Les élèves du Complexe scolaire Saint François de Sales de Kintambo visitent le siège de l’Assemblée nationale  

Le Rapporteur de l’Assemblée nationale, le Professeur Jacques Djoli Eseng’ekeli a reçu, ce vendredi 28 mars 2025, au siège de la chambre basse du parlement dans la salle de banquet, les élèves du Complexe Scolaire Saint François de Sales de la commune de Kintambo.

Cette visite avait pour but de faire connaître aux élèves le fonctionnement de l’Assemblée nationale et les rôles des députés nationaux, à savoir : voter les lois et effectuer les contrôles parlementaires. Le Porte-Parole de la Chambre basse du Parlement, le Professeur Jacques Djoli a interrogé ses hôtes sur les rôles des députés nationaux, quelques élèves ont répondu correctement.

À leur tour, les élèves de cette école privée Catholique ont soumis auprès du Rapporteur de l’Assemblée nationale les doléances de la population de cette partie de la capitale, notamment le manque d’eau potable et d’énergie électrique, l’absence d’infrastructures, l’insalubrité criante, le banditisme urbain communément appelé Kuluna, etc…

Présents lors de cette visite, l’Honorable Paul Gaspard Ngondankoy et Garry Sakata ont, pour leur part, expliqué à ces élèves la façon dont ils doivent assainir leur l’environnement.

Le Professeur Jacques DJOLI a demandé à un des élèves de passer à la tribune pour expliquer à ses amis ce qu’il connaît sur l’environnement. Aussi, une élève nommée ministre de l’environnement de ladite école a-t-elle répondu clairement à la préoccupation de cette haute autorité.

Ainsi, les élèves ont eu la leçon sur le fonctionnement des organes de gestion du pouvoir public.

Par cette même occasion, l’Abbé Destin Basonga, Administrateur du

Complexe Scolaire Saint François de Sales a expliqué l’objet de la visite de ces élèves au siège de l’Assemblée nationale.

Une photo de famille a immortalisé cette cérémonie d’échanges qui s’est déroulée dans une ambiance bon enfant.




Foot/CAN-U17: M. Lekjaa incite les joueurs de la sélection marocaine à “livrer une performance digne de la réputation du football national”

Le président de la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF), Fouzi Lekjaa, a incité les joueurs de la sélection marocaine des moins de 17 ans, qui prendra part à la phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations U17 (Maroc-2025), à “livrer une performance digne de la réputation du football national”.

Lors d’une rencontre, tenue samedi avec les joueurs de la sélection nationale U17, ainsi que les membres du staff technique, médical et administratif, M. Lekjaa a exhorté les joueurs de l’équipe nationale à représenter le football marocain de la meilleure manière possible lors de cette compétition continentale qui se tiendra du 30 mars au 19 avril prochain au Maroc, selon un communiqué de la FRMF.

Il a insisté, dans ce sens, sur l’importance de livrer une performance digne de la réputation du football national, d’autant plus que la sélection marocaine a déjà démontré de grandes qualités techniques lors du tournoi de l’Union Nord-Africaine de Football, du tournoi international organisé au Complexe Mohammed VI de Football, ainsi que lors des matchs amicaux disputés en préparation de cette échéance.

Le président de la FRMF a également souligné le rôle clé du travail collectif dans le football moderne, affirmant que la réussite et la pérennité des performances dépendent d’une harmonie et d’une coopération entre les joueurs, en plus d’une communication efficace au sein du groupe.

Dans le même contexte, M. Lekjaa a affirmé que la participation à ce tournoi africain constitue une étape essentielle dans le processus de formation des joueurs, les invitant à adopter une culture de la victoire, “élément fondamental qui distingue les grandes équipes”.

“Le public marocain nourrit de grandes attentes quant à la performance de l’équipe nationale U17, en particulier après son parcours remarquable lors de la précédente édition, où elle a atteint la finale, ainsi que son excellent rendement en Coupe du Monde, où elle s’est hissée jusqu’en quart de finale avant de s’incliner de justesse face au Mali”, a-t-il conclu.

L’équipe nationale U17 entamera la quête du titre continental contre l’Ouganda, ce dimanche au stade El Bachir à Mohammedia. Elle affrontera ensuite la Zambie, le jeudi 3 avril, avant de clore la phase de poules contre la Tanzanie, le dimanche 6 avril.

Douze équipes réparties en quatre groupes, se disputeront le titre de cette compétition qui servira également de tournoi qualificatif pour la Coupe du Monde U-17 de la FIFA, prévue plus tard dans l’année au Qatar.




Le voyage de la prochaine génération de stars africaines commence à la Coupe d’Afrique des Nations U-17 CAF, Maroc 2025

La Coupe d’Afrique des Nations U-17 CAF TotalEnergies, Maroc 2025 débutera ce dimanche avec une rencontre entre la nation hôte et l’Ouganda. Seize équipes vont se disputer la couronne continentale et une place à la Coupe du Monde U-17 de la FIFA plus tard cette année.

Pour de nombreux jeunes talents africains, ce tournoi représente le début de leur carrière en équipe nationale et leur première expérience de compétition internationale.

Le Maroc n’avait pas accueilli les finales continentales U-17 depuis 2013, année où Kelechi Iheanacho du Nigeria s’était distingué. Les joueurs de la promotion 2025 espèrent suivre ses traces et réussir tant au niveau des clubs qu’à l’international.

Cette année, l’Afrique disposera d’un nombre record de 10 places pour la Coupe du Monde U-17 de la FIFA au Qatar, offrant ainsi une opportunité exceptionnelle de démontrer le talent émergent du continent sur la scène mondiale.

Les huit quarts de finalistes seront qualifiés, ainsi que deux équipes supplémentaires sélectionnées via des matches de barrage entre les troisièmes des groupes de la phase de groupes.

Le tournoi introduira un nouveau trophée, symbolisant “Le voyage commence”. Sa conception rappelle une route représentant le parcours du joueur, intégrée à la carte de l’Afrique, symbolisant la fierté et l’unité continentales.

Quatre lieux accueilleront les matches : le stade El Bachir à Mohammedia, le stade Larbi Zaouli et le stade Berrechid à Casablanca, et le stade El Abdi à El Jadida.

Les événements débuteront au stade El Bachir dimanche, lorsque le Maroc affrontera l’Ouganda à 22h00 (heure locale / GMT).

Le lendemain, la Tanzanie rencontrera la Zambie à 14h00 pour conclure la première série de matches du groupe A.

Plus tard dans l’après-midi, le stade Larbi Zaouli accueillera un match du groupe B entre le Burkina Faso et le Cameroun à 17h00.

Le dernier match de la journée verra l’Afrique du Sud affronter l’Égypte à 20h00 dans un duel nord-sud passionnant.

Les matches des groupes C et D auront lieu mardi 1er avril, avec le Sénégal, champion en titre, en tête d’affiche.

Le Sénégal affrontera la Gambie au stade El Abdi à 14h00, tandis que la Somalie jouera contre la Tunisie à 17h00.

Dans le groupe D, le Mali affrontera l’Angola à 17h00, tandis que la Côte d’Ivoire visera une victoire contre la République Centrafricaine à 20h00.

Pour une liste complète des matches, horaires et lieux de la Coupe d’Afrique des Nations U-17 CAF TotalEnergies, Maroc 2025, cliquez ici.

Groupes de la Coupe d’Afrique des Nations U-17 CAF TotalEnergies, Maroc 2025 :

GROUPE A : Maroc (hôte), Ouganda, Tanzanie, Zambie

GROUPE B : Burkina Faso, Cameroun, Afrique du Sud, Égypte

GROUPE C : Sénégal, Gambie, Somalie, Tunisie

GROUPE D : Mali, Angola, Côte d’Ivoire, République Centrafricaine




Marche de la paix du Réseau des Femmes Solidaires internationales : La Première Ministre insiste sur l’impératif d’un front populaire contre l’agresseur rwandais 

Les initiatives de mobilisation générale contre la guerre dans l’Est du pays se multiplient depuis l’appel lancé par le Président de la République, et la campagne populaire “Congolais Telema”, menée par la Cheffe du Gouvernement, Judith Suminwa Tuluka. C’est dans ce cadre que le Réseau des Femmes Solidaires internationales a organisé une marche pacifique pour dire non à la guerre, et oui à une paix durable.

Plus de morts dans l’Est

En première ligne dans cette mobilisation générale, la Première Ministre a pris part à cette marche de protestation contre l’insécurité dans l’Est. Partie de la gare centrale dans la commune de la Gombe, les femmes de toutes les tendances confondues, ont arpenté le boulevard du 30 juin d’un pas décisif, afin de dire stop aux violences, stop aux assassinats et autres atrocités commises par l’agresseur rwandais et ses supplétifs de la coalition M23/AFC au Nord-Kivu et Sud-Kivu.

Dans un élan de cœur, en soutien aux FARDC et aux victimes de cette guerre économique injuste qui mine le pays, jeunes filles, mères et grand-mères ont bravé la fatigue et la soif, jusqu’à l’athénée de la Gombe, point de chute de cette marche pacifique du Réseau des Femmes Solidaires internationales.

Les femmes congolaises dénoncent la barbarie de l’armée rwandaise au Nord-Kivu et Sud-Kivu

Pour contextualiser le sens de leur initiative, Lina Pembe, présidente du Réseau des Femmes Solidaires internationales, a remercié l’épouse du Chef de l’Etat, Denise Nyakeru, marraine de cette action, et la Première Ministre, Judith Suminwa Tuluka, pour son implication personnelle à la réussite de ladite marche.

“Nous avons marché avec la Première Ministre pour réclamer la paix dans notre pays. Elle a soutenu notre action, parce qu’elle est aussi une mère. Les mamans donnent la vie. Et aujourd’hui, elles pleurent leurs enfants et maris tués par l’ennemi. A l’Est, le nombre d’orphelins augmente. Il faut que cela cesse! Cest pourquoi nous aussi à Kinshasa, en solidarité avec les femmes de l’Est qui souffrent, nous nous levons pour faire entendre notre voix ici, et à l’étranger, et notre démarche est constitutionnelle”, a déclaré Lina Pembe.

Un mémo du Réseau des Femmes Solidaires internationales remis à la Cheffe du Gouvernement

Encouragée par la Première Ministre, elle a en outre, décliné le contenu de leur mémo, appelant entre autres à un cessez-le-feu immédiat dans l’Est du pays, au retrait des troupes rebelles dans les zones occupées illégalement et à l’implication réelle de la communauté internationale pour mettre fin à ces atrocités.

Après la réception dudit mémo, la Cheffe a, dans un cri poignant, dénoncé les exactions commises par les ennemis internes et externes, auteurs des pillages de nos ressources naturelles.

“Chaque pays a ses problèmes, mais nous ne pouvons pas tolérer que l’ennemi occupe notre territoire illégalement, et tue nos enfants, au motif qu’un jour, lorsqu’il était en difficulté, nous l’avons accueilli sur notre sol, à cause de notre hospitalité légendaire.

C’est pourquoi, nous exprimons notre ras-le-bol. Nous sommes fatigués de compter les morts, de voir les jeunes filles et mamans violées. Nous decrions les assassinats et nous sommes fatigués de voir les FARDC et les Wazalendo se battre pour protéger notre pays. Nous disons ça suffit!”, s’est exclamé la Patronne de l’Exécutif central.

Pas de développement, sans une paix durable en RDC

Dans une démarche pédagogique, elle expliqué à la foule que pour combattre l’ennemi, un budget important est affecté à la défense de la patrie. Sans le retour de la paix, le développement est mis en mal.

Nous voulons une seule chose : la paix dans notre pays. Parce le Chef de l’Etat et le Gouvernement veulent continuer à travailler selon le programme élaboré, pour le développement de notre pays, et cela n’est possible qu’avec la paix”, a insisté la Cheffe du Gouvernement.

“Pour arriver à cette paix tant voulue, au sein du Gouvernement nous travaillons, sur différents fronts, militaire, diplomatique et médiatique. Nous lançons donc un appel à un front populaire cette fois-ci. Chaque congolais doit faire preuve de vigilance pour dénoncer les ennemis ou traîtres de la RDC.

Un front populaire pour barrer la route à l’ennemi

Elle a par ailleurs lancé un appel à l’unité et à la cohésion nationale, essentielle pour protéger le seul pays que Dieu a donné aux Congolais, avant de remercier les organisatrices de cette marche pacifique en faveur de la paix en RDC.

L’Exécutif central multiplie les efforts pour soutenir l’effort de guerre, a dit la Première Ministre aux femmes réunies lors de ce grand rendez-vous. Elle a révélé également depuis ce mois de mars, les militaires et policiers touchent le double de leurs soldes. Une preuve du niveau de l’engagement de son Gouvernement et du Chef de l’Etat, qui actionne tous les leviers pour améliorer les conditions de vie de ceux travaillent sous le drapeau pour bouter hors de notre frontière l’armée Rwandaise et ses pantins M23/AFC




La Chine et la République du Congo renforceront le développement de la coopération sino-africaine

Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a rencontré vendredi à Beijing le ministre des Affaires étrangères de la République du Congo Jean-Claude Gakosso, réaffirmant l’engagement des deux pays à promouvoir le développement de haute qualité de la coopération sino-africaine.

M. Wang, également membre du Bureau politique du Comité central du Parti communiste chinois, a souligné que les relations bilatérales entre la Chine et la République du Congo étaient devenues un modèle de solidarité et de coopération entre la Chine et l’Afrique.

Notant que le Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA) est la plate-forme la plus importante permettant à la Chine et à l’Afrique de s’unir, de s’aider mutuellement et de parvenir à un développement commun, M. Wang a déclaré que la Chine était disposée à travailler avec la République du Congo pour mettre en œuvre les résultats du Sommet de Beijing du FCSA de l’année dernière, notamment les “Dix actions de partenariat”.

M. Wang a également appelé la Chine et les pays africains à s’unir et à coopérer plus étroitement pour sauvegarder les intérêts communs des pays en développement et promouvoir la paix, la stabilité et le développement dans le monde face à une situation internationale chaotique.

De son côté, M. Gakosso a réaffirmé que la République du Congo accorde une grande importance au rôle de coprésident du FCSA et qu’elle était disposée à travailler avec la Chine pour préparer la réunion ministérielle des coordinateurs sur la mise en œuvre des résultats du FCSA et l’Exposition économique et commerciale Chine-Afrique, afin d’obtenir davantage de résultats dans la coopération Afrique-Chine.




Le FMI désigne Tony Elumelu dans son conseil consultatif sur l’entrepreneuriat

Le conseil consultatif sur l’entrepreneuriat et la croissance du Fonds monétaire international a pour mission de formuler des recommandations pour promouvoir l’innovation, la croissance durable et lever les obstacles à l’entrepreneuriat.

Tony Elumelu (photo), fondateur et président du groupe d’investissement Heirs Holdings, a été nommé par le Fonds monétaire international (FMI) pour intégrer son conseil consultatif sur l’entrepreneuriat et la croissance. Cette annonce a été faite au terme de la réunion inaugurale du conseil, présidée par la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, le mercredi 26 mars 2025.

Le fondateur du groupe bancaire United Bank for Africa (UBA) rejoint un groupe restreint de leaders mondiaux, comprenant des dirigeants d’entreprises, des décideurs politiques et des universitaires, parmi lesquels la présidente exécutive de Banco Santander, Ana Botín, la directrice générale du groupe Vodafone, Margherita Della Valle, le fondateur de Vista Equity Partners, Robert Smith, le ministre argentin de la Déréglementation, Federico Sturzenegger. Leur mission est de formuler des recommandations politiques visant à encourager l’innovation et à promouvoir une croissance économique durable à l’échelle mondiale.

Ce groupe se distingue par son engagement à identifier et à supprimer les obstacles réglementaires à l’entrepreneuriat, avec pour objectif de proposer des politiques qui assurent une allocation efficace des ressources, stimulent l’innovation et favorisent une croissance économique durable dirigée par le secteur privé. L’engagement du PDG du groupe UBA en faveur de l’entrepreneuriat africain illustre cette vision.

Selon le FMI, le président de la Fondation Tony Elumelu (TEF), « jouera un rôle clé pour s’assurer que le potentiel entrepreneurial de l’Afrique soit central dans l’élaboration des politiques économiques mondiales ».

En effet, grâce à sa fondation créée en 2015, l’homme d’affaires nigérian a soutenu plus de 25 000 entrepreneurs africains par des financements, du mentorat et des formations. Son concept d’Africapitalisme, qui prône les investissements privés à fort impact socio-économique, est devenu une référence sur le continent.

Sandrine Gaingne




Est de la RDC: accord entre le M23 et la SADC sur l’évacuation de la force régionale des pays d’Afrique australe (Rfi)

La Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) et le groupe armé qui s’est emparé de Goma il y a deux mois ont réussi à s’entendre sur les modalités de retrait de la force déployée sur place par l’organisation sous-régionale, ce vendredi 28 mars. Il y a deux semaines, la SADC avait mis fin au mandat de la SAMIRDC qui n’avait pu enrayer la dernière offensive du M23 dans l’est de la RDC.

La réunion qui s’est déroulée ce vendredi 28 mars à l’hôtel Serena de Goma, la principale ville de l’est de la RDC contrôlée par le M23 depuis la fin du mois de janvier, a rassemblé plusieurs haut gradés des armées d’Afrique du Sud, de Zambie, du Malawi et de Tanzanie d’un côté, le chef militaire du groupe armé soutenu par le Rwanda Sultani Makenga de l’autre.

A l’issue de la rencontre, les deux parties ont convenu que le M23 « facilitera le retrait immédiat des troupes de la SAMIRDC avec leurs armes et équipements » via l’aéroport international de Goma – pour l’heure inutilisable en raison des dommages causés sur place par les récents combats qui ont touchés la ville et sa région.

La SADC va participer à la réparation de l’aéroport de Goma

En vue de sa réparation, la SADC et le M23 ont également acté la mise sur pied d’un comité conjoint chargé d’évaluer l’état du site, le bloc des pays d’Afrique australe s’étant par ailleurs engagé à participer à sa réparation. « La SADC a décidé de nous accompagner à la réparation de l’aéroport de Goma pour que cet aéroport s’ouvre au plus vite, afin que le retrait des troupes de SAMIRDC se fasse dans un bref délai », a ainsi déclaré à la presse le porte-parole du M23, Lawrence Kanyuka. Toujours selon l’AFC/M23, les travaux pourraient débuter d’ici à une semaine.

Alors que depuis la prise de la ville de Goma à la fin du mois de janvier, plusieurs organisations de l’ONU et de la sous-région ont déjà demandé la réouverture de l’aéroport en vue d’y créer un couloir humanitaire, cet accord représente donc un pas important dans cette direction.

Des effectifs jamais publiés

Le compromis trouvé entre le M23 et la SADC intervient deux semaines après que cette dernière ait mis fin au mandat de sa force militaire déployée depuis décembre 2023 dans l’est de la RDC pour « combattre » au côté de l’armée congolaise les groupes armés qui opèrent dans la région.

La SAMIRDC n’a cependant pas réussi à endiguer la récente offensive du M23 – soutenu par l’armée rwandaise – au cours de laquelle le groupe armé s’est emparé de Goma, mais aussi de Bukavu, les capitales respectives des provinces du Nord et du Sud-Kivu.

Les effectifs de la SAMIRDC n’ont jamais été publiés, mais les analystes estiment qu’elle était forte d’environ 1 300 hommes. Si le nombre de ceux à évacuer de Goma n’a pas non plus été révélé, un diplomate estime qu’ils sont autour d’un millier réfugiés dans une base de la Monusco depuis la prise de la ville, sans liberté de mouvement. Des soldats à qui le chef d’état-major de l’armée sud-africaine a rendu visite, ce vendredi, profitant de sa présence à Goma.




Est de la RDC: une délégation de l’AFC/M23 et des représentants de Kinshasa actuellement à Doha (Rfi)

Une délégation de l’AFC/M23 et des représentants de Kinshasa sont actuellement à Doha. Le Qatar, qui avait organisé une rencontre entre les présidents congolais et rwandais le 18 mars 2025, poursuit sa mission de médiation. Un rendez-vous qui soulève une question : faut-il y voir le début d’un dialogue direct entre les deux camps ?

Officiellement, aucune information ne circule sur ce qui se passe actuellement au Qatar, aucun camp n’ayant communiqué sur sa présence à Doha. Un silence qui n’est pas sans rappeler celui qui avait permis de garder le secret de la rencontre entre les chefs d’État rwandais et congolais jusqu’à la dernière minute, le 18 mars 2025.

Pour plusieurs diplomates en poste à Kinshasa, c’est d’ailleurs cette discrétion qui avait permis à l’entrevue d’avoir lieu : seul quelques proches de Félix Tshisekedi et de Paul Kagame étaient alors dans la confidence. « Quand une information fuite, le rendez-vous tombe déjà un peu à l’eau », décrypte à ce propos un spécialiste du dossier.

La méthode tranche, en tout cas, avec celle des autorités angolaises jusqu’ici en charge de la médiation puisque les deux rendez-vous ratés de Luanda en décembre et en mars 2024 avaient, eux, été officiellement annoncés sur les réseaux sociaux, obligeant en quelque sorte les parties prenantes à confirmer ou à infirmer publiquement leur participation.

Au sujet des réunions qui se déroulent cette fois dans l’émirat – et alors qu’un proche du palais présidentiel congolais confie que le chef de l’État « agit désormais en toute discrétion » -, une autre source à la présidence confirme toutefois qu’une délégation congolaise composée notamment des chefs du renseignement est bien arrivée au Qatar et que des échanges avec la médiation sont en cours.

Avec notre correspondante à Kinshasa, Paulina Zidi




RDC : en Ituri, la présence de l’armée ougandaise au centre de discussions à Bunia (Rfi)

En République démocratique du Congo (RDC), la présence depuis un mois de l’armée ougandaise dans la province orientale de l’Ituri suscite de nombreuses interrogations. Jeudi 27 mars, à Bunia, capitale de la province, les états-majors des deux pays se sont rencontrés pour coordonner leurs opérations dans les territoires de Djugu et Mahagi, fiefs de la Coopération pour le développement du Congo (Codeco).

C’est à l’issue d’une longue réunion commencée jeudi 27 mars que les représentants des états-majors de l’armée congolaise et ougandaise se sont entendues sur les opérations à suivre. Dans un communiqué concis diffusé lors des discussions, le porte-parole de la province, le lieutenant Jules Ngongo, a indiqué que « FARDC (Forces armées de RDC) et UPDF (Forces de défense du peuple ougandais) coordonnent leurs opérations » après les avoir évaluées.

En jeu : l’extension, ou non, de l’opération Shujaa (« bravoure » en swahili). Montée en novembre 2021 pour combattre le groupe islamiste ADF, d’origine ougandaise, l’opération aurait désormais pour mandat de s’opposer à la Coopérative pour le développement du Congo (Codeco), un mouvement mystico-armé qui compte parmi les plus meurtrier du pays, dans les territoires de Djugu et Mahagi qui longent le lac Albert, frontière naturelle avec l’Ouganda.

Selon nos informations, des propositions ont pour l’heure été envoyées aux hiérarchies respectives, l’objectif premier étant de sécuriser la route nationale 27, voie d’approvisionnement de Bunia. Depuis quelques semaines, des affrontements entre les miliciens de la Codeco et les UPDF sont enregistrés chaque jour non loin de cette route, autour de la localité de Fataki, dans le territoire de Djugu.

« La position de l’Ouganda en Ituri est difficilement lisible »

Le déploiement des forces ougandaises à Bunia en février, puis à Mahagi à la frontière avec l’Ouganda début mars, avait suscité la suspicion de nombreux Ituriens. Pour une source à Bunia, « la position de l’Ouganda en Ituri est difficilement lisible ». Leur récente arrivée dans la province, conjuguée à la création d’un nouveau groupe armé à Kampala et aux déclarations sur X du chef d’état-major « avait créé la confusion », développe notre source. L’officiel ougandais, fils de Museveni, avait qualifié cette zone frontalière de « zone d’influence de l’Ouganda ».

Et si le lieutenant-général Jacques Ychaligonza, adjoint de l’état-major des FARDC sur place, a appelé les groupes armés à déposer les armes – particulièrement ceux qui se revendiquent des Wazalendo en Ituri –, un observateur craint que ces opérations n’entraînent des conséquences pour les populations. « À chaque altercation entre les UPDF et les Codeco, nous remarquons que les civils sont pris à partie en représailles », note l’analyste. Depuis janvier, plus 200 civils ont été tuées et 100 000 personnes ont été déplacées dans la province selon les Nations unies, dans une province qui comptait déjà 1,4 millions de déplacés internes.

Une situation qui va de mal en pis. Dans le territoire de Djugu, l’hôpital général de Fataki a été contraint de suspendre ses activités et d’évacuer ses patients à la mi-mars en raison des menaces de groupes armés, informe l’ONG Médecins sans frontière, qui précise que « les attaques découragent les patients de venir chercher des soins dans des structures médicales et mettent également le personnel médical en danger ».

Par Paul Lorgerie




Avant Simba-TPM : 21 Corbeaux dont Faveurdi Bongeli à Kolwezi

Le TPM s’est installé à Kolwezi ce vendredi 28 mars après-midi. C’est à bord d’un vol régulier de CAA que la délégation de 35 personnes dont 21 joueurs a rallié le chef-lieu de la province du Lualaba.

Dans le groupe, le coach Lamine Ndiaye a réintégré Faveurdi Bongeli qui revient de sélection où il a joué quelques minutes avec les Léopards U20 qui étaient en stage au Sénégal. Par contre, son coéquipier Oscar Kabwit ne s’était pas totalement remis de sa blessure et n’a pas effectué le déplacement de Kolwezi.

Installés au Nyota Lodge, après leur voyage, les Corbeaux ont consacré ce vendredi au repos à leur hôtel de concentration. Au programme ce samedi, l’entraînement veille de match à 9h00, la réunion technique à la même heure et la conférence de presse à 10h30, les trois activités dans la même enceinte au Stade Dominique Diur.