Interview avec sa Béatitude le primat des Coptes d’Égypte, Mgr Ibrahim Sidrak, Patriarche d’Alexandrie

Sa Béatitude le primat des Coptes d’Égypte, Mgr Ibrahim Sidrak, Patriarche d’Alexandrie, dirige la petite Église catholique copte, qui compte environ 300 000 fidèles. Il nous fait part de ses inquiétudes et de ses joies dans son pays, refuge des chrétiens d’Orient.

Comment expliquez-vous que contrairement aux autres pays du Moyen-Orient, il n’y a pas d’émigration massive des chrétiens égyptiens ?

Nous avons historiquement une grande communauté de chrétiens, probablement 15 millions ! Et ils sont intégrés à la société égyptienne. On peut demander à un musulman égyptien si sa famille vient d’un autre pays, pas à un copte. S’il est copte, c’est qu’il est forcément né de parents et de grands parents égyptiens.

Par ailleurs, contrairement à d’autres pays voisins où la liberté religieuse a reculé, la notre s’est plutôt améliorée. Depuis une dizaine d’années, il y a un vrai progrès pour notre communauté. Nos églises sont reconnues par l’État et il y a bien moins d’actes de violences contre nous qu’auparavant.

Il y a dix ans, c’était l’avènement de Mohamed Morsi et des Frères musulmans à la tête de l’Égypte. Cela a donc été une période terrible ?

Oui, terrible, mais heureusement de courte durée. Pendant le gouvernement de Mohamed Morsi, les attaques contre les Coptes ont explosé. Je crois que les Égyptiens s’étaient dit en 2012, en allant voter, qu’ils n’avaient jamais donné leur chance aux Frères musulmans et qu’il fallait essayer. Ils ne commettront plus la même erreur.

Pensez-vous que la question des Frères musulmans, qui sont natifs d’Égypte et très hostiles aux minorités religieuses, soit réglée ?

Non, car ce genre de mouvement ne meurt jamais tout à fait, mais le gouvernement actuel prend leur menace très au sérieux ; et ils ne dominent plus la société égyptienne. Lorsqu’ils avaient toutes les manettes du pouvoir, en 2012 et 2013, il était très risqué pour un chrétien de marcher seul dans la rue. Nos églises étaient menacées, des centaines ont été brûlées !

À présent nous vivons en relative sécurité. Il y a des fanatiques et des terroristes, comme partout, mais ils sont contenus.

Pourtant, l’Égypte connaît une crise économique qui doit agiter la population ?

Oui, nous connaissons des difficultés et en particulier le chômage des jeunes. Nous avons une démographie impressionnante ! Chaque année deux millions d’Égyptiens naissent ! Et le marché de l’emploi ne suit pas. Beaucoup de jeunes gens sont touchés par le chômage, ce qui génère des frustrations. Par ailleurs, nous recevons beaucoup de migrants provenant de pays en guerre. Nous avons reçu des Syriens et à présent ce sont les Soudanais qui parviennent jusqu’à nous, chercher refuge.

Quel rôle votre Église peut-elle jouer dans ce contexte ?

Nous accueillons une partie de ces migrants du mieux que nous pouvons. Plus largement, l’Église copte catholique joue un rôle charitable dans la société égyptienne, en particulier par le biais de ses écoles, de ses hôpitaux et dispensaires. Il existe 180 écoles catholiques coptes, et elles ont une bonne réputation. Beaucoup de musulmans souhaitent y placer leurs enfants et une partie des membres du gouvernement est passée par elles. Cela favorise l’instruction de notre peuple, mais aussi sa cohésion en dépit des différences religieuses.

Pour jouer ce rôle nous insistons beaucoup sur l’importance de la formation, non seulement des ecclésiastiques mais aussi des catéchistes. Nous leur proposons des formations de 4 ans et apportons un soin particulier à la transmission de la foi aux enfants.

Quels sont les besoins spécifiques de votre Église ?

Nous avons besoin de mettre plus d’églises en chantier. À présent que le gouvernement a levé les difficultés qui s’opposaient à la construction de nouvelles églises, chaque diocèse à des projets de construction. Il ne faut pas se focaliser sur l’aide d’urgence, les églises représentent le cœur de nos communautés et elles sont difficiles d’accès pour beaucoup de paroissiens. Ceux qui habitent loin doivent consacrer jusqu’au quart de leur salaire pour pouvoir amener leur famille en bus à l’église pour la messe dominicale.

L’un des chantiers les plus symboliques de cette soif de reconstruction des Coptes catholiques est notre cathédrale de Louxor, qui avait été incendiée. Elle sera bientôt entièrement restaurée grâce en particulier au soutien de l’Aide à l’Église en Détresse.

Propos recueillis par Sylvain Dorient

 




Soeur Marie-Léonie Paradis, une religieuse canadienne bientôt canonisée

Ce jeudi 25 janvier 2024, le pape François a reçu en audience le cardinal Marcello Semeraro, préfet du Dicastère pour les causes des saints, et l’a autorisé à promulguer plusieurs décrets reconnaissant, entre autres, un miracle attribué à l’intercession de la bienheureuse Marie-Léonie Paradis au Canada.

Il s’agit de la guérison miraculeuse d’un nouveau-né de sexe féminin, à la suite d’une « asphyxie périnatale prolongée avec défaillance de plusieurs organes et encéphalopathie », indique le Vatican. Le miracle a eu lieu en 1986 à Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec. Béatifiée par saint Jean-Paul II le 11 septembre 1984 à Montréal, la religieuse sera désormais canonisée, 40 ans plus tard.

Sr Marie-Léonie Paradis est la fondatrice de la Congrégation des Petites Sœurs de la Sainte-Famille. La religieuse avait à cœur le soutien spirituel et matériel des prêtres. Cette congrégation s’est donc vouée, dès ses débuts en 1880, aux tâches domestiques dans un grand nombre de presbytères et d’évêchés, mais également au secrétariat, à la comptabilité et à la gestion des archives, afin de dégager du temps aux prêtres pour leur ministère.

Les Petites Sœurs de la Sainte-Famille ont tenu de nombreux établissements au Canada, mais aussi aux États-Unis, en Amérique centrale du Sud et en Italie. Mère Marie-Léonie est morte le 3 mai 1912 à Sherbrooke, à l’âge de 72 ans, laissant 600 religieuses en deuil.

De nos jours, la majorité des Petites Sœurs poursuivent leur mission surtout par la prière. L’avenir de l’Institut se concrétise à travers de nouvelles vocations en Amérique centrale, qui amènent des jeunes femmes à vivre le même idéal par le service de Jésus-Christ en ses prêtres. La congrégation compte aujourd’hui une centaine de membres.

Surnommée « mère de toutes nécessités » ou « humble parmi les humbles » selon les termes de Jean-Paul II, la religieuse demeure aujourd’hui un modèle d’humilité, de charité et de service. « Il faut nous redire sans nous lasser que notre œuvre principale, c’est la charité », disait-elle.

 




La dictature nicaraguayenne annule les dons taïwanais à l’Église catholique et les reverse à la Chine

Les relations diplomatiques entre le Nicaragua et Taïwan ont débuté en 1990 sous la présidence de Violeta Chamorro, qui avait battu Daniel Ortega, l’actuel dictateur du Nicaragua, lors des élections.

Le gouvernement nicaraguayen a déclaré la remise à la Chine de tous les biens que le gouvernement taïwanais possédait dans le pays d’Amérique centrale, y compris ceux donnés à l’Église catholique, juste la veille de l’emprisonnement de l’évêque Isidoro Moro de Siuna, dans le nord du Nicaragua.

L’attribution de ces biens a été rendue publique le 26 décembre par CDNN, l’organe de communication officiel, qui a publié le document depuis le bureau du procureur général du Nicaragua, en avertissant qu’il « engagerait une action en justice » contre toute personne qui ferait une réclamation.

Deux semaines plus tôt, le gouvernement de Daniel Ortega rompait ses relations diplomatiques avec le gouvernement taïwanais et refusait de reconnaître la république démocratique indépendante de Chine nationaliste (Taïwan). Il exprimait ouvertement son soutien à la République populaire de Chine (pays distinct de Taïwan) en affirmant que l’île faisait partie de son territoire.

Les relations diplomatiques entre le Nicaragua et Taïwan ont débuté en 1990 sous la présidence de Violeta Chamorro, qui avait battu Daniel Ortega, l’actuel dictateur du Nicaragua, lors des élections.

Le gouvernement nicaraguayen a limité la présence du siège diplomatique du gouvernement taïwanais dans le pays au 23 décembre, précisant qu’il avait « peu de temps pour se préparer à la fermeture de son ambassade et au départ de la mission technique », selon le journal La Prensa.

Les autorités taïwanaises avaient fait don de leurs biens, y compris le bâtiment de l’ambassade et ses véhicules à l’archidiocèse de Managua, a confirmé le vicaire de l’archidiocèse, Mgr Carlos Avilés. L’archevêché a indiqué que des procédures légales seraient nécessaires pour le transfert. « Tout don matériel est le bienvenu. Mettons-les maintenant au service du peuple », avait alors déclaré Mgr Avilés.

La décision du gouvernement de Daniel Ortega précise qu’elle « implique l’enregistrement immédiat de tous les biens immobiliers, meubles, équipements et moyens, en faveur de l’État reconnu, la République populaire de Chine, avec une propriété et une domination absolues et illimitées ».




La France accueille sa 51e édition du Festival international de la BD chrétienne

Le Festival international de la bande dessinée chrétienne a débuté ce jeudi 25 janvier à Angoulême en France, et se terminera le 28 janvier 2024. Ce festival, ouvert au grand public, rassemble depuis 1973 des artistes de différents pays du monde.

Cette rencontre a pour but de promouvoir et de favoriser, non seulement la bande dessinée chrétienne, mais également toutes les bandes dessinées reflétant les valeurs humaines. Elle se déroule chaque année au moment de la semaine de l’Unité des chrétiens, proposée à cette période par l’Église catholique. Des veillées de prière, messes et célébrations œcuméniques ponctuent en effet ces journées aux propositions denses et multiples.

Le programme est plutôt varié, avec des expositions, des animations, des interventions ou des tables rondes, mais aussi des temps de dédicaces et de ventes d’albums.

La remise du prix international de la BD chrétienne aura lieu pendant cette rencontre. Cette année, le Grand prix 2024 sera remis à l’artiste anglaise Posy Simmonds qui a été longtemps illustratrice pour la revue « The Guardian ».

Le Festival d’Angoulême draine près de 200 000 visiteurs chaque année, selon les organisateurs. Il est devenu un événement incontournable. Il reste le principal festival de bande dessinée francophone et le plus important au monde, de par sa notoriété et son taux de participation.




Projet d’agenda des voyages du pape François au Vietnam, en Polynésie, aux Canaries et en Argentine

Une interview télévisée et deux audiences, l’une avec le président des Îles Canaries et l’autre avec des représentants du Parti Communiste Vietnamien, offrent des indices sur les projets de voyages internationaux du pape pour 2024.

L’agenda des voyages internationaux du pape François se dessine de plus en plus précisément. Dans une interview du 14 janvier, le Pontife a mentionné : « En août, je dois faire le voyage en Polynésie, très loin, et après cela, celui en Argentine sera fait si c’est possible. Je veux y aller. » En ce qui concerne l’Argentine, le pape a également déclaré : « Là-bas, les gens souffrent beaucoup. C’est une période difficile pour le pays. La possibilité de faire un voyage au deuxième semestre est envisagée parce qu’il y a un changement de gouvernement, il y a de nouvelles choses… »

Dans le cas de l’Argentine, le pape bénéficie déjà de l’invitation officielle du président Milei. Quant à la Polynésie, on ne sait pas exactement dans quel pays de cette région géographique il se rendra (la Polynésie est composée de quatre États souverains, à savoir : Samoa, Kiribati, Tonga et Tuvalu, et de cinq territoires dépendants des États-Unis, de la France, de la Nouvelle-Zélande, du Chili et du Royaume-Uni).

Mais la Polynésie et l’Argentine ne sont pas les seules visites envisagées pour 2024. Lors d’une audience accordée aux membres du Parti Communiste Vietnamien le 18 janvier dernier, le pape François leur a fait part de son intention de se rendre dans leur pays. Le désir du pape doit être sérieux, car le secrétaire pour les relations avec les États, l’archevêque Richard Paul Gallagher, se rendra au Viêt Nam en avril 2024. Et d’après nos sources, le cardinal Parolin, secrétaire d’État du pape, s’y rendra également peu après. En outre, en décembre 2023, le président vietnamien Vo Van Thuong a envoyé une lettre au pape pour l’inviter à visiter le pays. Lors de son voyage de retour de Mongolie, le pape François avait déjà exprimé le souhait de se rendre au Viêt Nam.

Les îles Canaries seront une autre destination du pape en 2024. Le 15 janvier 2024, le pape François a reçu en audience spéciale le président des Îles Canaries, une communauté autonome d’Espagne, et les trois évêques de Tenerife, ainsi que les évêques titulaires et auxiliaires de Grande Canarie. Le Pape a pris connaissance de la crise provoquée par les vagues de migrants en provenance d’Afrique et exprimé son désir de se rendre dans cette région. Les Îles Canaries étant sur la route de l’Argentine, ce voyage pourrait donc également avoir lieu dans la seconde moitié de 2024.

 




Dicastère pour la promotion de l’unité des chrétiens : Le pape a nommé un nouveau membre et deux consulteurs ce 23 janvier

En cette semaine dédiée à l’Unité des chrétiens (18 au 25 janvier), le Saint-Père a nommé le 23 janvier 2024 un nouveau membre et deux nouveaux consulteurs au Dicastère pour la promotion de l’Unité des chrétiens, dirigé par le cardinal suisse Kurt Koch.

Le nouveau membre est le cardinal argentin Víctor Manuel Fernández, préfet du Dicastère pour la doctrine de la foi depuis 2023.

Les deux consulteurs nommés pour ce Dicastère sont Mgr Armando Matteo, italien, secrétaire de la Section doctrinale du Dicastère pour la doctrine de la foi, et le Père Michel Jalakh, prêtre maronite libanais et secrétaire du Dicastère pour les Églises orientales.

Le Dicastère pour la promotion de l’Unité des chrétiens promeut les initiatives œcuméniques au plan spirituel, pastoral et culturel, tant à l’intérieur de l’Église catholique que dans les relations avec les autres Églises et communautés ecclésiales. Il favorise en outre le dialogue théologique et les colloques, afin de rétablir l’unité entre les chrétiens et en s’appuyant sur la collaboration d’experts.

Le Saint-Père a reçu en audience le 12 janvier une délégation d’étudiants à Rome des Églises orthodoxes et orthodoxes orientales, ainsi qu’une délégation œcuménique de Finlande le 19 janvier.

Aux étudiants orthodoxes, Il leur disait à quel point les histoires passées et entachées par des erreurs et des incompréhensions pouvaient être progressivement guéries « car comprises à l’intérieur d’une histoire beaucoup plus grande, celle de la fidélité du Christ qui a « aimé l’Église et s’est livré pour elle » (Ep 5, 25) ».

 




Xi Jinping s’entretient avec son homologue ouzbek, élevant les relations sino-ouzbèkes au niveau de partenariat stratégique global à toute épreuve pour une nouvelle ère

Le président chinois Xi Jinping et son homologue ouzbek Chavkat Mirziyoïev se sont entretenus mercredi à Beijing et ont annoncé la décision d’élever les relations entre les deux pays au niveau de partenariat stratégique global à toute épreuve pour une nouvelle ère et de promouvoir la construction d’une communauté de destin Chine-Ouzbékistan à partir d’un point de départ plus élevé.

Le président Mirziyoïev effectue actuellement une visite d’État en Chine.

M. Xi a déclaré qu’il y a 32 ans, l’Ouzbékistan était le premier pays d’Asie Centrale à établir les relations diplomatiques avec la Chine. Les peuples des deux pays ont fait rayonner l’esprit de la Route de la Soie, et l’amitié entre la Chine et l’Ouzbékistan est profondément ancrée dans la terre et dynamique, a-t-il déclaré.

“En particulier, au cours de plus de sept ans écoulés, nous avons travaillé ensemble pour conduire la coopération bilatérale dans divers domaines vers une situation saine et vivante”, a déclaré M. Xi, soulignant que la construction de relations sino-ouzbèkes plus significatives et plus dynamiques constituait l’aspiration partagée des peuples des deux pays.

Soulignant que les deux parties se sont toujours traitées avec sincérité et une confiance mutuelle, M. Xi a indiqué que les deux pays devaient se soutenir l’un l’autre de manière plus solide face à la complexité de la situation internationale actuelle.

La Chine soutient fermement l’Ouzbékistan à sauvegarder sa souveraineté nationale, son indépendance et son intégrité territoriale, et à décider de sa propre voie de développement, a affirmé M. Xi, souhaitant que le Comité intergouvernemental de coopération et d’autres plateformes joue un rôle plus important afin de renforcer la communication stratégique et d’approfondir intégralement la confiance mutuelle stratégique.

En travaillant en synergie avec les huit principales mesures visant à soutenir la coopération de haute qualité dans le cadre de “la Ceinture et la Route”, les deux pays doivent explorer le potentiel de la coopération traditionnelle, introduire plus de mesures de facilitation de commerce et d’investissement, élargir la coopération dans les infrastructures et la construction des parcs de haute technologie d’agriculture, et mettre en place les plans de coopération à moyen et long terme en matière d’économie, de commerce et d’investissement, a noté M. Xi.

La Chine est prête à importer plus de produits de qualité en provenance de l’Ouzbékistan, a-t-il ajouté.

Les deux parties doivent lancer le plus tôt que possible la construction du projet ferroviaire Chine-Kirghizstan-Ouzbékistan, et promouvoir simultanément leur connectivité “solide” dans le domaine des infrastructures et leur connectivité “douce” notamment dans le cadre des règles et normes, afin d’aider l’Ouzbékistan à passer d’un pays enclavé à une plaque tournante terrestre du transport, a noté M. Xi.

La Chine souhaite élargir la coopération avec l’Ouzbékistan dans l’ensemble de la chaîne industrielle des véhicules à énergie nouvelle et collaborer dans des projets majeurs, notamment les projets de l’énergie photovoltaïque, de l’énergie éolienne et hydroélectrique, afin de soutenir la stratégie de développement de l’économie verte de l’Ouzbékistan et promouvoir son développement durable, a déclaré M. Xi.

Les deux parties doivent également travailler ensemble dans la réduction de la pauvreté, élargir et approfondir la coopération locale, construire plus de projets profitant à leurs peuples, et approfondir les échanges culturels et interpersonnels, a déclaré M. Xi, ajoutant que la Chine offrirait plus de bourses gouvernementales aux jeunes ouzbeks pour qu’ils puissent faire leurs études en Chine.

M. Xi a également mis l’accent sur la coordination et la coopération bilatérales, notamment le maintien de la direction correcte du développement de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), la mise en œuvre des résultats issus du Sommet Chine-Asie centrale, le renforcement du mécanisme Chine-Asie centrale, la promotion de la gouvernance mondiale et régionale, et l’avancement de la construction d’une communauté d’avenir partagé pour l’humanité.

Mettant l’accent sur l’importance symbolique de choisir la Chine comme le premier pays qu’il a visité cette année, M. Mirziyoïev a déclaré qu’il attribuait les réalisations de la Chine en matière de développement au leadership du président Xi Jinping, et qu’il était convaincu que la Chine accomplirait de plus grands progrès sur la voie de la réalisation du rêve chinois de renouveau national.

L’Ouzbékistan souhaite tirer les leçons des expériences du développement réussi de la Chine, et sa visite servira d’une opportunité pour consolider et approfondir la confiance mutuelle avec la Chine, élargir la coopération globale, promouvoir la coopération de haute qualité dans le cadre de “la Ceinture et la Route”, et parvenir à davantage de résultats en matière de coopération dans les domaines tels que le commerce et l’économie, l’agriculture, l’énergie propre et le tourisme, a-t-il déclaré.

L’Ouzbékistan respecte fermement le principe d’une seule Chine, s’oppose strictement aux ingérences extérieures dans les affaires intérieures de la Chine, et reste prêt à offrir un soutien solide envers la Chine dans les affaires liées aux intérêts fondamentaux de la Chine, notamment Taiwan, le Xinjiang et les droits de l’homme, a noté M. Mirziyoïev.

Selon le président ouzbek, l’Ouzbékistan est prêt de travailler avec la Chine pour lutter contre les “trois forces”, à savoir le terrorisme, le séparatisme et de l’extrémisme, afin de défendre la sécurité et la stabilité des deux pays et de la région.

Il a noté que les deux pays avaient organisé un forum de coopération infranationale, un forum sur la réduction de la pauvreté et de multiples autres activités, dont plusieurs avaient été organisées pour la première fois en Ouzbékistan, démontrant pleinement l’amitié étroite entre les peuples des deux pays, ainsi que les résultats fructueux et le potentiel énorme des relations bilatérales.

Il a déclaré que l’Ouzbékistan soutenait ferment les initiatives de coopération mondiale proposées par le président Xi Jinping, et était prêt à travailler étroitement avec la Chine pour établir le secrétariat du mécanisme Chine-Asie centrale, ainsi qu’à renforcer la coopération au sein de l’OCS et d’autres cadres multilatéraux.

À l’issue de leur entretien, les chefs d’État des deux pays ont signé et publié une déclaration conjointe sur l’établissement d’un partenariat stratégique global à toute épreuve pour une nouvelle ère entre la République populaire de Chine et la République d’Ouzbékistan.

Ils ont assisté à la signature d’une série de documents en ce qui concerne la coopération dans le cadre de “la Ceinture et la Route”, la coopération économique et technologique, la connectivité, la protection de l’environnement, les énergies nouvelles, la science et la culture.

M. Xi et son épouse Peng Liyuan ont organisé une cérémonie d’accueil pour M. Mirziyoïev et son épouse, Ziroatkhon Mirziyoïeva, dans le Grand Palais du Peuple avant leur entretien, ainsi qu’un banquet de bienvenue pour eux mercredi soir.

Xinhua




Xi Jinping rencontre le Premier ministre d’Antigua-et-Barbuda

Le président chinois, Xi Jinping, a rencontré, mercredi à Beijing, le Premier ministre d’Antigua-et-Barbuda, Gaston Browne.

Notant qu’Antigua-et-Barbuda est l’un des premiers pays des Caraïbes orientales à avoir établi des relations diplomatiques avec la République populaire de Chine, Xi Jinping a déclaré que depuis l’établissement des relations diplomatiques il y a 41 ans, les deux pays s’étaient toujours respectés et soutenus mutuellement, donnant un exemple de l’égalité et de la coopération gagnant-gagnant entre des pays de tailles différentes.

Les relations bilatérales ont maintenu un développement sain et stable, la coopération pragmatique a apporté des résultats fructueux et l’amitié entre les peuples s’est approfondie, a indiqué Xi Jinping.

Dans le nouveau contexte, la Chine est disposée à multiplier les échanges à tous les niveaux et à échanger des expériences en matière de gouvernance avec Antigua-et-Barbuda, à renforcer les synergies de leurs stratégies de développement, à approfondir la coopération pragmatique, ainsi qu’à faire avancer les relations Chine-Antigua-et-Barbuda pour obtenir davantage de résultats et mieux bénéficier aux deux peuples, a poursuivi Xi Jinping.

Selon lui, les deux parties doivent poursuivre leur amitié traditionnelle, consolider la confiance politique mutuelle, et continuer de se comprendre et de se soutenir sur les questions concernant les intérêts fondamentaux ainsi que les préoccupations majeures de chacune.

La Chine apprécie hautement la ferme adhésion d’Antigua-et-Barbuda au principe d’une seule Chine et soutiendra, comme toujours, Antigua-et-Barbuda dans la sauvegarde de sa souveraineté nationale et de son indépendance, ainsi que dans son choix indépendant d’une voie de développement conforme à ses conditions nationales, a souligné Xi Jinping.

Il a noté qu’Antigua-et-Barbuda était le premier pays des Caraïbes orientales à avoir signé un mémorandum d’entente avec la Chine sur la coopération dans le cadre de “la Ceinture et la Route”, et que la coopération entre les deux parties avait apporté des bénéfices tangibles aux deux peuples. Actuellement, la Chine fait avancer la modernisation chinoise dans tous les domaines à travers un développement de haute qualité, et ceci apportera de nouvelles opportunités pour le développement d’Antigua-et-Barbuda et pour la coopération bilatérale, a ajouté Xi Jinping.

Xi Jinping a déclaré que la Chine était disposée à élargir la coopération avec Antigua-et-Barbuda dans des domaines tels que le commerce, la construction d’infrastructures, le changement climatique, les nouvelles énergies, les soins médicaux et de santé sur la base des huit principales mesures visant à soutenir la coopération de haute qualité dans le cadre de “la Ceinture et la Route”.

Notant que les deux parties devaient renforcer les échanges culturels et entre les peuples, Xi Jinping a indiqué que la Chine invitait davantage de jeunes d’Antigua-et-Barbuda à venir et étudier dans le pays.

La Chine est prête à renforcer la coordination multilatérale avec Antigua-et-Barbuda afin de préconiser un monde multipolaire équitable et ordonné, ainsi qu’une mondialisation économique inclusive et globalement bénéfique, et à promouvoir la construction d’une communauté d’avenir partagé pour l’humanité, a-t-il ajouté.

La Chine attache de l’importance aux préoccupations et aux demandes d’Antigua-et-Barbuda et d’autres petits pays insulaires en développement dans le domaine du changement climatique, et est disposée à soutenir Antigua-et-Barbuda pour organiser la quatrième Conférence internationale sur les petits États insulaires en développement, à continuer de fournir des aides au développement économique et social des pays régionaux dans la mesure de ses capacités, ainsi qu’à promouvoir le développement soutenu des relations entre la Chine et les pays des Caraïbes, a poursuivi Xi Jinping.

M. Browne a remercié le gouvernement chinois pour son soutien précieux, déclarant que l’aide et la coopération de la Chine avaient grandement promu le développement d’Antigua-et-Barbuda et contribué à ses efforts sur la réduction de la pauvreté.

La Chine adhère au principe selon lequel tous les pays, quelle que soit leur taille, sont égaux, et promeut activement la noble vision de construire une communauté d’avenir partagé pour l’humanité, a déclaré M. Browne, ajoutant qu’en mettant en avant l’initiative “la Ceinture et la Route”, l’Initiative pour le développement mondial, l’Initiative pour la sécurité mondiale et l’Initiative pour la civilisation mondiale, la Chine avait pris des mesures concrètes pour promouvoir le développement et la prospérité communs du monde et pour bénéficier au peuple, faisant preuve d’un leadership et d’un charisme inégalés dans le monde, et que cela conduirait certainement plus de pays du Sud à renforcer l’unité et la coopération.

D’après lui, Antigua-et-Barbuda apprécie grandement la modernisation chinoise, et le grand succès de la Chine prouve que la voie et le système de la Chine sont efficaces et méritent d’être pris pour exemple.

Notant que les relations entre la Chine et Antigua-et-Barbuda sont fondées sur une amitié profonde, une confiance mutuelle, un respect mutuel et une coopération mutuellement bénéfique, M. Browne a indiqué qu’Antigua-et-Barbuda croyait fermement que Taiwan était, est et serait toujours une province de la Chine, et que son pays continuerait d’adhérer fermement au principe d’une seule Chine et qu’il soutenait fermement la Chine dans sa sauvegarde de la souveraineté nationale ainsi que de l’intégrité territoriale.

Antigua-et-Barbuda est disposé à être le partenaire le plus fiable de la Chine, se tiendra fermement aux côtés de la Chine sur les questions concernant le bien-être de toute l’humanité, et sauvegardera les intérêts communs des pays en développement, a-t-il poursuivi.

M. Browne a exprimé l’espoir que grâce à sa visite en Chine, les relations bilatérales seraient portées à un nouveau niveau et que plus de résultats en matière de coopération seraient atteints pour apporter plus d’avantages aux deux peuples. Antigua-et-Barbuda continuera de promouvoir activement le développement des relations entre la communauté des Caraïbes et la Chine, a-t-il ajouté.

Wang Yi était présent lors de la rencontre.

Xinhua




La Chine et Nauru rétablissent leurs relations diplomatiques

La Chine et Nauru ont signé mercredi, à Beijing, un communiqué conjoint sur le rétablissement des relations diplomatiques au niveau des ambassadeurs.

Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, également membre du Bureau politique du Comité central du Parti communiste chinois, s’est entretenu avec Lionel Aingimea, ministre des Affaires étrangères et du Commerce de Nauru, et les deux hommes ont signé un communiqué conjoint, qui prend effet à compter de ce jour.

Ce communiqué fait de Nauru le 183e pays ayant des relations diplomatiques avec la Chine.

Selon le communiqué conjoint, le gouvernement de la République de Nauru reconnaît qu’il n’y a qu’une seule Chine dans le monde, que le gouvernement de la République populaire de Chine est le seul gouvernement légitime représentant l’ensemble de la Chine et que Taiwan est une partie inaliénable du territoire chinois.

Le gouvernement de la République de Nauru rompra ses “relations diplomatiques” avec Taiwan à compter de ce jour et s’engage à ne plus développer de relations officielles ou d’échanges officiels avec Taiwan, a-t-on appris du communiqué conjoint.

Les deux gouvernements conviennent d’échanger des ambassadeurs dès que possible et de se fournir toute aide nécessaire à l’établissement d’ambassades, d’après le communiqué conjoint.

“Aujourd’hui, les relations Chine-Nauru ont ouvert un nouveau chapitre”, a déclaré M. Wang lors de l’entretien.

Selon lui, bien que la Chine et Nauru soient géographiquement séparés par des océans, l’amitié entre les deux peuples a une longue histoire. En tant que pays en développement, les deux parties sont confrontées à des tâches communes telles que le développement de l’économie, l’amélioration des conditions de vie de leurs populations et la réalisation de la modernisation.

En tant que membres des pays du Sud, les deux parties partagent la même volonté de sauvegarder leur propre souveraineté et leur propre indépendance, de défendre les intérêts communs des pays en développement, et de promouvoir un monde multipolaire égal et ordonné, ainsi qu’une mondialisation économique qui profite à tous. Ceci est la logique fondamentale qui a rapproché les deux pays et qui apportera certainement de larges perspectives de coopération, a-t-il poursuivi.

La reprise des relations diplomatiques entre la Chine et Nauru montre une fois de plus au monde que l’adhésion au principe d’une seule Chine est une tendance historique irrésistible, a souligné M. Wang.

D’après lui, il y a encore un très petit nombre de pays qui maintiennent de soi-disant “relations diplomatiques” avec Taiwan pour diverses raisons, ce qui va non seulement à l’encontre des intérêts de leurs propres pays et de leurs peuples, mais viole également la résolution 2758 de l’Assemblée générale des Nations unies et porte atteinte à la souveraineté nationale de la Chine. De telles pratiques doivent être corrigées tôt ou tard.

La Chine exhorte ces pays à reconnaître la tendance de l’époque, a indiqué M. Wang, ajoutant que la Chine est prête à ouvrir un nouveau chapitre dans ses relations avec ces pays sur la base du principe d’une seule Chine.

Xinhua




Médias catholiques : Les 27es Rencontres Saint-François de Sales ont commencé 

En cette journée dédiée à saint François de Sales, saint patron des journalistes, les professionnels des médias catholiques du monde entier ont rejoint le Sanctuaire marial de Lourdes en France, pour participer à la 27e édition des Journées Saint-François de Sales.

Cette session autour de la communication d’Église se terminera vendredi 26 janvier 2024. Les participants échangeront spécifiquement sur le changement des habitudes induit par le retour de la guerre en Europe, l’arrivée de l’Intelligence artificielle, et également sur le synode sur la synodalité initié par le pape François.

Mgr Celestino Migliore, nonce apostolique en France, interviendra lors de ces journées. Il remettra le Prix Jacques Hamel 2024, créé par la Fédération pour récompenser un travail journalistique en faveur de la paix et du dialogue interreligieux. Il a été décerné cette année aux journalistes Sarah-Christine Bourihane, québécoise, et Romina Gobbo, italienne.

Ces Rencontres sont organisées chaque année depuis 2014 par la Fédération des médias catholiques. Créée en France en 2014, la Fédération regroupe l’ensemble des médias catholiques français : la presse nationale et régionale, la presse paroissiale, la presse des mouvements et services d’Église ainsi que l’audiovisuel.

Au-delà de cet événement annuel, la Fédération des médias catholiques apporte son concours dans le domaine de la formation des journalistes et professionnels sur les questions liées à la communication et à la vie de l’Église. Elle est également présente et active dans les débats sur les enjeux éthiques, théologiques et pastoraux de la communication.