Le Maroc abrite la 93è AG d’Interpol en 2025

Le Maroc a été désigné à Vienne pour abriter la 93è session de l’Assemblée Générale de l’organisation internationale de police criminelle, Interpol. Elle se tiendra en 2025 à Marrakech.

Les participants à la 91ème session de l’Assemblée générale de l’Organisation qui se tient dans la capitale autrichienne, représentant 196 pays membres, ont renouvelé leur confiance en le Royaume et en ses institutions sécuritaires, en lui confiant l’organisation de la 93è session de l’AG d’Interpol.

L’Assemblée générale, la plus haute instance décisionnelle d’Interpol, se tient régulièrement en présence des chefs des services et des instances chargés d’appliquer la loi au sein des pays membres, pour évaluer les défis sécuritaires à l’échelle mondiale ainsi que les nouvelles tendances criminelles et examiner les moyens d’y faire face.

S’exprimant suite au vote en faveur de la candidature marocaine, le Directeur Général de la Sûreté Nationale et de la Surveillance du Territoire, Abdellatif Hammouchi, a fait part des remerciements du Royaume du Maroc à tous ceux qui se sont prononcés en faveur de l’organisation à Marrakech de cet événement planétaire.

Il a aussi mis l’accent sur l’engagement du Maroc à consolider les efforts internationaux en matière de lutte contre le terrorisme et les diverses formes de crime transfrontalier.

Hammouchi a de même souligné que le Royaume du Maroc et ses services de Sûreté nationale sont tout à fait prêts à accueillir ce forum sécuritaire de renommée dans les meilleures conditions, soutenant que le Maroc apporte un appui constant à Interpol et aux pays membres dans leurs efforts en faveur de la sécurité et la stabilité mondiales.

Lors de la présentation de la candidature marocaine, il a été procédé à la projection d’une vidéo qui retrace les progrès en cours dans le Royaume, sous la conduite du Roi Mohammed VI.

Cette vidéo met en relief les diverses facettes de modernisation et de développement que connaissent les services de sûreté marocains, leur permettant d’occuper une place pionnière dans le domaine de la coopération sécuritaire internationale.

Le choix du Maroc pour accueillir cet évènement d’envergure mondiale traduit aussi l’aura et l’image dont jouit le Royaume dans son environnement régional et international, à la faveur du leadership du Roi Mohammed VI, ainsi que la crédibilité et la grande confiance dans les institutions sécuritaires marocaines, connues pour avoir accumulé des expériences et des expertises importantes en matière de lutte antiterroriste et contre le crime organisé.




OP28: Le Roi plaide pour une attention plus soutenue aux pays à revenu intermédiaire

Le Roi Mohammed VI a adressé un Discours au Sommet mondial sur l’Action climatique, organisé dans le cadre de la 28è Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques (COP28) qui se tient à Dubaï, aux Emirats arabes unis. Il a notamment plaidé pour une attention plus soutenue de la communauté internationale aux pays à revenu intermédiaire

Voici le texte intégral du Discours Royal:

« Louange à Dieu, Prière et salut sur le Prophète, Sa famille et Ses compagnons,

Monsieur le Président, Cher frère Son Altesse Cheikh Mohammed Bin Zayed Al Nahyane ;

Mesdames et Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement ;

Monsieur le Secrétaire Général de l’Organisation des Nations Unies ;

Mesdames et Messieurs les hauts dirigeants des Organisations Internationales et Régionales ;

Excellences, Mesdames, Messieurs

Je tiens tout d’abord à remercier chaleureusement Mon Frère Son Altesse Cheikh Mohammed Bin Zayed Al Nahyane, et les Emirats Arabes Unis, pour la qualité de l’organisation de cet événement de haut niveau et pour l’engagement dont sa Présidence a fait montre afin que les travaux de cette COP28 soient une réussite.

Excellences, Mesdames, Messieurs

Les conclusions du Premier Bilan Mondial de la mise en œuvre de l’Accord de Paris attestent d’une dynamique universelle autour de la question climatique. Néanmoins, les efforts d’adaptation observés demeurent fragmentés, progressifs et très inégalement répartis entre les régions, et particulièrement les plus vulnérables aux effets dévastateurs du dérèglement climatique.

Les mesures audacieuses ne s’organisent pas en demi-mesures, encore moins selon une vision isolée qui ne fait qu’exacerber les risques, amplifier les dommages et accroître les pertes matérielles, naturelles et humaines. La gestion mondiale de la crise climatique ne peut que s’orienter vers une approche plus adaptée aux contraintes nationales, centrée sur une croissance qualitative durable et surtout sur une vision à vocation humaniste.

Tout comme le changement climatique s’amplifie inexorablement, les COP doivent, depuis ici et dès maintenant, sortir de la logique des « petits pas », qui la caractérise depuis trop longtemps. Cette approche empirique était – et Je le conçois – nécessaire lorsqu’il fallut convaincre de la pertinence de l’action climatique, voire de l’existence même du changement climatique. Mais, aujourd’hui, cette approche techniciste complexifie les termes d’engagement et réduit le défi climatique à un cercle d’initiés, là où il doit être un enjeu pour l’humanité.

En d’autres termes, entre l’action climatique par « petits pas » et les défis climatiques imminents qui s’imposent significativement, se crée un fossé qu’il convient de combler sans délai. Et tout comme il faut croire en l’action climatique, il faut également être convaincu qu’entre les voix de ceux qui se résignent aux « petits pas », et de ceux qui ne jurent que par les « grandes ruptures » – mues par l’idéologie et portées par le dogme, il y a un chemin médian. Un chemin fait de pragmatisme certes, mais aussi de volontarisme, d’ambition et de vision. C’est ce chemin-là que nous devons faire nôtre, si notre dessein est toujours d’être à la hauteur des engagements souscrits à la COP.21 de Paris en 2015, et à la COP.22 à Marrakech en 2016.

Aussi nécessaire qu’elle soit, la négociation climatique n’est pas – et ne peut devenir – une fin en soi. Il est un temps pour négocier, et il est un temps pour agir. Le voilà venu, ce temps-là ! C’est un Pacte pour l’Action que Je vous propose de lancer, ici et maintenant. C’est à travers ce Pacte pour l’Action que l’humanité peut démontrer par des actes que les objectifs les plus ambitieux ne sont pas pour autant les moins accessibles.

La profonde conviction du Maroc, dont l’engagement climatique est précurseur, se concrétise à travers plusieurs leviers stratégiques et politiques, dont une Contribution Nationale Déterminée rehaussée en 2021. Notre Nouveau Modèle de Développement est conçu dans une optique de durabilité. Notre Stratégie Nationale de Développement Durable est pensée et déclinée dans une perspective de forte inclusion.

Au Maroc, l’essor des Energies Renouvelables et durables, le développement des filières d’hydrogène vert compétitif, notre connectivité grandissante avec les marchés mondiaux et l’organisation d’une coupe du monde de football entre deux continents sont autant de preuves de la vision d’intégration régionale que nous portons.

C’est cette approche, tournée vers l’action, que nous avons préconisée chez Nous, au Royaume du Maroc : Notre ambition s’est manifestée par des actions sectorielles, concrètes, précises ; elle est structurée dans des Plans d’action détaillés et vérifiables, aussi bien pour l’adaptation, que pour l’atténuation et la décarbonation.

Pour ambitieux qu’ils soient, Nos objectifs déclarés ne relèvent jamais ni d’une foucade, ni d’un effet d’annonce à l’international. C’est, au contraire, le résultat de programmes et de projets menés au niveau national, d’abord pour nous et par nous. Et J’attache, personnellement, le plus grand prix à leur mise en œuvre et à leur suivi.

Excellences, Mesdames, Messieurs

Dans un système mondial toujours inéquitable, l’Afrique a reçu 30 milliards USD des flux annuels de financement climatique en 2020, ce qui représente moins de 12% de ses besoins. Pénalisé et défavorisé, le Continent a pourtant tous les atouts pour devenir la solution climatique mondiale, la solution aux grands défis du 21eme siècle. L’absence d’une solidarité agissante ralentit considérablement l’élan de son action climatique.

Les Assemblées Annuelles du FMI-Banque Mondiale à Marrakech ont conclu à un besoin pressant de réformer le multilatéralisme et le financement du développement, deux leviers que l’humanité a créés pour répondre aux défis du 20eme siècle, deux leviers auxquels nous croyons. C’est cette conviction qui anime la présidence marocaine de l’Assemblée des Nations Unies pour l’Environnement.

Fidèle à son engagement africain, le Maroc poursuit inlassablement ses efforts pour la mise en œuvre des décisions du Premier Sommet Africain de l’Action, tenu en marge de la COP22, particulièrement l’opérationnalisation des trois Commissions Climat africaines du Bassin du Congo, du Sahel et des Etats insulaires africains.

L’implication effective du Royaume dans des initiatives régionales novatrices et fédératrices visant une meilleure adaptation de l’agriculture africaine, un renforcement de la soutenabilité, la stabilité et la sécurité dans le Continent et l’encouragement du leadership des jeunes africains pour le climat, reflètent l’adhésion multidimensionnelle et sans faille du Maroc aux efforts inlassables des pays africains frères.

Si la solidarité et l’adéquation sont des principes de l’action climatique internationale, prenons garde à ne pas sanctionner le succès.

Je pense, tout particulièrement, à la situation des pays à revenu intermédiaire qui mènent de front la bataille du développement socio-économique et celle du développement durable. Pour ces pays-là – dont Mon propre pays : le Royaume du Maroc – Je plaide pour une attention spécifique et plus soutenue de la Communauté internationale.

Cela ne serait que justice. En effet, il est équitable que les pays à revenu intermédiaire ne soient pas pénalisés par les progrès qu’ils accomplissent. L’on ne peut leur demander de faire plus, tout en leur donnant moins d’accès aux ressources qui conditionnent ces progrès. Bien au contraire, il n’y a point de meilleures « Success Stories » climatiques à promouvoir et à récompenser que celles des pays à revenu intermédiaire.

Excellences, Mesdames et Messieurs,

Les intérêts contradictoires, parfois aux accents populistes, privilégiant le court-termisme sont en train d’éroder une action multilatérale crédible et d’hypothéquer l’avenir des générations futures.

Nous renouvelons l’espoir que les Etats Parties seront plus ambitieux et que nous ferons émerger, ensemble, des solutions collectives face à ce défi commun.

Dans cette perspective, Je voudrais réaffirmer l’engagement du Maroc à poursuivre son action volontariste qui a pour visée de rester à l’avant-garde du plaidoyer certes, mais également des solutions visant à préserver l’avenir de l’humanité sur notre planète.

Je vous remercie.

Wassalamou alaykoum warahmatou Allah wabarakatouh ».




Exposition universelle 2030: message de félicitations du roi Mohammed VI au roi Salmane d’Arabie saoudite

Le roi Mohammed VI a adressé un message de félicitations au Serviteur des Lieux saints de l’islam, le roi Salmane Ibn Abdelaziz Al-Saoud, souverain d’Arabie saoudite, suite à la désignation de Riyad pour accueillir l’Exposition universelle 2030.
Dans ce message, le Souverain exprime au Serviteur des Lieux saints de l’islam et, à travers lui, au peuple frère du Royaume d’Arabie saoudite, ses chaleureuses félicitations après le choix mérité de Riyad comme ville hôte de l’Expo universelle 2030, une attribution qui confirme une fois de plus la rôle pionnier que joue ce pays sur le plan tant régional qu’international.
Le Roi se félicite, à cet égard, de la haute confiance placée en ce pays frère par la communauté internationale, en guise de reconnaissance et de considération pour la place privilégiée qu’il occupe aux niveaux régional et international, ainsi que pour les acquis et réalisations d’envergure de l’Arabie saoudite sous la sage conduite du roi Salmane, permettant au Royaume de gagner avec mérite le pari de l’organisation des plus grandes manifestations internationales, de nature à contribuer à la consolidation des ponts de rapprochement entre les peuples et les cultures et à la consécration des valeurs de solidarité, de coopération et de coexistence.
Le Souverain saisit cette occasion pour réitérer au roi Salmane le soutien du Royaume du Maroc et son entière disposition à contribuer à la réussite de ce forum commercial et économique mondial, qui offrira sans nul doute une opportunité idoine pour faire connaître la richesse du patrimoine culturel authentique et diversifié du Royaume d’Arabie saoudite frère en général, et de la capitale Riyad en particulier.
Par Le360 (avec MAP)




Deux théologiens espagnols lauréats du prix Ratzinger 2023 Cette année, le prix Ratzinger 2023 revient au père Pablo Blanco Sarto et à Monsieur Francesc Torralba Roselló, théologiens espagnols. La remise des prix s’est déroulée à 17h ce jeudi 30 novembre dans la salle Regia du palais apostolique, en présence du cardinal secrétaire d’État Mgr Pietro Parolin. Le prix Ratzinger est une récompense annuelle accordée à deux ou trois personnalités qui se distinguent dans le domaine de la théologie et de la culture chrétienne. Lors de la cérémonie, une réflexion a été proposée sur l’hérédité de Benoît XVI, presqu’un an après son décès. Le défunt pape est à l’origine du prix Ratzinger, principale initiative de la Fondation vaticane. Une messe a été célébrée ce jeudi matin à sa mémoire dans les grottes du Vatican. Les lauréats sont tous les deux des théologiens et philosophes espagnols. Le père Pablo Blanco Sarto est né en 1964, il est professeur de théologie à l’université de Navarre à Pampelune. Il enseigne l’œcuménisme, la théologie sacramentelle et du ministère. Il collabore avec l’institut Papst Benedikt XVI de Ratisbonne, en Allemagne. Il est l’auteur de nombreuses études et d’écrits sur la vie, la pensée et l’œuvre de Benoît XVI. Francesc Torralba Roselló est né en 1967. Marié et père de cinq enfants, il enseigne la théologie et la philosophie à l’université Ramon Llull de Barcelone, et dans divers établissements en Espagne et en Amérique. Il alterne son activité d’enseignant avec son engagement dans l’écriture. Auteur prolifique, il a publié plus de 1 800 articles et plus de 100 livres. Le pape François a reçu aujourd’hui en audience les deux lauréats espagnols, accompagnés par le Père Federico Lombardi, président de la Fondation vaticane Joseph Ratzinger. Une ouverture à l’art et aux autres religions Le prix est décerné, selon les statuts, aux « chercheurs qui se sont distingués par des travaux particuliers dans la publication et/ou la recherche scientifique ». Depuis sa création en 2011, il y a eu au total 28 lauréats. Les personnalités récompensées jusqu’à présent sont principalement des spécialistes de la théologie dogmatique ou fondamentale, de l’Écriture Sainte, de la patrologie et de la philosophie, mais aussi d’éminents artistes dans les domaines de la musique et de l’architecture. Confirmant un horizon culturel mondial, les gagnants sont originaires d’au moins 16 pays différents. Ils ne sont pas seulement catholiques, mais appartiennent aussi à d’autres confessions chrétiennes : un anglican, un luthérien, deux orthodo

Deux théologiens espagnols lauréats du prix Ratzinger 2023

Deux théologiens espagnols lauréats du prix Ratzinger 2023

Cette année, le prix Ratzinger 2023 revient au père Pablo Blanco Sarto et à Monsieur Francesc Torralba Roselló, théologiens espagnols. La remise des prix s’est déroulée à 17h ce jeudi 30 novembre dans la salle Regia du palais apostolique, en présence du cardinal secrétaire d’État Mgr Pietro Parolin.
Le prix Ratzinger est une récompense annuelle accordée à deux ou trois personnalités qui se distinguent dans le domaine de la théologie et de la culture chrétienne.
Lors de la cérémonie, une réflexion a été proposée sur l’hérédité de Benoît XVI, presqu’un an après son décès. Le défunt pape est à l’origine du prix Ratzinger, principale initiative de la Fondation vaticane. Une messe a été célébrée ce jeudi matin à sa mémoire dans les grottes du Vatican.
Les lauréats sont tous les deux des théologiens et philosophes espagnols. Le père Pablo Blanco Sarto est né en 1964, il est professeur de théologie à l’université de Navarre à Pampelune. Il enseigne l’œcuménisme, la théologie sacramentelle et du ministère. Il collabore avec l’institut Papst Benedikt XVI de Ratisbonne, en Allemagne. Il est l’auteur de nombreuses études et d’écrits sur la vie, la pensée et l’œuvre de Benoît XVI.
Francesc Torralba Roselló est né en 1967. Marié et père de cinq enfants, il enseigne la théologie et la philosophie à l’université Ramon Llull de Barcelone, et dans divers établissements en Espagne et en Amérique. Il alterne son activité d’enseignant avec son engagement dans l’écriture. Auteur prolifique, il a publié plus de 1 800 articles et plus de 100 livres.
Le pape François a reçu aujourd’hui en audience les deux lauréats espagnols, accompagnés par le Père Federico Lombardi, président de la Fondation vaticane Joseph Ratzinger.
Une ouverture à l’art et aux autres religions
Le prix est décerné, selon les statuts, aux « chercheurs qui se sont distingués par des travaux particuliers dans la publication et/ou la recherche scientifique ».
Depuis sa création en 2011, il y a eu au total 28 lauréats. Les personnalités récompensées jusqu’à présent sont principalement des spécialistes de la théologie dogmatique ou fondamentale, de l’Écriture Sainte, de la patrologie et de la philosophie, mais aussi d’éminents artistes dans les domaines de la musique et de l’architecture.
Confirmant un horizon culturel mondial, les gagnants sont originaires d’au moins 16 pays différents. Ils ne sont pas seulement catholiques, mais appartiennent aussi à d’autres confessions chrétiennes : un anglican, un luthérien, deux orthodo

 

Cette année, le prix Ratzinger 2023 revient au père Pablo Blanco Sarto et à Monsieur Francesc Torralba Roselló, théologiens espagnols. La remise des prix s’est déroulée à 17h ce jeudi 30 novembre dans la salle Regia du palais apostolique, en présence du cardinal secrétaire d’État Mgr Pietro Parolin.

Le prix Ratzinger est une récompense annuelle accordée à deux ou trois personnalités qui se distinguent dans le domaine de la théologie et de la culture chrétienne.

Lors de la cérémonie, une réflexion a été proposée sur l’hérédité de Benoît XVI, presqu’un an après son décès. Le défunt pape est à l’origine du prix Ratzinger, principale initiative de la Fondation vaticane. Une messe a été célébrée ce jeudi matin à sa mémoire dans les grottes du Vatican.

Les lauréats sont tous les deux des théologiens et philosophes espagnols. Le père Pablo Blanco Sarto est né en 1964, il est professeur de théologie à l’université de Navarre à Pampelune. Il enseigne l’œcuménisme, la théologie sacramentelle et du ministère. Il collabore avec l’institut Papst Benedikt XVI de Ratisbonne, en Allemagne. Il est l’auteur de nombreuses études et d’écrits sur la vie, la pensée et l’œuvre de Benoît XVI.

Francesc Torralba Roselló est né en 1967. Marié et père de cinq enfants, il enseigne la théologie et la philosophie à l’université Ramon Llull de Barcelone, et dans divers établissements en Espagne et en Amérique. Il alterne son activité d’enseignant avec son engagement dans l’écriture. Auteur prolifique, il a publié plus de 1 800 articles et plus de 100 livres.

Le pape François a reçu aujourd’hui en audience les deux lauréats espagnols, accompagnés par le Père Federico Lombardi, président de la Fondation vaticane Joseph Ratzinger.

Une ouverture à l’art et aux autres religions

Le prix est décerné, selon les statuts, aux « chercheurs qui se sont distingués par des travaux particuliers dans la publication et/ou la recherche scientifique ».

Depuis sa création en 2011, il y a eu au total 28 lauréats. Les personnalités récompensées jusqu’à présent sont principalement des spécialistes de la théologie dogmatique ou fondamentale, de l’Écriture Sainte, de la patrologie et de la philosophie, mais aussi d’éminents artistes dans les domaines de la musique et de l’architecture.

Confirmant un horizon culturel mondial, les gagnants sont originaires d’au moins 16 pays différents. Ils ne sont pas seulement catholiques, mais appartiennent aussi à d’autres confessions chrétiennes : un anglican, un luthérien, deux orthodo




 « L’État de droit est au service de la personne humaine et vise à protéger sa dignité » vvh

Message du Saint-Père aux participants de l’Assemblée des parties de l’Organisation internationale du droit du développement (OIDD)

Voici le message envoyé par le Saint-Père aux participants de l’Assemblée des Parties de l’OIDD (Organisation internationale de droit du développement), qui s’est tenue le 28 novembre à Rome au ministère des Affaires étrangères :

Madame la Directrice générale,

Monsieur le Président,

Vos Excellences,

Mesdames et Messieurs les délégués,

Mesdames et Messieurs :

J’ai accepté avec plaisir l’invitation qui m’a été faite par Madame la Directrice générale, au nom de l’Organisation internationale de droit du développement (OIDD), de m’adresser au Forum de partenariat à l’occasion du quarantième anniversaire de sa création. Je souhaite adresser mes salutations les plus chaleureuses à tous les participants de cette importante réunion, en priant pour que ses délibérations portent des fruits qui renforceront les liens entre les peuples, sauvegarderont notre maison commune et protégeront les droits de ceux dont la dignité est bafouée.

Depuis quatre décennies, cette institution intergouvernementale se consacre à la promotion de l’État de droit afin de faire progresser la paix et le développement durable, en encourageant diverses initiatives visant à rendre la justice accessible à tous, en particulier aux plus défavorisés de la société. L’adhésion au principe d’égalité devant la loi, la prévention de l’arbitraire, la promotion de la responsabilité et la garantie de la transparence, la défense de la participation équitable au processus décisionnel, la sauvegarde du principe de sécurité juridique et le respect des procédures, tant du point de vue matériel que procédural, sont autant de valeurs et de critères indispensables qui découlent du concept général d’État de droit et qui, s’ils sont mis en œuvre, ont le pouvoir de conduire à l’accomplissement de la justice. La justice, rappelons-le, est la condition sine qua non pour parvenir à l’harmonie sociale et à la fraternité universelle dont nous avons tant besoin aujourd’hui. Elle est aussi la vertu nécessaire à la construction d’un monde où les conflits seraient résolus pacifiquement, sans que le droit du plus fort l’emporte, par la force du droit.

Malheureusement, nous sommes loin d’atteindre cet objectif. Dans l’environnement complexe et difficile dans lequel nous vivons, marqué par de graves crises interconnectées, la montée des confrontations violentes, les effets de plus en plus néfastes du changement climatique, la corruption et les inégalités sont douloureusement évidents. Il est donc plus urgent que jamais de plaider en faveur d’une justice centrée sur les personnes afin de renforcer les sociétés pacifiques, justes et inclusives.

L’État de droit ne souffre jamais de la moindre exception, même en temps de crise. Car l’État de droit est au service de la personne humaine et vise à protéger sa dignité, ce qui ne souffre aucune exception. C’est un principe. Cependant, ce ne sont pas seulement les crises qui menacent les libertés et l’État de droit au sein des démocraties. En effet, une conception erronée de la personne humaine se répand de plus en plus, conception qui affaiblit sa protection même et ouvre progressivement la porte à de graves dérives sous couvert du bien.

En effet, seule la loi peut constituer le préalable indispensable à l’exercice de tout pouvoir, ce qui implique que les instances gouvernementales responsables veillent au respect de l’État de droit, quels que soient les intérêts politiques dominants. Lorsque le droit est fondé sur des valeurs universelles, telles que le respect de la personne humaine et la protection du bien commun, l’État de droit est fort, les personnes ont accès à la justice et les sociétés sont plus stables et plus prospères. Inversement, sans la paix et la justice, aucun des défis susmentionnés ne peut être relevé. N’oublions pas que « tout est lié. La préoccupation pour l’environnement doit donc s’accompagner d’un amour sincère pour nos semblables et d’un engagement inébranlable pour résoudre les problèmes de la société » (Lettre encyclique Laudato si’, n° 91).

L’État de droit peut jouer un rôle essentiel dans la résolution des crises mondiales en renouvelant la confiance dans la gouvernance publique et sa légitimité, en combattant les inégalités, en promouvant le bien-être des personnes, en favorisant la sauvegarde de leurs droits fondamentaux, en encourageant leur participation adéquate à la prise de décision et en facilitant l’élaboration de lois et de politiques qui répondent à leurs besoins réels, contribuant ainsi à créer un monde où tous les êtres humains sont traités avec dignité et respect.

Je salue l’engagement de l’OIDD à faire progresser la justice climatique et à améliorer la gouvernance foncière et l’utilisation durable des ressources naturelles. C’est aussi la voie vers un monde plus juste et plus pacifique.

Le changement climatique est une question de justice intergénérationnelle. La dégradation de la planète empêche non seulement une coexistence sereine et harmonieuse dans le présent, mais elle compromet également le progrès global des générations futures. « Il est indubitable que l’impact du changement climatique portera de plus en plus préjudice à la vie et aux familles nombreuses. Nous en ressentirons les effets dans les domaines de la santé, des sources d’emploi, de l’accès aux ressources, du logement, des migrations forcées, etc. » (Exhortation apostolique Laudate Deum, n° 2). La justice, les droits de l’homme, l’équité et l’égalité sont fondamentalement liés aux causes et aux effets du changement climatique. En appliquant à l’action climatique une approche fondée sur la justice, nous pouvons apporter des réponses holistiques, inclusives et équitables.

La corruption érode les fondements mêmes de la société. En détournant les ressources et les opportunités de ceux qui en ont le plus besoin, la corruption exacerbe les inégalités existantes. C’est pourquoi des campagnes de sensibilisation sont nécessaires pour encourager une plus grande transparence, une plus grande responsabilité et une plus grande intégrité partout, jetant ainsi des bases solides pour la construction d’une société juste et vertueuse. C’est dans la petite enfance que sont semées les graines de l’intégrité, de l’honnêteté et de la conscience morale, favorisant ainsi une société où la corruption ne trouve pas de terrain fertile pour s’enraciner.

Enfin, il est essentiel de continuer à prendre des mesures pour tendre la main aux plus pauvres, aux plus marginalisés et aux plus vulnérables, qui n’ont souvent personne pour parler en leur nom et qui se trouvent rejetés et exclus. Nous devons veiller à ce que personne ne soit laissé pour compte, en particulier les femmes, les peuples autochtones et les jeunes, qui s’efforcent de faire en sorte que leurs propositions trouvent un espace et une voix dans le présent afin de pouvoir envisager l’avenir avec confiance.

Vos Excellences, je suis sûr que des réunions comme celle-ci servent à garantir que les systèmes judiciaires qui défendent la primauté de la dignité de la personne humaine sur tout autre type d’intérêt ou de justification continueront à être renforcés à notre époque. Dans cette noble cause, le Saint-Siège, fidèle aux paroles du Christ qui a dit : « Heureux ceux qui ont faim et soif de justice, heureux les artisans de paix » (Mt 5, 6.9), se tient aux côtés de tous ceux qui s’efforcent de renforcer l’État de droit, les droits de l’homme et la justice sociale, afin que leurs efforts ouvrent de nouvelles voies d’espérance vers un avenir plus solidaire, plus juste et plus serein pour toutes les nations de la terre.

Cité du Vatican, 28 novembre 2023

François




Présidentielle en Algérie: Le régime demande la validation du candidat Tebboune aux chancelleries étrangères

Le régime algérien se prépare à lancer une opération de séduction pour la campagne présidentielle 2024 d’Abdelmadjid Tebboune. Officiellement la campagne n’a pas encore commencé mais au lieu de s’intéresser au peuple, c’est les ambassades étrangères qui sont visées.

Connaissant l’impopularité du candidat Tebboune, un président mal élu une première fois dans le sillage du Hirak et un chamboulement agressif de la stabilité de l’Algérie et à un moment charnière de l’histoire du pays, c’est vers les représentations diplomatiques étrangères que l’opération de communication s’est dirigée.

Le but n’est autre que de valider un nouveau mandat pour Abdelmadjid Tebboune, bien qu’il n’ait pas été élu démocratiquement la première fois. Il s’agira de le maintenir au pouvoir et prévenir les chancelleries étrangères que ce sera lui et personne d’autre.

De même, l’opération séduction visera à avoir leur accord ou leur approbation pour éviter les « coups bas » ou la non reconnaissance des résultats des élections qui s’annoncent dès maintenant truquées au vu des agissements en coulisses du pouvoir algérien pour maintenir Abdelmadjid Tebboune à la tête du pays.

De nombreux contacts auraient été initiés entre les membres du gouvernement algérien ainsi que d’autres personnalités influentes et les chancelleries étrangères importantes, selon les informations révélées par Maghreb Intelligence, qui cite des plusieurs sources bien introduites au sein du sérail algérien.

« Les dirigeants du clan Tebboune ont été instruits d’aborder en toute franchise avec les ambassadeurs des pays ‘importants’ en poste à Alger l’objectif prochain du Président Abdelmadjid Tebboune lors des élections présidentielles prévues en décembre 2024 », indique le site d’information.

Parmi les personnalités influentes du clan Tebboune, se trouve « patron des patrons » algériens, le milliardaire Kamel Moula, président du Conseil du Renouveau Économique Algérien (CREA) qui ont été instruits de programmer diverses rencontres avec des diplomates étrangers pour les rassurer quant aux intentions du président Tebboune, selon Maghreb Intelligence.

Selon ces mêmes sources, le message véhiculé par ces émissaires du régime algériens est que choix porté pour Tebboune s’explique par la nécessité de garantir encore longtemps la stabilité de l’Algérie. Comme si, seul le président Tebboune était à même de maintenir le pays en vie et de veiller à garder intacts les relations et les partenariats avec les pays dits amis.

Pourtant, il est évident que jamais l’Algérie n’a été aussi agitée politiquement et diplomatiquement que depuis la présidence de l’inexpérimenté Abdelmadjid. Des crises majeures et à répétition ont été déclenchées avec la France avec le Maroc et l’Espagne. Le pays a perdu de sa crédibilité à l’international, plus aucun pays ne fait confiance à l’Algérie à cause de l’instabilité de sa politique régie par les « humeurs ».

Sous Abdelmadjid Tebboune, l’Algérie a pris ses distances de la Russie qui était son principal soutien international, les pays arabes ont montré leur méfiance face à la défiance du régime algérien dans son refus de médiation pour résoudre la crise avec le Maroc. Cela a pu se constater lors du Sommet de la Ligue arabe organisé par l’Etat algérien qui a été boudé par tous les chefs d’Etats arabes.

Selon les sources du média précité, des éléments de langage précis, étudiés et bien déterminés ont été choisis et sélectionnés par le régime algérien pour qu’ils soient utilisés dans les échanges formels avec les diplomates étrangers que devront rencontrer les dirigeants algériens pour les convaincre de soutenir Tebboune.

Les ambassadeurs français, américain, anglais, chinois, turc, russe et ceux des pays du Golfe et de l’UE, seront les premiers diplomates ciblés par cette opération de lobbying qui devrait commencer dès le mois de décembre prochain.




M. Bourita s’entretient avec le SG adjoint des Nations Unies aux Opérations de Paix de l’ONU

Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, s’est entretenu, mercredi à Rabat, avec le secrétaire général adjoint des Nations Unies aux Opérations de paix de l’ONU, Jean-Pierre Lacroix, du renforcement de la coopération entre le Maroc et l’ONU sur les questions liées à l’avenir du maintien de la paix à la lumière des mutations géopolitiques mondiales.

A cette occasion, M. Lacroix, qui effectue sa première visite officielle au Maroc, a tenu à exprimer ses vifs remerciements au Royaume pour son engagement de longue date et sa longue contribution aux opérations de maintien de la paix de l’ONU depuis son indépendance.

Le diplomate onusien a loué les efforts inlassables déployés par les Forces Armées Royales, conformément aux Très Hautes Instructions de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, servant sous la bannière des Nations Unies, dans le cadre des missions de maintien de la paix qu’ils mènent avec abnégation, dévouement et engagement dans les différents théâtres en Afrique, notamment.

Il s’est également félicité du rôle du Maroc hautement apprécié par les Nations Unies dans tous les processus de négociation concernant la réforme de l’architecture du maintien de la paix initiée par le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres.

“La contribution et le soutien du Maroc aux opérations de maintien de la paix est fondamental pour nous”, a souligné M. Lacroix dans une déclaration à la presse au terme de ces entretiens, relevant que le Royaume est l’un des partenaires “les plus solides” du maintien de la paix, notamment pour son apport et son appui constants aux initiatives prises pour favoriser le maintien de la paix et offrir des réponses adaptées aux crises en évolution.

La contribution “exceptionnelle” du Maroc aux opérations de maintien de la paix a un prix, a ajouté le responsable onusien qui a tenu à rendre hommage, lors de son entretien avec M. Bourita, aux 60 Marocains qui ont fait le sacrifice suprême au service de l’ONU.

“Nous regardons vers l’avenir avec le Maroc”, a-t-il fait observer, soulignant les défis actuels auxquels l’ONU fait face dans ses opérations de maintien de la paix.

Dans ce sens, M. Lacroix a affirmé qu’”il nous appartient ensemble de répondre à ces défis”, se disant très confiant que la contribution marocaine à ces efforts sera extrêmement importante et déterminante.

Pour sa part, M. Bourita a réitéré, lors de cet entretien, l’appui ferme et résolu du Royaume, conformément aux Très Hautes Instructions Royales, aux différentes initiatives portées par le Secrétaire Général de l’ONU depuis 2017, notamment l’Initiative de l’Action pour le Maintien de la Paix de l’ONU “A4P”, visant à permettre à l’ONU d’être au diapason des défis multidimensionnels auxquels font face les opérations de maintien de la paix aujourd’hui.

Compte tenu des mutations géopolitiques que connaît le monde, les Opérations de Maintien de la Paix de l’ONU qui célèbrent leurs 75ème anniversaire nécessitent une approche nouvelle holistique et opérationnelle en phase avec la réalité sur le terrain et une approche inclusive impliquant tous les intervenants, pour favoriser des solutions politiques réalistes et pérennes, a-t-il affirmé. Le ministre a, à cette occasion, exprimé le plein appui du Royaume au Sommet pour l’Avenir prévu lors de la 79ème session de l’Assemblée Générale en 2024, avec l’espoir qu’il débouche sur une vision nouvelle avec des objectifs précis pour le renforcement du multilatéralisme et la revue globale de l’architecture du maintien de la paix.

Il a également rappelé les engagements pris par le Maroc suite au lancement de son Plan d’Action “Femmes, Paix et Sécurité”, mais également des initiatives qu’il a portées au sein des Nations Unies, notamment dans le cadre de la lutte contre les discours de haine et de la mésinformation contre les Casques bleus des Nations Unies.

A rappeler que le Maroc est classé parmi les dix premiers pays dans le monde qui contribuent aux opérations de maintien de la paix de l’ONU. Il déploie actuellement 1.724 casques bleus en République Centrafricaine, en République Démocratique du Congo et au Sud-Soudan.

Le Royaume préside depuis de nombreuses années le groupe de coordination du Mouvement des Non-Alignés sur le maintien de la paix de l’ONU à New York. Il a été également initiateur de la création d’un groupe d’États affinitaires sur les questions de lutte contre les discours de haine et de mésinformation contre les Casques bleus.

Ont pris part à cet entretien le Conseiller militaire de l’ONU, le Général Birame Diop et le Conseiller civil du Secrétaire général de l’ONU, Gueladio Ba, ainsi que le Directeur des Nations Unies et des Organisations Internationales au ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Redouane Houssaini.




La date et le lieu de la cérémonie CAF Awards 2023 confirmés

La ville de Marrakech, au Maroc, accueillera l’édition 2023 des CAF Awards le lundi 11 décembre prochain. L’événement aura lieu à l’hôtel Movenpick à 19h00, heure locale (18h00 GMT).

Comme chaque année, les CAF Awards célèbrent les plus grandes réalisations des acteurs et actrices du continent africain.

Durant cette cérémonie, seront récompensées les performances exceptionnelles qui ont lieu au cours des compétitions nationales et internationales, avec en point d’orgue la désignation du Joueur Africain et de la Joueuse Africaine de l’année.

Plus tôt cette semaine, la CAF a annoncé les listes restreintes pour les catégories féminines des CAF Awards 2023.

Pour le titre de Joueuse Africaine de l’année, dix footballeuses de renom y figurent. Quant aux autres catégories, à savoir Joueuse Interclubs de l’année, Gardienne de l’année, Jeune joueuse de l’année, Entraîneur de l’année, Équipe nationale de l’année et Club de l’année, elles comptent chacune cinq nominés.

Liste des nominés 

Joueuse Africaine de l’année

Ajara Nchout Njoya (Cameroun, Inter Milan)

Anissa Lahmari (Maroc, Levante Las Planas)

Fatima Tagnaout (Maroc, AS FAR)

Ghizlaine Chebbak  (Maroc, AS FAR)

Asisat Oshoala (Nigeria, FC Barcelone)

Chiamaka Nnadozie (Nigeria, Paris FC)

Andile Dlamini (Afrique du Sud, Mamelodi Sundowns)

Hilda Magaia (Afrique du Sud, Sejong Sportstoto)

Thembi Kgatlana (Afrique du Sud, Racing Louisville)

Barbara Banda (Zambie, Shanghai Shengli)

Joueur Africain de l’année

Riyad Mahrez (Algérie, Al Ahli)

Andre-Frank Zambo Anguissa (Cameroun, Naples)

Vincent Aboubacar (Cameroun, Besiktas)

Mohamed Salah (Égypte Liverpool)

Achraf Hakimi (Maroc, Paris Saint-Germain)

Sofyan Amrabat (Maroc, Manchester United)

Yassine Bounou (Maroc, Al Hilal)

Youssef En-Nesyri (Maroc, FC Séville)

Victor Osimhen (Nigeria, Naples)

Sadio Mané (Sénégal, Al Nassr)




Stratégie économique marocaine en Afrique: Le modèle chérifien de co-développement analysé par IMIS

Ce décryptage contribue au débat continental sur les enjeux économiques et stratégiques de l’Afrique ainsi que sur le rôle «précurseur» que joue le Maroc dans cette nouvelle dynamique. Dans son nouveau policy paper, l’Institut marocain de l’intelligence stratégique (IMIS) propose des voies concrètes à entreprendre pour saisir les enjeux d’un contexte en reconfiguration.

Une analyse des caractéristiques de la stratégie économique marocaine en Afrique vient d’être livrée par l’Institut marocain de l’intelligence stratégique (IMIS). Un policy paper est publié dans ce sens à travers lequel Ahmed Azirar, Asmaa Fhail et Hicham Kasraoui examinent les forces, les faiblesses, les opportunités ainsi que les risques relatifs à l’action économique du Maroc au niveau continental. Ce décryptage, intitulé « Stratégie économique du Maroc en Afrique : Le modèle chérifien de co-développement», contribue ainsi au débat continental sur les enjeux économiques et stratégiques de l’Afrique ainsi que sur le rôle «précurseur» que joue le Maroc dans cette nouvelle dynamique. La finalité étant, également, d’éclairer les parties prenantes marocaines sur le potentiel réel de croissance du continent africain à l’aube des transformations géostratégiques et économiques en cours ainsi que de proposer des voies concrètes à entreprendre pour pouvoir saisir les opportunités de co-développement d’une « Région Afrique » en cristallisation et en transition dans un monde en reconfiguration.

Trois enjeux relevés

Se référant au policy paper d’IMIS, cette analyse tend à «clarifier les enjeux économiques et stratégiques du continent et, en particulier, d’y placer ceux relatifs au rôle précurseur que joue le Maroc dans cette nouvelle dynamique». Trois principaux enjeux ont été relevés. Il s’agit en premier de saisir les opportunités économiques permises par la nouvelle donne internationale. L’objectif étant de donner un nouvel élan au développement socio-économique des pays africains au service de leurs populations. Il s’agit également de garantir la souveraineté des États africains et réduire les dépendances de leurs économies vis-à-vis des puissances extracontinentales.

A cela s’ajoute la nécessité de planifier la transition écologique du continent et inventer un modèle africain durable de développement. Il est à noter que cette analyse a permis d’identifier quatre principes directeurs. Citons dans ce sens la maximisation de la valeur ajoutée continentale, l’adoption d’une approche écosystémique du développement, la durabilité native du modèle de développement, ainsi que la concrétisation du concept d’«un continent, une infrastructure». L’analyse repose également sur un modèle quadruple composé de quatre piliers, en l’occurrence les stratégies de positionnement sur les domaines activités prometteurs, les questions de financement de l’investissement, le capital humain et la gouvernance économique et financière.

Les actions à entreprendre

Les auteurs de cette analyse considèrent que « le Maroc démontre indéniablement qu’il dispose d’une vision claire et ambitieuse du développement de son continent qu’il met en œuvre de manière assidue ». Huit actions concrètes ont été dans ce sens préconisées.

L’ambition étant de projeter les acteurs clés et mieux appréhender l’avenir. Il s’agit ainsi de poursuivre et accélérer la dynamique de développement des infrastructures d’envergure nationale et régionale. « Tout en veillant à la connectivité et l’interopérabilité de ces infrastructures, le Maroc peut encore acquérir de nouveaux avantages stratégiques dans plusieurs secteurs (ports, chemins de fer, complexes énergétiques, acheminement de l’eau potable et traitements des eaux usées, etc.) », peut-on relever de l’analyse de IMIS.

La deuxième action proposée est celle de créer des structures de veille et d’intelligence économique dédiées à l’Afrique. L’idée étant de comprendre les dynamiques des marchés africains et identifier les opportunités et les relais de croissance et d’éclairer les choix de positionnement des investisseurs publics et privés. Il est également question d’anticiper l’adéquation législative des codes nationaux aux nouvelles réalités économiques et commerciales et préparer l’institutionnalisation des nouveaux organes de gouvernance économique, financière et monétaire continentaux. IMIS recommande par ailleurs de repenser les dispositifs d’accompagnement des entreprises souhaitant se développer en Afrique. Se référant à l’étude, l’adaptation des offres d’accompagnement des entreprises selon la taille des opérateurs et leurs besoins spécifiques permettra d’optimiser leur efficacité et d’obtenir des résultats concrets. Il s’agit également de favoriser l’émergence des écosystèmes industriels. Encourager la constitution des groupements d’intérêt économique (GIE) et simplifier leur réglementation, notamment pour les opérateurs des secteurs stratégiques. IMIS appelle également à élaborer des offres de financement spécifiques au développement des projets d’investissements en Afrique, d’où la nécessité de mobiliser les investisseurs institutionnels et les banques nationales pour proposer des mécanismes de financement et d’assurance optimisés aux entreprises marocaines souhaitant se développer dans les marchés africains.

Parmi les recommandations émises figurent également le renforcement de l’attractivité du Royaume comme destination africaine incontournable et de s’ériger en hub de décarbonation de l’industrie en Afrique. «En opérationnalisant sa stratégie bas carbone 2050, le Maroc pourrait s’imposer comme plateforme d’accueil des investissements industriels verts sur le long terme», lit-on du policy paper d’IMIS. Il est également proposé de renforcer l’attractivité du Royaume comme destination africaine incontournable de formation et d’opportunités économiques et faciliter la circulation des talents à travers notamment le positionnement des écoles et des universités marocaines sur les formations préparant aux métiers d’avenir (le digital, l’intelligence artificielle, la biotechnologie, la robotisation, les nouvelles mobilités, les énergies renouvelables, l’économie circulaire, etc.) et par la promotion du modèle social marocain (offre d’éducation, protection sociale, justice et sécurité, etc.).




Le Maroc, futur producteur d’énergie nucléaire, selon l’AIEA

D’après Rafael Mariano Grossi, directeur général de l’Association internationale de l’énergie atomique (AIEA), le Maroc fait partie des 13 futurs pays qui produiront de l’énergie nucléaire d’ici quelques années. Des propos qui confirment le potentiel du Royaume dans le développement de cette ressource considérée comme l’énergie du futur.

Le Maroc figure parmi les futurs producteurs d’énergie nucléaire. C’est ce qu’a déclaré, ce mardi 28 novembre, le directeur général de l’Association internationale de l’énergie atomique (AIEA) Rafael Mariano Grossi, lors de la World Nuclear Exhibition à Paris, selon l’agence Reuters. «Il y aura une douzaine ou 13 (nouveaux) pays nucléaires d’ici quelques années», a-t-il affirmé, incluant notamment dans cette liste le Maroc, le Ghana, le Nigeria, la Namibie, le Kenya, le Kazakhstan, l’Ouzbékistan et les Philippines.

D’après Rafael Mariano Grossi, dix pays seraient en train de construire des centrales nucléaires et 17 autres seraient dans le processus d’évaluation. «Selon les calculs de l’AIEA, il est nécessaire de doubler le nombre de réacteurs nucléaires dans le monde, qui s’élève actuellement à environ 400 unités, pour atteindre les objectifs de l’accord de Paris sur le climat», a-t-il souligné.

Coopération nucléaire avec la Russie

Les propos du patron de l’AIEA confirment le potentiel du Maroc dans le développement de l’énergie nucléaire, considérée comme l’énergie du futur par plusieurs scientifiques. Depuis quelques années, le Royaume a d’ailleurs multiplié les initiatives dans ce sens. Ainsi, le 12 octobre 2022, Rabat avait signé une convention avec la société étatique russe Rosatom, mandaté par le ministère russe des Affaires étrangères, pour une coopération des deux pays dans ce domaine.

En vertu de cet accord, «la Russie assistera le Maroc dans la création et l’amélioration des infrastructures d’énergie nucléaire, la conception et la construction de réacteurs nucléaires, ainsi que d’usines de dessalement d’eau et d’accélérateurs de particules élémentaires». Moscou fournira aussi à Rabat des services dans le domaine du combustible, du combustible nucléaire usé et radioactif, dans la gestion des déchets et l’assistera notamment dans l’exploration et le développement de gisements d’uranium et l’étude de la base de ressources minérales du pays

En septembre 2023, Manfred Krammer, responsable de la physique expérimentale de l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN), le plus grand centre de recherche en physique nucléaire au monde, indiquait que le Maroc avait manifesté son intérêt pour en devenir un membre associé.

Bâtir une véritable industrie nucléaire

Le 25 septembre, le Centre national de l’énergie, des sciences et des techniques nucléaires (CNESTEN) devenait le premier centre de recherche en Afrique à recevoir la désignation de «Centre international basé sur les réacteurs de recherche » (ICERR), octroyée par l’AIEA, lors de la 67ème Conférence générale de l’institution du 25 au 29 septembre au siège des Nations unies en Autriche.

Deux jours plus tard, le CNESTEN signait deux mémorandums d’entente avec la Compagnie nationale chinoise Outre-Mer (CNOS) et l’Institut coréen de recherche sur l’énergie atomique (KAERI), qui prévoient notamment la réalisation de projets dans différentes thématiques et domaines d’intérêt commun en sciences et technologies nucléaires.

Autant d’initiatives qui en disent long sur la volonté du Maroc de bâtir une véritable industrie nucléaire. De quoi lui permettre de diversifier davantage ses sources d’énergie et surtout de renforcer son mix énergétique.

Par Elimane Sembène