La Première ministre danoise appelle au respect avant la visite d’une délégation américaine au Groenland

La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a exprimé dimanche ses inquiétudes concernant une visite prévue de hauts responsables américains au Groenland, soulignant que toute collaboration doit être fondée sur le respect mutuel et la souveraineté.

“Cette visite des Etats-Unis ne peut être considérée indépendamment des déclarations publiques qui ont été faites. Dans le Royaume (du Danemark), nous voulons coopérer avec les Américains. Mais il doit s’agir d’une coopération qui repose sur les valeurs fondamentales de souveraineté et de respect entre les pays et les peuples”, a annoncé Mme Frederiksen dans une déclaration écrite à la chaîne danoise DR.

Cette déclaration fait suite à des informations selon lesquelles le conseiller à la sécurité nationale des Etats-Unis, Mike Waltz, se rendra au Groenland de jeudi à samedi, aux côtés d’Usha Vance, épouse du vice-président américain JD Vance. La délégation visitera les villes de Nuuk et Sisimiut.

Dans un message vidéo sur Instagram, Mme Vance a déclaré qu’elle avait hâte de visiter le Groenland et qu’elle était particulièrement enthousiaste à l’idée d’assister à une course de chiens de traîneaux à Sisimiut.

Cependant, l’association groenlandaise des chiens de traîneau KNQK a précisé dans un communiqué qu’elle n’avait invité aucune délégation américaine à la course.

Cette visite a suscité de vives critiques parmi les hommes politiques du Groenland. Jens-Frederik Nielsen, président du parti Demokraatit, a indiqué que le moment de la visite montrait “un manque de respect pour la population groenlandaise”.

Mute Egede, Premier ministre groenlandais et chef du parti Inuit Ataqatigiit, a qualifié la visite de “provocation claire”, notamment en raison de l’implication d’un haut responsable de la sécurité américaine.




Maduro exhorte les Etats-Unis à cesser de persécuter les migrants vénézuéliens  

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a exhorté dimanche le gouvernement américain à cesser de persécuter et de violer les droits des migrants vénézuéliens.

Condamnant la détention et l’expulsion de 240 ressortissants vénézuéliens vers le Salvador comme un acte de “cruauté” et d'”injustice”, M. Maduro a déclaré que les expulsions avaient été effectuées de manière “humiliante” et sans procédure régulière.

Le week-end dernier, l’administration américaine a expulsé près de 300 personnes qu’elle a identifiées comme étant membres du gang Tren de Aragua, en invoquant la loi de 1798 sur les ennemis étrangers (Alien Enemies Act) contre le gang TdA et en affirmant que les Etats-Unis étaient confrontés à une “invasion” de cette “organisation terroriste étrangère”.

Cette loi de guerre permet d’expulser tout migrant identifié comme membre du gang sans passer par les procédures d’immigration habituelles.

“Nous n’aurons de cesse que ces jeunes innocents ne reviennent au Venezuela”, a déclaré M. Maduro.

Le gouvernement vénézuélien a annoncé samedi son intention de reprendre les vols directs de rapatriement des migrants vénézuéliens expulsés des Etats-Unis.




Wang Yi rencontre des groupes d’amitié Japon-Chine afin de renforcer les liens bilatéraux

Wang Yi, membre du Bureau politique du Comité central du Parti communiste chinois et directeur du Bureau de la Commission des affaires étrangères du Comité central du Parti communiste chinois, a rencontré dimanche des représentants de sept groupes d’amitié Japon-Chine, et a souligné l’importance de la coopération bilatérale dans un contexte d’incertitudes mondiales marquées.

Notant l’instabilité croissante de la situation internationale, M. Wang a réaffirmé la détermination de la Chine à assumer ses responsabilités de grande puissance, à collaborer avec les autres nations pour préserver la paix et la sécurité en Asie et à promouvoir le développement et le progrès de l’humanité.

 

En tant que proches voisins et que grandes économies mondiales, la Chine et le Japon doivent réévaluer l’importance de leurs relations, réaffirmer l’importance de leur amitié, renforcer leur coopération mutuellement profitable et consolider les liens amicaux entre leurs peuples afin de promouvoir un développement durable, sain et stable de leurs relations, a déclaré M. Wang.

Saluant le dévouement de longue date des sept groupes d’amitié au développement de l’amitié bilatérale, Wang Yi les a exhortés à poursuivre sur la voie de la coopération pacifique et amicale afin de contribuer plus avant à la défense des intérêts fondamentaux des deux peuples.

Il a mis en avant trois axes de travail essentiels au renforcement des liens bilatéraux : maintenir les fondements politiques des relations sino-japonaises, renforcer le dialogue et les échanges intersectoriels, et former des individus capables de perpétuer l’amitié sino-japonaise.

La Déclaration conjointe Chine-Japon doit être strictement respectée, a souligné Wang Yi, en mettant notamment l’accent sur la nécessité de gérer de manière appropriée les litiges historiques et la question de Taiwan et de s’opposer à toute déformation, falsification ou action susceptible de compromettre ces fondements politiques.

Il a également appelé à encourager les nouvelles générations à participer activement aux initiatives d’amitié afin de garantir la pérennité de la coopération bilatérale.

Ont assisté à la réunion Hiroshi Moriyama, président de l’Union des parlementaires pour l’amitié Japon-Chine et secrétaire général du Parti libéral-démocrate au pouvoir, Yohei Kono, président de l’Association japonaise pour la promotion du commerce international, et des dirigeants de divers autres groupes d’amitié.

Les représentants de ces groupes ont souligné l’importance cruciale de l’amitié sino-japonaise pour les deux nations et les deux peuples, et se sont engagés à continuer à favoriser les échanges au niveau local et entre jeunes et à renforcer les liens entre les peuples chinois et japonais.




Les Etats-Unis et l’Ukraine concluent des discussions “productives” à Riyad (ministre ukrainien de la Défense)

Le ministre ukrainien de la Défense Rustem Umerov a annoncé dimanche que les pourparlers entre les délégations américaine et ukrainienne s’étaient achevés à Riyad, capitale de l’Arabie saoudite, affirmant que ces discussions avaient été “productives et ciblées”, et que des “points clés, dont l’énergie”, avaient été abordés.

Dans un message publié sur le réseau social X, M. Umerov, qui dirigeait la délégation ukrainienne, a souligné que l’objectif du président ukrainien Volodymyr Zelensky était de “garantir une paix juste et durable” pour l’Ukraine et l’Europe dans son ensemble, ajoutant : “Nous nous efforçons de faire de cet objectif une réalité”.

Les équipes ukrainienne et américaine se sont rencontrées plus tôt dans la journée à Riyad.

Selon l’agence de presse Ukrinform, la délégation ukrainienne comprenait également le secrétaire d’Etat au ministère ukrainien des Affaires étrangères, Oleksandr Karasevych, les chefs adjoints du cabinet du président, Pavlo Palisa et Ihor Zhovkva, ainsi que le vice-ministre de l’Energie, Mykola Kolisnyk.

Ces entretiens ont eu lieu près de deux semaines suite à une précédente réunion entre les deux parties dans la ville portuaire saoudienne de Djeddah, au cours de laquelle l’Ukraine avait accepté un plan de cessez-le-feu de 30 jours proposé par les Etats-Unis en échange de la levée par Washington de la suspension de l’aide militaire à l’Ukraine et de l’échange de renseignements avec Kiev.

Cette réunion précède notamment les pourparlers entre les délégations américaine et russe prévus lundi. Les médias ont rapporté dimanche en fin de journée que la délégation russe était arrivée à Riyad. La délégation comprend Grigory Karasine, président du Comité des affaires internationales du Conseil de la Fédération, la chambre haute de l’Assemblée russe, et Sergueï Beseda, conseiller du chef du service fédéral de sécurité russe, a déclaré plus tôt le conseiller présidentiel russe Iouri Ouchakov.




Bodom Matungulu donne trois piliers pour transformer le potentiel minier en levier de développement    

Le Think Tank Rdc Stratégie que préside M. Bodom Matungulu, a organisé, le 14 mars dernier une conférence de haut niveau à Bruxelles (Belgique). « Enjeux de la géostratégie minière en Rdc : géopolitique, conflits armés et exploitation des ressources naturelles », c’est le titre qui a été choisi. Pour cette conférence, il a été donné à M. Bodom Matungulu d’exploiter le thème : « Les ressources naturelles au cœur des enjeux géopolitiques et des révolutions industrielles ». Ici, à l’instar de l’Angleterre lors de la première révolution industrielle, il pense que la RDC peut s’appuyer sur des piliers fondamentaux pour transformer son potentiel minier en levier de développement. Il s’agit de la stabilité politique comme socle du développement, la valorisation des ressources naturelles stratégiques

et un système financier et économique adapté.

Quid des quatre révolutions industrielles

L’orateur a expliqué, devant un public select, que l’histoire des révolutions industrielles est indissociable de l’exploitation des ressources naturelles. Chaque grande transformation économique a reposé sur l’exploitation de nouveaux matériaux et sources d’énergie.

Parlant de la première révolution industrielle (fin XVIIIe – XIXe siècle), celle-ci prend naissance au Royaume-Uni, grâce à l’exploitation intensive du charbon qui permet le développement de la machine à vapeur. Cette innovation révolutionne le textile, les transports et l’industrie manufacturière. Elle marque aussi le début d’une expansion coloniale accrue, les puissances européennes cherchant à s’approprier de nouvelles ressources pour alimenter leurs industries.

La deuxième révolution industrielle (fin XIXe – début XXe siècle) apparue aux États-Unis et en Allemagne, elle repose sur le développement du pétrole, de l’électricité et de la chimie. L’acier devient essentiel à la construction, tandis que l’essor de l’automobile transforme les modes de transport. La recherche de pétrole s’intensifie et devient un enjeu géopolitique majeur.

La troisième révolution industrielle (seconde moitié du XXe siècle) repose sur l’électronique, l’informatique et l’énergie nucléaire. L’utilisation du silicium permet la miniaturisation des circuits électroniques et la création d’ordinateurs et d’Internet. Les terres rares deviennent essentielles à la production de composants électroniques et sont au cœur des enjeux de production mondiale.

La quatrième révolution industrielle et le rôle central de l’Afrique est marquée par l’intelligence artificielle, l’automatisation, l’Internet des objets et la transition vers les énergies renouvelables. Cette ère repose sur des minerais stratégiques comme le lithium, le cobalt et le nickel, indispensables à la fabrication des batteries et des nouvelles technologies.

L’Afrique, et en particulier la RDC, détient une part essentielle de ces ressources. Le pays possède environ 70% des réserves mondiales de cobalt, un minerai indispensable aux batteries des véhicules électriques et aux téléphones portables. Pourtant, cette richesse ne profite pas pleinement à la population congolaise et reste exploitée principalement par des entreprises étrangères.

L’exploitation minière : entre opportunités et “malédiction des ressources”

Au lieu d’être un moteur de prospérité, l’exploitation minière en RDC est souvent synonyme de conflits, de corruption et de pauvreté. Ce phénomène, connu sous le nom de “malédiction des ressources”, illustre comment l’abondance de richesses naturelles peut devenir une source d’instabilité, freinant le développement économique et alimentant des rivalités internes et externes.

Mais cette “malédiction” n’est pas une fatalité. Des pays comme le Canada, la Norvège, le Qatar ou le Botswana ont su convertir leurs ressources naturelles en levier de développement économique durable, garantissant à leur population des retombées positives. La RDC peut et doit s’inspirer de ces modèles en adoptant une approche stratégique de gestion de ses ressources minières.

Cela passe par une gouvernance renforcée et transparente pour lutter contre la corruption et garantir une meilleure redistribution des richesses ; Le développement d’industries locales afin d’assurer la transformation des matières premières sur place et de maximiser la valeur ajoutée nationale ; Une vision souveraine et stratégique de l’exploitation minière, en mettant en place des réglementations qui privilégient l’intérêt national ; La diversification des partenaires commerciaux pour éviter une dépendance excessive vis-à-vis d’un seul acteur et mieux négocier les contrats miniers.

L’exploitation minière ne doit plus être un facteur de déstabilisation, mais un véritable levier de développement. Il appartient aux décideurs politiques congolais de mettre en place des réformes ambitieuses et aux citoyens d’exiger une répartition équitable des richesses pour transformer le sous-sol congolais en moteur de croissance et non en source de conflits.

Comme on peut bien s’en rendre compte, la RDC est aujourd’hui au cœur des enjeux géopolitiques et économiques mondiaux. La quatrième révolution industrielle place ses ressources minières stratégiques au centre d’une compétition acharnée entre la Chine, les États-Unis et l’Europe. Transformer cette richesse en levier de développement durable et non en source de conflits, reste un défi majeur pour son avenir.

Des piliers fondamentaux

Mais comment la Rdc peut s’inspirer des facteurs de la première révolution industrielle pour tirer profit de la quatrième révolution industrielle ? A cette question, M. Bodom Matungulu pense que l’histoire de l’industrialisation montre que certaines nations ont su tirer parti de leur stabilité politique, de leurs ressources naturelles et de leurs infrastructures financières pour s’imposer comme des puissances économiques majeures. À l’instar de l’Angleterre lors de la première révolution industrielle, la RDC peut s’appuyer sur des piliers fondamentaux pour transformer son potentiel minier en levier de développement.

Il s’agit de la stabilité politique comme socle du développement. Après la Glorieuse Révolution de 1688, l’Angleterre a connu une période de stabilité qui a favorisé l’innovation et l’entrepreneuriat. De même, la RDC doit impérativement consolider ses institutions, garantir une gouvernance transparente et pacifier son territoire. Une stabilité politique durable est essentielle pour attirer les investissements et créer un environnement favorable à l’industrialisation et à la transformation locale des ressources stratégiques.

Il y a la valorisation des ressources naturelles stratégiques. Le Royaume-Uni a bâti sa puissance industrielle sur l’exploitation de ses abondantes réserves de charbon et de fer, qui ont servi de carburant à son industrie. La RDC, quant à elle, dispose de minerais essentiels à la quatrième révolution industrielle, tels que le cobalt, le lithium et le cuivre. Pour en tirer pleinement profit, le pays doit aller au-delà de l’extraction brute et investir dans des infrastructures locales de transformation, garantissant ainsi une montée en valeur de ses ressources et la création de richesses nationales.

Et un système financier et économique adapté. L’industrialisation britannique a été soutenue par un système bancaire solide et innovant, qui a facilité le financement des grandes avancées technologiques. De la même manière, la RDC doit renforcer son secteur financier en créant des banques d’investissement dédiées aux projets miniers et technologiques, en facilitant l’accès aux crédits pour les entrepreneurs locaux et en mettant en place un cadre fiscal attractif afin d’encourager les investissements dans les secteurs stratégiques.

En s’inspirant de ces facteurs clés qui ont permis à l’Angleterre de dominer la première révolution industrielle, la RDC peut transformer son immense potentiel minier en moteur de développement et devenir un acteur clé de la quatrième révolution industrielle. Cependant, cette transition ne sera possible qu’en misant sur la stabilité politique, la valorisation locale des ressources et un financement structuré de son industrie nationale. L’avenir de la RDC repose sur sa capacité à exploiter intelligemment ses richesses pour bâtir un développement inclusif et durable.

JMNK




Crise sécuritaire en RDC : Le sommet conjoint EAC-SADC convoqué pour ce lundi 

Les chefs d’État et des gouvernements seront en sommet conjoint EAC-SADC ce lundi 24 Mars 2025. Ils vont examiner la situation sécuritaire critique en République démocratique du Congo.

Ce sommet conjoint en virtuel sera coprésidé par William Samoei Ruto, président de la République du Kenya et président de la EAC et Emmerson Dambudzo Mnangagwa, président de la République du Zimbabwe et président de la SADC.

La SADC sera représentée par ses États membres de la “double troïka”, notamment, la République du Zimbabwe (président), la République d’Angola (ancien président) et la République de Madagascar (nouveau président), ainsi que par les trois pays qui dirigent l’organe de la SADC chargé de la politique, de la défense et des affaires de sécurité : la République-Unie de Tanzanie (président), la République du Malawi (nouveau président) et la République de Zambie (ancien président). La République d’Afrique du Sud (pays contributeur des troupes à la mission de la SADC en RDC) et la République démocratique du Congo font également partie des participants.

Ce deuxième sommet conjoint examinera également le rapport présenté lors de la réunion ministérielle conjointe EAC-SADC qui s’est tenue le 17 mars 2025 à Harare, au Zimbabwe.

 

 

Mboshi




Congolais Telema à Kenge: Judith Suminwa décèle les atouts et défis du Kwango pour un développement durable 

La Première Ministre Judith Suminwa a clôturé, ce dimanche, sa visite à Kenge, chef-lieu de la province du Kwango, dans le cadre de la campagne “Congolais Telema”. Avant de quitter le sol kwangolais, la Cheffe du Gouvernement a pris le temps de s’imprégner des réalités sociales de cette province.

Sa tournée à Kenge lui a permis notamment de mettre en lumière à la fois les atouts et défis de la province du Kwango, tout en soulignant la nécessité d’encourager un développement durable et inclusif dans cette région. Elle a également pris connaissance des enjeux locaux et exprimé son engagement à apporter des solutions concrètes pour l’amélioration des conditions de vie de la population.

Judith Suminwa a communié avec les Kwangolais à la cathédrale Mwense Anuarite

C’est aux premières heures de la matinée que la Cheffe du Gouvernement a débuté sa journée par une communion avec les chrétiens catholiques à la cathédrale Mwense Anuarite. Ce moment de prière, empreint de spiritualité, a été un signe fort d’unité, de partage et de solidarité avec les habitants de la province.

Pour Monseigneur Jean-Pierre Kwambamba, la participation de la Première Ministre à cette célébration eucharistique représente un geste louable et significatif.

« La Première Ministre est venue partager nos joies et nos peines. Cette attention à la population est essentielle. C’est ce que nous attendons d’un gouvernement proche de ses citoyens. Ce geste est un pas en avant dans la recherche de la paix durable, d’unité et de véritable fraternité au sein de notre nation. Il nous inspire l’espoir, malgré les épreuves. Nous devons tous nous engager à construire notre pays dans la paix et dans une fraternité sincère », a déclaré l’évêque de Kenge.

Des actions pour lutter contre les érosions menaçant la ville

À la suite de la messe, Judith Suminwa s’est rendue sur le terrain pour observer de près les érosions qui menacent la ville de Kenge, en particulier dans le quartier Camp Kikwit. À ce jour, plusieurs maisons ont été englouties par ces érosions, tandis que d’autres sont sous une menace constante.

 

Les têtes d’érosions, qui progressent vers la route nationale numéro 2, représentent un danger majeur pour la population locale. La Première Ministre a annoncé des actions concrètes et urgentes en vue de stopper leur avancée et protéger les habitations et infrastructures essentielles.

Visite à l’Hôpital Général de Référence de Kenge

Poursuivant sa tournée dans la ville, la Cheffe du Gouvernement s’est rendue à l’Hôpital Général de Référence de Kenge Conventionné Catholique (HGRCC), où elle a pris connaissance de l’état de cet établissement de santé. La visite a permis de souligner les efforts fournis par l’hôpital dans la prise en charge sanitaire de la population, tout en mettant en perspective les besoins urgents en termes de ressources et d’équipements médicaux.

Judith Suminwa a également rendu une visite symbolique à la maternité de l’hôpital, où elle a échangé avec les femmes mères, leur apportant un message d’espoir et de réconfort. Les femmes présentes, bénéficiaires de la gratuité de la maternité, ont exprimé leur gratitude pour la visite et l’attention portée à leurs préoccupations.

HGRCC est l’unique institution de santé d’une grande capacité et qui a des médecins dans cette région.

Des échanges avec toutes les couches sociales du Kwango

La Cheffe du Gouvernement a multiplié les échanges avec les différentes couches sociales du Kwango, abordant avec elles les problèmes spécifiques de la province, notamment l’accès à l’éducation, la santé, les infrastructures, la sécurité et les défis environnementaux. Ces discussions ont permis de mieux cerner les attentes des habitants et de poser les bases de solutions durables.

Vers d’autres provinces

Après sa visite dans le Kwango, Judith Suminwa poursuivra la campagne “Congolais Telema” dans d’autres provinces du pays, afin de promouvoir l’unité nationale, la paix et la prospérité du Congo. La Première Ministre continue de prêcher les valeurs d’une nation solidaire, debout et tournée vers un avenir prospère.




Avec Luanda et Doha, Félix Tshisekedi face à 3 dialogues incontournables !

La priorité, toutefois, est à réserver au Dialogue interne, celui de la Cohésion nationale ! Puisse les déclarations rassurantes de Mgrs Fulgence Muteba et André Bakundowa sur RFI le jeudi 20 mars 2025 convaincre les radicaux qui gravitent autour de Félix Tshisekedi du bien-fondé du Dialogue comme unique voie de solution aux crises multiformes et multisectorielles actuelles. Surtout quand leurs causes et conséquences ressemblent à celles des fora précédents. Le prélat protestant déclare à ce sujet :« … demander le départ de quelqu’un qui a un mandat, nous croyons que ce n’est pas une bonne chose».

Il refaisait le vase mal façonné

En effet, à quelques exceptions près, ce qui arrive aujourd’hui ressemble à ce qui s’était passé entre 1999 et 2003 avec, précisément les Accords de Lusaka entre belligérants, les Accords de Luanda entre la RDC respectivement avec le Rwanda et l’Ouganda ainsi que le Dialogue intercongolais. Il y en avait eu trois à l’époque et, comme par coïncidence, il y en a trois aujourd’hui, à savoir :

-le Dialogue avec les groupes armés congolais. C’est le Processus de Nairobi ;

-le Dialogue avec les États soutenant ces groupes armés. C’est le Processus de Luanda intégrant désormais Doha, et

-le Dialogue avec les forces politiques et sociales rdcongolaises. C’est l’initiative de la synergie CENCO-ECC dénommée Pacte Social.

Si l’on y revient, c’est qu’à l’époque tout n’avait pas été dit, tout n’a pas été fait.

En d’autres termes – sans nécessairement se livrer à la prophétie de malheur – rater le coche aujourd’hui avec une solution bâclée revient à condamner la RDC à vivre le fameux «Jamais deux sans trois». Quand ? Dans 20 ans ? 30 ans ?

Pour l’instant, il y a lieu de s’inspirer de l’exemple du potier de la Bible. Il refaisait chaque vase «mal façonné». C’était de sa part un acte de responsabilité.

C’est à pareil acte que le peuple est appelé dès lors que l’objectif est de façonner le «Congo du Centenaire de l’Indépendance». Dans 35 ans à dater de cette année.

Poser les bases d’une paix durable

Pour l’heure, retenons de la même interview du 20 mars 2025 à RFI les propos tout aussi rassurants de Mgr Fulgence Muteba. Du rendez-vous du 18 mars 2025 à Luanda pour lequel il a salué la bonne volonté manifestée par le Chef de État, il déclare : « …ça fait des semaines que nous demandons qu’il y ait ce dialogue parce que nous ne croyons pas du tout à une solution militaire à notre problème. Vous savez, la violence engendre la violence, comme on dit. Et pour nous, il faut que les Congolais puissent se retrouver autour d’une table, qu’ils puissent retrouver le consensus national, la cohésion nationale. Et ça, ça demande que chacun puisse se dépasser. C’est pourquoi nous saluons la décision du président Félix Tshisekedi et il s’est dépassé, même si autour de lui, il y a des gens qui ne sont pas d’accord. Mais là, il a pris ses responsabilités et nous l’encourageons à aller plus loin».

Le prélat poursuit sur la même lancée : «le dialogue ne doit pas seulement se limiter entre une délégation du gouvernement et ceux qui ont pris les armes, mais il faut que ça soit, comme le révérend l’a dit tout à l’heure, un dialogue entre les Congolais, qui soit le plus inclusif possible, le plus transparent, et qu’on puisse aborder tous les problèmes qui fâchent de telle manière que, fort de cette cohésion au plan interne, nous puissions aller au niveau de la sous-région pour poser les problèmes qui nous divisent avec les pays de la sous-région». Et il conclut : «De cette manière, nous pensons qu’on peut poser les bases d’une paix durable».

Ceci après l’audience accordée à la synergie le 19 mars 2025 par Emmanuel Macron à Paris.

Le 20 mars, cette fois à Bruxelles, après le même exercice, le ministre belge des Affaires étrangères Prevot Maxime s’exprime sur son compte X.com : «Après leur rencontre avec le Président @EmmanuelMacron, j’ai reçu ce matin une délégation des églises engagées pour la paix en RDC et dans la région. C’est une initiative de dialogue à saisir pour renforcer la cohésion et aborder les causes profondes du conflit dans l’Est de la RDC. Je leur souhaite plein succès dans leurs démarches ouvertes et inclusives qui s’inscrivent dans l’ordre constitutionnel». Londres et Washington probablement pour bientôt.

L’axe Bruxelles-Paris, on le sait, pèse sérieusement dans les enjeux des Grands Lacs aux côtés de l’axe Washington-Londres.

Jouer le jeu de l’ennemi consiste justement à rejeter tout face-à-face

A ceux qui s’inquiètent du sort de Félix Tshisekedi, Mgr André Bakundowa donne la réponse espérée : «Je crois que nos bien- aimés vont revenir dans le bon sens de voir comment nous pouvons aller jusqu’à la fin de son mandat et organiser des bonnes élections pour l’avenir de notre pays».

A ce propos, il est indiqué de rappeler à la conscience collective les faits suivants :

1.à l’avènement de la Transition en 1990, le discours d’Étienne Tshisekedi était la démission à tout pris du maréchal ;

2.à l’enclenchement de sa guerre en 1996, l’Afdl avait pour discours la démission à tout prix du maréchal ;

3.à l’enclenchement de leur guerre en 1998, le Rcd et le Mlc avaient pour discours la démission à tout prix de L-D. Kabila ;

4.à l’avènement de Joseph Kabila en 2001 jusqu’à son départ en 2019, le discours de l’opposition armée et de l’opposition politique était sa démission à tout prix.

Finalement, à l’exception de Laurent-Désiré Kabila assassiné en pleine fonction, seuls les prédécesseurs de Félix Tshisekedi à se montrer coopératifs ont survécu à l’ouragan.

C’est pour dire que la volonté du chef de l’État l’emporte sur toutes autres considérations.

Le Congo étant alors à l’heure de la vérité, jouer le jeu de l’ennemi pourrait consister aussi à rejeter tout face-à-face jusqu’à indisposer même les Etats voisins qui veulent du bien du Congo.

Ne le perdons pas de vue : quelle que soit la nature des sanctions infligées et à infliger au Rwanda, ce pays continuera de jouir du soutien de la communauté internationale, Occident en particulier, du fait que la sous-région stratégique des Grands Lacs n’est pas utile rapport à l’accès à l’océan Atlantique. Elle l’est par rapport à l’accès à l’ océan Indien. Océan de tous les enjeux. Américains, Européens et Asiatiques qui s’intéressent aux richesses minières de la RDC concentrées à l’Est et qui doivent absolument être présentes dans cet océan ont pour passage obligé le Soudan du Sud, l’Ouganda, le Burundi et, bien entendu, le Rwanda, pays tampons avec le Kenya maritime !

Ceux qui rêvent d’écraser le Rwanda doivent avoir une lecture pragmatique de la géopolitique.

Voilà pourquoi, s’il y a un ordre de priorité à établir pour les 3 Dialogues s’avérant inéluctables, Kinshasa gagnerait plus à privilégier le Dialogue Intercongolais. Ce qui lui permettrait de consolider l’unité nationale au travers de la Cohésion nationale. C’est la condition sine qua non pour affronter le Rwanda certes, mais aussi le Soudan du Sud, l’Ouganda et le Burundi.

Faut-il encore disposer du plan B !

Encore 3 ans, Félix Tshisekedi consomme son second et dernier mandat. Va-t-il les passer dans les tiraillements allant crescendo ?

Lee Iacocca le lui rappelle : “Toute bonne décision prise trop tard devient une mauvaise décision».

Omer Nsongo die Lema




Contre toute attente: Une actrice de théâtre à la tête du CA de l’APROCEM

Nommer Mme Gisèle Kayembe Fontaine, sa chargée des missions au cabinet, actrice de théâtre de profession pour diriger le Conseil d’Administration d’un établissement public chargé de promouvoir la classe moyenne congolaise, c’est la nouvelle stratégie du ministre de l’Industrie et Petites Moyennes Entreprises, Louis Watum Kabamba, en vue de concrétiser la vision du chef de l’Etat Félix Tshisekedi. Concrétiser ou saboter ? C’est la question que tout le monde se pose en analysant objectivement le comportement de ce membre du gouvernement.

Pour les spécialistes de la question, le mot sabotage de la vision du président de la République est bien à sa place ici, car cette nomination n’a rien à voir avec la promotion des classes moyennes, étant donné que la personne désignée n’a aucune expérience ni expertise dans le monde de l’entrepreneuriat. C’est une animatrice, qui a fait son temps à la Radio Okapi entre 2004 et 2010 avant d’aller apprendre le théâtre et la cinématographie et devenir par la suite une comédienne professionnelle.

À voir de près ce dossier, Il y a plutôt d’autres critères qui ont milité en faveur de sa nomination. Étant la chargée des missions personnelle du ministre, ce sont ses liens de coterie qui ont joué en faveur de la nomination de Gisèle Kayembe Fontaine pendant que le chef de l’Etat Félix Tshisekedi Tshilombo s’acharne à trouver les stratégies pour booster le monde de l’entrepreneuriat en vue de la création des millions d’emplois promis aux Congolais lors de son élection en 2023.

Même le site de la Radio Okapi où elle a commencé sa carrière professionnelle présente Gisèle Kayembe comme une comédienne. Il faut donc se poser la question de savoir comment le ministre qui prétend promouvoir la vision du président de la République sur les classes moyennes peut confier un établissement public aussi important comme celui-là à une personne inexperte dont le seul critère de recrutement à ce poste est le fait d’être très proche de lui ?

Pour plusieurs analystes, la nomination de Gisèle Kayembe comme la suspension précipitée du Directeur général de l’ANADEC ont pour seul dénominateur commun, la gourmandise du ministre Louis Watum déterminé à positionner les siens dans tous les services publics sous tutelles au mépris de la vision du chef de l’Etat, de la cohésion nationale et ainsi que des règles administratives.

Poussé par le même appétit glouton, le ministre Louis Watum Kabamba dont le parti politique est sans député et par voie de conséquence, n’a aucun poids politique pour avoir de grands postes dans l’administration publique ou à la tête des établissements sous tutelle, ambitionne désormais les autres grands services publics de son ministère qu’il considère comme un butin de guerre pour son parti mallette.

Il est important que sa hiérarchie, notamment la Primature puisse lever cette suspension qui n’honore pas la fonction d’Etat que le ministre de l’Industrie Louis Watum occupe, car il s’agit d’une mesure basée sur des faits politiques cachés.

Le Quotidien




Retrait de l’AFC-M23 de Walikale: Les Fardc prennent acte et s’interdisent des offensives contre l’ennemi 

La nouvelle a surpris plus d’une personne de voir l’ AFC-M23 décider contre toute attente de repositionner ses forces de la ville de Walikale et des environs conformément au cessez-le-feu le feu unilatérale déclaré le 22 février 2025. Une décision sans précédent et qui est intervenue au lendemain de la conquête de cette zone riche en minerais dont l’étain et qui a une position géostratégique située au carrefour entre la province de la Tshopo et celle de Maniema. Et surtout depuis le début des affrontements entre les forces loyalistes appuyées par les Wazalendo et la coalition AFC-M23 appuyée par l’armée rwandaise une telle décision n’a jamais été prise du côté des forces d’agression de la RDC.

Selon un communiqué de AFC-M23, la décision a été prise «  dans le souci de favoriser des conditions propices aux initiatives de paix et à un dialogue politique traitant des causes profondes du conflit dans l’Est de la République démocratique du Congo ».Et consécutivement à cette décision, l’AFC- M23 a invité les leaders communautaires et la population de Walikale à prendre des mesures nécessaires pour assurer la sécurité et la protection de la population civile et de leurs biens pendant cette intermission qualifiée de bonne foi.

Les Fardc prennent acte et s’abstiennent des actions offensives contre AFC – M23

La réaction des forces armées de la République démocratique du Congo ne s’est pas fait attendre face à la décision de la coalition AFC-M23 de repositionner leurs troupes hors de la ville de Walikale. En effet, dans un communiqué lu par le porte- parole de l’armée congolaise, le général major Sylvain Ekenge, à la télévision nationale, les Fardc disent «  prendre acte de la décision annoncée par l’alliance Fleuve Congo et le mouvement du 23 mars  de se retirer de la localité de Walikale dans la province du Nord- Kivu ». Pour l’armée congolaise, il s’agit là de l’exécution de la déclaration conjointe entre l’Etat du Quatar, la RDC et le Rwanda du 18  mars 2025 en présence de l’Emir du Quatar cheik Tammin bin Hamad Al Thani , le président congolais, Félix Tshisekedi et le président rwandais Paul Kagame. Et en conséquence, les forces armées de la RDC décident « d’observer avec vigilance le retrait des forces hostiles de Walikale jusqu’à l’Est de la cité de Kibati ».

Et le porte-parole de l’armée congolaise d’ajouter : «  Les Fardc vont s’abstenir de mener toute action offensive contre les forces ennemies tout en enjoignant les forces d’auto-défenses en en faire autant afin d’encourager la désescalade et la poursuite du processus de Luanda et de Nairobi et privilégier l’aboutissement des discussions récemment entamées récemment au Quatar et à Washington DC aux USA dans l’intérêt de la Paix « .Toutefois, autant pour l’AFC- M23, les forces armées de la RDC , tout en restant mobilisées, se réservent le droit d’intervenir à l’observance de tout mouvement hostile qui s’avérerait être de nature à compromettre la pose des combats ainsi qu’à menacer la sécurité des populations et de leurs biens tout comme l’intégrité du territoire national.

Retrait oui mais la prudence aussi

En dépit de l’annonce de AFC- M23 de se retirer de la localité de Walikale, certains observateurs doutent de «  cette bonne foi » manifestée à travers cette décision. Des sources militaires affirment que les troupes de AFC- M23  n’ont pas l’intention de se retirer de cette zone . Au contraire, pensent elles, ce sont des manœuvres pour gagner du temps et préparer une avancée vers la ville de Kisangani située à 400 km de Walikale.

RSK