Expulsion de la RASD de l’UA: 24 signataires de l’Appel de Tanger réitèrent leur position

Les signataires originaires de pays africains exhortant l’Union africaine (UA) à expulser de ses rangs la RASD, une entité fantoche aux ordres du régime militaire d’Alger, se sont réunis une nouvelle fois ce vendredi 17 novembre à Tanger pour réitérer leur appel pressant aux chefs d’État africains.

Vingt-quatre personnalités africaines, parmi lesquels d’anciens Premiers ministres et d’ex-ministres des Affaires étrangères, dont les pays condamnent fermement cette «anomalie historique» ont tenu une séance de travail en marge de la 15ème édition des MEDays, organisée du 15 au 18 novembre à Tanger.

Un communiqué a couronné cette rencontre, demandant l’expulsion de l’entité factice, la présence de «la pseudo-république ne répondant nullement aux critères prérequis d’un État souverain, libre et légitime pour pouvoir siéger au sein de l’UA».

«Il faut vite corriger cette anomalie afin d’éviter la balkanisation de nos pays en Afrique», ont déclaré, devant la presse, les participants à la presse, qui ont décidé d’intensifier les démarches auprès des chefs d’État africains pour faire aboutir l’expulsion de l’entité fantoche.

Pour rappel, les signataires de l’appel s’étaient réunis une première fois à Tanger en 2022, puis une deuxième fois à Marrakech, où ils ont mis au point un «Livre blanc» relatif à «l’escroquerie du 20ème siècle» de l’Organisation de l’unité africaine (OUA).

Voici la liste des participants à la troisième réunion de l’Appel de Tanger, tenue ce 17 novembre:

1) Augusto António Artur da Silva, ancien Premier ministre de Guinée-Bissau;

2) Dileita Mohamed Dileita, ancien Premier ministre de Djibouti;

3) Martin Ziguélé, ancien Premier ministre de la République centrafricaine;

4) Mohamed Abdirizak Mohamud, ancien ministre des Affaires étrangères de Somalie;

5) Alpha Barry, ancien ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso;

6) Lutfo Dlamini, ancien ministre des Affaires étrangères d’Eswatini;

7) Jean-Marie Ehouzou, ancien ministre des Affaires étrangères et de la coopération du Bénin;

8) Fahmi Saïd Ibrahim El Maceli, ancien ministre des Affaires étrangères des Comores;

9) Gbehzohngar Milton Findley, ancien ministre des Affaires étrangères du Libéria;

10) Régis Immongault Tatangani, ancien ministre des Affaires étrangères du Gabon;

11) Francis Kasaila, ancien ministre des Affaires étrangères du Malawi;

12) Luis Felipe Lopes Tavares, ancien ministre des Affaires étrangères du Cap-Vert;

13) Mankeur Ndiaye, ancien ministre des Affaires étrangères du Sénégal;

14) Léonard She Okitundu Lundula, ancien ministre des Affaires étrangères et de l’intégration régionale de la République démocratique du Congo;

15) Mamadi Touré, ancien ministre des Affaires étrangères de Guinée;

16) Rafael Tuju, ancien ministre des Affaires étrangères du Kenya;

17) Lamine Kaba Badjo, ancien ministre des Affaires étrangères de la République de Gambie;

18) Lesego Makgothi, ancien ministre des Affaires étrangères du Royaume du Lesotho;

19) Patrick Rajoelina, ancien ministre des Affaires étrangères de la République de Madagascar;

20) David J. Francis, ancien ministre en chef et ancien ministre des Affaires étrangères de la République de Sierra Leone;

21) Urbino Botelho, ancien ministre des Affaires étrangères de la République Démocratique de Sao Tomé et Principe;

22) Ezechiel Nibigira, ancien ministre des Affaires étrangères de la République du Burundi;

23) Albert Mabri Toikeusse, ancien ministre des Affaires étrangères de la République de Côte d’Ivoire;

24) Cheikh Tidiane Gadio, ancien ministre des Affaires étrangères de la République du Sénégal, initiateur des tables rondes régionales sur le sujet de l’expulsion de la pseudo-RASD de l’Union africaine.

Par Mohamed Chakir Alaoui et Abderrahim Ettahiry




Tourisme de luxe. «Conde Nast Traveller» classe Rabat parmi les «Meilleures villes» d’Afrique

Rabat continue à séduire non seulement les touristes, mais aussi les grands spécialistes de voyage. Le magazine américain de référence dans le tourisme de luxe, Conde Nast Traveller, vient de citer cette capitale dans son top 3 du «Best Places to Go in Africa in 2024». La remarquable présentation que ses spécialistes lui ont réservé, dont voici de larges extraits traduits, explique ce choix.

La capitale marocaine, Rabat, est certes l’une des quatre villes impériales du pays, mais elle a longtemps été délaissée par les voyageurs attirés par la beauté ancienne de lieux tels que Marrakech, Fès et Tanger. Cela pourrait changer cette année, car la ville est en plein renouveau culturel et artistique.

L’une des réalisations qui attirent l’attention est la future Tour Mohammed VI, conçue pour obtenir la certification LEED Gold et HQE, et prévue pour être la plus haute et la seule de son genre en Afrique.

Autre projet excitant, le nouveau Grand Théâtre de Rabat qui ouvrira à proximité. C’est l’une des œuvres inachevées de l’architecte légendaire Zaha Hadid. Sa capacité sera de 1.800 places et sera doté d’un espace de performance expérimental, en plus d’un amphithéâtre de 7.000 personnes. Tout autour, il y a des espaces verts et à proximité, un restaurant.

Le Grand Théâtre de Rabat devrait être le plus grand lieu de ce type en Afrique et dans le monde arabe. Il accueillera des performances symphoniques, de ballet, d’opéra et philharmoniques (toutes prévues avant la fin de 2023).

Autre immesrsion culturelle très attendue est le retour en 2024 du festival Mawazine, revenant cet été après une pause due à la COVID-19. Il n’y a pas encore d’annonce sur la programmation, mais dans le passé, le plus grand festival d’Afrique a attiré des stars telles que Rihanna et Mariah Carey.

S’adressant directement aux voyageurs, «Conde Nast Traveller» écrit : «Une série d’ouvertures d’hôtels de haut niveau facilitera votre séjour dans la ville : Le Fairmont La Marina Rabat Salé récemment ouvert et le Conrad Rabat Arzana annoncent tous deux une nouvelle ère de luxe moderne dans la ville historique ; maintenant, l’attention se porte sur l’ouverture très attendue du Four Seasons Hotel Rabat at Kasr Al Bahr, prévue fin 2023, ainsi que sur le projet du Ritz-Carlton Rabat Dar Es Salam.»




Le roi Mohammed VI félicite le Président de la Guinée-Bissau à l’occasion de la fête nationale de son pays

Le roi Mohammed VI a adressé un message de félicitations au Président de la République de Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embaló, à l’occasion de la fête nationale de son pays.

Dans ce message, le Souverain exprime ses sincères félicitations à M. Sissoco Embaló et ses vœux de progrès et de prospérité pour le peuple bissau-guinéen.

Le Roi saisit cette occasion pour se féliciter de l’excellence des liens d’amitié et de fraternité entretenus par les deux pays, assurant de Sa constante détermination à œuvrer avec le président Sissoco Embaló en faveur d’une coopération fructueuse, amplement profitable aux deux peuples et à l’ensemble du continent.

Par Le360 (avec MAP)




Premier ministre de la Dominique: le Plan marocain d’autonomie, «seule base crédible et sérieuse» pour résoudre le différend autour du Sahara

Le Plan marocain d’autonomie est «la seule base crédible et sérieuse pour résoudre le différend régional autour du Sahara», a affirmé, mercredi à Tanger, le Premier ministre de la Dominique Roosevelt Skerrit.

S’exprimant à l’ouverture de la 15ème édition du Forum international MEDays, Roosevelt Skerrit a réitéré l’engagement ferme de son pays en faveur du Plan marocain d’autonomie, qui constitue l’unique base crédible et sérieuse pour résoudre ce conflit qui n’a que trop duré.

Les prises de position en soutien au Plan marocain d’autonomie sont de plus en plus fortes et nombreuses sur la scène internationale, a-t-il poursuivi, se disant honoré de se joindre aux défenseurs du respect de l’unité et de la souveraineté. «Je saisis cette occasion pour exprimer ma très haute considération à Sa Majesté le Roi Mohammed VI pour son leadership et les acquis diplomatiques réalisés par le Maroc concernant la question du Sahara», a souligné M. Skerrit, mettant en exergue l’ouverture, depuis 2019, des consulats d’une trentaine de pays à Dakhla et à Laâyoune, ainsi que le soutien croissant au plan d’autonomie présenté par le Maroc.

Ces victoires sont le fruit d’importants efforts diplomatiques déployés par le Maroc aux niveaux bilatéral et multilatéral, visant à insuffler une nouvelle dynamique économique dans les provinces du Sud, a expliqué le Premier ministre dominicain.

Comme évoqué par la résolution 2703 du Conseil de Sécurité de l’ONU, cette impasse politique ne peut être résolue qu’à travers une solution juste et durable entre les parties et basée sur le compromis, a-t-il rappelé, soulignant que ces principes sont incarnés par le Plan marocain d’autonomie.

Par ailleurs, Roosevelt Skerrit a exprimé au nom du peuple dominicain, et de l’ensemble des États de l’Organisation de la Caraïbe orientale, sa profonde gratitude au Maroc pour son soutien exceptionnel à ces pays, notamment dans les domaines de l’éducation et de l’agriculture. «Nous apprécions les solides relations qu’entretiennent les deux régions au fil des années et nous sommes favorables à toute initiative visant à renforcer la coopération dans les domaines d’intérêt commun», a-t-il relevé.

Par Le360 (avec MAP)

 




Une artiste mauritanienne a chanté pour la marche verte et déclenché la colère du polisario

La chanteuse mauritanienne Warda Mint Hamed Fall a chanté pour l’anniversaire de la Marche Verte et a ainsi déclenché la colère du polisario et de ses loyalistes, qui ont lancé une campagne acharnée contre la chanteuse mauritanienne sur les réseaux sociaux.

Les médias mauritaniens ont indiqué que Mint Hamed Fall avait interprété une chanson en dialecte hassani sur la Marche Verte lors des activités de l’anniversaire de la Marche Verte dans sa deuxième édition dans la zone frontalière de Mahbas, en présence du ministre de la Culture, de la Jeunesse et de la Communication Mehdi Bensaïd et de nombreux responsables territoriaux, personnalités civiles et militaires, ainsi que des notables des Tribus de la Région.

Des militants mauritaniens ont défendu l’artiste Warda, appelant les loyalistes du Polisario à retenir leur langage, au moment où des voix s’élèvent pour qualifier le front séparatiste d’organisation terroriste après les attaques barbares qu’il a récemment revendiquées contre la ville de Smara.




Algérie: Le nouveau Premier ministre s’enfonce avec la milice du polisario

La première activité officielle du tout nouveau Premier ministre algérien, Nadir Larbaoui, a été consacrée, sans surprises, au polisario, signe de l’implication jusqu’au cou de l’Algérie dans le conflit au Sahara.

Au lieu de consacrer ses premières activités officielles en tant que chef du gouvernement aux problématiques importantes que traverse l’Algérie, Nadir Larbaoui a choisi d’accorder sa première audience au polisario.

Larbaoui dont la seule compétence a été de parler du polisario usant d’arguments fallacieux devant l’ONU en tant que représentant de l’Algérie, vient d’être nommé il y a seulement 3 jours et c’est sans grande innovation qu’il a choisi un terrain facile qu’il connait pour monter une première activité officielle.

Au lieu de commencer des tractations pour former un nouvel exécutif, rencontrer les forces politiques du pays, rencontrer le président, les dirigeants des institutions algériennes, Nadir Larbaoui s’est caché derrière une rencontre organisée à la va vite avec un membre de la milice séparatiste du polisario.

Présenté comme étant en « visite officielle en Algérie », Hamma Salama, le chef de ce qu’ils appellent le «Conseil national» (parlement) de la milice séparatiste du polisario, n’a pourtant jamais quitté le territoire algérien puisqu’il se trouvait à Tindouf, la région algérienne (initialement marocaine) que l’Algérie a choisi de « confier » au polisario.

Dans la compréhension de la politique et plus particulièrement algérienne, ce choix traduit deux choses essentielles. La première est que traditionnellement la première audience accordée par un Premier ministre donne un aperçu des priorités de son action gouvernementale prochaine, et cela veut dire qu’en Algérie, la priorité des priorités du gouvernement est le polisario.

La seconde, la réception du prétendu « président » du parlement du polisario, Hamma Salama, revêt une signification pour les généraux algériens. Il s’agit surtout d’un signe que la politique de Larbaoui sera axée sur le polisario et d’ailleurs, ce dernier ne sait rien faire d’autre.

Au-delà de ces éléments-là, on peut même s’essayer à dire que le fait de recevoir un membre du polisario et lui consacrer tout un cérémonial fait de rencontres avec différents ministres algériens et de hauts responsables, traduit le vide patent de consistance du pouvoir algérien, réduit à organiser des rencontres scénarisées avec ses propres acteurs et sbires pour donner l’illusion d’un Etat en vie.

Le message envoyé également à l’international avec cette réception du représentant de la milice du polisario par le chef de l’exécutif algérien, c’est que l’Algérie approuve et protège les criminels du groupe séparatiste sahraoui. Pire, l’Algérie s’affiche sans complexes avec les représentants d’une bande criminelle organisée qu’elle finance elle-même.

Le mandat à venir de l’Algérie en tant que membre non permanent au sein du Conseil de sécurité, sera ainsi consacré à la question du polisario, et il est déjà clair que l’Algérie s’efforcera de pousser en faveur de son agenda déstabilisateur. D’ailleurs, ce sujet a été évoqué en long et en large entre Hamma Salama et le chef de la diplomatie algérienne, lors d’une rencontre le même jour.

Suite aux revers cinglants de la diplomatie algérienne ces dernières années sur le dossier du Sahara et tout particulièrement ces dernières semaines avec l’adoption d’une nouvelle résolution onusienne en faveur du Maroc et le soutien international qui s’en suit, le pouvoir algérien semble avoir opéré un revirement en urgence pour s’essayer à contrer les victoires marocaines, quitte à nommer un Premier ministre dont la seule qualification est de défendre le polisario.

Et pour ne pas changer, Hamma Salama a été reçu par deux ministres qui sont également impliqués directement dans les manigances algériennes contre le Maroc. Il a ainsi rencontré le ministre de la Communication, Mohamed Laagab, et celui des Affaires étrangères, Ahmed Attaf.

Ces réceptions traduisent leur volonté de se maintenir au sein du prochain gouvernement algérien. Et comme la tournée théâtrale n’était pas suffisante pour une journée, le représentant du polisario a été appelé à rencontrer aussi le très vieux président du Sénat algérien, Salah Goudjil (92 ans), ainsi que par le président de la Chambre des représentants, Brahim Boughali.




Attaques d’Es-smara: Nasser Bourita promet une riposte teintée de « sagesse »

Le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a révélé, mercredi, ce que compte entreprendre le Maroc et comment va-t-il riposter aux attaques ayant visé plusieurs quartiers de la ville d’Es-smara, assurant que le royaume va agir « avec sagesse ».
Répondant aux questions des députés concernant la réponse du Maroc aux récents tirs du Polisario qui, rappelons-le, ont coûté la vie à un jeune Marocain et causé de graves blessures à trois d’autres, Bourita a souligné que « l‘objectif du Maroc n’est pas l’escalade mais d’agir avec sagesse« .
Le ministre, qui intervenait lors de la présentation à huis clos du budget sectoriel de son département à la Commission des Affaires étrangères, de la défense nationale, des affaires islamiques et des MRE de la Chambre des représentants.
Bourita a, dans la même lignée, martelé que c’est le Maroc qui « détermine quand et comment il va réagir ».
Le royaume, par la voie de son représentant permanent aux Nations unies, Omar Hilale, avait qualifié l’attaque survenue dans la ville d’Es-Semara d’acte « ignoble et terroriste ».
« Les membres du MINURSO vont faire leur rapport. Le conseil de sécurité sera saisi par ce rapport. Les autorités marocaines, de leur côté, ont demandé l’ouverture d’une enquête confiée à la police judiciaire afin de vérifier ou identifier les détails scientifiques et balistiques des explosions », avait affirmé le diplomate marocain.
Le 5 novembre dernier, des milliers de personnes ont manifesté à Laâyoune pour dénoncer ces attaques terroristes perpétrées par le Polisario.
Lors de cette marche, les participants, menés par les Chioukhs, les notables et les élus locaux, ont condamné vigoureusement cette attaque, la qualifiant « d’acte terroriste commis par les ennemis de l’intégrité territoriale du Royaume ».




Sahara: Le piège algérien tendu à l’ambassadrice américaine Elizabeth Moore Aubin

L’Algérie tente tant bien que mal de glaner de fausses « réussites » à défaut d’avoir de réelles victoires diplomatiques dans le dossier du Sahara qui l’oppose au Maroc. La dernière supercherie en date, a voulu mettre les Etats-Unis dans l’embarras en embarquant l’ambassadrice américaine à Alger dans une visite de Tindouf.

Après le cirque de la réception par le nouveau Premier ministre algérien, Nadir Larbaoui, d’un représentant de la milice séparatiste comme première activité officielle et sans avoir de gouvernement, l’Algérie continue dans ses tentatives désespérées et ses mouvements infructueux pour influencer le dossier du Sahara marocain.

Le pouvoir algérien qui vient, pour la énième fois, de changer de Premier ministre, à moins d’un an d’une élection présidentielle, a choisi un personnage atypique avec le profil de Larbaoui, un diplomate qui ne sait s’exprimer que sur le polisario et ne connait rien aux affaires.

Cela montre l’intérêt extrême porté par le pouvoir algérien au Sahara marocain, un dossier qu’il tente d’influencer de toutes manières possibles, imaginables et inimaginables, comme ce piège qu’il a tenté de poser à l’ambassadrice américaine à Alger.

En effet, la diplomate a réussi à s’extirper d’un piège posé par la junte militaire à la dernière minute. Les militaires algériens ont voulu faire coïncider l’un de ses déplacements à Tindouf avec des manoeuvres du polisario, un cérémonial qui aurait fait afficher Elizabeth Moore Aubin aux côtés du chef de la milice séparatiste Brahim Ghali.

Les faits se sont déroulés mardi, alors qu’elle était sur le point de décoller depuis l’aéroport Houari Boumédiène d’Alger pour se rendre à Tindouf et des camps sahraouis. La diplomate américaine qui a déjà eu des penchants pour la thèse algérienne, a vite été rappelée par le département d’État américain qui l’a sommée de rebrousser chemin.

La visite de l’ambassadrice américaine à Tindouf allait servir pendant de longs mois la propagande algérienne qui aurait aimé vouloir montrer que Washington, l’allié traditionnel du Maroc, aurait voulu faire cette visite ou montré son soutien au polisario.

Des médias algériens ont voulu, malgré la déconfiture de taille, jouer sur les titres mensongers et les fake news en annonçant que la visite aurait réellement eu lieu. Des titres parlant d’une visite des camps sahraouis à Tindouf, et des répercussions au Maroc, ont déjà été choisis pour créer cette fausse actualité.

Pire, certains médias sont allés jusqu’à inventer une visite de plusieurs ambassadeurs étrangers aux camps de Tindouf dans le cadre d’une soi-disant mission de donateurs d’aide humanitaire aux Sahraouis. En réalité, aucun responsable étranger, aucun diplomate n’était du voyage, et la seule qui allait se faire tirer les oreilles était l’ambassadrice des Etats-Unis qui leur a fait faux bond à la dernière minute.




Sahara: les leçons d’El Guergarate et d’Es-Smara

Il y a trois ans, les FAR libéraient le passage frontalier d’El Guergarate pour rétablir la circulation des marchandises et des personnes. Aujourd’hui, avec les attaques d’Es-Smara, le Maroc se retrouve à nouveau ciblé par des provocations du Polisario. Une revue de presse du quotidien Al Akhbar.

Cette semaine, nous avons commémoré le troisième anniversaire de l’assainissement du passage d’El Guergarate. Le 13 novembre 2020, les Forces armées royale ont libéré cette voie commerciale, bloquée par les mercenaires du Polisario, pour assurer la libre circulation des marchandises et des personnes à travers ce passage vital qui donne sur les pays africains.

Tout le monde se remémore le discours royal prononcé à l’occasion du 45 anniversaire de la Marche verte, écrit le quotidien Al Akhbar dans l’édito de son numéro du jeudi 16 novembre. Dans ce discours, le Souverain avait fait part de son rejet catégorique de toute tentative de perturbation de la fluidité du trafic normal entre le Maroc et la Mauritanie ou d’altération du statut juridique et historique qui prévaut à l’est du Mur de sécurité.

En conséquence, poursuit l’éditorialiste, en tant qu’État, le Maroc ne saurait être affecté par les provocations stériles et les manœuvres désespérées de l’autre partie. Des provocations qui ne sont, en fin de compte, qu’une fuite en avant, et ce après que leur thèse soit définitivement tombée en désuétude.

Sans aucun doute, l’incident d’El Guergarate est riche en enseignements. Le premier étant que le Maroc ne tolère aucunement que son intégrité territoriale et ses frontières légitimes soient l’objet d’une quelconque mise à l’épreuve ou aventure ou encore provocation de la part des séparatistes. Tous ceux qui osent porter atteinte à la moindre parcelle de notre patrie verront leurs ambitions vite transformées en mirage, souligne l’éditorialiste.

Avec tout ce que le Maroc a réalisé, suite à cet incident, en termes d’objectifs militaires et géo-sécuritaires, l’Histoire retiendra également les percés diplomatiques de notre pays qui ont fait que les séparatistes et leur soutiens et mentors, affichés ou occultes, perdent souvent leur nerfs lors de rencontre et réunions diplomatiques internationales. Cela après avoir perdu toute chance d’acquérir une quelconque légitimité diplomatique, même factice.

Face à cette situation, poursuit l’éditorialiste, le désespoir les a poussés à tenter des aventures armées aux risques non calculés, et qui se sont finalement transformées en moments de deuil successifs dans la demeure du séparatisme.

Ce qui est sûr, avance l’éditorialiste, c’est que le Front Polisario et ses instruments à l’intérieur sont toujours à la recherche, par n’importe quel moyen, d’une victoire chimérique, quitte à rééditer l’épisode d’El Guegarate.

Ils n’hésitent pas à lancer des provocation non seulement contre les éléments des FAR en poste au Mur de sécurité, mais aussi contre les membres de la mission du maintien de la paix, la Minurso, ou encore en visant, à deux reprises par des actes terroristes, les habitants de la ville d’Es-Smara.

Mais, conclut l’éditorialiste, le Royaume ne s’est pas laissé faire. Il a été plus intelligent et plus ferme dans sa réaction face à ces actes et à tout ce qui est de nature à porter atteinte à son intégrité territoriale et à la sécurité de ses provinces du Sud. En fin de compte, c’est le Maroc qui va décider du moment qu’il choisira pour répondre à ces provocations. Le Maroc ne fait jamais dans la précipitation et ne réagit que quand il a bien préparé sa riposte.

Par Amyne Asemlal




MEDays 2023. Sahara: la République tchèque soutient l’intégrité territoriale du Maroc, réaffirme son ancien ministre des Affaires étrangères

Homme politique très actif en République tchèque et dans l’Union européenne, Cyril Svoboda s’est prêté à une interview avec Le360, en marge de l’ouverture de la 15ème édition des MEDays à Tanger (15-18 novembre). Il a notamment souligné la position de soutien de son pays à l’intégrité territoriale du Maroc.

«Nous soutenons le Maroc au sujet de son intégrité territoriale», a déclaré Cyril Svoboda, ancien vice-Premier ministre et ancien ministre des Affaires étrangères de la République tchèque.

Celui-ci répondait à une question sur les efforts menés par le Maroc pour résoudre le conflit artificiel autour du Sahara conformément à la résolution 2703 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui considère le plan d’autonomie comme une base sérieuse et crédible pour une solution politique axée sur le pragmatisme et le compromis.

Pour rappel, la République tchèque a récemment considéré le plan d’autonomie, présenté en 2007 par le Maroc, comme un effort sérieux et une «bonne base» pour la résolution de cette question.

Cette position avait été exprimée dans la Déclaration conjointe signée à Prague par le ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, et le ministre des Affaires étrangères de la République tchèque, Jan Lipavský.

Au cours de l’entretien, Cyril Svoboda, qui dirige actuellement l’Académie diplomatique de la République tchèque, a mis l’accent sur la politique africaine du Maroc. Il a notamment salué les appels de Rabat en faveur de la coopération Sud-Sud. «Le Maroc est un grand pays», a souligné ce membre du parti de l’Union chrétienne démocrate-Parti populaire tchécoslovaque.

Le 29 octobre 2004, Cyril Svoboda avait fait partie des signataires de la Constitution pour l’Europe. Il animera dans le cadre de la 15ème édition des MEDays, qui s’ouvre ce mercredi 15 novembre à Tanger, un débat sur les problèmes liés à la cybercriminalité.

Par Mohamed Chakir Alaoui et Abderrahim Ettahiry