Lutte contre le VIH/SIDA: La Commission Sociale et Culturelle de l’Assemblée nationale prête à accompagner la société civile

La Sous-commission Santé de la Commission Sociale et Culturelle  de l’Assemblée nationale s’est dite disponible à accompagner la société civile dans tous le processus de la lutte contre le VIH/SIDA.  C’était le samedi 14 décembre 2024 lors d’une réunion de  plaidoyer auprès des députés nationaux sur la mobilisation des ressources domestiques pour la lutte contre le Paludisme, le VIH et la Tuberculose en République démocratique du Congo.

D’après le Président de cette Sous commission Santé, l’honorable Franck Lomasa, l’engagement entant qu’élu du peuple, c’est au niveau du budget. Et pour le cas d’espèce, la République démocratique du Congo est signataire de beaucoup d’accords et traités qui doivent être respectés afin que cela profite réellement au peuple. « Et donc, nous allons travailler sur ça à la prochaine session. Ca sera l’occasion pour nous de rappeler au Gouvernement ses engagements et responsabilités pris auprès des partenaires nationaux et internationaux. C’est important que cela soit respecté et honorés  pour le bien-être de nos populations. Le budget a été déjà voté. Et donc, pour l’instant, il ne reste qu’à suivre le budget pour son exécution. Mais pour le budget qui va venir, nous allons encore prendre l’engagement de voter un budget pour répondre à toutes les questions évoquées par la société civile à travers Racoj justement sur la mobilisation des ressources domestiques dans le cadre de la riposte contre le VIH/SIDA, le Paludisme et la tuberculose, qui nous touchent tous, les électeurs comme nous aussi », a-t-il promis à la délégation du Réseaux des Associations des adolescents et jeunes contre le VIH/SIDA (Racoj).

Outre cette requête, une autre en tout cas pas la moindre dans la lutte contre le VIH/SIDA. C’est celle relative à la Loi portant Protection des personnes vivant avec le VIH à son article 37 sur l’accès  des adolescents au dépistage.

A celle-ci, les députés membres de cette Sous-commission se sont montrés encore une fois très ouverts sur la problématique en renvoyant la balle  à la société civile de leur faire une proposition détaillée de modification de cette loi, qu’ils soumettront à  la plénière en terme de proposition de loi.

«  Il y a des initiatives pour modifier la loi. Ces initiatives peuvent provenir du Gouvernement, par un projet de loi,  tout comme de l’Assemblée par un député qui porte la loi en faisant une proposition de loi. (…) Donc pour l’instant, nous sommes prêts et disponibles à nous approprier cette démarche de la société civile pour le bien-être de tous, et surtout de nos électeurs. Et donc, entant que services utilisateurs, nous allons le faire à partir de l’Assemblée, qui peut modifier cette Loi qui est maintenant obsolète. Donc, la société civile peut compter sur nous, sur l’Assemblée nationale à partir de la Commission  sociale et culturelle et la sous commission santé. Nous sommes prêts à accompagner le ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale pour cette modification de la loi », a assuré le vice-président de la Sous-commission Santé de la Commission Sociale et culturelle de l’Assemblée nationale à ses hôtes.

Réagissant à cet effet, la Coordinatrice nationale du Réseau des Associations des adolescents et jeunes contre le VIH/SIDA, le Paludisme et la Tuberculose (RACOJ) s’est dite satisfaite de l’ouverture d’esprit avec laquelle, ces élus du peuple ont abordé le problème et de la suite favorable réservée.

« Le plus important est que les honorables députés savent à quel point le pays a pris les engagement que ca soit au niveau mondial et national, et c’est de la matière qu’ils pourront traiter déjà à la prochaine session du mois de mars. Ce sont les engagements par rapport au Fonds mondial, par rapport à l’Accord d’Abuja, par rapport à la population congolaise qui est  en fait, les électeurs des élus du peuple. Nous étions vraiment très émus de les voir prêts à nous écouter et à répondre favorablement à nos demandes et nous espérons voir les conséquences de cette volonté à la prochaine session », a fait savoir le Docteur Rachel Ndaya.

Désormais, la balle est dans le camp de société civile de revenir à une prochaine occasion cette fois-là, avec des propositions bien fignolées relativement aux requêtes soulevées lors de cet échange. C’est ce qu’a promis la Coordinatrice nationale de RACOJ : «

Bien sûr la balle est dans notre camps pour mettre à leur disposition les détails de toutes les informations, et également faire des proposition de Loi portant Protection des personnes vivant avec le VIH à son article 37 sur l’accès  des adolescents au dépistage. Je pense quand-même que nous avons un peu de temps avant le début de la session de mars pour mettre à leur  disposition toutes ces informations  afin d’avoir la matière à traiter ». C’était au côté du Directeur national du Programme national de lutte contre le VIH/SIDA, le Docteur Aimé Mboyo, qui conduisait  cette délégation de la société civile, en plus de RACOJ, il y avait CEDHUC, qui s’occupe du volet juridique dans la riposte contre cette pandémie.

 

Prince Yassa




Raissa Malu et le PAM signent un mémorandum d’entente sur la politique nationale de l’alimentation scolaire #

La Ministre d’État, Ministre de l’Éducation Nationale et de la Nouvelle Citoyenneté et le Représentant et Directeur Pays du Programme Alimentaire Mondial (PAM) en République Démocratique du Congo (RDC) ont signé le 9 décembre à Osaka au Japon, où ils participent au Forum mondial sur la nutrition infantile (Global Child Nutrition Forum – GCNF) 2024, un Mémorandum d’entente pour un appui multiforme du PAM dans la mise en place de la politique nationale sur l’alimentation scolaire en RDC.

Le Mémorandum signé par les deux parties consacre la matérialisation de la volonté politique du Président de la République, Chef de l’Etat, sur la question éducative en RDC.

L’instauration des cantines scolaires vient renforcer les acquis de la gratuité de l’enseignement primaire, offrant ainsi un soutien essentiel pour garantir à chaque enfant congolais des conditions d’apprentissage propices à leur réussite

Pour la Ministre d’Etat et Ministre l’Éducation Nationale et de la Nouvelle Citoyenneté, Raissa Malu, « le Mémorandum d’entente signé avec le PAM offre un cadre de collaboration pour fédérer toutes les initiatives autour de l’alimentation scolaire et renforcer la complémentarité et la synergie dans le rôle que chaque partie est appelé à jouer dans le processus de la mise en place de la politique nationale de l’alimentation scolaire ».

Ce Mémorandum d’entente qui définit un cadre de collaboration entre le gouvernement de la RDC et le PAM s’articule autour des axes suivants : l’appui à l’élaboration d’une politique nationale d’alimentation scolaire ; l’appui à la mise en œuvre des programmes d’alimentation scolaire à travers le développement et la mise en œuvre de nouvelles approches, technologies et stratégies ; la formation et le renforcement des capacités des parties prenantes sur la mise en œuvre, le suivi et évaluation de la politique nationale d’alimentation scolaire ; l’appui pour l’accès et l’intégration de l’apprentissage numérique dans le système éducatif à travers l’initiative ‘Digital School’ et la collaboration pour la mobilisation conjointe des ressources.

« Sur la base des priorités du Ministère de l’Education Nationale et Nouvelle Citoyenneté, le PAM est engagé à apporter son appui et accompagner le gouvernement dans ses efforts pour créer des conditions favorables à un meilleur apprentissage à tous les enfants congolais », a déclaré Peter Musoko, Représentant et Directeur Pays du PAM en RDC.




Des efforts accrus doivent être déployés à l’échelle mondiale pour endiguer la menace croissante que représente le paludisme

Garantir l’accès équitable à des outils salvateurs de lutte contre le paludisme est essentiel pour inverser la tendance.

De nouvelles données de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) révèlent qu’environ 2,2 milliards de cas de paludisme et 12,7 millions de décès dus à cette maladie ont été évités depuis 2000. Toutefois, la maladie constitue toujours une grave menace pour la santé dans le monde, en particulier dans la Région africaine de l’OMS.

Selon le dernier Rapport sur le paludisme dans le monde de l’OMS, on estimait à 263 millions le nombre de cas de paludisme et à 597 000 le nombre de décès dus à cette maladie dans le monde en 2023. Cela représente environ 11 millions de cas de plus qu’en 2022, et presque le même nombre de décès. Environ 95 % des décès sont survenus dans la Région africaine de l’OMS, où de nombreuses personnes à risque n’ont toujours pas accès aux services requis pour prévenir, détecter et traiter cette maladie.

« Personne ne devrait mourir du paludisme. Pourtant, cette maladie continue de nuire de manière disproportionnée aux personnes vivant dans la Région africaine, en particulier aux jeunes enfants et aux femmes enceintes », a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS. « Un ensemble plus vaste d’outils salvateurs offre désormais une meilleure protection contre cette maladie, mais il reste nécessaire de mener des actions renforcées et d’engager des investissements accrus dans les pays africains durement touchés pour endiguer la menace. »

Des progrès manifestes dans de nombreux pays

En novembre 2024, 44 pays et 1 territoire ont été certifiés exempts de paludisme par l’OMS, et de nombreux autres se dirigent peu à peu vers cet objectif. Sur les 83 pays d’endémie palustre, 25 pays signalent aujourd’hui moins de 10 cas de paludisme par an, contre 4 pays en 2000.

Depuis 2015, la Région africaine de l’OMS a par ailleurs enregistré une réduction de 16 % de son taux de mortalité palustre. Cependant, le taux de 52,4 décès pour 100 000 personnes à risque en 2023 (estimation) reste plus de deux fois supérieur à l’objectif de 23 décès pour 100 000 personnes fixé dans la Stratégie technique mondiale de lutte contre le paludisme 2016-2030, et davantage d’efforts doivent être consentis.

Cette année, les ministres de la santé des 11 pays africains assumant les deux tiers de la charge mondiale du paludisme (Burkina Faso, Cameroun, Ghana, Mali, Mozambique, Niger, Nigéria, Ouganda, République démocratique du Congo, République-Unie de Tanzanie et Soudan) ont signé une déclaration (en anglais) dans laquelle ils s’engageaient à réduire durablement et équitablement la charge de morbidité et à s’attaquer aux causes profondes en consolidant les systèmes de santé nationaux, en renforçant la coordination et en garantissant une utilisation stratégique de l’information, entre autres mesures.

Un recours élargi à des outils efficaces fait renaître l’espoir

Parallèlement à l’intensification de l’engagement politique, le déploiement à plus grande échelle d’outils recommandés par l’OMS est en passe de permettre de nouvelles avancées dans les pays d’endémie palustre. En décembre 2024, 17 pays avaient intégré le vaccin antipaludique à leurs programmes nationaux de vaccination de l’enfant. La généralisation des vaccins en Afrique devrait sauver des dizaines de milliers de jeunes vies chaque année.

Les moustiquaires de nouvelle génération, qui apportent une meilleure protection contre le paludisme que les moustiquaires imprégnées uniquement d’un pyréthrinoïde, sont de plus en plus accessibles, ce qui favorise la lutte contre la résistance des moustiques aux pyréthrinoïdes. En 2023, ces nouveaux types de moustiquaires représentaient 78 % des 195 millions de moustiquaires livrées en Afrique subsaharienne, contre 59 % en 2022.

Le financement demeure un obstacle majeur aux progrès futurs

Le financement de la lutte contre le paludisme à l’échelle mondiale reste insuffisant pour inverser les tendances actuelles, en particulier dans les pays africains durement touchés. En 2023, le financement total a atteint environ 4 milliards de dollars des États-Unis (USD), ce qui est bien en deçà de l’objectif de financement de 8,3 milliards USD établi dans le cadre de la Stratégie technique mondiale. L’insuffisance des fonds alloués a entraîné une prise en charge bien insuffisante des moustiquaires imprégnées d’insecticide, des médicaments et d’autres outils salvateurs, situation dont les personnes les plus vulnérables face à la maladie ont le plus souffert.

Au-delà du financement, les pays d’endémie palustre continuent de se heurter à des systèmes de santé fragiles, à une surveillance insuffisante et à des menaces biologiques croissantes telles que la résistance aux médicaments et aux insecticides. Dans de nombreuses régions, les conflits, la violence, les catastrophes naturelles, les changements climatiques et les déplacements de population exacerbent les inégalités en matière de santé déjà omniprésentes auxquelles sont confrontées les personnes les plus exposées au paludisme, notamment les femmes et les filles enceintes, les enfants de moins de 5 ans, les peuples autochtones, les migrants, les personnes handicapées et les personnes vivant dans des zones reculées où l’accès aux soins de santé est limité.

Combler les lacunes dans la prise en charge du paludisme au moyen d’actions fondées sur l’équité

Le Rapport sur le paludisme dans le monde de cette année souligne la nécessité d’une riposte plus inclusive et plus efficace pour atteindre les personnes les plus vulnérables face à la maladie. L’OMS demande instamment aux pays d’accorder un degré de priorité élevé aux soins de santé primaires, qui constituent le fondement de systèmes de santé équitables et efficaces. Les pays sont encouragés à adopter des stratégies qui s’attaquent aux causes profondes du paludisme en remédiant aux inégalités de genre et en agissant sur d’autres déterminants de la santé.

L’OMS appelle par ailleurs à investir dans des systèmes de données robustes permettant de procéder au suivi des inégalités en matière de santé, notamment par la collecte et l’analyse de données ventilées selon le sexe, l’âge et d’autres caractéristiques sociales. L’équité, l’égalité des genres et les droits humains devraient être les pierres angulaires de l’innovation en matière de lutte contre le paludisme, et les personnes les plus touchées par cette maladie devraient être associées à la conception et à l’évaluation de nouveaux outils et de nouvelles approches.




Lutte contre le VIH/SIDA: UCOP + plaide pour le remboursement des dépenses inéligibles cumulées du FM

L’Union congolaise des Organisations des personnes vivant avec le VIH (UCOP +) plaide pour le remboursement par le Gouvernement congolais des dépenses inéligibles cumulées d’un montant total de 5’121’736 USD, au risque de perdre 14 millions du Fonds mondial.

Selon son secrétaire exécutif national, Ange Mavula, qui intervenait lors du  lancement des activités commémoratives de la 36 édition de la Journée mondiale de lutte contre cette pandémie, le 02 décembre dernier, le remboursement de ces dépenses est nécessaire. Sinon, le pays perdra près de 14 millions de USD.

« C’est ici l’occasion de rappeler que l’un des deux plus gros bailleurs de fonds dans la lutte contre le VIH, nous citons le Fonds Mondial, dans sa lettre du 20 septembre 2024 réclame un remboursement des dépenses inéligibles cumulées d’un montant total de 5’121’736 USD, au risque de perdre 14 millions. Qu’il vous plaise, Excellent Monsieur le Ministre, de porter cette voix au gouvernement dont vous faites partie, et de nous rassurer que cet argent sera payé pour le bien-être de la communauté », a-t-il plaidé auprès du ministre congolais de la Santé publique, Hygène et Prévoyance sociale, Roger Kamba présent à cette cérémonie déroulée en présence des agences du système des Nations unies, co-sponsors de l’ONUSIDA (UNHCR, UNICEF, PAM, PNUD, UNFPA, ONUDC, ONU Femmes, OIT, UNESCO, OMS et Banque mondiale), PEPFAR  et d’une communauté assoiffée des solutions durables.

A ce pressant appel au remboursement, l’UCOP + a aussi rappelé au Gouvernement l’obligation de payer régulièrement ses contributions dans le cadre des fonds de contrepartie. Ce qui démontrera sans doute d’ailleurs,  son engagement et sa volonté pour la prise en charge de ses concitoyens.

« Comment aussi parler durabilité si les organisations de la société civile santé, en général, et de lutte contre le VIH, en particulier, ne bénéficient pas des subventions du gouvernement », s’est-il interrogé avant d’appeler de tous ses vœux à la mise en place du «  Fonds SIDA », qui s’avère la seule et unique issue pour financer et lutter efficacement contre cette maladie, qui a déjà fait  42,3 millions  à travers le monde.

En attendant justement que le Gouvernement congolais se ressaisisse et s’assume, l’UCOP + exhorte ses pairs à renforcer la résilience face au VIH. « Faisons notre part, et le gouvernement fera la sienne (…) Excellence……. Nous avons fait des promesses. Et les promesses, il faut les concrétiser. 2030, c’est demain. 2030, nous y arriverons, 2030, nous allons évaluer nos promesses », s’était-il encore adressé à ce membre du gouvernement sur qui toute la communauté a des yeux braqués.

« Suivons le chemin des Droits »

«  Suivons le chemin des Droits », telle est la thématique retenue à l’occasion de la 36ème édition de Journée mondiale de lutte contre le SIDA.

Selon l’Union congolaise des Organisations des personnes vivant avec le VIH/SIDA (OCOP +), la riposte mondiale au VIH s’est rapprochée de l’objectif de mettre fin au SIDA en tant que menace pour la santé publique d’ici à 2030. Moins de personnes ont contracté le VIH en 2023 qu’à n’importe quel moment depuis la fin des années 1980. Près de 31 millions de personnes recevaient un traitement antirétroviral salvateur en 2023, un succès de santé publique qui a permis de réduire le nombre de décès liés au SIDA à son niveau le plus bas depuis le pic de 2004. « Malgré ces succès, le monde n’est pas en passe de mettre fin au sida en tant que menace pour la santé publique d’ici à 2030 », a regretté le secrétaire exécutif de l’UCOP +, Ange Mavula. C’était avant de révéler ceci : En 2023, 9,3 millions de personnes vivant avec le VIH ne recevaient toujours pas de thérapie antirétrovirale et 1,3 million de personnes avaient nouvellement contracté le VIH.

A l’en croire, quand-bien même le nombre de contaminations a chuté de 58 % et les décès de 72 % depuis 2010 dans le pays, le manque de tests et des ruptures de traitements compliquent la maîtrise de l’épidémie1.

« Malgré des avancées considérables, des lacunes persistent sur les tests de dépistage, de suivi de la charge virale et parfois de traitements. Les ruptures d’approvisionnement existent », a-t-il souligné.

En 2023, 67 600 PvVIH (soit 13%) ne connaissaient pas leur statut sérologique, et 24% n’avaient pas supprimé leur charge virale. La dernière enquête sur l’index de stigmatisation réalisée en 2019 rapporte que 4,45% des répondants ont été victimes d’un refus d’accès aux soins de santé, y compris des soins dentaires, à cause de leur statut sérologique, les 12 mois précédant l’enquête.

Selon le secrétaire exécutif de l’UCOP +, cette prévalence de la discrimination en milieu de soins de santé a influencé les attitudes des PvVIH, car 20,9 % des répondants ont évité d’aller dans une formation sanitaire au moment où ils en avaient besoin.

Aussi, la loi n° 18-012 modifiant et complétant la loi 08-011 du 14 juillet 2008 portant protection des droits des personnes vivant avec le VIH/SIDA et des personnes affectées, en son article 37 limite l’accès au dépistage aux mineurs, pendant que les données montrent que l’âge du premier rapport sexuel diminue.

A cette liste, Ange Mavula ajoute la couverture sanitaire universelle (Csu) qui n’est pas accessible partout et à tout moment pour tout le monde, sans compter des difficultés financières. Ce qui contraint la communauté et la rend encore vulnérable.

« La couverture sanitaire universelle demeurera théorique si ce gap n’est pas comblé ; On ne pourra pas parler de la couverture sanitaire universelle sans mettre la communauté au premier plan ; Les communautaires sont, non seulement à l’initiative de beaucoup de choses : Soins différenciés (PoDI, Club des jeunes, Groupes TARV, etc.), mais aussi utilisés dans beaucoup d’autres approches (Mères mentors, Prise en charge du sida avancé, Suivi initié et dirigé par les communautés, etc.) On ne pourra gagner le VIH que si nous ne laissons d’autres personnes de côté. À la veille de 2030, sous l’élan de la couverture santé universelle, et de la durabilité, point n’est besoin de rappeler que le départ des partenaires est à 50% en téléchargement. 2030 n’est pas à des années lumières ; 2030 c’est demain ; Et c’est maintenant qu’il faut penser durabilité, c’est maintenant qu’il faut penser « pérennisation » et c’est maintenant qu’il faut penser « consolidation des acquis ». C’est aujourd’hui ou jamais qu’il faut repenser et renforcer le leadership de la communauté », a-t-il recommandé.

Prince Yassa




Les mouvements citoyens s’opposent à la spoliation du cimetière Itig 

Affaire de la spoliation du cimetière de l’ITIG en pleine centre ville de Goma continue encore à diviser les forces vives de la ville et les autorités locales.

 

Les mouvements citoyens de cette ville ont manifesté encore ce mardi 10 decembre 2024 au site spolié.

 

Comme un seul homme, les activistes qui ont fait le déplacement sur le lieu se sont catégoriquement opposés à la spoliation de cet endroit qui est supposé être les derniers demeures pour les morts.

 

Dans leurs déclarations, les mouvements citoyens accusent le Gouverneur Militaire ainsi que les nouveaux propriétaires de ce site d’avoir violé scrupuleusement la loi sur les cimetières en RDC.

 

Ces activistes ont en outre, sollicité l’implication du ministre de la Justice Constant Mutamba et de celui des Affaires foncières afin que ceux qu’ils qualifient des actes ignobles qui violent le droit international humanitaire soit stoppés et que les auteurs de cette spoliation soient déférés devant la justice.

 

‹‹Nous rappelons qu’ après avoir fini toutes les parcelles de l’état en ville de Goma, c’est le tour des cimetières ››, a lancé Jack Zinzahera, l’un de membres du mouvement citoyen de la ville de Goma.

 

 

OSK




Kwango : 8 miliciens Mobondo neutralisés par l’armée 

Les traques des insurgés Mobondo dans le territoire de Popokabaka dans la province du Kwango, se poursuivent sans désemparée. Après avoir nettoyé le village Tsakala Ngoa le week-end dernier, les Forces Armées de la République Démocratique du Congo se sont affrontées avec les insurgés dans la nuit du lundi à ce mardi 10 décembre 24 au village Ibuka.

 

Le bilan de ces nouveaux affrontements fait état de 8 insurgés neutralisés, 2 capturés parmi eux, 1 blessé par balle et 5 armes récupérées par les FARDC.

Côté l’armée Congolaise, un soldat a été blessé. Selon le porte-parole de l’opération Ngemba, le capitaine Anthony Mwalushay, l’armée congolaise continue jusqu’à présent les opérations de ratissages et de fouilles pour retrouver certains Mobondo qui ont pris fuite vers le village Ipongo.

 

Par contre dans l’axe opérationnel Kwamouth-Bagata, un groupe d’insurgés Mobondo ont fait l’incursion la nuit du lundi 9 décembre 24, dans la ferme Bokotio non loin du village Aviation au Nord du groupement Masiakwa, où ils ont tué par calcination 12 compatriotes parmi eux, quatre 4 enfants, 4 femmes et quatre 4 hommes.

Six 6 autres civils se sont sauvés dans cette attaque des insurgés Mobondo avec des brûlures graves.

 

Sur l’ordre du Général Major Padiri Muhizi Jonas, commandant des opérations dans la onzième Région Militaire, les troupes de l’unité spéciale sont déjà engagées pour non seulement poursuivre ces insurgés Mobondo et les mettre hors d’état de nuire, mais également sécuriser davantage la population du village Masiaka.

 

 

 

 

 

 

Osée Kalombo




La liberté de la presse mise en péril en RDC avec de nombreuses victimes

Le métier de journaliste devient de plus dangereux en République Démocratique du Congo. Et l’on peut dire sans peur d’être contredit que la liberté d’expression est sérieusement menacée dans ce pays.

En effet, les journalistes sont traqués pour leurs opinions et contenus dans l’exercice quotidien de leur travail. On se rappellera de l’assassinat odieux dans la nuit du 2 au 3 novembre 2005 de Franck Ngyke, journaliste et défenseur des droits humains par des inconnus qui avaient fait irruption à son domicile.

Notre consoeur Sybille Mabela Ntumba, journaliste à la RTCE qui marche sur les traces du regretté Franck Ngyke, en est une autre victime des ennemis de la liberté de la presse.

A la RTCE, cette dernière travaille en qualité de journaliste d’investigations spécialisée dans les faits de société. Elle traite et fait connaitre au public des événements tragiques qui se sont produits dans divers endroits du pays. Son travail englobe tout ce qui a trait à la sécurité du pays. Elle aborde sans complaisance le phénomène kuluna, les enlèvements, les viols, les séquestrations des paisibles citoyens et autres, ce sont là ses affaires à elle. Les dénonciations et reportages de cette dernière sur ces différents sujets lui attirent malheureusement des problèmes. Sa vie est en danger.

Par deux fois, notre consoeur a été victime d’enlèvement. La première fois, c’était le 28 novembre 2023 par des personnes inconnues qui l’ont fait circuler à travers la ville pendant des heures pour finalement la relâcher. Elle a fait rapport à la hiérarchie sans que cette dernière trouve solution. Aucune mesure de sécurité n’a été prise pour elle. Elle a été enlevée pour la 2è fois, le 20 Décembre 2023, le jour du vote. Comme les autres citoyens, elle est allée voter. Mais elle ignorait qu’elle était poursuivie. Après avoir accompli son devoir civique, chemin faisant pour le retour à la maison, elle fut enlevée puis violée par trois personnes inconnues qui l’avaient kidnappée pour ses dénonciations par voie de presse.

Par un concours de circonstance, quelqu’un a aidé notre consoeur à s’enfuir. Et depuis, elle est recherchée. Sachant qu’elle leur a échappé et connaissant son adresse, ces malfrats font de descentes dans sa famille pour la retrouver. Cette situation met la famille de la consoeur dans l’émoi. L’inquiétude est à son paroxysme. La vie de leur fille est en danger.

Et que dire de notre consoeur Jemimah Mambara Diane Mogwo, présentatrice du journal Télévisé à la RTNC ? Cette dernière a été sérieusement attaquée par des kulunas armés, le 12 novembre 2024, en face de l’hôpital du Cinquantenaire. Et 12 jours plus tard, elle succomba de ses blessures. Un autre journaliste de la RTCE est aussi mort dans les mêmes circonstances.

A ce jour, personne ne sait où se trouve notre consoeur Sybille Mabela, personne ne sait la vérité sur l’odieux assassinat de Jemimah Mambara Diane Mogwo sans oublier d’autres journalistes d’un média en ligne. Une chose reste vraie. Le nombre des journalistes victimes des hors la loi ne fait qu’augmenter.

Tous ces cas répertoriés ici interpellent les décideurs du pays à encourager un engagement pour la protection des journalistes et la promotion de la liberté d’expression en RDC. Les journalistes ne font que leur travail d’informer la population. Il est donc important de protéger ceux qui s’engagent pour la vérité. Il faut à tout prix le respect de la protection des journalistes et des professionnels des médias.

Avenir




Sale temps kinois !

L’apocalypse n’est pas loin, en tout cas pas loin dans la ville de Kinshasa. A la suite d’une gestion essayiste de la Capitale congolaise, les conditions sont quasiment réunies pour que les Kinois vivent l’apocalypse tant vantée dans la Bible chrétienne. Les différents programmes pour son assainissement, reposant sur du « m’as-tuvisme », vont être bientôt déversés dans la poubelle de l’histoire.

Kinshasa suffoque, Kinshasa ploie, Kinshasa dégringole ; la capitale vit désormais avec ses montagnes d’immondices, ses décharges polluantes, ses embouteillages burlesques au quotidien, au point que le chaos urbain se dessine bien de façon exponentielle.

Dans une capitale où l’effondrement environnemental ne fait l’ombre d’aucun doute, le tsunami social est désormais au rendez-vous. Les averses engendrant la crasse dévastatrice, l’insécurité grandissante et dont les effets sont même dénoncés par les tenants du pouvoir politique, tout porte à croire que Daniel Bumba Lubaki va déchanter au crépuscule de sa gestion comme gouverneur de la ville-province de Kinshasa.

Catapulté du sérail de son parti politique au pouvoir, l’UDPS, sans peut-être moyens financiers adéquats pour redorer l’image déjà liquéfiée de la ville, le gouverneur Daniel Bumba se cauchemarde désormais de funestes et débridées images de la ville dont il assume la gestion. Conséquence, Il est à la tête d’un Kinshasa qui sombre dans un immense abîme sans fond.

L’on peut, aisément peindre le tableau sombre avec un secteur qui fâche. Assurément, nous dira-t-on que cela ne « dépend pas du gouverneur de la ville »! Le fameux secteur des transports en commun donne désormais de la trouille, du frisson. Kinshasa ploie.

Tenez, sous peu, la mesure prise par le Commissaire provincial de la PNC/ville de Kinshasa, visant à interdire l’arrestation des véhicules sur les artères principales de la capitale, dans le but de fluidifier la circulation, semble avoir produit aucun effet, si pas des effets pervers. Malgré cette décision, les embouteillages persistent et s’intensifient, suscitant interrogations et suspicions.

Ajoutée à cette mesure, celle portant circulation à sens unique dans certaines artères bien déterminés et à certaines heures inclues. Cependant, les espoirs de voir la circulation se fluidifier rapidement, se sont rapidement dissipés. Les embouteillages, sous l’œil plaisant, loin de s’atténuer, se sont aggravés, laissant planer le doute sur l’efficacité réelle de ces mesures.

Mégapole insaisissable, monstre urbain sans véritable plan cadastral, ni plan de développement, Kinshasa * devient plus folle que certaines villes de la RDC, à l’approche des festivités de fin d’année. Sur un continent de plus de 1 milliard d’habitants, la capitale de la RDC, troisième ville d’Afrique, elle se présente désormais comme une cité-Etat à l’administration fantôme, sur laquelle ses autorités ne semblent plus avoir de véritable emprise.

Des monceaux d’ordures, d’immondices et de la crasse qui fondent au soleil, des torrents et montagnes de boue lorsqu’il pleut, des boulevards en surchauffe sous l’air tropical conjugué à la pollution du trafic, des hordes d’enfants des rues qui côtoient des millionnaires, nouveaux riches roulant en 4×4 à vitres fumées, les Kinois de la Plèbe, empressés à chercher leur survie, la suractivité de « Kin » défie le sens, autant que le chaos urbain aux conditions extrêmes où vivent, ou plutôt survivent les autorités de la ville et leur population, champions d’une certaine résilience.

Vous avez dit résilience ? Avec tous ces échecs récurrents des projets-bidons, des programmes boiteux comme ceux passés et une gouvernance demeurée atypique, rivée sur la bombance financière ?

Willy Kilapi




Première lettre pastorale de l’évêque de Buta

Le nouvel évêque de Buta, Mgr Martin Banga, ordonné évêque le 07 juillet dernier, a adressé, le 30 novembre, au clergé et aux fidèles de son diocèse ainsi qu’aux personnes de bonne volonté sa toute première lettre pastorale. Elle porte sur le Temps liturgique de l’Avent. Elle s’intitule : « Levons-nous et bâtissons », selon le verset 18 du chapitre 2 du livre de Néhémie.

La période de l’Avent suscite parmi le peuple de Dieu de l’Eglise particulière de Buta un espoir immense de renouveau, écrit l’évêque, qui demande : « Sur le plan spirituel, pourquoi ne pas capitaliser cette occasion opportune où nous voulons tous réunir nos forces et nos ressources en vue de faire bouger le présent et de projeter un avenir pour la gloire de Dieu et notre salut ? »

Mgr Martin Banga lit dans le livre biblique de Néhémie un véritable miroir sur la situation actuelle du diocèse de Buta. Après l’Exil, Néhémie invitait ses compatriotes à reconstruire Jérusalem. « Levons-nous et bâtissons », avait dit Néhémie. Et l’évêque de Buta estime que l’Avent et la Noël offrent une précieuse source de rencontre avec Dieu dans la marche spirituelle.

L’évêque de Buta rappelle les principaux défis actuels de son diocèse. Il y a, notamment, la formation des jeunes au sacerdoce pour pallier l’effectif déficitaire du clergé diocésain. Et comme structure ecclésiale, le diocèse doit organiser ses organes de fonctionnement. Le diocèse de Buta est aussi appelé à être plus inventif et créatif sur le plan de la production de revenus.

Reconstruire Buta, c’est aussi relever l’état de délabrement de certaines infrastructures immobilières, notamment les églises, les presbytères, les écoles et autres édifices pour le service de la pastorale. JBMK/RV




Kongo Central : 6 morts, plusieurs blessés et des dégâts matériels importants après la pluie de mercredi à Matadi 

Une forte pluie s’est abattue le mercredi 03 décembre 2024 sur la ville de Matadi, causant ainsi au la morts de 6 personnes, plusieurs blessées et des dégâts matériels très importants. Cette pluie diluvienne a commencé à 16h pour prendre fin vers 22 heures a aussi entraîné l’écroulement des murs, le débordement des eaux dans plusieurs coins de la ville de Matadi en l’occurrence, au rond-point Buima, au quartier Commandant Strese, à Kinkanda, à la place A15 et bien d’autres.

Le Maire de Matadi Dominique Nkodia Mbete ensemble avec les membres du conseil urbain de sécurité qui ont fait la ronde de la ville pour s’enquérir de la situation ont déploré tous ces dégâts constatés.

 

Attristé par cet événement, le Gouverneur de province Grâce Bilolo est allé s’enquérir personnellement de la situation sur le terrain, avant de convoquer une réunion d’urgence autour des différents responsables pour réfléchir sur les solutions urgentes à apporter sur tous les plans.

 

 

 

Mboshi