Un siphoneux panafricain: Semeur d’insécurité en Afrique

Voici les rues de Bangui, capitale Centrafricaine vibrant avec les vas et viens de la population vaquant librement à leurs activités quotidiennes. Ceci témoigne un climat paisible, fruit de la sécurité rétablie. Même la principale route d’approvisionnement reliant de Bangui au Cameroun jadis bloqué par les attaques des rebelles est actuellement sécurisée.

Dans le même ordre idée, en RDC, la MONUSCO et la Force Est-Africaine(EACRF) tentent toujours de neutraliser plus de 260 groupes armés rongeant la Rdc.

Malheureusement, au nom du panafricanisme, une organisation “Urgence  Panafricaniste” est devenue un objet du complot contre les initiatives de paix entreprises en RCA et à l’Est de la RDC. Alors que l’idée du panafricanisme s’enracine dans un sentiment de fraternité  entre toutes les personnes d’ascendance africaine, certains Africains sont devenus des marionnettes afin de saper les solutions africaines répondant efficacement aux problèmes africains.

Ce fut en 2020 que s’annonça une situation sombre presque cauchemardesque en RCA. L’ancien président François Bozizé accompagné des ses groupes rebelles menaça de faire tomber Bangui et renverser le pouvoir du Président Touadera. A la plus vite rescousse, arrivèrent les troupes Wagner, les troupes Rwandaises-par accord bilatéral- en plus de la mission onusienne MINUSCA. Ils réussirent à rétablir l’ordre public et tenir les élections générales en Décembre 2020.

“Nous aimerions que ces soldats de paix demeurent chez nous”, declare un commerçant de la centre ville. ” Mais je m’inquiète qu’un jour ils vont repartir chez eux et nous laisser sans défense. Je prie que notre armée sera déjà fortifiée sans toujours dépendre des étrangers.”

Ces souhaits ne reflètent pas seulement les sentiments du peuple centrafricain, mais aussi des aspirations des congolais vivant à l’est de la RDC.

Différemment de la RCA, l’insécurité en RDC propage des effets néfastes dans toute la région africaine des grands lacs.

Pour ne citer que ceci, la résurgence des rebelles du M23 a provoqué des tensions entre le Rwanda et la RDC. Tous les accords entre les deux pays ont été rompus en 2022, suite aux accusations de Kinshasa selon lesquelles Kigali soutiendrait les rebelles du M23.

Bien que le Burundi contribue à la Force Est-Africaine et que son président Evariste Ndayishimiye préside ce bloc de sept pays membres, Gitega fait face à une condamnation depuis qu’il a accepté lors d’un accord bilatéral de déployer des milliers de soldats pour combattre aux côtés des FARDC contre les rebelles du M23. Les rebelles ont confirmé avoir tué des soldats burundais sur le champs de bataille.

A part le gain monétaire, les motivations derrière la décision du Burundi de déployer des troupes collaborant avec l’armée congolaise en violant un cessez-le-feu précédemment autorisé par les Chefs d’État de  la CEA restent floues.

L’Ouganda et le Kenya, en tant que membres de la CEA, sont également préoccupés par la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC. Un soldat kényan est mort et deux soldats ougandais ont été grièvement blessés en octobre, à la suite de bombardements aux camps des forces  Est-Africaine lors d’affrontements entre les rebelles du M23 et la coalition de l’armée congolaise.

Même si la mission onusienne de maintien paix en RDC a donné le moindre de résultats positifs, la force Est-Africaines a donné des résultats positifs et efficaces suscitant l’espoir pour la maintien de la paix. Cette force aurait accompli beaucoup plus si seulement le Burundi ne devenait pas le semeur de troubles qu’il semble être.

Un vil panafricanisme au cœur de l’insécurité

Kémi Séba, franco-béninois, leader du mouvement Urgence Panafricaniste fait  partie des panafricains corrompus. Son comportement et ses activités trahissent son camouflage en icône du Panafricanisme.

Par exemple, lors de sa visite en RDC, début Novembre, il  a caricaturé la main noire des occidentaux derrière les groupes armés en RDC et Sahel. Ne se basant que sur les commérages, le vrai-faux panafricain a affirmé que le M23 opère dans des zones riches en minerais pour le compte l’Occident qui reste l’unique bénéficiaire.

« La RDC, tout comme le Sahel, est perturbée par les organisations terroristes. Le M23 en RDC est comme toute autre organisation terroriste. Par contre, les Wazalendo font un travail courageux pour défendre leur pays contre ces forces néocoloniale», a déclaré Séba.

Ainsi, en comparant la rébellion du M23 avec les groupes terroristes du Sahel et d’Afrique de l’Ouest, Séba donne  davantage l’impression  d’être une marionnette corrompue au lieu d’un véritable panafricaniste.

Des sources de Kinshasa ont confirmé que Séba collabore étroitement avec le candidat présidentiel Dr Denis Mukwege, connu pour répandre la haine contre les Tutsi congolais, et pour servir les intérêts politiques des étrangers plutôt que de travailler pour le peuple congolais.

Si Séba embrassait véritablement une idéologie panafricaniste, on pourrait s’attendre à ce qu’il plaide en faveur de solutions pacifiques au conflit entre le peuple congolais afin de restaurer la paix et la fraternité. Cependant, il s’est laissé influencer par des gains financiers pour qualifier les rebelles M23 comme  des terroristes.

Au cours de la récente  recrudescence des conflits armés,  les Wazalendo ont organisé maintes fois des manifestations violentes pour exiger le retrait des missions de paix onusiennes et Est-Africaines en incendiant leurs bureaux à Goma, la capitale de la province du Nord-Kivu. Or, Séba et son mouvement ont intervenus en RDC pour soutenir ces manifestations anti-EACRF et anti-MONUSCO, alimentant les violences dans l’Est du pays.

Urgence Panafricaniste, un outil de propagande pour Wagner

Il y a eu des reportages qui ont approuvé un récit suggérant que la MINUSCA était inefficace et que les troupes rwandaises en RCA étaient motivées par des intérêts économiques plutôt que par le rétablissement de l’ordre. Toutes ces manœuvres visaient à ce que les troupes Wagner augmentent leur chance de conquérir les cœurs et les esprits de la population centrafricaine. En effet, les mercenaires russes aspirent à manifester une image immaculée afin d’éterniser leur présence dans le pays.

 

Même si la coalition de Wagner, Séba et Urgence Panafricaniste estime que saboter les missions de maintien de paix en Afrique –  africaines ou onusiennes– affaiblira l’influence de l’Occident en Afrique; les conséquences nuiront probablement davantage les populations des régions africaines instables.

Autrefois considéré parmi les icônes panafricains, Séba et son Urgence Panafricaniste remplissent leurs poches des sous provenant d’étrangers qui ne visent qu’à exploiter l’Afrique sans tenir compte des pertes de vies africaines.

La guerre entre les puissances étrangères pour exploiter le continent ne doit pas être menée par les Africains. Les Africains devraient pouvoir résoudre leurs propres problèmes sans l’intervention des Occidentaux.




Libye: le Représentant spécial du SG de l’ONU met en exergue le rôle du Maroc pour la réussite du processus électoral

Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en Libye, Abdoulaye Bathily, a mis en exergue, jeudi à Rabat, le rôle joué par le Maroc pour la réussite du dialogue inter-libyen, notamment à travers l’engagement du Royaume en faveur du processus électoral dans ce pays.

“Nous nous réjouissons des résultats atteints grâce au soutien du Maroc et nous souhaitons que le Royaume continue d’accompagner ce processus politique, surtout que nous sommes en train de mettre en œuvre les lois organiques des élections et les accords y afférents”, a déclaré M. Bathily lors d’un point de presse conjoint avec le ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération Africaine et des Marocains Résidant à l’Etranger, Nasser Bourita.

Il a fait observer que le suivi de la mise en œuvre de ces lois dans un pays en proie à des tensions et des conflits comme la Libye requiert nécessairement de parvenir à des accords fondés sur la bonne foi entre les acteurs politiques.

M.Bathily a souligné, à cet égard, la nécessité de parvenir à des “solutions consensuelles dans les plus brefs délais”, étant donné que “la situation actuelle ne peut plus durer davantage et renferme des risques majeurs”.

Rappelant que la Libye se positionne actuellement dans un contexte régional marqué par les tensions, le responsable onusien a indiqué que le peuple libyen et la communauté internationale aspirent à l’instauration de la paix dans ce pays.

Il a évoqué, en outre, les répercussions de cette tension sur la sécurité dans la région et dans le monde, au vu de la position géostratégique de la Libye.

Le Maroc avait accueilli, du 22 mai au 6 juin 2023, la réunion de la commission mixte libyenne 6+6 chargée par la Chambre des représentants et le Haut Conseil d’État libyens de l’élaboration des lois électorales pour les législatives et la présidentielle en Libye.

Les membres de cette commission sont parvenus, au terme de deux semaines de réunions à Bouznika, à un compromis au sujet des lois régissant les élections présidentielle et parlementaire prévues en fin d’année.




Neeshad Shafi : travailler ensemble pour lutter contre le changement climatique mondial

Co-fondateur et directeur exécutif du Mouvement arabe climatique de la jeunesse du Qatar, Neeshad Shafi a consacré de nombreuses années à promouvoir le changement environnemental et les objectifs du développement durable à l’horizon 2030. Moins de dix jours avant la COP28, il a accepté notre interview.

Il croit qu’à l’avenir, la Chine jouera un rôle important à l’échelle mondiale, conduisant les pays en développement à générer des partenariats capables de partager leurs connaissances, leurs technologies, leurs politiques et leurs perspectives, et de travailler ensemble pour lutter contre le changement climatique mondial.

CGTN




COP28 : les Émirats arabes unis et la Chine se mobilisent pour le climat

À propos de l’auteure : Xu Zhike, journaliste de CGTN Français et créatrice de contenu axé sur l’écologie et l’environnement sur les réseaux sociaux. En 2020, elle a fondé Coco Studio, qui s’engage à sensibiliser les internautes du monde entier aux enjeux environnementaux, à promouvoir des actions en faveur de l’environnement, et qui compte actuellement près de 2 millions d’abonnés sur les plateformes de réseaux sociaux à l’échelle mondiale.

Les EAU, pays hôte de la COP28, montrent l’exemple.

Les Émirats arabes unis disposent de vastes ressources en pétrole et en gaz, étant l’un des principaux producteurs et exportateurs mondiaux de pétrole. Malgré l’importance de l’industrie pétrolière dans leur économie nationale, les Émirats arabes unis n’ont pas hésité à prendre des mesures actives pour faire face aux changements climatiques.

En tant que premier pays de la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord à adhérer à l’initiative « Net Zero by 2050 », les Émirats arabes unis se sont engagés à réduire les émissions de carbone de l’industrie des énergies traditionnelles telles que le pétrole et le gaz, tout en promouvant les énergies propres telles que l’énergie solaire, l’énergie nucléaire et l’hydrogène. En juillet, le gouvernement du pays a mis à jour la « Stratégie énergétique des Émirats arabes unis 2050 » établie en 2017. Cette mise à jour prévoit une augmentation significative de la part des énergies renouvelables dans l’approvisionnement énergétique au cours des sept prochaines années, avec un investissement allant jusqu’à 200 milliards d’AED pour améliorer l’efficacité énergétique et promouvoir l’utilisation d’énergies propres. De plus, cela soutient la recherche et le développement de technologies énergétiques, offrant de nouvelles opportunités d’investissement dans les énergies renouvelables, tout en renforçant la coopération internationale pour atteindre des objectifs de développement durable dans le secteur de l’énergie. La stratégie nationale sur l’hydrogène et la politique nationale sur les véhicules électriques ont également été approuvées pour soutenir le développement d’une industrie locale à faible émission de carbone et d’un transport durable.

De plus, en raison des défis importants liés à la rareté des ressources en eau causée par les conditions naturelles et les changements climatiques, les Émirats arabes unis travaillent activement à améliorer la gestion de l’eau. Ils ont entrepris des projets majeurs de dessalement de l’eau de mer et de traitement des eaux usées. La ministre du Changement climatique et de l’Environnement des Émirats arabes unis, Mariam bint Mohammed Almheiri, a souligné lors de la Conférence des Nations Unies sur l’Eau 2023 que, en tant qu’hôtes de la COP28, les Émirats arabes unis feront de la sécurité et de la durabilité de l’eau un point central de l’ordre du jour de l’action climatique de la COP28.

La Chine prend des mesures actives pour faire face au changement climatique.

Comme les Émirats arabes unis, la Chine est l’un des pays les plus actifs dans la lutte contre le changement climatique. En tant que plus grand pays en développement au monde, la Chine a surmonté ses propres défis économiques et sociaux pour mettre en œuvre une série de stratégies, mesures et actions pour faire face au changement climatique, participer à la gouvernance climatique mondiale, et obtenir des résultats positifs.

En 2020, la Chine a annoncé l’objectif de “pic” de ses émissions de CO2 avant 2030 et de parvenir à la neutralité carbone d’ici 2060. Depuis 2021, la Chine met activement en œuvre l’Accord de Paris en renforçant davantage ses contributions nationales grâce à une série de mesures systémiques. En mettant l’accent sur les objectifs de “pic” et de neutralité carbone, la Chine favorise activement l’optimisation de la structure énergétique, et promeut la transformation vers une énergie renouvelable. Elle est le leader mondial dans la production d’équipements d’énergie propre tels que l’éolien et le solaire. Le gouvernement chinois encourage également la transition verte des moyens de transport en mettant en place une série de politiques incitatives pour promouvoir l’adoption de véhicules électriques. En 2022, la Chine a enregistré des ventes cumulatives de 6,887 millions de véhicules électriques, ce qui la place en tête du classement mondial.

De plus, la Chine mène activement d’importants projets de protection et de restauration des écosystèmes, notamment la lutte contre la désertification des terres, l’augmentation de la couverture forestière et la restauration des écosystèmes marins. Elle a été l’un des premiers pays au monde à atteindre une “croissance zéro” en matière de dégradation des sols, avec une réduction des terres désertiques et sablonneuses, et l’un des rares pays au monde à avoir augmenté la superficie des mangroves.

La Chine et les EAU ont un énorme potentiel de coopération.

La Chine et les Émirats arabes unis sont tous deux très engagés dans la lutte internationale contre le changement climatique, ce qui constitue l’une des préoccupations majeures des pays en développement. Ils soutiennent plusieurs accords internationaux sur le climat, y compris les Objectifs de développement durable (ODD) et l’Accord de Paris, et jouent des rôles essentiels dans les négociations climatiques internationales.

Au cours de la dernière décennie, grâce à la politique étrangère des Émirats arabes unis dite de “tourner vers l’Est” et à l’Initiative chinoise « la Ceinture et la Route », les deux pays ont lancé de nombreux projets de coopération, notamment dans le domaine des énergies fossiles. En 2017-2018, les entreprises chinoises ont obtenu 12 % des concessions dans le bloc pétrolier onshore d’Abou Dhabi et 10 % des concessions dans les deux blocs pétroliers offshore. Après une réunion entre les dirigeants des deux pays en 2019, ils ont renforcé leur coopération dans les domaines des énergies nouvelles et renouvelables et ont réalisé plusieurs avancées dans la coopération dans le cadre de l’Initiative « la Ceinture et la Route » ces dernières années. En mai 2023, Emirates Nuclear Energy Corporation (ENEC) a signé plusieurs accords de coopération avec des organisations chinoises de l’énergie nucléaire dans le but de promouvoir le développement de l’énergie nucléaire à faibles émissions de carbone.

Il existe encore de nombreux espaces et opportunités permettant aux Émirats arabes unis et à la Chine, deux parties clés dans la lutte contre le changement climatique, d’établir et de renforcer leur coopération afin de relever conjointement les défis. Dans le secteur de l’énergie, les deux pays ont réalisé d’importants progrès dans la transition des énergies traditionnelles vers les énergies renouvelables, et ils ont le potentiel de collaborer davantage dans des domaines tels que l’énergie solaire, éolienne et d’autres sources d’énergie renouvelable, l’énergie nucléaire et le développement des technologies propres, en particulier dans le secteur des véhicules électriques. En ce qui concerne la protection de l’environnement, ils peuvent échanger des connaissances et explorer la coopération dans la restauration des écosystèmes tels que les zones humides, les forêts et les prairies, ainsi que dans la protection de la biodiversité, afin d’améliorer la résilience écologique. Ils peuvent également collaborer sur des projets de planification urbaine durable et d’infrastructures vertes, y compris des transports à faible émission de carbone, des bâtiments économes en énergie et la végétalisation des villes pour améliorer la durabilité environnementale des zones urbaines. De plus, une coopération renforcée dans le partage de données météorologiques, la recherche en sciences climatiques, la surveillance et la prévision climatiques peut aider à mieux comprendre les tendances du changement climatique et à formuler des stratégies plus efficaces pour y faire face.

Enfin, la sensibilisation du public et l’éducation sur le climat sont essentielles, et une collaboration dans le domaine de la vulgarisation de la science climatique et des activités publiques peut augmenter la prise de conscience de la société sur les problèmes climatiques et renforcer les actions en faveur du climat. J’ai récemment achevé une mission de reportage aux Émirats arabes unis, au cours de laquelle je me suis profondément rendu compte qu’en raison des énormes différences dans les contextes culturels et les modèles de développement, il existe des lacunes en matière d’information et de compréhension entre les peuples des deux pays. Renforcer les échanges et la communication bilatéraux, notamment parmi les jeunes étudiants et les universitaires de haut niveau, ainsi que par le biais d’une plus grande coopération médiatique, favorisera la compréhension interculturelle et contribuera à rapprocher les peuples des deux pays et à faciliter la mise en œuvre efficace de toutes les formes de coopération climatique.

Les jeunes apporteront une nouvelle énergie à l’action contre le changement climatique.

En tant que défenseuse de l’environnement, je promeus et sensibilise les gens à un mode de vie durable sur Internet depuis de nombreuses années. J’ai discuté de questions environnementales d’actualité avec des internautes du monde entier et j’ai été profondément impressionnée par le rôle actif et le pouvoir des jeunes dans la lutte contre le changement climatique, y compris des initiatives telles que des campagnes spontanées de sensibilisation à l’environnement au sein de la communauté, des projets de sensibilisation à l’efficacité énergétique sur les campus, des programmes de formation axés sur un mode de vie à faible empreinte carbone, ainsi que des forums et des conférences internationales sur des questions environnementales.

Les jeunes constituent une force vive sur le terrain de l’action climatique et je souhaite que les jeunes des Émirats arabes unis et de Chine renforcent leur coopération et leur dialogue sur les questions liées au changement climatique en établissant un réseau d’action conjointe afin de promouvoir une connectivité plus fréquente dans divers domaines tels que les politiques, les infrastructures, le commerce, les financements, et l’engagement du public, et d’encourager la participation d’un plus grand nombre de jeunes de différents pays. Ensemble, ils pourront faire avancer le processus de lutte contre le changement climatique, déployer des efforts conjoints pour bâtir un monde propre, beau et à faible émission de carbone, apportant ainsi leur propre contribution.

CGTN




Daniel Fornaziero Segura Ramos : la Chine fait preuve d’un excellent leadership dans les discussions visant à relier le commerce à l’action en matière de changement climatique

La 28e session de la Conférence des parties (COP28) à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques se tiendra la fin de ce mois à Dubaï. La conférence fera pour la première fois le point sur l’Accord de Paris, résumera et évaluera les progrès de sa mise en œuvre et orientera le futur processus de la gouvernance mondiale du climat.

Daniel Fornaziero Segura Ramos, expert juridique des chaînes d’approvisionnement durables de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) a accepté notre interview. Selon lui, aux yeux de l’OMC, la Chine en partageant ses politiques, fait preuve d’un excellent leadership dans les discussions visant à relier le commerce à l’action en matière de changement climatique. Il souhaite que la Chine continue à exercer son leadership, en apportant des solutions concrètes, notamment à l’occasion de la COP28, sur la manière dont le commerce peut contribuer à réduire les émissions pour une transition juste et un développement durable.

CGTN




Déboires de l’Algérie au Sahel: Amer désenchantement et regrets poignants

L’Algérie s’est toujours voulu un rôle de puissance régionale en cherchant à s’afficher, du moins sur le plan diplomatique au Sahel. Mais d’humble avis, cela s’est avéré peu fructueux. En effet, la reconquête à mi-novembre dernier de Kidal, bastion des quatre rébellions touaregs depuis l’indépendance en 1960 et symbole de l’insoumission au pouvoir central de Bamako, s’est révélée fatale à la stratégie d’Alger. 

Elle a même porté un coup décisif aux fameux accords d’Alger de 2015, qui avaient longtemps servi la stratégie d’influence des caporaux kaki dans la région. Ces accords, conçus pour mettre fin par le dialogue à la déstabilisation au Mali après la poussée séparatiste de 2012, en complément d’opérations militaires françaises ou autres, telles que « Barkhane » ou le « G5 Sahel », prévoyaient une décentralisation audacieuse et des mesures d’intégration des insurgés dans l’armée.

Bien que ces mesures n’aient jamais été pleinement mises en œuvre et n’existaient que sur le papier, elles servaient les intérêts du régime militaire des capos d’Alger en tant qu’instrument d’influence dans la région sahélo-saharienne. De cela, le régime des séniles d’Alger se retrouve aujourd’hui dépourvu de cette puissance diplomatique de faux semblants, vivant dans la nostalgie de son passé des années 1970, où la capitale algérienne brillait par son tiers-mondisme militant.

La disparition effective des accords d’Alger de 2015 ne signifie pas seulement la rupture entre le gouvernement malien et la coalition de mouvements politico-militaires (touareg ou arabes) se réclamant de l’Azawad dans le nord du pays. Elle prive également l’Algérie d’un outil précieux de projection diplomatique, comme en témoigne son silence officiel depuis la prise de Kidal.

Le mutisme d’Alger reflète son embarras, et selon l’historien Pierre Boilley, directeur de l’Institut des mondes africains, « l’Algérie est muette car elle ne dispose pas tant de leviers que cela. » Alger, après une médiation avortée au Niger suite au putsch du 26 juillet, et une grande déconvenue médiatique et diplomatique, assiste maintenant, impuissante à la liquidation du plan de réconciliation au Mali, qu’elle avait parrainé huit ans plus tôt.

Malgré les efforts sournois du régime algérien, les soldats maliens épaulés par “Wagner“, ont finalement repris Kidal. C’est un symbole fort et une victoire militaire attendue depuis une décennie par une grande partie des Maliens. Les autorités algériennes, exaspérées par l’attitude de Bamako, accusent un sérieux échec quant à la mise en œuvre des accords d’Alger.

L’Algérie qui traditionnellement a toujours voulu jouer un rôle de médiateur dans la résolution des conflits au Sahel, ne pourrait donc plus continuer à s’impliquer diplomatiquement pour encourager des solutions politiques et pacifiques aux crises dans la région. Les échecs récents, comme ceux au Mali, en Libye, au Niger… lui compliquent, ce rôle qu’elle cherche tant à avoir vu ses frontières.

Cela dit, les tensions au Sahel représentent un défi complexe pour Alger, frontalier de nations en proie aux crises politico-militaires et aux coups d’Etat. Les perspectives sont plutôt moroses pour l’Algérie dans ce contexte.

La sécurisation de ses frontières en devient donc une priorité pour l’Algérie afin de prévenir toute infiltration de groupes armés, de trafic illicite et d’autres menaces transfrontalières. De plus, les conflits au Sahel ont entraîné des déplacements massifs de populations, créant des flux de réfugiés. L’Algérie pourrait être confrontée à des défis liés à la gestion de ces réfugiés et à la fourniture d’une aide humanitaire.

Et que dire encore, sinon la stabilité intérieure de l’Algérie ! Les crises voisines pourraient avoir des répercussions sur celle-ci. Le régime des séniles d’Alger, schizophrène, va bientôt être amené à renforcer les mesures de sécurité déjà mis en place avec le Hirak et s’adonner à des politiques visant à prévenir tout impact négatif sur son territoire.

Et si on y ajoute, les crises dans les pays voisins et les répercussions économiques qui vont avec, notamment la perturbation les échanges commerciaux, les investissements et les projets de développement régional, il est vrai que, pour être libre de toute préoccupation de ce côté-là, il faudra à Alger de se retirer pleinement des affaires…, courantes de la région du Sahel.

En résumé, les perspectives pour l’Algérie face aux tensions au Sahel comprennent des défis de sécurité, peu ou point d’opportunités de médiation diplomatique, des préoccupations humanitaires, des implications économiques et la nécessité d’une gestion proactive pour préserver sa stabilité intérieure. La situation demeure complexe et évolutive, et nécessite une approche flexible et adaptative de la part du régime des capos d’Alger. Ce que, pour l’heure on ne possède pas à l’Est de l’Eden.




Nord de la Chine : L’OMS alerte sur la recrudescence des maladies respiratoires chez les enfants

Depuis la mi-octobre 2023, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) surveille les données des systèmes de surveillance chinois qui montrent une augmentation des maladies respiratoires chez les enfants du nord de la Chine. Lors d’une conférence de presse le 13 novembre 2023, la Commission nationale chinoise de la santé a fait état d’une augmentation à l’échelle nationale de l’incidence des maladies respiratoires, touchant principalement les enfants. Les autorités chinoises ont attribué cette augmentation à la levée des restrictions liées au COVID-19 et à l’arrivée de la saison froide, ainsi qu’à la circulation d’agents pathogènes connus tels que la grippe, Mycoplasma pneumoniae, le virus respiratoire syncytial (VRS) et le coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS). CoV-2). On sait que la pneumonie à Mycoplasma et le VRS affectent davantage les enfants que les adultes.

Le 22 novembre 2023, l’OMS a identifié des rapports des médias et du ProMED faisant état de foyers de pneumonie non diagnostiqués dans les hôpitaux pour enfants de Pékin, du Liaoning et d’autres endroits en Chine. Par le biais du mécanisme du Règlement sanitaire international, l’OMS a demandé officiellement à la Chine de fournir des informations épidémiologiques et cliniques supplémentaires, ainsi que des résultats de laboratoire sur ces cas signalés et des données sur les tendances récentes des agents pathogènes respiratoires en circulation. L’un des principaux objectifs était d’identifier s’il y avait eu des « groupes de pneumonies non diagnostiquées » à Pékin et au Liaoning, comme mentionné dans les médias, et si c’était le cas, s’il s’agissait d’événements distincts ou s’ils faisaient partie de l’augmentation générale connue des maladies respiratoires dans la communauté. L’OMS a également contacté les réseaux cliniques pour obtenir des informations supplémentaires.

Le 23 novembre, l’OMS a tenu une téléconférence avec les autorités sanitaires chinoises du Centre chinois de contrôle et de prévention des maladies et de l’hôpital pour enfants de Pékin, facilitée par la Commission nationale de la santé et l’Administration nationale de contrôle et de prévention des maladies, au cours de laquelle les données demandées ont été fournies. , indiquant une augmentation des consultations ambulatoires et des hospitalisations d’enfants dues à une pneumonie à Mycoplasma pneumoniae depuis mai, et au RSV, à l’adénovirus et au virus de la grippe depuis octobre. Certaines de ces augmentations surviennent plus tôt dans la saison que ce qui a été historiquement enregistré, mais elles ne sont pas inattendues compte tenu de la levée des restrictions liées à la COVID-19, comme cela a été le cas dans d’autres pays. Aucun changement dans la présentation de la maladie n’a été signalé par les autorités sanitaires chinoises. Les autorités chinoises ont indiqué qu’il n’y avait eu aucune détection d’agents pathogènes inhabituels ou nouveaux ou de présentations cliniques inhabituelles, y compris à Pékin et au Liaoning, mais seulement l’augmentation générale susmentionnée des maladies respiratoires dues à de multiples agents pathogènes connus. Ils ont en outre déclaré que l’augmentation des maladies respiratoires n’avait pas entraîné un nombre de patients dépassant les capacités hospitalières.

Les autorités chinoises ont indiqué que depuis la mi-octobre, une surveillance renforcée des patients ambulatoires et hospitaliers a été mise en place pour les maladies respiratoires couvrant un large spectre de virus et de bactéries, dont, pour la première fois, Mycoplasma pneumoniae. Cela complète les mécanismes de surveillance respiratoire existants et peut avoir contribué à l’augmentation observée de la détection et de la déclaration des maladies respiratoires chez les enfants.

Réponse de santé publique

Depuis la mi-octobre, outre le renforcement de la surveillance des maladies dans les établissements de santé et en milieu communautaire, les autorités chinoises ont souligné la nécessité de renforcer la capacité du système de santé à prendre en charge les patients. La Chine dispose de systèmes pour capturer des informations sur les tendances de la grippe, du syndrome grippal (SG), du VRS et du SRAS-CoV-2, de la pneumonie et d’autres infections respiratoires aiguës sévères (IRAS), et signale les détections de grippe à des plateformes telles que le Global Système de surveillance et de réponse à la grippe (GISRS). Le GISRS est dirigé par l’OMS et utilisé pour la surveillance virologique et épidémiologique internationale de la grippe humaine. L’OMS surveille de près la situation et est en contact étroit avec les autorités nationales chinoises. L’OMS continuera de fournir des mises à jour si nécessaire.

Évaluation des risques par l’OMS

Dans l’épidémie actuelle de maladies respiratoires, les symptômes signalés sont communs à plusieurs maladies respiratoires et, à l’heure actuelle, les systèmes de surveillance et hospitaliers chinois signalent que les manifestations cliniques sont causées par des agents pathogènes connus en circulation. Mycoplasma pneumoniae est un pathogène respiratoire courant et une cause fréquente de pneumonie pédiatrique et est facilement traité avec des antibiotiques.

La Chine dispose d’un système de surveillance sentinelle du syndrome grippal (ILI) et des infections respiratoires aiguës sévères (IRAS). Depuis la mi-octobre, la Chine a mis en place des systèmes de surveillance renforcés des maladies respiratoires couvrant un large spectre de virus et de bactéries respiratoires, notamment Mycoplasma pneumoniae. Il existe peu d’informations détaillées disponibles pour caractériser pleinement le risque global de ces cas signalés de maladies respiratoires chez les enfants. Cependant, en raison de l’arrivée de la saison hivernale, on s’attend à une tendance à la hausse des maladies respiratoires ; la co-circulation de virus respiratoires peut alourdir la charge sur les établissements de soins de santé. Selon les données de surveillance rapportées au FluNet de l’OMS et publiées par le Centre national de la grippe en Chine, le syndrome grippal était au-dessus des niveaux habituels pour cette période de l’année et était en augmentation dans les provinces du nord. Les détections de grippe concernaient principalement les virus de la lignée A(H3N2) et B/Victoria.

Conseils de l’OMS

Sur la base des informations disponibles, l’OMS recommande aux Chinois de suivre des mesures visant à réduire le risque de maladie respiratoire, notamment les vaccins recommandés contre la grippe, la COVID-19 et d’autres agents pathogènes respiratoires, le cas échéant ; garder ses distances avec les personnes malades; rester à la maison lorsqu’on est malade; se faire tester et recevoir des soins médicaux si nécessaire ; porter des masques le cas échéant ; assurer une bonne ventilation; et pratiquer un lavage régulier des mains.

L’OMS ne recommande aucune mesure spécifique pour les voyageurs se rendant en Chine. En général, les personnes devraient éviter de voyager si elles présentent des symptômes évocateurs d’une maladie respiratoire, si possible ; En cas de symptômes pendant ou après le voyage, les voyageurs sont encouragés à consulter un médecin et à partager leurs antécédents de voyage avec leur prestataire de soins de santé.

L’OMS déconseille l’application de toute restriction de voyage ou de commerce sur la base des informations actuellement disponibles sur cet événement.




Le Saint-Père a reçu des familles palestiniennes et israéliennes

Quelques minutes avant le début de l’audience générale que le pape tient chaque semaine sur la place Saint-Pierre, François a reçu deux groupes de personnes : d’une part, des parents de Gazaouis victimes des bombardements israéliens à Gaza – dont certains ont réussi à quitter la région grâce à leur double nationalité ; d’autre part, des parents de personnes kidnappées par le groupe terroriste Hamas, un enlèvement qui remonte à l’origine du récent conflit, le 7 octobre dernier.

Après les deux rencontres, Palestiniens et Israéliens ont tenu des conférences de presse dans la capitale italienne. Tous deux ont souligné que le pape avait écouté leurs souffrances et que le fait qu’ils soient venus au Vatican reflétait la conviction que la voix du pape était entendue par tous. Le bureau de presse du Saint-Siège a insisté sur le fait qu’il s’agissait de réunions humanitaires.

« Le pape François n’est pas seulement le chef spirituel de deux milliards de chrétiens, mais aussi une autorité morale incontestable dans le monde entier », a déclaré Rachel, mère d’un fils enlevé par le Hamas. Elle ajoute : « Il est également très écouté dans le monde musulman, ce qui est particulièrement important pour nous. Et sa voix influence les puissants de la terre pour leur faire prendre conscience que la priorité aujourd’hui est de libérer tous les otages. Si les 50 premiers sont libérés aujourd’hui, il ne faut pas oublier qu’il en reste jusqu’à 190 entre les mains des ravisseurs. J’espère surtout que la Croix-Rouge pourra bientôt rendre visite aux otages ; je pense à mon fils blessé à un bras, mais aussi à tous les autres. Je tiens également à remercier les médias du Vatican pour la façon dont ils prennent en compte nos souffrances. J’espère qu’ils pourront bientôt interviewer mon fils, qui a finalement été libéré. »

À la fin de l’audience générale de ce mercredi 22 novembre, le pape a déclaré d’une voix franche et chaleureuse : « Et n’oublions pas de poursuivre notre prière pour ceux qui souffrent à cause des guerres dans de nombreuses parties du monde, en particulier pour le peuple bien-aimé de l’Ukraine, l’Ukraine tourmentée, et les peuples d’Israël et de Palestine. Ce matin, j’ai reçu deux délégations, l’une d’Israéliens dont des parents sont retenus en otage à Gaza et l’autre de Palestiniens dont des parents souffrent à Gaza. Ils souffrent beaucoup, et j’ai entendu dire qu’ils souffraient des deux côtés : les guerres provoquent tout cela, mais maintenant nous sommes au-delà des guerres ; ce n’est pas une guerre, c’est du terrorisme. S’il vous plaît, avançons pour la paix, prions pour la paix, prions beaucoup pour la paix. Que le Seigneur y impose sa main, qu’il nous aide à résoudre les problèmes et à ne pas entretenir des passions qui finissent par tuer tout le monde. Prions pour le peuple palestinien, prions pour le peuple israélien, pour que la paix arrive ! »




Invitation des jeunes nord-coréens aux JMJ 2027 

Le 8e Forum catholique pour la paix, organisé par le Comité pour la réconciliation de l’archidiocèse de Séoul, s’est tenu dans la capitale sud-coréenne le 18 novembre 2023. Il regroupait plus d’une centaine de responsables religieux, diplomates, universitaires et leaders civils.

Tous se réunissaient afin de chercher des solutions innovantes en faveur de la paix, dans l’espoir que cette rencontre puisse apporter une contribution, même minime.

Mgr Pierre Soon-taick Chung, archevêque de Séoul et administrateur apostolique de Pyongyang en Corée du Nord, a souligné le rôle fondamental de l’Église catholique en tant que médiateur et réconciliateur pour la paix dans la péninsule coréenne. Il a également mentionné « les problèmes non résolus durant 70 ans depuis la convention d’armistice, comme les familles séparées et les confrontations politiques et militaires », selon les Missions Étrangères de Paris.

L’archevêque souhaite inviter les jeunes nord-coréens aux JMJ de Séoul en 2027, et désire les impliquer plus fortement dans les voies de la réconciliation. L’invitation à participer aux JMJ va donc être lancée.

Selon une note de l’archidiocèse de Séoul, le message fondamental, suite au Forum pour la paix, est de « surmonter les conflits du passé et d’avancer vers un avenir commun de coexistence et de prospérité ».




Le roi Mohammed VI adresse un message aux membres de l’Académie du Royaume réunis sous la présidence du prince héritier Moulay El Hassan

Le roi Mohammed VI a adressé un message aux membres de l’Académie du Royaume du Maroc, à l’occasion de l’ouverture, ce mercredi à Rabat, de la première session de cette prestigieuse institution, sous sa nouvelle configuration, présidée par le prince héritier Moulay El Hassan.

L’ouverture, ce mercredi 22 novembre à Rabat, de la première session de l’Académie du Royaume du Maroc, sous sa nouvelle configuration, a été marquée par un message adressé à ses membres par le roi Mohammed VI, dont lecture a été donnée par le secrétaire perpétuel de l’Académie, Abdeljalil Lahjomri, et dont voici le texte intégral.

«Louange à Dieu, Prière et Salut sur le Prophète, Sa famille et Ses compagnons. Distingués membres de l’Académie, Mesdames, Messieurs Nous sommes particulièrement fier de vous adresser ce Message en ouverture de la session où l’Académie du Royaume du Maroc se présente sous sa nouvelle configuration.

Au-delà de la seule continuité de cette prestigieuse institution nationale au parcours radieux, Nous entendons faire de ce moment inaugural le point de départ d’un tournant exceptionnel. Un tournant dont Nous voulons qu’il soit à la mesure de la renommée bien établie de l’Académie et de son aura exceptionnelle. S’inscrire dans la continuité, c’est poursuivre l’œuvre entamée par ce fleuron académique national et perpétuer ses apports significatifs.

Née de la volonté d’ériger une matrice civilisationnelle d’envergure, l’Académie s’est, en effet, façonnée à la faveur d’une programmation scientifique, intellectuelle et culturelle conçue et réalisée avec succès par une pléiade de penseurs et de savants de différentes sensibilités et d’horizons académiques variés. Dieu soit loué, la trajectoire de l’Académie illustre de fort belle manière une évolution jalonnée de réalisations concrètes et atteste la pertinence des choix et des orientations adoptés.

La touche d’exception que Nous souhaitons prêter à l’Académie a pour objectif d’imprimer une nouvelle dynamique plus vigoureuse à son action, en lui assignant des objectifs autrement plus exaltants et en l’invitant à s’impliquer davantage en termes de planification, d’organisation, de projection et d’influence. À cet égard, Notre ambition n’a d’égale que Notre foi inébranlable dans votre capacité à relever ce défi et à atteindre cette visée ultime.

Mesdames, Messieurs,

Ainsi que vous le savez, le monde subit de profondes transformations qui touchent tous les domaines et qui se traduisent notamment par un raffermissement accru des liens culturels, des échanges intellectuels et un renforcement du dialogue inter-civilisationnel. Par conséquent, un plus grand prix est attaché à l’ouverture sur les cultures du monde et à la mise en place de la société du savoir.

Pour le Maroc, réputé être un carrefour de cultures et de civilisations, le choix le plus naturel est d’embrasser cette dynamique et de s’imposer comme un acteur-clé pour assurer son ancrage. Il n’y a donc rien de surprenant dans le fait que l’éminente institution de l’Académie du Royaume du Maroc, fondée en 1977 à l’instigation de Notre Vénéré Père, feu Sa Majesté le Roi Hassan II, que Dieu ait son âme, soit devenue aujourd’hui un haut lieu de la promotion de la pensée, de la recherche scientifique et un espace privilégié d’échanges culturels entre continents.

Véritable écosystème pour le développement des capacités intellectuelles et des compétences académiques dans les sciences humaines et sociales, elle concourt à la progression de la recherche et à la mise en valeur du patrimoine historique et civilisationnel multiséculaire du Royaume du Maroc. Afin que l’Académie puisse s’acquitter au mieux de ses missions, Nous avons œuvré depuis 2015 à rendre ses structures opérationnelles, à renouveler son architecture organisationnelle. Cette action a été menée en plein accord avec les finalités et les dispositions de la Constitution du Royaume, qui visent à préserver notre identité nationale en tenant compte de ses composantes arabo-islamique, amazighe, saharo-hassanienne et de ses affluents africain, andalou, hébreux et méditerranéen. Au service du rayonnement scientifique et culturel du Royaume, l’Académie est engagée dans l’effort de réflexion portant sur les problématiques et les questions du monde actuel.

À la lumière de ces données, Nous avons tenu à ce qu’un souffle nouveau et une impulsion vigoureuse soient imprimés à l’Académie en la dotant d’une vision et de structures nouvelles, en y intégrant de nouveaux membres et en lui assignant des projets et des programmes en grande partie liés à notre identité et ouverts aux expériences culturelles internationales réputées en phase avec les thématiques nouvelles.

La nouvelle architecture organisationnelle dont Nous avons choisi de doter votre honorable institution devrait lui permettre d’assurer une gestion rationnelle de ses organes et de gagner en efficacité et en influence. Énoncée dans Notre Dahir de février 2021, elle prévoit l’intégration, au sein de l’Académie, de l’Institut Royal de recherche sur l’Histoire du Maroc, la création de l’Instance académique supérieure de traduction, de l’Institut académique des arts et de la Fondation de l’Académie du Royaume du Maroc pour la coopération culturelle. Cette réorganisation est conçue comme un moyen de relever les défis inhérents à la société du savoir.

Outre la promotion de la connaissance historique et la rénovation des méthodes de recherche sur le patrimoine et l’Histoire du Maroc, ces instances doivent accorder une attention particulière à la traduction et aux arts, deux disciplines réputées pour leur rôle central dans la mise en valeur des apports de la pensée marocaine au savoir contemporain.

Mesdames, Messieurs,

Depuis que l’Académie a reçu cette impulsion nouvelle, elle s’est attachée à organiser des colloques académiques pour ouvrir des pistes de réflexion sur des sujets liés au savoir dans sa globalité, à l’économie et à la géostratégie. Certaines éditions ont été dédiées respectivement à l’Afrique, à l’Amérique latine, à l’Asie, à la Méditerranée. Outre un intérêt constant pour la sauvegarde et la valorisation du patrimoine marocain et la célébration des illustres figures de la pensée nationale, l’Académie a créé en son sein une chaire dédiée aux littératures et aux arts africains, une autre à l’Andalousie et une troisième aux littératures comparées.

Le but recherché est de renforcer les compétences cognitives des jeunes dans le cadre du projet de soutien aux doctorants des universités marocaines, projet auquel Nous attachons un intérêt particulier. De fait, Nous sommes profondément convaincus que tout progrès social est indissociable du renouveau culturel et de l’ouverture nécessaire des sphères académiques sur le génie créateur des jeunes talents.

À cet égard, cette jeunesse capable de se montrer créative et innovante dans son rapport de consommation et de production des savoirs liés aux disciplines humaines et sociales, aux langues, aux sciences, aux lettres et aux arts, constitue l’ossature du capital humain. Afin de s’acquitter au mieux de la noble mission qui est la sienne, l’Académie a procédé à une réorganisation de ses structures: une initiative que Nous voyons d’un bon œil, compte tenu de son concours efficient au rayonnement scientifique, intellectuel et civilisationnel du Royaume.

L’Académie continuera ainsi à s’affirmer comme un carrefour de dialogue, un espace de rencontre entre d’éminents penseurs et des scientifiques de renom, aux spécialités et aux centres d’intérêt divers. Elle pourra aussi assumer pleinement son rôle de tribune d’échanges de vues autour des questions contemporaines.

Ayant en vue le mandat multidisciplinaire de l’Académie du Royaume du Maroc, Nous avons procédé à la nomination de nouveaux académiciens, marocains et étrangers, en prenant en considération leurs horizons variés, leurs spécialités complémentaires, leur vaste expertise et leur expérience probante. Nous leur souhaitons la bienvenue et Nous les félicitons de siéger au sein de cette prestigieuse institution académique.

Nous sommes convaincus que vous contribuerez tous à étendre son rayonnement dans les milieux du savoir et de la connaissance, de sorte qu’elle puisse continuer à remplir pleinement son rôle d’outil de sensibilisation et de levier de développement.

À ce propos, Nous tenons à adresser Nos vifs remerciements aux membres honoraires qui, par leur œuvre scientifique et leur production intellectuelle, ont contribué à atteindre les visées ultimes assignées à l’Académie.

Mesdames, Messieurs,

Les sociétés contemporaines vivent au rythme de mutations socio-économiques et culturelles rapides et enchevêtrées. Pour évoluer, elles doivent rester ouvertes au changement et non sujettes à l’inertie. À cet égard, l’accumulation et l’intégration des savoirs et la création de passerelles entre les disciplines scientifiques constituent l’enjeu principal de tout progrès vertueux qui, à la fois, préserve l’identité de la nation, lui sert de rempart contre d’éventuels périls et dérapages, cultive sa diversité et son pluralisme intellectuel dans ce qu’ils ont de constructif. Il va sans dire que l’essor des sociétés est consubstantiel au renouveau intellectuel et culturel et à l’existence d’un climat propice à la production de la connaissance. Et pour qu’un tel environnement puisse prospérer, il doit nécessairement concourir à la dynamique civilisationnelle.

Dieu soit loué, le Royaume du Maroc est dépositaire d’un patrimoine culturel riche et varié, matériel et immatériel, qui lui a permis d’occuper une place de premier choix parmi les nations du monde en termes d’inscriptions à la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Au cours des trois décennies ayant suivi sa création, l’Académie du Royaume du Maroc a consolidé sa présence singulière, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, en produisant des réflexions substantielles sur la centralité des valeurs dans la configuration de la vie humaine.

C’est pourquoi Nous saluons le choix du thème principal de cette session : « la famille et la crise des valeurs », compte tenu de son importance et de son actualité, en particulier dans un monde marqué par l’ébranlement des repères, et des fois même par leur perte pure et simple. De ce fait, il est d’autant plus nécessaire d’approfondir la réflexion autour de cette thématique fondamentale, de procéder à un examen méthodique et serein des changements à l’œuvre et de leurs répercussions globales, notamment en termes de cohésion familiale et de solidarité sociale.

Indubitablement, la considération sous toutes les coutures de la question des valeurs est inscrite au cœur des missions éminentes de l’Académie. De fait, les valeurs constituent un élément structurant du substrat commun à tous les êtres humains. En participant à l’ancrage solide des identités, elles rendent possible une valorisation du pluralisme culturel et linguistique et contribuent à la préservation de ses composantes théoriques et pratiques à travers l’encouragement de la vie intellectuelle et la promotion de l’ouverture sur toutes les cultures et toutes les civilisations.

C’est dans cet esprit que l’Académie du Royaume du Maroc œuvre à la mise en place « d’un partenariat civilisationnel » qui transcende les différences et privilégie le rapprochement, l’interaction et l’entente. Pour cela, elle reste ouverte à l’actualité scientifique et intellectuelle et embrasse une foi et un engagement inébranlables en faveur des principes et des idéaux universels. Que Dieu vous aide, guide vos pas et couronne de succès vos travaux.

Wassalamou alaikoum warahmatoullahi wabarakatouh».

Par Le360 (avec MAP)