Renforcement de la collaboration entre l’IGF et le PNUD pour une meilleure lutte contre la corruption

Ce lundi, l’Inspection Générale des Finances (IGF) a accueilli une délégation du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) dans le cadre d’une évaluation de leur partenariat. Dirigés par Damien Mama, représentant résident du PNUD en RDC, les visiteurs ont été reçus par Jules Alingete, Inspecteur Général des Finances et Chef de Service.

Les discussions ont principalement porté sur la collaboration dans le domaine de l’informatique, notamment autour de l’utilisation d’un logiciel d’analyse de données offert par le PNUD. Ce don, jugé essentiel dans les activités de l’IGF, a grandement contribué au travail des inspecteurs des finances et de l’administration.

Dans le cadre de ce partenariat, le PNUD a également fourni plusieurs dotations, telles que des ordinateurs, des panneaux solaires et la licence d’exploitation du logiciel “TeamMate”, entre autres matériels. Ces contributions visent à renforcer les capacités de l’IGF dans sa mission de contrôle et de transparence.

Lors de cette rencontre, les deux parties ont également échangé sur les besoins futurs de l’IGF afin d’envisager de nouvelles initiatives pour consolider leur collaboration, en particulier dans la lutte contre la corruption. Jules Alingete a souligné l’importance de ce partenariat stratégique, tandis que Damien Mama a salué cette collaboration fructueuse et prometteuse.

Le Programme des Nations Unies pour le Développement accompagne divers services étatiques, tels que l’Inspection Générale des Finances, dans leurs efforts pour promouvoir le développement et la bonne gouvernance.

Par Didier Mbongomingi




Accord sur les minéraux stratégiques : Une opportunité historique pour la RDC et les États-Unis (Par Didier Mbongomingi)

La République Démocratique du Congo (RDC), véritable trésor minier mondial, détient des ressources stratégiques comme le cobalt, le lithium et le coltan, indispensables à la transition énergétique et aux technologies modernes. Dans ce contexte, un partenariat stratégique entre la RDC et les États-Unis pourrait marquer un tournant décisif, en établissant un modèle gagnant-gagnant pour les deux nations.

L’Angola des années 1990, confronté à une guerre civile, a tiré profit de son potentiel pétrolier grâce à un partenariat stratégique avec les grandes puissances, notamment les États-Unis. Ce modèle, basé sur l’exploitation des ressources naturelles en échange de soutien militaire et économique, a permis à l’Angola de stabiliser son économie et de poser les bases de son développement.

Aujourd’hui, la RDC, confrontée à des défis sécuritaires similaires à l’Est et à des besoins criants de développement, peut adapter cette expérience à sa propre réalité en tirant parti de son potentiel minier unique.

– Un tel partenariat pourrait inclure un appui à la modernisation des Forces Armées de la RDC (FARDC), renforçant leur capacité à protéger les zones minières stratégiques et à lutter contre les groupes armés.

– Une coopération militaire efficace garantirait la stabilité de l’Est du pays, souvent victime de conflits liés aux ressources.

– Les investissements américains dans l’exploitation minière pourraient s’accompagner de projets structurants : routes, hôpitaux, écoles, et électrification.

– La transparence des flux financiers assurerait des revenus conséquents pour le Trésor congolais, renforçant ainsi les bases d’une économie durable.

– Pour éviter un modèle purement extractif, un volet industriel intégrant la transformation locale des minerais pourrait être inclus, créant ainsi de l’emploi et de la valeur ajoutée en RDC.

– Des programmes de formation technique, soutenus par des entreprises américaines, pourraient préparer la jeunesse congolaise aux défis des industries modernes.

Cet accord représente bien plus qu’un simple partenariat économique : il pourrait redéfinir le rôle de la RDC sur la scène internationale, faisant de ses ressources une force motrice pour le développement national et régional. Cependant, sa réussite repose sur une négociation équilibrée, respectant les intérêts souverains de la RDC et assurant une exploitation responsable des minerais.

À l’instar de l’Angola qui a su transformer son pétrole en levier de stabilité et de croissance, la RDC a l’opportunité historique de transformer ses richesses minérales en un avenir prospère et pacifique.

Pour cela, il appartient au gouvernement congolais de garantir que cet accord soit non seulement équitable mais aussi porteur d’un véritable changement pour le peuple congolais. C’est une chance unique, une alliance stratégique à saisir pour bâtir la RDC de demain.




La patrouille financière de l’IGF : Une révolution dans la gestion des finances publiques en RDC

Sous la direction visionnaire de Jules Alingete Key, l’Inspection Générale des Finances (IGF) de la République Démocratique du Congo (RDC) a déployé une initiative inédite et ambitieuse : la patrouille financière. Ce mécanisme de contrôle proactif des finances publiques transforme radicalement le paysage de la gestion économique du pays, mettant un frein aux pratiques de corruption et renforçant la transparence des institutions.

En seulement cinq ans, les résultats obtenus sont remarquables. Le taux de corruption dans les actes de gestion publique, qui s’élevait à 80 %, a été réduit de moitié, atteignant désormais 50 %. Ce progrès substantiel reflète l’efficacité d’une approche préventive qui surveille minutieusement les dépenses et recettes publiques avant leur concrétisation. L’objectif est simple, mais puissant : garantir que chaque ressource mobilisée serve les intérêts collectifs du pays.

Au-delà de la lutte contre la corruption, la patrouille financière constitue un pilier fondamental pour la mobilisation des recettes publiques. Grâce à un contrôle rigoureux, les fonds publics sont désormais mieux collectés et répartis, alimentant des secteurs cruciaux tels que l’éducation, la santé et les infrastructures. Cette dynamique positive contribue non seulement au développement économique du pays, mais aussi à restaurer la confiance des citoyens envers leurs institutions.

Sur la scène internationale, cette réforme novatrice n’est pas passée inaperçue. Des organisations spécialisées, notamment Transparency International, ont salué les progrès réalisés par la RDC en matière de gouvernance et de lutte contre la corruption. Ce coup de projecteur contribue à renforcer la crédibilité du pays auprès de ses partenaires et investisseurs étrangers.

Cependant, ces avancées ne sont pas exemptes de défis. La pérennité de ces acquis repose sur la détermination des dirigeants et le soutien des citoyens, pour consolider les réformes et éradiquer définitivement les pratiques déviantes. À cet égard, Jules Alingete Key appelle à une vigilance constante et à une implication collective : “La patrouille financière est une première étape. Pour garantir un impact durable, il est crucial que chaque Congolais devienne un acteur de la bonne gouvernance.”

Avec la patrouille financière, la République Démocratique du Congo démontre que les réformes audacieuses, basées sur une vision claire et des actions concrètes, peuvent transformer une nation. Ce modèle, qui allie prévention et responsabilité, ouvre la voie à une nouvelle ère où les finances publiques deviennent un moteur de développement inclusif et durable.

Par Didier Mbongomingi




Forum de Boao 2025 : l’Asie face à un « monde en mutation »

(Note de l’éditeur : Cet article représente le point de vue de l’auteur Karim Badolo et pas nécessairement celui de CGTN.)

La pittoresque ville de Boao, résolument tournée vers un développement vert impressionnant, dans la province insulaire de Hainan, va vibrer du Forum de Boao pour l’Asie (FBA) du 25 au 28 mars 2025. « L’Asie dans le monde en mutation : vers un avenir commun » est le thème autour duquel les dirigeants des pays asiatiques et autres participants venus du monde entier vont débattre. Principalement, il sera question, selon les organisateurs, au cours de cette rencontre majeure, de dynamiser le multilatéralisme, de promouvoir l’ouverture et le développement, de répondre conjointement aux défis mondiaux et de concrétiser les engagements du Sommet des Nations Unies sur l’avenir tout en mettant l’accent sur le développement de l’Asie.

De manière précise, les discussions vont porter sur l’instauration de la confiance et la promotion de la coopération dans un monde en mutation rapide, le rééquilibrage de la mondialisation en faveur d’un développement inclusif, l’accélération des objectifs de développement durable pour des réponses plus efficaces aux défis mondiaux, et le renforcement de l’application et la gouvernance de l’intelligence artificielle (IA) pour un développement axé sur l’innovation.

L’Asie qui représente plus de 60 % de la population mondiale et concentre une grande majorité des pays en développement peut-elle rester indifférente face aux mutations du monde rythmé par des élans de protectionnisme et d’unilatéralisme ? Absolument pas! C’est dans cette perspective de converger les efforts que le thème du FBA 2025 se justifie pleinement. Dans un contexte où les règles du commerce mondial sont en train d’être remises en cause, les pays asiatiques se trouvent dans l’obligation de renforcer leurs liens afin de préserver la communauté des intérêts. Plus qu’un simple cadre de renforcement de la coopération régionale, le FBA se veut aussi une plate-forme de réflexion pour avoir voix au chapitre dans la gouvernance économique et commerciale mondiale. Le monde suppose que le multilatéralisme soit encouragé de manière conséquente dans les relations internationales.

Face aux incertitudes qui pèsent sur la croissance économique mondiale et les échanges commerciaux, les pays asiatiques se doivent de porter une ambition commune qui est celle de dynamiser non seulement la coopération Sud-Sud, mais aussi celle Nord-Sud. Dans ce vaste village global où les intérêts sont imbriqués, il y a lieu de promouvoir les cadres de dialogue et de concertations dans l’optique de préserver l’essentiel. C’est pourquoi le FBA se positionne comme une plate-forme ouverte et inclusive qui vise non seulement à préserver un environnement propice à l’intégration économique régionale, mais aussi à la coopération internationale.

Moteur important de la croissance économique mondiale, l’Asie, entend également au cours de la présente édition du FBA mettre l’accent sur l’application de l’IA et sa gouvernance. Il sera aussi question de mettre à profit l’IA pour améliorer la connectivité numérique entre les pays asiatiques.

Comme aux éditions précédentes, de nombreuses personnalités d’organisations internationales et régionales, des responsables ministériels, des entrepreneurs du Fortune Global 500 et d’experts et de chercheurs renommés sont attendus à Boao pour renforcer et élargir les passerelles de coopérations dans divers secteurs.

(Photo : VCG)




Affrontements Wazalendo-AFC/M23 à Nyangezi: Des déplacés affluent à Bukavu

Depuis le week-end dernier, le groupement de Karhongo, situé à Nyangezi dans le territoire de Walungu (Sud-Kivu), connaît un exode massif. Les habitants, pris au piège des affrontements incessants entre les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) et les groupes d’auto-défense Wazalendo, abandonnent leurs villages pour chercher refuge à Bukavu et dans d’autres localités plus sécurisées de la province.

D’après des sources locales, la situation est critique : des milliers de civils ont déjà fui, vidant presque totalement plusieurs villages tels que Cibimbi, Lukananda et Mulende. L’impact de ces violences s’étend également aux villages voisins du territoire de Kabare, notamment Mumosho et Nyantende, où le M23 a renforcé sa présence pour contenir l’avancée des Wazalendo.

Les combats, particulièrement intenses durant le week-end, rendent difficile l’évaluation des pertes humaines et matérielles. Dans les escarpements de Ngomo, des sources locales signalent également une présence accrue des Wazalendo, faisant craindre une extension du conflit.

Alors que l’insécurité s’aggrave, les populations déplacées se retrouvent livrées à elles-mêmes, sans assistance humanitaire suffisante. La communauté internationale et les autorités congolaises sont appelées à agir pour éviter une crise humanitaire encore plus dramatique dans la région.




La RDC salue la condamnation des crimes commis par la coalition AFC-M23 – RDF par la CADHP

Les nombreuses violations des droits de l’homme commis en République démocratique du Congo par la coalition AFC-M23 appuyée par l’armée rwandaise dans la crise sécuritaire dans l’Est du pays n’ont pas laissé indifférente la commission africaine des droits de l’homme et des peuples, CADHP, cette instance africaine dont la mission est la promotion des droits de l’homme en Afrique.

En effet, a travers la résolution 627(LXXXII) 2025, cette instance judiciaire a fermement condamné les exactions perpétrées par la coalition AFC-M23 – RDF. Il s’agit notamment des massacres des populations civiles, les violences sexuelles, l’enrôlement forcé des enfants et la destruction des infrastructures sociales. Ainsi, cette commission exhorte les protagonistes dans ce conflit à cesser immédiatement les hostilités et à privilégier le dialogue pour une paix durable.

Le satisfecit du Gouvernement Congolais

C’est avec une grande satisfaction que le Gouvernement congolais a accueilli l’adoption de la résolution 627(LXXXII) de la commission africaine des droits de l’homme et des peuples. Dans un communiqué de presse, la cellule de communication du ministère des droits humains estime qu’il s’agit d’une reconnaissance par la CADHP des défis persistants en matière des droits humains en RDC. Et ce ministère appelle à des actions concertées pour la restauration de la paix et la stabilité dans l’Est du pays. Dans la foulée, le ministère des droits humains met cette avancée majeure dans le secteur des droits humains dans l’actif du chef de l’Etat, Félix Tshisekedi qui s’est déployé à travers le monde en faveur de la paix et de la sécurité en RDC.

«  Cette avancée majeure est le fruit du leadership éclairé de son excellence Monsieur le Président de la République, Félix Tshisekedi dont l’engagement indéfectible en faveur de la paix, de la sécurité et de la justice en RDC continue à porter ses fruits sur la scène diplomatiques internationale « , peut on lire dans le communiqué de presse de la cellule de communication du ministère des droits humains.

Outre le Président de la République, le ministère des droits humains voit en cette résolution une contribution de la ministre de tutelle, Chantal Chambu Mwavita qui n’a ménagé aucun effort pour sensibiliser les instances régionales et internationales sur la gravité de la situation de l’Est du pays.

«  Cette résolution est aussi le résultat du plaidoyer constant mené par son excellence madame le ministre des droits humains, Chantal Sambu Mwavita qui n’a ménagé aucun effort pour sensibiliser les instances régionales et internationales sur la gravité de la situation de l’Est de la RDC . Son engagement a permis d’obtenir une reconnaissance officielle des violations massives des droits humains commises par les groupes armés et la nécessité urgente d’y mettre fin », poursuit le communiqué de presse.

Pour ce faire, le Gouvernement congolais réaffirme son engagement à garantir la sécurité et la protection de sa population. Et des actions fortes seront prises pour lutter contre l’impunité et traduire en justice tous les responsables des crimes commis, promet le Gouvernement congolais. De son côté, le ministère des droits humains appelle la communauté internationale , les partenaires régionaux et les organisations de défense des droits de l’homme à soutenir les efforts de la RDC pour restaurer l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national et fournir une assistance humanitaire aux populations affectées.

RSK




COMMUNIQUE DE PRESSE n° 006




Conférence dans le cadre de la Journée Internationale de la femme : Les méfaits et l’exploitation du capitalisme à l’endroit des femmes congolaises

La date de la journée internationale des droits des femmes, une journée qui a trouvé son origine à la suite de la grève générale et des manifestations des femmes russes, à Petrograd (actuellement Saint- Petersburg), le 23 février 1917.

Or, à l’époque, la Russie utilisait le calendrier julien, qui doit son nom à l’empereur romain Jules César. C’est l’occasion pour les femmes de réclamer leurs droits, les meilleures conditions de travail, les droits civils, sociaux, politiques et religieux.

En effet, c’est en 1910 que l’Internationale socialiste, réunie à Copenhague, au Danemark, décida d’instaurer une journée dédiée aux femmes pour rendre hommage au mouvement en faveur des droits des femmes et pour favoriser l’obtention du suffrage universel.

Quel est le but de la Journée Internationale des droits des femmes ?

Cette journée, issue de l’histoire des luttes féministes menées sur plusieurs fronts, notamment l’interdiction faite aux femmes de prendre la parole en public, n’a pour seul but que la recherche de l’obtention de l’égalité des droits pour les femmes.

Traditionnellement, les groupes et associations de femmes militantes préparent des événements partout dans le monde pour fêter les victoires et les acquis, faire entendre leurs revendications, améliorer leurs conditions.

Pourquoi parle-t-on des droits des femmes ?

L’histoire des droits des femmes est celle des droits reconnus aux femmes afin de mettre fin aux discriminations dont elles sont victimes et d’établir l’égalité des sexes.

Certes, la situation des femmes congolaises face à leurs droits n’a pas totalement évolué.

Dotée d’une population de près de cent vingt (120) millions d’habitants dont 52 % sont des femmes, la République Démocratique du Congo s’illustre par plusieurs discriminations à l’endroit des femmes dont on ne cesserait de soulever pour une amélioration meilleure, entre autres, « Les méfaits et l’exploitation du capitalisme à l’endroit des femmes congolaises. »

Considéré comme l’une des sources principales de détérioration du système économique de la RD Congo, le capitalisme qui est basé sur la propriété privée des moyens de production et structuré en vue de maximiser les profits, a toujours exploité les femmes congolaises, victimes de nombreuses discriminations.

Il s’oppose au socialisme et, plus encore, au communisme.

Ce système, le capitalisme, exerce des violences contre les femmes congolaises, surtout sur le front institutionnel, car étant une source de violence aussi intense, ne pourrait pas être perpétré avec une relative impunité par ses actions.

Ce que le capitalisme fait aux femmes congolaises

Le capitalisme dans son développement a multiplié des maux à l’égard de la femme congolaise qui renforce son malheur. Notamment :

– L’oppression des femmes : très ancienne bien sûr qui préexiste au capitalisme qui est aussi un système d’oppression mais plus global. Cette oppression que les femmes subissent en tant que femmes de la part des hommes, se produit de multiples façons au-delà de l’aspect strictement économique : par le langage, la filiation, les stéréotypes, les religions, la culture… Cette oppression prend des formes très différentes selon le milieu où elle est développée en RD Congo, en milieu urbain ou en milieu rural.

– La domination des femmes : elle se caractérise par une méconnaissance totale ou partielle des droits des femmes. Les femmes mariées par exemple, en RD Congo, ne jouissent quasiment pas de leurs droits malgré l’existence du Code de la famille. Une fois mariée, l’homme et la société marchent sur les droits de la femme.

– La violence : la domination s’accompagne toujours d’une violence, qu’elle soit physique ou morale. La violence physique, ce sont les violences conjugales, le viol, les mutilations génitales, etc. Cette violence peut aller jusqu’au meurtre. Les violences morales ou psychologiques, ce sont les insultes, les humiliations ou les violences inscrites dans les représentations (les mythes, les discours, etc.). Par exemple, chez certaines tribus, la femme n’a aucune valeur. Elle n’est pas considérée comme une partenaire au développement, mais plutôt comme un objet de reproduction et de plaisir ou de satisfaction sexuelle.

– Le discours qui fait passer les inégalités sociales pour les données naturelles : les rapports de domination s’accompagnent le plus souvent d’un discours qui vise à faire passer les inégalités sociales pour des données naturelles. L’effet de ce discours, c’est de faire admettre ces inégalités comme un destin incontournable : ce qui relève de la nature, ne peut pas être changé.

– La surexploitation des femmes : les femmes sont «surexploitées» sur leur lieu de travail et elles fournissent en plus, de longues heures de travail domestique mais ces dernières n’ont pas le même statut que les heures de travail salarié. Sur le plan international, les statistiques montrent que si on prend en compte le travail professionnel des femmes qui est rémunéré, plus le travail domestique, le groupe des femmes produit un « surtravail » par rapport à celui des hommes. Cette non-mixité dans les tâches et les responsabilités familiales est la face visible (grâce aux féministes) d’un ordre social fondé sur la division sexuelle du travail, c’est à dire sur une répartition des tâches entre les hommes et les femmes, suivant laquelle les femmes seraient censées se consacrer prioritairement et «tout naturellement» à l’espace domestique et privé tandis que les hommes se consacrent à l’activité productive et publique. Cette répartition loin d’être «complémentaire» définit une hiérarchie entre les activités «masculines» (valorisées) et les activités «féminines» (dévalorisées). Elle n’a jamais correspondu, dans les faits, à une égalité. La grande majorité des femmes a toujours cumulé une activité productive (au sens large du terme) et l’entretien du groupe domestique.

– L’exclusion d’une certaine catégorie des allocations sociales : en ce moment des crises dans un système capitaliste, il est mis en place des plans d’austérité qui excluent les femmes des allocations sociales.

Comment définir les droits des femmes ?

Les droits des femmes sont des droits humains. Ils comprennent :

– Le droit de vivre libre de toute violence et discrimination,

– Le droit au meilleur état de santé physique et mentale susceptible d’être atteint,

– Le droit à l’éducation,

– Le droit à la propriété,

– Le droit de voter &

– Le droit à un salaire égal.

Pourquoi définir les droits des femmes ?

En premier lieu, il est important de comprendre que les violences faites aux femmes sont devenues monnaie courante. Cela se reproduit en plusieurs milieux à la fois. L’exploitation des femmes est devenue l’apanage de tous.

Aujourd’hui, la majorité des ‘‘FEMMES’’ congolaises fait partie de la main-d’œuvre mal rémunérée, les restantes sont exposées aux travaux domestiques mal payés, aux travaux dont les sources des revenus, les moyens de production et d’échange n’appartiennent pas à elles-mêmes qui les mettent en œuvre par leur dur et propre travail, plutôt orienté vers l’enrichissement d’une petite minorité.

On remarque qu’il y a aussi des entreprises au Congo qui pratiquent la logique du profit, qui ne tiennent pas compte de la moralité, de la sécurité et de la santé même de certaines femmes. Dans certaines entreprises, les femmes travailleuses sont victimes des plans d’austérité en réduisant des dépenses pour augmenter leurs profits en commençant par les salaires et en diminuant les effectifs. Les femmes, en premier lieu, sont les principales victimes de cette persécution, puisque ce sont elles qui sont les plus paupérisées par la capitalisation de la vie économique tandis que la régulation de leur sexualité et de leurs capacités de reproduction est condition de la construction de formes plus strictes de contrôle social.

Quelle en est la raison ?

Le taux d’analphabétisme chez les femmes est le plus élevé. La prostitution est une œuvre qui ramène des grossesses indésirables, les mariages précoces, la pauvreté qui bat son plein, la concentration des femmes dans les secteurs moins rémunérateurs qui expliquent l’inégalité salariale entre les sexes.

Que peut-on faire pour y remédier ?

– Insister sur les causes principales de la création des situations insatisfaisantes de la femme congolaise ;

– Marteler sur l’absence d’initiative du gouvernement congolais pour remédier à la situation ;

– Appeler la femme à hausser son niveau de réflexion à travers des formations ;

– Amener la femme à avoir un esprit ouvert et conscient. Ayant confiance en elle, elle est capable de faire plus et mieux que les hommes, d’atteindre le niveau supérieur et de dissiper le doute en elle ;

– Élever la voix devant des violences sexuelles, morales et de toutes formes. Que ça soit dans des milieux scolaires ou institutionnels ;

– Dénoncer tous ces acteurs du capitalisme. Les ONG et les partis politiques doivent organiser des séminaires à propos du rôle des femmes dans la construction nationale ;

– Le gouvernement doit revoir les salaires des femmes et les encourager, même pour l’accès à des prêts bancaires pour la tenue de leurs propres business, qui luttera contre le chômage et la pauvreté féminine.

Quel est le message à retenir de la lutte contre les méfaits du capitalisme à l’endroit des femmes en quelques lignes?

Le message le plus important à retenir est : l’égalité des genres est une idée simple. C’est la conviction que les femmes méritent les mêmes droits, les mêmes opportunités et les mêmes connaissances que les hommes. C’est aussi la conviction que les femmes apportent autant à la société que les hommes.

Être féministe, c’est prendre donc conscience de cette oppression et de travailler à la détruire pour favoriser l’émancipation des femmes.

Les femmes ne doivent pas cesser de toujours lutter collectivement pour revendiquer leurs droits.

Fait à Kinshasa, le 08 Mars 2025.

Ange Ngoya Kazadi

Quatrième Vice-Présidente Nationale chargée des Elections




Sénat: Véritable diplomatie parlementaire à Paris

Arrivé à Paris tôt hier mardi 25 mars, à la tête d’une délégation de quelques sénateurs et sénatrices, notamment le président des Commissions, Relations extérieures, Christophe Lutundula, et de la Défense, Sécurité et frontières, José Mpanda, le président du Sénat Jean-Michel Sama Lukonde, a eu une séance de travail fructueuse avec son homologue du Sénat français, M.Gerard Larcher.

Tenue au Palais du Luxembourg, cette séance de travail a porté sur la situation sécuritaire et humanitaire grave provoquée par la guerre et la violation de l’intégrité territoriale dans l’Est de la RDC par l’Armée rwandaise et ses supplétifs du M23/AFC.

« C’est dans le cadre d’abord de nos relations bilatérales entre la France et la République démocratique du Congo. C’est une mission qui s’inscrit dans l’accompagnement diplomatique, à côté de celle de son Excellence Monsieur le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui s’est inscrit, depuis que nous avons cette situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo : cette agression injuste que nous subissons du Rwanda et de ses supplétifs du M23 », a dit Sama Lukonde.

En outre, il a expliqué que dans le fond de leurs échanges, « nous sommes revenus sur la question principale de l’insécurité à l’Est de la République démocratique du Congo. Mais ici, nous sommes venus faire, après la résolution 2773 qui a été votée à l’unanimité au Conseil de sécurité avec l’appui de la France, allant dans le sens de la condamnation du Rwanda et ses supplétifs du M23 et de tout ce qui se fait à l’Est de la République démocratique du Congo », a déclaré Jean-Michel Sama Lukonde au sortir de l’entretien avec son homologue du Sénat français.

Mise en œuvre des sanctions contre le Rwanda

Le speaker de la Chambre haute du Parlement congolais a, par ailleurs, sollicité l’appui des partenaires à la mise en œuvre des résolutions et sanctions contre le Rwanda.

Les deux personnalités ont également tablé sur la coopération bilatérale entre les deux institutions.

« Après ces échanges, nous sommes revenus sur la demande de l’appui que nous devons recevoir de tous nos partenaires pour que nous allions dans la matérialisation des sanctions qui sont édictées. Nous pensons que c’est l’une des voies qui va nous permettre d’arriver à la résolution de ce conflit tel que cela a été dicté par les différentes communautés auxquelles nous faisons parties, notamment l’Union africaine, la SADC, l’EAC, l’ONU, et même de l’Union européenne qui est venue aussi en appui aux sanctions qui ont été prises. Donc, nous avons longuement échangé sur cela et nous sommes allés au-delà de ces échanges en parlant aussi de la coopération qui doit régner entre nos deux institutions et d’un accord que nous allons formaliser sur les différents sujets. Puisque nous avons beaucoup de similarités et des échanges d’expériences que nous devons avoir entre nos deux institutions », a-t-il ajouté.

Notons que Sama Lukonde était accompagné du président du groupe d’amitié France- Afrique centrale, Guillaume Chevrollier, et son collègue Francis Szpiner, président délégué pour la RDC, dans le cadre des activités de la diplomatie parlementaire et de l’accord de partenariat entre le Sénat français et celui de la RDC.

Avant de procéder à la signature du livre d’or du Sénat français, les deux présidents ont échangé des cadeaux. Le président du Sénat français a invité son homologue congolais à la plénière du Sénat français où il a été présenté à tous les sénateurs présents avec des mots justes et reconnaissants aux sages sénateurs de l’Hexagone par le speaker de la Chambre haute du Parlement français en ces termes : «  la RDC connaît une situation humanitaire dramatique, du fait en particulier des tentatives de déstabilisation orchestrées dans l’Est de la RDC par le Rwanda et le M23. Le Sénat français assure le peuple congolais de sa solidarité et de son attachement indéfectible à son intégrité territoriale et à sa souveraineté. Notre pays, la France, en particulier, a fait adopter, à l’unanimité du Conseil de sécurité des Nations Unies, la résolution 2773 condamnant les offensives du M23 et AFC. Appelons au cessez-le -feu et au retrait immédiat des troupes rwandaises du territoire de la RDC. Nous tenons à rappeler avec force : la souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC ne sont pas négociables », a déclaré le président du Sénat français, à la plénière du mardi 25 mars 2025 lors de la présentation de Jean-Michel Sama Lukonde.

Le speaker du Sénat français n’a pas cessé de préciser que la RDC était le pays francophone le plus peuplé au monde. En mission officielle au Sénat français, Jean-Michel Sama Lukonde a, après avoir été présenté à l’hémicycle du Sénat français, effectué la visite des différentes infrastructures de cette haute institution dont l’histoire remonte depuis plusieurs siècles.

Le Quotidien




Résolution de la crise sécuritaire en RDC: Une panoplie de facilitateurs désignés au strapontin de la médiation 

La crise sécuritaire dans l’Est de la République Démocratique du Congo se voit doter de trois nouveaux facilitateurs.

Il s’agit de Mme Catherine Samba Panza Kglema Motlanthe et Sahle Work Zewde respectivement ancienne présidente de la transition en République centrafricaine, ancien vice-président Président de la République Sud africaine et ancienne Présidente de la République fédérale de l’Ethiopie.

Cette panoplie, plus de trois facilitateurs, a été désignée à l’issue de Sommet conjoint de la Communauté pour le Développement de l’Afrique Australe( SADC-) Communauté des pays de l’Est de l’Afrique ( EAC) tenu le lundi dernier,en visioconférence, sur la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC.

Les trois personnalités ont, de ce fait, rejoint l’ancien président Kenyan Uhuru Kenyatta et l’ancien président nigérian, Olusegun Obasanjo, désignés dernièrement toujours à l’issue du tout premier sommet conjoint de ces deux organisations régionales tenu à Dar- Es- Salam, en Tanzanie. L’ancien premier ministre Éthiopien, quant à lui, Hailemariam Desalegn Boshe, a été élagué de la médiation et remplacée par l’ancienne Présidente de ce pays, a annoncé le Président en exercice de EAC et Président de du Kenya, William Ruto.

« Le sommet a décidé d’accélérer le processus de paix en nommant un groupe élargi de cinq facilitateurs.(…) La réunion a également adopté un rapport des ministres de l’EAC-SADC qui décrit les étapes vers un cessez-le-feu, une cessation des hostilités et la mise en place d’un secrétariat pour suivre la mise en œuvre » a annoncé William Ruto sur son compte.

Fusionner le processus

Il faut dire que ces nouvelles désignations, qui interviennent le jour même du retrait de Président angolais, João Lurenço de la médiation de la crise congolaise, sont consécutives à la décision de fusionner les processus de Luanda et de Nairobi et les placer sous la supervision des dirigeants régionaux.

Ces facilitateurs auront pour mission de coordonner les efforts diplomatiques et sécuritaires en vue d’un cessez-le-feu durable entre les belligérants.

RSK