Le Maroc détient des hélicoptères d’attaque parmi les plus puissants d’Afrique

Grâce à sa flotte composée de l’AH-64 Apache et du SA342 Aérospatiale Gazelle, entre autres, le Maroc s’affirme comme pays détenant les hélicoptères d’attaque les plus puissants d’Afrique, selon le site spécialisé « Military Africa ».

Les hélicoptères d’attaque représentent une puissance redoutable sur les champs de bataille moderne, fournissant un appui-feu crucial et contrecarrant les véhicules blindés pour assurer le succès des forces terrestres, affirme Military Africa.

Sur le continent africain, différentes forces aériennes renforcent leurs parcs d’hélicoptères afin d’améliorer leurs capacités en matière de logistique, de guerre, et d’opérations de sauvetage, dévoile la même source. Celle-ci souligne que l’Afrique est un continent confronté à de nombreux défis en matière de sécurité, tels que les guerres civiles, les insurrections, le terrorisme, la piraterie et les conflits frontaliers.

Par conséquent, dans le but de renforcer leur puissance aérienne et d’améliorer leurs capacités de combat, de nombreux pays africains ont entrepris des investissements substantiels dans l’acquisition et la modernisation de leurs flottes d’hélicoptères d’attaque, y compris le Maroc.

Dominant le classement établi par Military Africa, l’AH-64 Apache, exploité par le Maroc et l’Egypte en Afrique, et dont le Royaume devrait recevoir 24 unités suite à une commande passée en 2019, se positionne en tant qu’hélicoptère d’attaque le plus puissant de sa catégorie et est utilisé par les armées de 17 pays dans le monde.

L’Apache, conçu par la société américaine Boeing dans les années 1980, se distingue par son statut de bimoteur d’attaque. Équipé d’un rotor principal à quatre pales et d’un rotor de queue à quatre pales, cet hélicoptère offre des performances exceptionnelles et une agilité remarquable. Son cockpit tandem, aménagé pour le pilote et le tireur, ainsi que sa tourelle montée sur le menton pour les armes, témoignent de sa conception sophistiquée.

L’AH-64, la dernière version de l’Apache que le Maroc a commandé, peut être armé d’un canon de 30 mm, ou de 16 missiles antichar AGM-114 Hellfire ou Spike, ou de quatre missiles air-air AIM-92 Stinger ou AIM-9 Sidewinder, ou encore de 76 roquettes Hydra 70 ou CRV7. Il devrait renforcer les capacités des deux forces aériennes en termes de frappe de précision, de reconnaissance et de défense aérienne.

L’Apache est également l’hélicoptère d’attaque le plus utilisé au monde, ayant participé à divers conflits, tels que la guerre du Golfe, la guerre du Kosovo, la guerre en Irak, la guerre en Afghanistan et la guerre civile syrienne. Il s’est avéré être un pilier de nombreuses forces aériennes, étant donné que l’aéronef s’est montré efficace et excellent dans les missions anti-blindés et d’appui aérien rapproché.

De son côté, le SA342 Aérospatiale Gazelle, exploité par plusieurs pays africains, dont le Maroc, clôture le top 10 de la liste établie par le site spécialisé. Il s’agit d’un hélicoptère utilitaire léger et d’attaque développé par la société française Aérospatiale dans les années 1960. La Gazelle est un hélicoptère polyvalent qui peut remplir divers rôles, tels que la reconnaissance, l’observation, le transport, l’entraînement et l’antichar.

Cet aéronef peut transporter jusqu’à quatre passagers, ou deux civières, ou 590 kg de fret. La Gazelle peut être également armée d’un canon de 20 mm, ou de quatre missiles antichar HOT, ou de quatre missiles air-air Mistral, ou encore de roquettes de 68 mm. Son agilité et sa polyvalence en font un atout précieux pour répondre à de nombreuses exigences opérationnelles.




Le Blue Africa Summit salue « l’engagement océanique fort » de SM le Roi Mohammed VI (Déclaration de Tanger)

Les participants à la première édition du Blue Africa Summit, tenue les 16 et 17 novembre à Tanger, ont salué « l’engagement océanique fort » de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

Dans la Déclaration de Tanger ayant sanctionné les travaux de ce sommet, organisé sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi, pour la première fois sur le continent africain, ils ont recommandé aux Etats de la façade atlantique africaine de « rejoindre l’initiative du Maroc d’une coalition de pays solidaires ».

Ils ont aussi appelé l’ensemble des autorités nationales et locales du continent africain à développer des plans ou stratégies de développement durable de leurs littoraux et zones exclusives économiques, à soutenir la création de plans d’espace maritime à l’échelle nationale et internationale pour développer une économie bleue durable et à promouvoir, entre autres, la protection de ces espaces et de leur précieuse biodiversité à hauteur de 30% d’ici 2030.

Les participants à ce sommet, initié par l’Académie du Royaume du Maroc et la Saison Bleue, ont recommandé aux entrepreneurs maritimes de développer des modèles économiques durables prenant en compte le bien-être des populations côtières, tout en invitant les Etats à encourager les initiatives, comme celle de la Grande Muraille Bleue ou les corridors maritimes croisant l’expertise scientifique, l’engagement des citoyens et le développement aux fins de la protection de l’Océan, bien commun.

Ils ont également appelé les pays du continent et les partenaires internationaux, reconnaissant le leadership de l’Union des Comores en sa qualité de Président en exercice de l’Union Africaine, à rejoindre le Panel Africain de Chefs d’Etat pour le développement d’une économie bleue régénératrice, créé lors du Africa Climate Summit.

Dans ce sens, ils ont souligné la nécessité pour tous les acteurs concernés de reconnaître l’importance de mettre en place un mécanisme permanent servant de plate-forme de dialogue et d’incubateur d’initiatives concrètes pour renforcer le partenariat stratégique Afrique-Europe.

Les participants, qui ont insisté sur l’impératif de porter la voix des femmes et de la jeunesse dans toutes les activités, les enceintes et négociations, ont formulé le souhait de faire entendre la voix de l’Afrique plus fortement encore dans toutes les enceintes internationales, les prochains rendez-vous océaniques du continent, ainsi que dans les négociations actuelles et à venir sur les sujets concernant la production de plastique, l’interdiction des subventions à la pêche illégale ou à la surpêche et l’exploitation des grands fonds marins.

Ils ont, en outre, invité les Etats africains à ratifier au plus vite les accords dits BBNJ, afin de pouvoir permettre, entre autres, le développement d’aires marines protégées, ainsi que les organisateurs de la prochaine conférence Océan des Nations Unies (UNOC 3), prévue à Nice en juin 2025 sous la coprésidence de la France et du Costa-Rica, à prendre en compte le développement maritime du continent africain et ce, en encourageant pendant l’année 2024 une consultation nationale et internationale, en lien étroit avec l’Union Africaine.

« De manière à construire un véritable leadership africain sur l’Océan et à porter la contribution du continent à l’UNOC 3, nous remercions l’Académie du Royaume du Maroc et la Saison Bleue de bien vouloir organiser, en novembre 2024 à Tanger, une seconde édition du Blue Africa Summit », lit-on dans la Déclaration, qui ajoute que cet événement sera l’occasion de mesurer les avancées réalisées et de porter à haut niveau la voix de l’Afrique océanique à la veille du grand rendez-vous de la conférence Océan des Nations Unies, prévue en 2025.

Rappelant que l’Afrique, avec une population qui approchera deux milliards d’habitants d’ici 2050 et près du double à la fin de ce siècle, dont près de deux tiers vivront à moins de 60 Km d’un littoral, constitue un continent qui mérite un traitement particulier, les participants ont affirmé que la croissance africaine dépend et dépendra largement des investissements en matière d’économie ou de finance bleue, dès lors qu’ils profiteront aux économies et populations locales.

A ce propos, ils ont soutenu que le désenclavement des pays du Sahel et de l’Afrique intérieure ne pourra se faire qu’à travers une ambitieuse vision océanique.

Cette reconnaissance de l’océanité africaine passe évidemment par le développement d’infrastructures côtières, portuaires, de flottes de pêche et de commerce qui permettront aux Etats et aux populations de disposer du bénéfice de leurs propres ressources commerciales, halieutiques, marines, génétiques et énergétiques, ont-ils indiqué.

« Nous encourageons également les financements durables et innovants, le développement de start-up et de petites et moyennes entreprises », ont-ils relevé.

Le Blue Africa Summit a connu la participation des représentants de 26 pays sur les 38 Etats côtiers que compte le continent africain, ainsi que de leurs voisins des bassins méditerranéen, atlantique et indien, de leaders politiques, de représentants de la communauté scientifique, de la société civile et de la jeunesse africaine et d’acteurs économiques.

Cet événement a été rehaussé par la présence de hauts représentants des Nations Unies, de l’Union Européenne et d’autres organisations représentatives des Nations maritimes.




Batteries pour véhicules électriques: Managem s’adosse au Chinois CEC pour construire son usine de sulfate de cobalt au Maroc

Le groupe Managem a signé, via sa filiale Reminex, un partenariat avec l’entreprise d’ingénierie chinoise China Electronics Corporation (CEC) pour la construction de la première usine marocaine de sulfate de cobalt, un composant essentiel des batteries pour véhicules électriques. Le démarrage des travaux est prévu pour 2025.

Le groupe Managem pose un nouveau jalon dans sa stratégie de production de métaux utilisés dans les batteries pour véhicules électriques (VE). Sa filiale Reminex, spécialisée dans la construction et l’ingénierie de projets, a signé le 9 novembre un accord de partenariat avec l’entreprise d’ingénierie chinoise China Electronics Corporation (CEC), portant sur la construction de la première usine de production de sulfate de cobalt au Maroc, un composant essentiel dans la fabrication des batteries pour VE. L’annonce a été faite le mardi 14 novembre par Reminex sur son compte Linkedin.

«En partageant notre savoir-faire technologique de pointe en matière d’ingénierie et de construction de projets, ce partenariat stratégique représente pour nous une opportunité de construire un écosystème industriel et de contribuer à l’alliance stratégique maroco-chinoise», indique la minière contrôlée par le fonds d’investissement Al Mada.

La minière marocaine précise que cet accord est le premier contrat signé dans le cadre de ce partenariat avec CEC. «Le sulfate de cobalt fait partie des dérivés nécessaires à la fabrication de batteries pour la mobilité électrique. Le lancement de ce nouveau projet d’envergure marque une étape importante dans le déploiement de notre stratégie de transition énergétique et des métaux critiques au Maroc. Nous entrons dans la cour des grands, et il n’y a pas de fin en vue», s’enthousiasme-t-on dans le communiqué de Managem.

Démarrage des travaux en 2025

La future usine devrait être implantée dans son complexe industriel de Guemassa, situé à 60 km de Marrakech. En juillet 2023, la directrice de communication du groupe, Meriem Belmokadem, annonçait à Jeune Afrique la construction d’une usine de traitement de sulfate de cobalt en 2025 sur ce même site. «L’étude de faisabilité de la construction de l’usine de transformation du minerai de cobalt en sulfate de cobalt est en cours de finalisation. Le démarrage des travaux de construction est quant à lui espéré pour 2025», avait-elle affirmé.

Par Elimane Sembène




L’Afrique au cœur d’un partenariat entre Attijariwafa bank et l’ESCP Business School

Le groupe Attijariwafa bank renforce sa collaboration avec l’ESCP Business School dans le cadre d’un partenariat stratégique autour de la chaire «Innovation responsable en Afrique».

Dans un communiqué, Attijariwafa bank annonce renforcer sa collaboration avec l’ESCP Business School autour de la chaire «Innovation responsable en Afrique». Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la dynamique portée par le groupe à l’échelle continentale en tant que multinationale panafricaine de référence, engagée de manière pérenne dans le développement des compétences et le renforcement des capacités de son capital humain.

Cette chaire réunit trois acteurs qui se sont associés dans le cadre d’une feuille de route ambitieuse à savoir l’ESCP Business School, le groupe Axian et le groupe Attijariwafa bank, et ce, afin de contribuer à la transformation de l’Afrique pour un avenir durable et au développement du capital humain nécessaire à la transition sociale et écologique.

L’objectif de cette initiative est de concrétiser une forte ambition orientée vers l’accompagnement des jeunes talents et l’identification des compétences dans le cadre d’une démarche fondée sur la croissance inclusive, le progrès social et environnemental. Elle sera structurée autour de quatre axes.

Tout d’abord, il est question de créer une option de spécialisation en master 2 pour former ensemble des jeunes talents issus de grandes écoles et universités africaines et des étudiants d’ESCP du Master en Management. Le deuxième axe est de permettre aux entreprises de renforcer leur marque employeur et aux étudiants de développer de belles opportunités de carrière en Afrique.

Soutenir financièrement des étudiants africains pour rejoindre cette spécialisation, nourrir la recherche et croiser les expertises sur l’innovation responsable en Afrique sont aussi parmi les axes de cette initiative. À travers cette collaboration d’envergure internationale, le groupe Attijariwafa bank renforce son positionnement en tant qu’acteur panafricain engagé au service de la croissance d’une Afrique résiliente, innovante et tournée vers l’avenir.

Par Majda Benthami




Le Roi félicite Joseph Boakai à l’occasion de son élection à la présidence de la République du Libéria

Majesté le Roi Mohammed VI a adressé un message de félicitations à Joseph Boakai, à l’occasion de son élection en tant que Président de la République du Libéria.

Dans ce message, le Souverain exprime à Boakai ses chaleureuses félicitations et ses sincères vœux de succès dans l’accomplissement de ses hautes fonctions au service du peuple libérien frère et la réalisation de ses aspirations à davantage de progrès et de prospérité.

À cette occasion, le Roi fait part de sa fierté de la solidité des relations privilégiées unissant les deux pays, basées sur l’amitié et l’estime mutuelle, réitérant sa ferme détermination de continuer à œuvrer de concert avec le président libérien élu pour aller de l’avant dans le raffermissement et la promotion de la coopération bilatérale au service des aspirations des deux peuples frères et de la consolidation de l’unité, de la stabilité et de la prospérité du continent africain.

Par Le360 (avec MAP)




Maroc-Mauritanie: Les allégations du polisario se poursuivent

La propagande médiatique du Front polisario s’emploie dans une tentative aussi subtile que d’habitude pour jeter de l’ombre sur les relations entre le Maroc et la Mauritanie, en avançant, de nouveau, ses allégations infondées.

Après le franc succès de la 4e réunion de la Commission militaire mixte maroco-mauritanienne, l’organe médiatique de la milice séparatiste a décidé de lancer des allégations infondées suggérant que des drones marocains auraient mené des attaques contre des orpailleurs mauritaniens à la frontière séparant les deux pays.

Le Front polisario, toujours aussi transparent, continue ainsi sa quête acharnée pour détruire les succès du Royaume. C’est fascinant de voir comment leur créativité s’épanouit uniquement dans la fabrication d’allégations, une compétence sans doute plus affûtée que leurs tentatives de réaliser quoi que ce soit de concret.

Toutefois, il convient de rappeler que plusieurs orpailleurs mauritaniens ont été victimes de nombreuses agressions, parfois même sur le territoire mauritanien, de la part des milices du Polisario. Ces attaques visaient le vol de leurs véhicules et de leur matériel d’orpaillage. Cela, sans parler des crimes odieux perpétrés à maintes reprises par l’armée algérienne à l’encontre de ces citoyens.

Commentant cette situation, Ibrahim Belali Essouih, analyste politique, a affirmé que le Maroc avait préalablement mis en garde contre l’exploitation par le polisario des orpailleurs mauritaniens afin de pénétrer la zone tampon et d’initier des hostilités contre les Forces Armées Royales le long du mur de sécurité.

Il a expliqué que, « en cas de préjudice, la propagande médiatique du Polisario et de l’Algérie s’efforce de ternir la réputation du Royaume du Maroc en le dépeignant comme engagé dans un conflit armé avec le Polisario, tandis que Rabat continue de confirmer son engagement envers le cessez-le-feu«.

L’analyste a ainsi rappelé qu’a souligné que le rapprochement entre la Mauritanie et le Maroc tourne autour de la coopération militaire stratégique, impliquant l’accord du Maroc sur la gestion de la sécurité et de la stabilité de la zone tampon conformément aux lois internationales clairement établies.

Il a également noté que « cette situation est exploitée par le Polisario pour perturber les relations entre Rabat et Nouakchott et les altérer de la manière la plus simple possible en déclenchant des hostilités militaires dans la région« .

De plus, l’expert a mis en avant que la situation actuelle est caractérisée principalement par le ressentiment marqué des opposants à l’intégrité territoriale envers le rapprochement entre le Maroc et la Mauritanie.

La constance de Nouakchott dans sa position neutre et positive, cherchant à établir des relations respectueuses et amicales avec Rabat et Alger, reflète une orientation stratégique en faveur du Maroc en tant que pays voisin le plus proche, reconnu comme garant de la sécurité et de la stabilité de la région, a-t-il ajouté.

L’analyste politique a conclu en affirmant que « le Royaume du Maroc, en collaboration avec les Nations Unies, assume la responsabilité de la sécurisation de la zone tampon, et les actuelles allégations représentent une tentative vaine de perturber les relations robustes et stables entre Rabat et Nouakchott ».




Sahara: La position des Etats-Unis inchangée, soutien constant au plan marocain d’autonomie (Département d’État)

Les Etats-Unis ont réitéré, lundi, leur position constante vis-à-vis de la question du Sahara marocain, réaffirmant leur soutien au plan marocain d’autonomie comme étant “sérieux, crédible et réaliste”.

Les Etats-Unis “continuent de considérer le plan d’autonomie au Sahara comme sérieux, crédible et réaliste” pour mettre un terme au conflit artificiel sur le Sahara, a indiqué le porte-parole du département d’Etat américain, Matthew Miller.

“Nous soutenons pleinement l’envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU alors qu’il intensifie le processus politique mené par l’ONU sur le Sahara afin de promouvoir sans plus tarder une solution durable” à ce différend régional, a ajouté le porte-parole lors d’un point de presse à Washington.

La déclaration du porte-parole du département d’Etat américain consacre la position constante des Etats-Unis, laquelle a favorisé la reconnaissance historique en 2020 par cette puissance internationale et membre influent du Conseil de sécurité de l’ONU, de la souveraineté pleine et entière du Maroc sur l’ensemble de son territoire, y compris ses provinces du Sud.

Interrogé, par ailleurs, sur la visite effectuée récemment par l’ambassadeur des Etats-Unis en Algérie, Elizabeth Moore Aubin, à Tindouf, le porte-parole du département d’Etat a précisé qu’elle s’inscrit dans le cadre d’une visite organisée par l’ONU qui a réuni un large éventail de donateurs internationaux, rappelant que les Etats-Unis sont le plus grand contributeur aux efforts humanitaires dans le monde.

“Il n’y a eu aucun engagement bilatéral avec le polisario” lors de ce déplacement, a assuré le responsable américain.

Cette déclaration claire et limpide vient contredire les allégations colportées par certains médias qui ont fait état de prétendues rencontres entre l’ambassadeur américaine et des dirigeants de l’entité séparatiste.




La Gambie réaffirme son soutien à l’intégrité territoriale du Maroc

La Gambie, par la voix de son ministre des Affaires étrangères Mamadou Tangara, a réitéré ce lundi 20 novembre son soutien à l’intégrité territoriale du Maroc, rappelant qu’elle a été le premier pays à avoir ouvert un consulat général à Dakhla, l’un des chefs-lieux des provinces sahariennes.

Mamadou Tangara, qui s’est exprimé ce 20 novembre au terme d’une rencontre à Rabat avec Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger (MRE), a déclaré que la position de son pays «ne souffre d’aucune ambiguïté à ce sujet».

«En ouvrant un consulat général à Dakhla, nous avons été le premier pays à le faire. Le temps et la politique nous ont donné raison», a affirmé le chef de la diplomatie gambienne.

Il a d’autre part présenté les condoléances de son pays au Maroc après le terrible séisme qui a frappé le royaume. «Nous saluons cet élan agissant que le peuple marocain a accompli lors de ce drame. Le peuple marocain s’est mobilisé comme un seul homme pour venir aux sinistrés», a-t-il ajouté après avoir rendu hommage au roi Mohammed VI. Mamadou Tangara a conclu ses propos en déclarant que «la solidarité est la tendresse des peuples».

Par Mohamed Chakir Alaoui et Fahd Rajil




Algérie: l’ex-premier ministre Noureddine Bedoui condamné à 4 ans de prison ferme

L’ancien Premier ministre algérien, Noureddine Bedoui, a été condamné dimanche à 4 ans de prison ferme dans une affaire de corruption.

Dans cette affaire en appel, la cour d’Alger a prononcé la même peine contre l’ex-ministre de la santé, Abdelmalek Boudiaf, pour conclusion d’un marché douteux portant sur la réalisation de l’aérogare de Constantine (Est) lorsque les deux responsables étaient walis de cette ville, avant d’être promus aux hautes fonctions qu’ils ont occupées au gouvernement sous le règne de Bouteflika.

La justice reproche aux deux responsables algériens d’avoir gonflé l’enveloppe financière consacrée à ce projet, réceptionné après 10 ans au lieu des 48 mois fixés dans le cahier de charges.

Un tribunal d’Alger avait prononcé, en juin dernier, une peine de cinq ans de prison ferme assortie d’une amende d’un million de dinars à l’encontre de Noureddine Bedoui et Abdelmalek Boudiaf.

Chef de l’exécutif entre mars 2019 et décembre 2019, Bedoui rejoint ainsi les deux anciens Premiers ministres Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, qui purgent plusieurs peines de prison pour des affaires de corruption et d’abus de fonction.

Les vastes enquêtes pour corruption et népotisme lancées après la démission en avril 2019 de l’ancien président Abdelaziz Bouteflika, sous la pression d’un mouvement populaire de contestation inédit « Hirak », ont conduit à une série de procès toujours en cours.

Plusieurs personnalités et anciens responsables politiques, ainsi que de puissants patrons, de hauts fonctionnaires et de hauts gradés de l’armée sont jugés dans le cadre de ces procès. Ils sont poursuivis, notamment, pour corruption et enrichissement illicite.




Transport maritime: des experts africains soulignent l’importance d’une flotte marocaine pour stimuler le commerce intra-africain

Des experts africains ont commenté les enjeux de l’économie maritime telle que prônée par le roi Mohammed VI pour stimuler, à partir de la façade atlantique sud du Maroc, les échanges commerciaux avec les pays de l’Afrique de l’Ouest.

Commentant le discours prononcé par le Roi le 6 novembre 2023 à l’occasion de la Marche verte, l’économiste sénégalais, Moubarack Lo, estime dans une déclaration pour Le360 que «la façade atlantique de l’Afrique a besoin d’une autoroute maritime» et que le Maroc «a exprimé un engagement pour réaliser cet important projet via une flotte maritime».

Moubarack Lo s’est exprimé en marge des travaux de la 15ème édition des MEDays qui s’est tenue du 15 au 18 novembre à Tanger sous l’égide de l’Institut Amadeus. «Aujourd’hui, ajoute-t-il, nous avons des problèmes au niveau du fret, un secteur que seul le transport routier assure» et ce n’est pas suffisant.

Selon cet expert en économie, «il faut une flotte de mer et de par sa position le Maroc possède les moyens pour réaliser cette ambition qui va devoir servir l’Afrique, car le transport de mer peut devenir un puissant outil d’investissement».

Pour sa part, Abdelhafid Oualalou, vice-président de l’Institut marocain des relations internationales, met l’accent sur le développement des infrastructures en Afrique afin de faciliter l’essor économique et le commerce intra-africain. Celui-ci ne dépassant pas 15% pour le moment. «Cela est dû à la faiblesse des infrastructures, des aéroports, des ports et des télécommunications», souligne-t-il en notant que le Maroc est devenu un pays émergent qui s’est doté notamment de Tanger Med et prochainement du port atlantique de Dakhla.

Abdou Souleye Diop, président de la Commission Afrique à la CGEM, a d’abord évoqué le contexte difficile que traverse le monde, indiquant que malgré la crise le Maroc «à un rôle moteur et majeur à jouer en permettant une complémentarité de chaines de valeurs avec les autres pays du continent en Afrique pour créer la croissance».

La CGEM cherche «à établir et à concrétiser des chaines de valeurs industrielles après avoir réalisé une étude», poursuit-il. En 2024, a-t-il annoncé, la CGEM prépare la tenue d’un Forum auquel seront invitées les petites et moyennes entreprises d’Afrique, en vue de leur présenter les résultats de cette étude.

Pour rappel, le roi Mohammed VI a émis le vœu, le 6 novembre dernier, de voir la façade atlantique du Maroc «devenir un haut lieu de communion humaine, un pôle d’intégration économique, un foyer de rayonnement continental et international». Et d’ajouter qu’il veille «à doter nos Provinces du Sud des services et des infrastructures indispensables à leur développement économique».

En outre, a précisé le Roi, «pour assurer une connexion fluide entre les différentes composantes du littoral atlantique, nous nous attachons à mettre à disposition les moyens de transport et les stations logistiques nécessaires. Cela inclut aussi de réfléchir à la constitution d’une flotte nationale de marine marchande, forte et compétitive».

Par Mohamed Chakir Alaoui et Abderrahim Ettahiry