Le Projet TRANSFORME publie les listes des nouvelles entreprises nominées pour candidater directement au COPA NE et celles admises à la FOPE

Le Projet TRANSFORME a enregistré au total 47 000 candidatures des nouvelles entreprises au cours de la campagne organisée dans son périmètre opérationnel. 30 426 de ces entreprises ont été visitées sur terrain. De ce nombre, 12 563 nouvelles entreprises formelles enregistrées sont désignées pour présenter DIRECTEMENT leur candidature à la première cohorte du Concours des plans d’affaires ouverte du 25 février au 30 avril 2025. A ce groupe d’identifiées peuvent également se joindre d’autres nouvelles entreprises formelles non-enregistrées qui le souhaitent, pour le même programme, pourvu qu’elles remplissent les critères du Projet.

Par ailleurs, un deuxième groupe de 12 000 nouvelles entreprises identifiées, mais non-formelles, vont participer à la formation à la promotion de l’Entrepreneuriat (FOPE) dont le coup d’envoi est prévu le 10 mars prochain. Cette formation en douze modules renforce leurs capacités entrepreneuriales, commerciales, financières et managériales.

Durant cette période de formation fondée sur la méthodologie recherche-action, le Projet TRANSFORME a prévu, en collaboration avec le Guichet unique de création d’entreprise, l’organisation des guichets forains pour la formalisation des entreprises engagées dans le processus avec la délivrance du registre de commerce et de crédit mobilier. A l’issue de la formation, les nouvelles entreprises passées par la FOPE vont enfin candidater à la deuxième cohorte du concours des plans d’affaires, courant juin 2025.

La jonction des deux cohortes se fera tout de suite après pour la sélection finale des bénéficiaires qui accéderont à l’accompagnement dans cette catégorie des nouvelles entreprises. Cet accompagnement comprend un coaching personnalisé, le mentorat et le renforcement des capacités spécifiques alignées sur les besoins de l’entreprise bénéficiaires. Intervient également dans ce niveau l’assistance logistique pour la mise en œuvre des investissements après le décaissement de la subvention financière.

Pour plus de précisions, cliquez sur https://www.transforme.cd/activities/voici-les-listes-des-nouvelles-entreprises-nominees-pour-candidater-directement-au-copa-ne-et-celles-admises-a-la

-fope




Projet TRANSFORME : Validation du plan de travail et du budget annuel 2025

Le Projet TRANSFORME a désormais son plan de travail et son budget annuel validés pour l’année 2025. La première réunion de son comité de pilotage présidée ce jeudi 27 février par le ministre de l’Industrie et du Développement des PME, Louis Kabamba Watum, a reçu le rapport d’activités de 2024 et validé le PTBA 2025, donnant ainsi le “go for action” à ce plan de travail.

Année de tous les enjeux

La validation de cet instrument est cruciale alors que le Projet entre dans une période décisive de sa mise en œuvre. En effet, c’est au cours de cette année que seront déployés les appuis en faveur des entrepreneurs ciblés par le Projet. En effet, tous les entrepreneurs ont les pieds calés dans le starting-block : les femmes micro-entrepreneures sélectionnées au programme soutien aux femmes vont débuter la formation à l’initiative personnelle (FIP) au courant du mois de mars.

Au même moment, l’Unité de coordination lance courant mars la formation à la promotion de l’entrepreneuriat (FOPE) en faveur des nouvelles entreprises informelles enregistrées au début de l’année, tandis que celles formelles passeront directement à la première cohorte du concours des plans d’affaires, en attendant la deuxième édition réservée aux récipiendaires de la FOPE. Parallèlement, les évaluations des plans d’affaires des PME établies (de plus de 3 ans) se poursuivent et les listes des bénéficiaires de l’accompagnement seront dévoilées à la mi-avril. Avec toutes ces activités, l’UCP espère monter en puissance en termes de décaissements et d’atteinte des objectifs ciblés sur cette question.

2025 est l’année de l’évaluation à mi-parcours du Projet TRANSFORME. Les activités engagées seront décisives pour sa cotation par le bailleur de fonds, la Banque mondiale. Ce qui pourrait déterminer l’avenir de la coopération dans ce domaine pour le soutien à l’entrepreneuriat en RDC.

Bilan positif en 2024

Le comité de pilotage a également examiné et adopté la reddition des comptes et des activités déployées en 2024.

Il a été informé des avancées enregistrées sur la composante 2 consacrée à l’inclusion financière et amélioration de l’accès au financement. Les principales actions engagées sont notamment le renforcement des capacités de la CENAREF dans la lutte contre le blanchiment des capitaux et la délinquance financière, la mise en place un fonds de garantie partielle du portefeuille pour améliorer l’accès des femmes au crédit.

Dans ce cadre d’inclusion financière, TRANSFORME a également soutenu la réforme portant sur la mise en place d’un répertoire national des sûretés mobilières qui pourra ainsi permettre aux micro-entrepreneurs de bénéficier de crédits avec comme contrepartie, des garanties mobilières de moindre importance.

Amélioration de l’écosystème entrepreneurial

Sur le plan de l’amélioration de l’environnement des affaires, le Projet TRANSFORME soutient notamment le processus de mise en œuvre de quelques réformes et activités de la feuille de route du gouvernement. Il accompagne également l’implémentation du B-Ready, la nouvelle méthodologie de la Banque mondiale pour l’évaluation des réformes qui, après la phase pilote qui ciblait un indicateur (création d’entreprise) et trois villes (Kinshasa, Matadi et Kisangani) s’étend désormais, dans sa phase projet, sur trois indicateurs : création d’entreprise, implantation d’entreprise et Règlement des litiges et sur cinq villes (Kinshasa, Matadi, Kisangani, Goma et Kananga).

Au cours des échanges, plusieurs questions et préoccupations ont été exprimées par les membres du comité de pilotage sur les deux points à l’ordre du jour. Le Président du comité de pilotage, le Ministre de l’Industrie et Développement des PME/PMI ainsi que le Coordonnateur national y ont répondu à la satisfaction des membres du comité de pilotage qui ne se sont pas empêchés de féliciter et d’encourager le Coordonnateur national et toute son équipe.

En somme, cette réunion du comité de pilotage a jeté les bases des actions futures tout en dressant un bilan positif des réalisations passées. L’unanimité des participants quant à la validation des rapports et des plans proposés reflète l’adhésion de tous aux résultats atteints en 2024 et l’engagement commun de soutenir la réalisation des ambitions exprimées pour 2025, l’objectif ultime étant, pour tous, de promouvoir un écosystème entrepreneurial robuste et inclusif en RDC.

Le Président du comité de pilotage a conclu la réunion en appelant toutes les parties prenantes au respect des quatre valeurs suivantes qui sont la clé de la réussite : la conscience et l’amour du pays, l’intégrité ou le devoir d’honnêteté, la culture du résultat et la méritocratie.




Victoire sur Tanganyika 2-1, Badamassi et Keita : l’efficacité gagnante des Corbeaux

La marche en avant est reprise par le TPM, vainqueur du FC Tanganyika ce mercredi 26 février à Kamalondo (2-1). Le choc annoncé par les deux clubs avant le coup d’envoi, a bel et bien eu lieu. Suite à l’arrivée à 14h00 du trio arbitral, l’engagement a été donné à 16h00.

Les Corbeaux ont pris l’entame très au sérieux. Ousseini Badamassi et Ibrahima Keita ont fait preuve de sang-froid pour déverrouiller la porte de Tanganyika sur des services de SHAIBU et Konga. Le but de la réduction de Richard ISSAM sur balle arrêtée était évitable. Gestion et maîtrise, les qualités qui ont permises au TPM de l’emporter !

Le coach Lamine Ndiaye : “Avec les moyens du bord…”

“Nous avons des blessés, des malades… Nous changeons l’équipe tous les jours. Les garçons qui sont sur le terrain, s’arrachent en faisant des efforts mais les gens pensent que c’est insuffisant… Nous cherchons à gagner le match, quelle que soit la manière. Dommage que l’on prenne ce but… Ils ont eu le ballon en seconde période mais sans être dangereux, sans se créer des occasions ou encore tirer au but. Nous savons ce que nous faisons, avec les moyens du bord.”




Tennis U14: le Maroc sacré champion d’Afrique en double garçons

Le Maroc a remporté le double garçons du championnat d’Afrique U14 de tennis, qui se tient à Nairobi du 19 février au 1er mars.

Le duo marocain Soulaimane Jamji et Kamil Rhazali a remporté la finale de l’épreuve, disputée vendredi après-midi, face aux Égyptiens Mohamed Genidy et Abdellatif Mostafa, donnés favoris avant le match.

“C’était un match difficile, mais on a su rester concentrés et trouver la bonne stratégie pour faire la différence”, a déclaré à la MAP Kamil Rhazali à l’issue de la finale.

A cette occasion, il a tenu à saluer le travail des coachs, Hicham Tazi et Taha Tifnouti, soulignant que la motivation a été un facteur clé de ce succès. “On voulait vraiment ce titre, parce qu’être champions d’Afrique en double, c’est être la meilleure équipe du continent”, s’est-il félicité.

En simple garçons, Kamil Rhazali s’est qualifié pour la finale après sa victoire face au Nigérian Chukrudubem Amasi, tandis que Soulaimane Jamji, qui s’est incliné face à Mohamed Genidy, a remporté la 3ème place en s’imposant face à Amasi.

Chez les filles, Zineb Ouazzani Hassani s’est adjugée la 3ème place en s’imposant face à sa compatriote Hind Hannaoui.

De son côté, le coach national Hicham Tazi s’est félicité de cette performance marocaine en dépit des difficultés rencontrés lors de cette compétition. “C’était un tournoi très relevé, mais nos joueurs ont su s’adapter et créer la surprise”, a-t-il indiqué.

Se disant fier de cette nouvelle génération, il a tenu à saluer les parcours individuels remarquables, avec une finale en simple et un sacre en double. “Ce groupe prometteur incarne l’avenir du tennis marocain. Nous travaillons sur le long terme, avec pour objectif de les préparer à briller sur la scène junior dans les années à venir”, a-t-il conclu.

Samedi, Kamil Rhazali jouera la finale face à l’Egyptien, Mohamed Genidy.




Le Kazakhstan soutient l’intégrité territoriale du Maroc et se félicite du Plan d’Autonomie

Le Vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères de la République du Kazakhstan, Murat Nurtleu, a exprimé, vendredi à Rabat, le soutien de son pays à la souveraineté et à l’intégrité territoriale du Royaume et au Plan d’Autonomie présenté par le Maroc en 2007.

Dans un Communiqué conjoint, signé par M. Nurtleu et le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, à l’issue de leur entretien, le Kazakhstan a exprimé “son soutien à la souveraineté et à l’intégrité territoriale du Royaume du Maroc et s’est félicité dans ce cadre du Plan d’Autonomie présenté par le Maroc comme base sérieuse et crédible pour parvenir à travers les négociations à une solution politique à la question du Sahara”.

Ce soutien sans équivoque du Kazakhstan au Plan d’Autonomie, dans le cadre de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Royaume, revêt une signification particulière, vu l’importance et le rôle de premier plan qu’occupe ce pays dans la région de l’Asie centrale. Cet appui de taille renforce les acquis majeurs du Royaume concernant sa cause nationale, conformément aux Hautes Orientations de Sa Majesté le Roi, que Dieu L’assiste.

Le Kazakhstan se joint ainsi, au soutien international massif au Plan d’Autonomie comme seule et unique solution au différend régional autour des provinces du Sud du Royaume.

Dans ce même Communiqué conjoint, le Vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères Kazakh, en visite officielle dans le Royaume, à l’invitation de M. Bourita, a souligné que la République du Kazakhstan “apprécie hautement les efforts entrepris par le Secrétaire Général de l’ONU et son Envoyé Personnel pour le Sahara, conformément aux paramètres définis dans les résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité sur la question du Sahara”.

Ainsi, le Kazakhstan a affirmé son soutien au processus politique exclusivement onusien sur la question du Sahara marocain, mené en conformité avec les résolutions du Conseil de Sécurité.

Il sied, à cet égard, de rappeler que la dernière résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies sur le Sahara marocain, la 2756, adoptée le 31/10/2024, a réaffirmé le sérieux et la crédibilité de l’Initiative d’Autonomie, confirmé les paramètres de la solution politique, réaliste, pragmatique, durable et de compromis au différend artificiel sur le Sahara marocain, et consacré le format des tables rondes en tant que seul cadre pour mener le processus politique onusien.




Rigo et ses CAN” – Épisode 4 : Le capitanat, l’héritage d’un leader

Dans l’histoire du football africain, peu de joueurs incarnent autant l’esprit du leadership que Rigobert Song. L’ancien défenseur central des Lions Indomptables a été bien plus qu’un simple joueur sur le terrain : il a été une figure de proue, un guide, un capitaine au sens le plus noble du terme.

L’épisode 4 de la série “Rigo et ses CAN” s’intéresse à cet héritage unique, celui d’un homme qui a porté le brassard du Cameroun pendant plus d’une décennie et qui détient encore le record du plus grand nombre de Coupes d’Afrique des Nations disputées en tant que capitaine : cinq éditions consécutives.

Un capitanat marqué par l’exigence

De 1998 à 2010, Rigobert Song a incarné l’âme des Lions Indomptables. Il a hérité du brassard après la CAN 1998, prenant la relève d’un certain François Omam-Biyik. Dès lors, il a façonné une équipe à son image : combative, résiliente et prête à défier les plus grandes nations du continent.

Sous son capitanat, le Cameroun a conquis deux sacres continentaux, en 2000 et en 2002, entrant ainsi dans l’histoire en réalisant un doublé inédit à l’époque. Mais au-delà des titres, Song a marqué les esprits par sa présence, sa voix qui portait dans le vestiaire, sa capacité à fédérer ses coéquipiers et à insuffler un esprit de guerrier à toute l’équipe.

Le leadership selon Rigobert Song

L’épisode met en avant les réflexions profondes de l’ancien capitaine sur le rôle du leader. À travers ses propres mots, il décrit ce que signifie véritablement être capitaine Pour Song, le capitanat ne s’obtient pas simplement grâce aux performances individuelles :

“On n’est pas capitaine parce qu’on est trop fort ou parce qu’on est trop beau ou parce qu’on est plus que les autres. C’est quand tu as ton caractère, et seul Dieu donne le caractère de tout un chacun.”

Un héritage gravé dans l’histoire

Rigobert Song conclut avec humilité en reconnaissant que le capitanat n’a jamais été une tâche facile, mais que son leadership a contribué à l’un des âges d’or du football camerounais : “Je pense que j’ai essayé de faire ce que je pouvais à mon niveau à cette période-là. C’était pas facile, mais bon, j’ai pu obtenir quand même deux CAN.”

Sa vision du leadership reste intemporelle et continue d’inspirer la nouvelle génération. En tant que sélectionneur aujourd’hui, il perpétue cet héritage en transmettant aux jeunes Lions Indomptables les valeurs qui ont fait sa force.

Dans “Rigo et ses CAN”, cet épisode sur le capitanat rappelle une leçon essentielle : un vrai leader ne s’impose pas par son talent ou son statut, mais par sa capacité à unir, inspirer et guider. Un rôle que Rigobert Song a assumé avec une grandeur indéniable, marquant à jamais l’histoire du football camerounais et africain.




Face à l’agression rwandaise: Sama Lukonde prêche l’unité et la cohésion nationale aux jeunes de Sakania

Arrivé à 13h00 à l’aérodrome de Sakania, dans la province du Haut-Katanga, le Président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge, continue son itinérance dans le Grand Katanga pour sensibiliser les populations au soutien aux FARDC et patriotes Wazalendo face à l’agression dont est victime la République démocratique du Congo par les forces armées rwandaises et leurs supplétifs, les terroristes M23/AFC.

À Sakania, l’honorable président Sama Lukonde s’est fait accompagner des honorables députés nationaux et provinciaux dudit territoire. L’on peut citer notamment pour le député national Serge Konde et les députés provinciaux Kitondo Munga, Pasi Moleka et le DG de l’ARSP Miguel Kashal.

À son arrivée, il a été accueilli par l’administrateur du territoire en tête d’une impotante delegation des notables de Sakania et une foule innombrable des populations de ce territoire frontalier à la Zambie.

Ce vendredi 28 février, l’Honorable Président Sama Lukonde a tenu un meeting populaire à Sakania, destiné à sensibiliser les jeunes à s’enrôler dans les forces armées de la RDC et à se renger derrière le Président de la République qui tient à l’unité et à la cohésion nationale en ce moment où des territoires et villes de deux provinces du Kivu sont occupés par les RDF/M23/AFC.

Des milliers de jeunes de Sakania ont répondu favorablement à cet appel en acceptant de ne laisser aucun centimètre du territoire congolais à l’ennemi rwandais. Sama Lukonde a profité de cette communion pour expliquer aux jeunes de Sakania les enjeux de cette guerre d’agression qui est dictée par la convoitise des richesses naturelles de la RDC.

Dans son adresse aux populations de Sakania, Jean-Michel Sama Lukonde a insisté sur la nécessité de demeurer uni et solidaire face à la guerre qui nous est imposée. “Évitez de tomber dans les pièges de l’adversaire qui cherche à nous diviser, qui cherche à nous ramener dans nos appartenances linguistiques et communautaires. C’est une arme de division. Il faut dire non à cette arme”, a martelé l’élu de Kasenga.

Tout aussi, s’est-il réjoui que face à la diplomatie agissante du président Félix Tshisekedi, le monde entier aujourd’hui dénonce et commence à sanctionner le Rwanda pour la violation de l’intégrité du territoire de la RDC.

Jean-Michel Sama Lukonde s’est aussi penché sur les problèmes socioéconomiques de ce territoire, notamment la problématique de creation d’emplois pour les jeunes, l’amélioration des conditions de vie des habitants. C’est ce qui justifie la présence du Dg de l’ARSP Miguel Kashal dans sa délégation. L’ARSP est en train de renforcer la sous-traitance et la création des millionnaires à Sakania suivant la vision du Chef de l’Etat Félix Antoine Tshisekedi. En effet, il s’observe qu’à Sakania, plusieurs entreprises minières sont opérationnelles. Pour le président du Sénat, plus les PME congolaises profitent des avantages de la sous-traitance, plus il y aura d’opportunités d’emplois pour les jeunes.




Attention aux cadeaux des Grecs (condamnations et sanctions des Occidentaux) par rapport à l’agression rwandaise !

“Je crains les Grecs, même lorsqu’ils font des cadeaux”. Cette citation de Virgile est à recommander à ceux des Congolais baignant dans des eaux encore translucides des prises de position des “parrains” de Paul Kagame à l’égard de leur “filleul”… Effectivement, depuis une dizaine de jours, le vent de l’histoire tourne en défaveur du Rwanda en raison des aventures de ses dirigeants en terre congolaise. Institutions internationales (Onu et Union européenne), pays (États-Unis, Chine, Japon, Russie et les 27 de l’Europe en tête desquels la Belgique, la France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne) annoncent des condamnations et des sanctions justifiées essentiellement par l’hécatombe de Goma et la prise de Bukavu.

“C’est ce système que nous sommes en train de déboulonner”

Se félicitant des résultats du front diplomatique, le Président Félix Tshisekedi a admis au cours de sa causerie morale du 22 février 2025 avec les membres de l’Union sacrée qu’: “Il y a encore énormément à faire, mais nous avons marqué un tournant : c’est la première fois que le Rwanda est officiellement étiqueté comme agresseur. Ce n’était pas gagné d’avance. Pendant 30 ans, le Rwanda a imposé son récit mensonger à la communauté internationale, prétendant lutter contre les FDLR ou défendre une prétendue minorité opprimée. Nous avons réussi à démanteler cette manipulation”.

Il a surtout fait cet ajout : “Mais nous devons rester vigilants et actifs. Nous ne sommes pas encore au bout du combat diplomatique. L’ennemi n’est pas seul : un système entier l’a protégé pendant des décennies, et c’est ce système que nous sommes en train de déboulonner”.

Pendant que les esprits zélés sablent le champagne, deux questions taraudent la conscience des esprits avisés :

-de qui et de quoi se constituent ce système ?

-qu’est-ce qui, en dehors du drame survenu à Goma, a motivé le soutien à la Cause de la RDC et en contrepartie de quoi ?

En effet, depuis des décennies, le “système entier” cité par le Président de la République a ignoré les revendications de la RDC par rapport à l’insécurité entretenue par un schéma plus de prédation des ressources naturelles que de préservation des ressources humaines congolaises !

Ce système a décidé qu’il y ait zéro exploitation minière industrielle dans le Grand Kivu après l’étranglement de la Société Minière et Industrielle du Kivu (Sominki), de la Société Aurifère du Kivu et du Maniema (Sakima) et de Twangiza Mining. Il a livré le Kivu à l’exploitation minière artisanale, aisée à transporter et à “exporter”.

Il a en quelque sorte créé la filière rwandaise non sans imposé le leadership kagamien dans la sous-région des Grands Lacs.

On comprend par-là que les choses n’auront pas été faciles pour les régimes précédents.

Son temps de vider le plancher est arrivé…

Avec le déchaînement actuel des éléments sur Paul Kagame, on peut supposer que le “système” a déjà décidé de remettre en cause son leadership. Exactement comme il le fit avec Mobutu à l’avènement de la Perestroïka en 1989. D’où l’ “assassinat de la personnalité” du maréchal à partir de 1990. Opposition (partis et plateformes) et Société civile (ONG de défense des droits de l’homme, syndicats des travailleurs, confessions religieuses, médias etc.) furent mises à contribution pour garder le maréchal en apnée, quitte à s’étouffer.

Gendarme de l’Occident en Afrique centrale, Mobutu assumait son leadership en appuyant les régimes occidentaux menacés par l’Union soviétique et ses alliés principaux dont la Chine et Cuba ; de même qu’il soutenait les groupes armés d’obédience occidentale qui luttaient contre les régimes pro-soviétiques, donc pro-chinois et pro-cubains.

Paul Kagame qui semblait prendre le relais apprend à ses dépens que son temps de vider le plancher est arrivé…

Qui, maintenant, va devoir assurer la succession d’un leadership censé naturellement revenir à la RDC ?

La prétention (lisez aussi revendication) de Kinshasa est tout ce qu’il y a de légitime.

Première puissance en termes de superficie, de démographie et de ressources naturelles dans la sous-région des Grands Lacs, la RDC part normalement favori. Après tout, sous l’appellation Zaïre, elle a déjà exercé ce pouvoir.

“S’attirer l’ire ou la sympathie de ses composantes”

Seulement voilà : autour direct ou indirect du pays (voisins et voisins des voisins), il y a une bataille rude pour la succession.

Les voisins directs en bonne position sont trois : Angola, Zambie et Tanzanie. Les cinq autres, à savoir Burundi, Ouganda, Soudan du Sud, RCA et Congo-Brazzaville sont exclus.

Ainsi, Kinshasa va devoir batailler fort pour s’imposer devant Luanda, Lusaka et Dar-Es-Salam.

En déclarant en cours le déboulonnement du système ayant protégé des décennies durant le Rwanda, Félix Tshisekedi peut s’attirer l’ire ou la sympathie de ses composantes (États et multinationales qui en font partie).

L’ire si ces composantes se sentent menacées. La sympathie si elles s’estiment rassurées.

Espérons qu’avant de s’exprimer ainsi, le chef de l’État a eu le temps de les approcher et de les convaincre de la légitimité des revendications du peuple congolais.

C’est important de le savoir au regard du premier signe annonciateur de la toute-puissance de ce système : la justice française, selon une dépêche de l’AFP reprise par Jeune Afrique centrale vendredi 28 février 2025 “vient de classer la plainte déposée par Kinshasa” contre Apple, géant américain de la Hi-tech accusé par la RDC de recel des minerais stratégiques congolais transitant par la filière rwandaise.

C’est une décision à prendre au sérieux, en référence à la citation de Virgile “Je crains les Grecs, même lorsqu’ils font des cadeaux”.

Ce qu’il vous donne publiquement par la diplomatie, le système vous le retire discrètement par les affaires…

Omer Nsongo die Lema




Déclaration de Kristalina Georgieva, Directrice générale du Fonds monétaire international, à l’issue de la première réunion des ministres des Finances et des gouverneurs des banques centrales du G20

Kristalina Georgieva, Directrice générale du Fonds monétaire international, a prononcé le discours suivant lors de la première réunion des ministres des Finances et des gouverneurs des banques centrales du G20 au Cap, en Afrique du Sud :

« Je tiens à remercier le gouvernement de l’Afrique du Sud d’avoir accueilli la réunion du G20 cette semaine, ainsi que le ministre Godongwana et le gouverneur Kganyago pour l’impulsion qu’ils ont donné à nos échanges, axés sur les défis économiques que nous devons relever à l’échelle mondiale.

Un enjeu commun est clairement ressorti de nos discussions : la nécessité de relancer la croissance mondiale dans un environnement où les marges de manœuvre sur le plan macroéconomique sont restreintes et les incertitudes très marquées. Dans ce contexte, j’entrevois d’importantes occasions de faire avancer les réformes nécessaires pour assurer une prospérité économique mondiale durable.

Perspectives mondiales : faible croissance et endettement élevé

Nous prévoyons une croissance mondiale de 3,3 % cette année et l’année prochaine; elle sera stable mais largement inférieure à la moyenne historique, sur fond d’endettement public élevé. Nous constatons par ailleurs que les divergences se creusent entre les pays, la croissance aux États-Unis est plus vigoureuse et la reprise au sein de l’UE un peu plus graduelle que prévu. Dans les pays émergents et les pays en développement, la croissance en 2025 correspond globalement à celle de l’année dernière.

Le processus de désinflation mondiale se poursuit. Avec le refroidissement progressif des marchés du travail et la baisse continue des prix de l’énergie, l’inflation globale devrait poursuivre sa trajectoire vers les objectifs des banques centrales.

Dans le même temps, l’incertitude qui entoure les politiques économiques est élevée. Partout dans le monde, les gouvernements redéfinissent leurs priorités stratégiques. De grands changements sont en cours aux États-Unis, dans des domaines tels que la politique commerciale, la fiscalité, les dépenses publiques, l’immigration et la déréglementation ; leurs effets se répercuteront tant sur l’économie américaine que sur le reste du monde. Les gouvernements d’autres pays procèdent aussi au réajustement de leurs politiques. Les effets conjugués de ces éventuelles réorientations stratégiques sont complexes et encore difficiles à évaluer, mais ils seront plus clairs dans les mois à venir.

Des différences existent aussi sur le plan des risques. À court terme, les États-Unis affichent un certain potentiel de progression, car la confiance ambiante pourrait dynamiser l’activité. Mais, dans l’ensemble, des risques de détérioration pèsent sur la plupart des autres pays, y compris ceux liés aux perturbations du processus de désinflation induites par les politiques publiques ou de sorties de capitaux des pays émergents.

Des politiques intérieures pour stimuler la croissance

Alors que les perspectives de croissance sont au plus bas depuis des décennies, il s’agit avant tout de définir des mesures qui jetteront les bases d’une croissance plus forte et plus durable.

La stabilité macroéconomique et financière doit être préservée pour favoriser la croissance. À cette fin, les pays sont face à plusieurs impératifs : contenir les risques à court terme, reconstituer des marges de manœuvre, améliorer les perspectives de croissance à moyen terme.

Pour les banques centrales, l’objectif reste de rétablir pleinement la stabilité des prix, et ce, tout en soutenant l’activité et l’emploi.

Sur le plan des finances publiques, la plupart des pays doivent placer la dette publique sur une trajectoire viable et reconstituer des marges de manœuvre budgétaires. S’il est crucial dans de nombreux pays de mobiliser davantage de recettes intérieures, il est tout aussi important de promouvoir l’efficience des dépenses publiques. Les deux vont de pair afin que les pays disposent de l’espace budgétaire nécessaire pour faire face aux chocs futurs et jeter les bases d’une croissance plus robuste.

Les pays doivent à tout prix adopter des réformes ambitieuses pour stimuler la productivité et améliorer les perspectives de croissance. Les priorités varieront d’un pays à l’autre, mais en général, il convient de s’orienter davantage vers des politiques axées sur l’offre : réduire les formalités administratives ; stimuler la concurrence et encourager l’entrepreneuriat ; renforcer les systèmes éducatifs ; établir une réglementation avisée, favorable à la prise de risque et à l’avancée rapide mais sûre des technologies qui peuvent rehausser la productivité, comme l’IA.

Des actions collectives pour stimuler la croissance

Les réformes nationales sont essentielles, certes, mais de nombreux pays ne peuvent pas faire cavalier seul. Un soutien extérieur accru est crucial pour aider les pays à mettre en œuvre des réformes, par le biais du renforcement des capacités et d’une aide extérieure concessionnelle, ainsi que par des actions visant à attirer davantage de capitaux privés.

Il est également urgent de s’attaquer aux problèmes d’endettement. Certains pays pourraient avoir besoin de restructurer leur dette, tandis que beaucoup d’autres sont confrontés à des paiements d’intérêts élevés et à des besoins de refinancement qui entravent leur capacité à investir dans leur avenir. Il est essentiel d’améliorer la prévisibilité et la rapidité des procédures de restructuration, en s’appuyant sur les grands progrès qui ont déjà été accomplis, notamment au titre du cadre commun. Nous devons également venir en aide aux pays dont la dette est viable, mais dont les besoins au titre des paiement d’intérêts et du refinancement sont tels qu’ils réduisent leur capacité à investir dans l’éducation, la santé ou les infrastructures.

Le FMI a un rôle de premier plan à jouer. En fournissant des conseils stratégiques et en assurant le développement des capacités et des prêts, le cas échéant, nous aidons les pays à maintenir ou à rétablir la stabilité macroéconomique et à mettre en œuvre des politiques saines pour garantir une croissance durable. Nous continuerons de jouer un rôle clé en matière d’endettement grâce à nos analyses de la viabilité de la dette et à notre soutien aux efforts internationaux visant à relever les défis liés à la dette, notamment dans le cadre de la table ronde mondiale sur la dette souveraine.

Nous demeurons déterminés à aider nos pays membres à connaître une plus grande prospérité et une plus grande stabilité. »




Le pape se rend présent au IVe Congrès latino-américain sur la protection de l’enfance

Le pape François met en garde contre le rôle de l’intelligence artificielle dans la diffusion des abus et appelle à la responsabilité éthique.

Dans un message rédigé pour le IVe Congrès latino-américain sur la Protection de l’enfance, le pape François a lancé un sérieux avertissement sur les dangers de l’intelligence artificielle (IA) qui facilite et exacerbe le fléau des abus sexuels. S’adressant à plus de 500 participants réunis à Lima, au Pérou, du 25 au 27 février, le pape a réaffirmé son engagement à éradiquer les abus et à renforcer les garanties pour les mineurs, condamnant l’impunité induite par l’IA comme une menace nouvelle et urgente.

Le congrès, organisé par le Centre latino-américain pour la Protection de l’Enfance (CEPROME) en collaboration avec la Commission Pontificale pour la Protection des Mineurs du Vatican, constitue un forum essentiel pour les professionnels qui se consacrent à la création d’environnements sûrs au sein de l’Église et de la société.

La vitrine numérique de l’impunité

Le pape François a mis en garde contre le fait qu’Internet crée depuis longtemps un faux sentiment de détachement, permettant aux gens de se cacher derrière des écrans et d’éviter d’assumer la responsabilité de leurs actes. Avec l’IA, ce phénomène a atteint un nouveau niveau, permettant aux utilisateurs de générer des contenus synthétiques qui imitent la réalité tout en échappant à la responsabilité.

« Le fait que nos mains n’aient pas directement créé ces matériaux ne nous exonère pas de notre responsabilité », a déclaré le pape. « Une machine suit nos ordres, elle n’agit pas de son propre gré. C’est nous qui décidons d’exposer des images intimes, de voler des concepts, de fabriquer de fausses réalités ».

Le pape a souligné les dangers de l’IA lorsqu’elle est mal utilisée : la normalisation de comportements nuisibles, la diffusion de contenus inappropriés qui polluent l’environnement numérique et la difficulté croissante pour les autorités de distinguer le matériel réel des inventions synthétiques, autant de facteurs qui compliquent les efforts visant à protéger les victimes potentielles.

Un appel à des limites éthiques

Le souverain pontife a mis l’accent sur deux responsabilités essentielles pour relever ces défis. Premièrement, la société doit donner la parole à Dieu et aux victimes, en sensibilisant le public aux souffrances causées par l’exploitation de l’IA. Deuxièmement, il est nécessaire de démanteler l’illusion d’un détachement moral grâce à la technologie et de veiller à ce que les utilisateurs, les développeurs et les législateurs reconnaissent leurs obligations éthiques.

François a exhorté « les individus, les concepteurs d’IA et les autorités compétentes à établir des limites claires et applicables qui empêchent les applications nuisibles ou criminelles de cette technologie ». Sans réglementation concrète, l’IA pourrait devenir un outil incontrôlé permettant de perpétuer les abus plutôt qu’un moyen de promouvoir la justice et la protection.

Les responsables ecclésiastiques appellent à une réponse coordonnée

Le message du pape a trouvé un écho profond auprès des organisateurs de la conférence. Maria Ines Franck, directrice du CEPROME, a exprimé sa gratitude pour le leadership de François malgré sa santé fragile et a souligné que ses conseils sont essentiels pour façonner l’approche de l’Église en matière de prévention. « Le Saint-Père n’a cessé d’encourager et de renforcer notre mission », a déclaré Mme Franck. « Ses idées nous aident à naviguer dans cette nouvelle réalité et renforcent notre engagement à protéger les enfants et les adolescents en Amérique latine.

Lors de la séance d’ouverture du congrès, Monseigneur Luis Manuel Alí Herrera, secrétaire de la Commission Pontificale pour la Protection des Mineurs, a souligné l’importance de la coopération internationale et ecclésiale. « Les défis auxquels nous sommes confrontés sont trop vastes pour être relevés de manière isolée », a-t-il déclaré. « Nous ne pouvons pas agir en solitaire dans la bataille pour la protection numérique.

L’IA : une arme à double tranchant

Malgré les risques, Ali Herrera a reconnu le potentiel de l’IA en tant qu’outil de justice, notant qu’elle peut faciliter les réseaux de soutien pour les survivants, collecter des données en vue d’une action en justice et fournir des espaces numériques aux victimes pour qu’elles partagent leurs expériences. Cette double nature de l’IA, à la fois menace et ressource, rend le contrôle éthique d’autant plus essentiel.

Le Congrès s’achèvera par l’« Expo des bonnes pratiques », une sélection de plus de 20 organisations qui présenteront des stratégies efficaces pour lutter contre les abus. Alors que des experts du monde entier débattent du rôle de l’IA dans l’exacerbation et la lutte contre l’exploitation sexuelle, l’appel de l’Église à la responsabilité éthique reste clair : la technologie doit servir l’humanité, et non faciliter ses pulsions les plus sombres.