité, d’avoir les meilleures conditions pour eux, surtout ceux qui sont en première ligne de bataille. De manière à ce que dans la sensibilisation que nous faisons pour nos jeunes, qu’ils puissent trouver ces conditions-là » a conclu l’honorable Jean-Michel Sama Lukonde.

Avec la Cellcom Sénat




Mon séjour en Chine : petite plongée dans un souvenir immortel ! (Auteur : Monsèdé Josué MÊHOUÉNOU, journaliste au quotidien La Nation Bénin)

Pour ceux qui n’ont jamais eu l’opportunité de visiter la Chine, je le leur souhaite vivement. Ce pays est une destination fascinante, offrant une variété d’expériences culturelles, touristiques et naturelles. Monts, rivières, sites historiques, musées, temples… Chaque visite est une plongée unique dans une expérience unique.

Je garde particulièrement un souvenir mémorable de mon passage dans le Hunan. Nous avons pu visiter la montagne Mangshan. L’idée d’aller en montagne donnait lieu à quelques frissons, surtout qu’auparavant, nous avions déjà gravi les nombreuses marches de la Grande Muraille. Mais finalement, surprise ! Mangshan, c’est une expérience particulière d’aller jusqu’ au sommet de la montagne avec le câble-car. L’expérience est fascinante ! Entre peur et admiration, mes amis africains et moi avons exploré les hauteurs de la Chine à bord de ce téléphérique de plusieurs kilomètres de long et d’un dénivelé de plus de 1 000 mètres. Le téléphérique est une expérience que je recommande particulièrement.

Avez-vous jamais entendu parler de Dr Snake ? Je vous souhaite de rencontrer cet homme. Un exemple de bravoure et de courage tel que l’on le reconnaît à chaque Chinois. Il aime beaucoup les serpents et ne peut s’en passer, se faisant même mordre par des serpents venimeux à plusieurs reprises. Mais ce qui fascine dans l’histoire de Dr Snake, c’est qu’il s’est coupé le doigt mordu pour éviter que le venin du reptile ne le conduise à la mort. Depuis, les serpents et lui c’est une histoire à vie. Et à Chenzhou, la région pittoresque de Gaoyiling, ce site touristique a attiré près d’un million de touristes en moins de deux ans avec de fabuleux rochers… Hunan fut merveilleux et fascinant. J’en rêve encore.

 

Que dire de Shanghai, une métropole vibrante et cosmopolite, une population assez jeune, aussi captivante que chaleureuse, ses gratte-ciel modernes, ses quartiers traditionnels et sa gastronomie raffinée sans oublier sa belle tour avec ses 127 étages. En outre, Pinggu et ses centres agricoles, Haidian et le jardin impérial, Changsha avec ses milles lumières la nuit, le palais d’été, le temple Dajue, la rivière Xiangjiang et l’île d’Orange, la Cité interdite… On n’en finira pas de les citer, tous ces beaux et merveilleux endroits parcourus.

La Chine c’est aussi et surtout un voyage unique chaque fois que vous dégustez un plat. Je ne vous parle du goût, mais chaque assiette à son histoire portée d’une génération à une autre. Les champignons, les soupes, les fruits… Il y a forcément à aimer et à déguster au détour de ces nombreux voyages en Chine.

Mais ce qu’il est surtout important de retenir, c’est la chaleur du peuple chinois, le sourire des adultes, le respect des personnes âgées, la sympathie et le respect des jeunes gens. Cette chaleur humaine qui fait le quotidien dans les rues parfume encore chaque allée, chaque cité, chaque ville et chaque province que nous avons visités.

 

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Aziza Munana et Jean-Jacques Purusi mobilisent pour les 70.000 réfugiés congolais du Sud-Kivu qui sont au Burundi 

Le Nord et une partie du Sud-Kivu sont sous occupation de l’armée rwandaise avec ses supplétifs et terroristes du M23 depuis presque trois semaines. En séjour de travail à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, Jean-Jacques Purusi, Gouverneur du Sud-Kivu mobilise les acteurs nationaux et internationaux par rapport à cette crise afin que les provinces cibles de l’ennemi, soient libérées.

Au sortir de l’audience lui accordée ce mercredi 26 février par la ministre des Affaires sociales, actions humanitaires et solidarité nationale, Nathalie Aziza, le premier citoyen du Sud-Kivu déclare qu’environ 70.000 réfugiés congolais du Sud-Kivu se retrouvent au Burundi vivant dans des conditions très difficiles.

Parmi les déplacés de cette province située dans l’Est du pays avec pour chef-lieu la ville de Bukavu, Jean-Jacques Purusi précise qu’il y a des membres de son gouvernement et de l’Assemblée provinciale qui se retrouvent les déplacer du Sud-Kivu.

Bien avant cette crise, Nathalie-Aziza Munana Munana, ministre des Affaires sociales, actions humanitaires et solidarité nationale s’était rendu d’il y a environ trois semaines, au Nord et Sud-Kivu pour apporter de l’aide humanitaire aux populations nécessiteuses. Voilà pourquoi nous sommes venus lui dire que nous en avons encore plus besoin, ajoute le gouverneur du Sud-Kivu.

« Notre appui auprès de Nathalie Aziza Munana, patronne du secteur humanitaire, se situe au niveau de la mobilisation les acteurs nationaux, internationaux et sous régionaux pour que les moyens soient rapidement débloqués pour une assistance efficace », explique le Gouverneur.