L’Afrique ne doit pas être le champ de bataille d’une rivalité entre grandes puissances (COMMENTAIRE)

De hauts responsables américains se dirigent vers l’Afrique, dans la foulée du Sommet des dirigeants américano-africains qui s’est tenu le mois dernier pour la première fois en huit ans. Après le voyage de la secrétaire au Trésor Janet Yellen sur le continent au début du mois, la représentante permanente des Etats-Unis auprès des Nations Unies, Linda Thomas-Greenfield, a entamé mercredi sa tournée africaine.

Avec ces voyages, les Etats-Unis signalent leur “retour en Afrique”. Mais quelle est leur véritable intention? S’agit-il de promouvoir la coopération avec l’Afrique ou d’une tentative de pression sur le continent pour contrer “l’influence de la Chine” ?

Au cours de leurs visites, les responsables américains ont tenté de creuser un fossé entre la Chine et l’Afrique en soulevant des inquiétudes concernant la dette africaine. Le présumé “piège de la dette” est depuis longtemps un piège narratif tendu par l’Occident pour salir la coopération sino-africaine.

Lors de sa récente visite en Afrique, le ministre chinois des Affaires étrangères, Qin Gang, a souligné que le problème de la dette de l’Afrique était essentiellement une question de développement. Pour résoudre ce problème, il faut s’attaquer non seulement aux symptômes, mais aussi aux causes profondes.

M.Qin a déclaré que la Chine s’était toujours engagée à aider l’Afrique à alléger le fardeau de sa dette, et le pays participe activement à l’initiative de suspension du service de la dette (ISSD) du Groupe des 20 (G20). La Chine a signé des accords ou conclu des consensus avec 19 pays africains sur l’allègement de la dette et a suspendu le plus grand nombre de paiements du service de la dette parmi tous les membres du G20. La Chine s’est également engagé activement dans le traitement au cas par cas de la dette du Tchad, de l’Ethiopie et de la Zambie dans le cadre commun du G20.

Les données de la Banque mondiale montrent que les institutions financières multilatérales et les créanciers commerciaux détiennent près des trois quarts de la dette extérieure totale de l’Afrique. Ils pourraient et devraient prendre des mesures plus énergiques pour alléger le fardeau de la dette des pays africains. La Chine appelle toutes les parties concernées à contribuer à l’allègement du fardeau de la dette de l’Afrique.

Parallèlement, la coopération financière de la Chine avec l’Afrique a principalement porté sur la construction d’infrastructures et la capacité de production afin de renforcer la capacité de l’Afrique à se développer de manière indépendante et durable.

Au fil des ans, la coopération Chine-Afrique a répondu aux besoins urgents de développement des pays africains. Sous l’impulsion de l’initiative la Ceinture et la Route (ICR), la coopération Chine-Afrique dans le domaine des infrastructures a donné des résultats fructueux. Les statistiques montrent que depuis la création du Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA) il y a 23 ans, les entreprises chinoises ont construit ou modernisé plus de 10.000 km de voies ferrées, près de 100.000 km de routes, environ 1.000 ponts et 100 ports, ainsi que plusieurs hôpitaux et écoles en Afrique, créant ainsi plus de 4,5 millions d’emplois.

Il convient de noter que les aéroports où les officiels américains ont atterri et les routes et ponts que leurs convois ont traversés au cours de leurs visites en Afrique ont probablement été construits en coopération avec des entreprises chinoises.

Qui aide sincèrement l’Afrique à se développer ? Le peuple africain est le mieux placé pour répondre à cette question.

Une étude publiée l’année dernière par l’Inter Region Economic Network, un groupe de réflexion basé au Kenya, a révélé que la Chine prenait une avance considérable dans la prise de décision et la réalisation en temps voulu de projets d’infrastructure tels que les routes, les centrales électriques, les chemins de fer et les ponts en Afrique. Les faits et les chiffres de l’étude montrent qu’en agissant efficacement, la Chine contribue de manière tangible au développement de l’Afrique.

Craignant que les Etats-Unis ne soient pas réellement intéressés par l’aide à l’Afrique ou à la Zambie, mais se soucient davantage de faire valoir leurs intérêts là où ils ont le sentiment de perdre du terrain, Fred Mutesa, expert en gouvernance, en coopération au développement et en réduction de la pauvreté basé en Zambie, a déclaré : “Nous espérons que les Etats-Unis ne profiteront pas de leur amitié renouvelée avec la Zambie pour marquer des points contre la Chine”.

L’Afrique ne doit pas devenir une arène pour une rivalité entre grandes puissances. Au contraire, que l’Afrique devienne un terrain de coopération bénéfique pour tous, en particulier pour les Africains.




Le Maroc bashing continue en France: le journaliste Rachid M’Barki écarté de BFMTV pour soupçons d’ingérence

Difficile de ne pas voir planer l’ombre d’une véritable chasse aux sorcières dans les médias français suite à la décision de la chaîne BFMTV de suspendre d’antenne le journaliste franco-marocain Rachid M’Barki, pour soupçons d’ingérence du Maroc.

La suspension de Rachid M’Barki, le 12 janvier, par la chaine télévisée au sein de laquelle il officiait depuis plus de 18 ans ne laisse personne indifférent, depuis que l’annonce en a été faite par les médias français le 2 février.

Depuis, les interrogations fusent de toutes parts. Que reproche-t-on en réalité à ce journaliste et rédacteur en chef, qui affiche plus de 30 ans de métier au compteur et présente le journal de la nuit sur BFMTV depuis son lancement en 2005? À en croire le journal Politico, premier média à faire des révélations –et des raccourcis douteux– sur cette mise à l’écart, un audit interne est actuellement mené au sein de la chaîne d’information française suite à la diffusion «dans des circonstances troubles», de contenus «non validés».

Le Sahara marocain au cœur d’une tempête médiatique en France

Ce qu’on reproche concrètement au journaliste qui présente également l’émission Faites entrer l’accusé sur RMC Story, est d’avoir fait mention à l’antenne du «Sahara marocain» et non du «Sahara occidental», contrairement aux us et coutumes médiatiques en France.

C’est ainsi dans le cadre d’un reportage présenté par Rachid M’barki, l’été dernier, à propos du Forum économique de Dakhla où se sont réunis des investisseurs espagnols en juin 2022, que celui-ci évoquait le «réchauffement des relations diplomatiques» entre l’Espagne et le Maroc facilité, expliquait-il, par «la reconnaissance espagnole du Sahara marocain». Un sujet on ne peut plus toxique pour le pouvoir en France, qui ne semble guère apprécier le caractère stratégique des relations entre Rabat et Madrid, étayé par la clarté de la position de l’Espagne sur le Sahara atlantique.

La mention de la marocanité du Sahara a suffi à déclencher une véritable tempête au sein de la chaîne et à donner lieu à un audit interne pour soupçons d’ingérence du Maroc. Une démarche perçue par nombre d’observateurs comme une véritable chasse aux sorcières orchestrée contre le Maroc.

Et pour cause, c’est précisément au moment où le Maroc fait l’objet d’un acharnement médiatique depuis que le Parlement européen s’emploie à se blanchir des accusations de corruption qui l’entachent, en prenant pour cible le Maroc, qu’une séquence datant de juin 2022 a refait surface afin de mieux corroborer les accusations d’ingérence contre le Maroc.

Bien que la chaîne BFMTV se refuse à se prononcer sur une ingérence étrangère, la presse française, elle, s’est littéralement emballée en publiant à son tour l’information diffusée par Politico le 2 février, participant ainsi à son tour à un véritable Maroc bashing.

Des raccourcis douteux pour preuves

Ainsi, toujours dans les colonnes de Politico, ce média s’est livré à des raccourcis forts douteux en partageant une interview filmée de Rachid M’Barki réalisée par Le360, considéré, avance Politico «comme proche du pouvoir». Ainsi, non seulement est-il reproché au journaliste, dont on a tôt fait de rappeler l’origine marocaine, d’accorder une interview à un site d’information marocain mais aussi d’y avoir parlé de ses liens avec son pays d’origine. Montée en épingle, une déclaration en particulier de Rachid M’Barki a fait mouche: lorsqu’il dit qu’il «essaye d’agir à (sa) manière à (son) petit niveau pour faire briller le Maroc» quand celui est interrogé sur sa participation à un rapprochement à travers des ONG entre la France et le Maroc… On a tôt fait d’y voir un complot. C’est ce qui s’appelle faire mousser du vent quand on manque d’ingrédients.

Joint par le journal Le Parisien, Rachid M’Barki déclare: «On me reproche d’avoir donné à l’antenne des infos qui ne sont pas passées par les circuits de validation officiels», en citant pour exemple l’évocation d’un forum économique entre le Maroc et l’Espagne à Dakhla, mais aussi «des emplois menacés sur la Côte d’Azur par la disparition des oligarques russes après le début de la guerre en Ukraine». Car ce sont désormais tous les journaux télévisés présentés par le journaliste que l’on soupçonne d’avoir été biaisés, en avançant aussi des ingérences d’autres pays africains et arabes, tels que le Soudan et le Qatar, pour la simple et bonne raison qu’ils faisaient l’objet de thématiques abordées dans le journal de la nuit de BFMTV.

Le journaliste plaide quant à lui la bonne foi, assurant que ces informations lui avaient paru tout simplement «intéressantes» à donner aux téléspectateurs, poursuit Le Parisien, et balaie d’un revers de la main les accusations d’ingérence en les qualifiant de «fantasme».

Muhammad SIDAT : « Pas de Super Ligue sans le TPM »

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DEMARRAGE DÈS AOUT PROCHAIN




Le CPS de l’UA adopte la «Déclaration de Tanger» sur la promotion du lien Paix-Sécurité-Développement et décide de la soumettre au Sommet de l’UA

Le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA) a adopté la «Déclaration de Tanger» sur la promotion du lien entre la paix, la sécurité et le développement en Afrique et a décidé de la soumettre pour examen et adoption par le 36eme Sommet de l’organisation panafricaine prévu la mi-février.

Le CPS de l’UA «adopte la Déclaration de la Conférence de l’UA sur la promotion du lien entre la paix, la sécurité et le développement en Afrique, intitulée ‘’Déclaration de Tanger’’ » et décide de la soumettre « pour examen et adoption par la Conférence de l’Union lors de la 36e session ordinaire des chefs d’État et de gouvernement qui se tiendra en février 2023 », affirme le Conseil dans un communiqué ayant sanctionné sa 1134e réunion tenue le 27 janvier dernier sur l’examen de la Déclaration de Tanger, et publié jeudi.

Le CPS « se félicite de la tenue de la Conférence politique de l’UA sur la promotion du lien entre la paix, la sécurité et le développement en Afrique, qui s’est tenue du 25 au 27 octobre 2022 à Tanger (Royaume du Maroc), et qui a réuni de multiples parties prenantes, notamment les États membres de l’UA, les organes et institutions de l’UA, les communautés économiques régionales, les représentants de l’Organisation des Nations Unies et de ses agences, les institutions africaines de développement, les organisations de la société civile, le monde universitaire, les professionnels, les groupes de jeunes et de femmes, et les partenaires au développement », lit-on dans le communiqué.

Le CPS, ajoute le communiqué « rend hommage au Gouvernement du Royaume du Maroc pour les efforts qu’il a déployés pour abriter la Conférence politique de l’UA sur la promotion du lien entre la paix, la sécurité et le développement en Afrique » et «félicite la Commission de l’UA, en collaboration avec le Royaume du Maroc et tous les partenaires concernés, pour avoir organisé avec succès la Conférence politique de l’UA ».

Le CPS exprime également « sa profonde gratitude à tous les partenaires et parties prenantes pour le soutien apporté afin d’assurer la réussite de la Conférence politique et leur participation, et demande aux États membres de l’UA, à la Commission de l’UA, aux Communautés économiques régionales et aux partenaires d’œuvrer à la mise en œuvre de la Déclaration de Tanger et ce, de manière bien coordonnée, et à la Commission de l’UA de diriger ces initiatives afin d’assurer une synergie et une large participation de toutes les parties prenantes travaillant sur le lien entre la paix, la sécurité et le développement ».

La promotion du lien entre la paix, la sécurité et le développement en Afrique, rappelle-t-on, avait été au centre de la réunion du CPS de l’UA au cours de sa 883ème réunion tenue, au niveau ministériel lors de la présidence marocaine du Conseil pour le mois de septembre 2019, en marge de la 74e Session de l’Assemblée générale des Nations unies.

Présidée par le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, cette réunion du CPS, avait examiné la thématique «l’interdépendance entre la paix, la sécurité et le développement : vers un engagement collectif pour l’action».

A l’issue de cette réunion ministérielle, le CPS avait « reconnu l’importance que revêt une considération appropriée de l’interdépendance entre la paix, la sécurité et le développement, en vue d’assurer l’efficacité des efforts de prévention de conflits, de maintien et de consolidation de la paix en Afrique » tout en soulignant « le rôle crucial d’une pleine opérationnalisation de tous les instruments disponibles dans le cadre de l’Architecture africaine de paix et de sécurité (APSA) et de l’Architecture africaine de gouvernance (AGA) dans la réalisation de la paix, de la sécurité et du développement en Afrique et la réduction du nombre de conflits sur le continent ».

Le CPS avait notamment « demandé instamment le renforcement urgent des actions de l’UA pour la prévention des conflits, dans le but de préserver la paix et la stabilité, d’épargner des vies humaines et d’éviter la destruction d’infrastructures et de biens vitaux, qui auront un impact négatif sur les moyens d’existence des populations concernées ».




Arrivée du pape à Djouba : « que des fleuves de paix coulent dans ce cher pays »

Le pape François est arrivé à Djouba, capitale du Soudan du Sud, dans le cadre de son 40e voyage apostolique, ce vendredi 3 février, à 14h45 heure locale (13h45 à Rome). Après la cérémonie de bienvenue à l’aéroport de Djouba, le pape s’est rendu au Palais présidentiel, où il a rencontré le président du pays, Salva Kiir Mayardit.

La Salle de presse du Saint-Siège indique qu’en arrivant à Djouba, le pape a écrit dans un livre d’honneur : « Pèlerin ici, je prie pour que dans ce cher pays, don du Nil, des fleuves de paix coulent et que le peuple du Soudan du Sud, une terre de grande abondance, puisse voir fleurir la réconciliation et germer la prospérité. »




Une enquête de i24News démontre l’existence des liens étroits entre le Polisario et Hezbollah

Le magazine Défense, présenté par Matthias Inbar, a diffusé mercredi soir une enquête exclusive révélant les réseaux de financement du Front Polisario et ses liens avec le Hezbollah sur la chaîne d’information i24News.

En s’appuyant sur des notes d’agences de renseignement et sur des rapports de la garde civile espagnole, i24News a divulgué l’identité des responsables du financement du Front Polisario et en a expliqué les mécanismes via la « Hawala Tirs », un réseau informel de transfert de fonds. Lors du reportage, des comptes bancaires en Irlande et en Espagne ainsi que différents réseaux de blanchiment d’argent vers l’Europe, les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite ont été dévoilés.

Par ailleurs, nos confrères de i24News ont pu démontrer l’existence des liens étroits qui unissent le Front Polisario et l’organisation chiite libanaise, le Hezbollah. En effet, une vidéo montre la rencontre entre l’un des responsables de la « Hawala Tirs », qui finance le Front Polisario, et un homme d’affaires libanais des « Qard El hassan », réseau de blanchiment d’argent du Hezbollah.




Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, est arrivé au Maroc

Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, est arrivé mercredi au Maroc pour co-présider avec le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, les travaux de la 12ème session de la Réunion de haut niveau Maroc-Espagne.

Ason arrivée à l’aéroport de Rabat-Salé, Sanchez, qui conduit une importante délégation, a été accueilli par Akhannouch et l’ambassadeur d’Espagne au Maroc, Ricardo Diez-Hochleitner Rodriguez.

Après avoir passé en revue un détachement de la première base aérienne des Forces royales air qui rendait les honneurs, le président du gouvernement espagnol a été salué par le ministre de la Santé et de la protection sociale, le ministre de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, le ministre du Transport et de la logistique, le ministre de la Jeunesse, de la culture et de la communication, le wali de la région de Rabat-Salé-Kénitra et l’ambassadeur du Maroc à Madrid.

Par la suite, Akhannouch a été notamment salué par les ministres espagnols de l’Intérieur et des Affaires étrangères et l’ambassadeur d’Espagne au Maroc.

La 12ème session de la Réunion de haut niveau Maroc-Espagne, qui se tient huit ans après la dernière session de ce mécanisme institutionnel, s’inscrit dans le cadre du partenariat stratégique et de la nouvelle dynamique que connaissent les relations entre les deux Royaumes suite à la visite effectuée, en avril dernier, par Sanchez au Maroc, à l’invitation du roi Mohammed VI.




Le Roi s’entretient au téléphone avec Pedro Sanchez

Le Roi Mohammed VI s’est entretenu, ce mercredi, au téléphone avec le Président du Gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, indique un communiqué du Cabinet Royal.

Voici le texte du communiqué :

« Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, a eu, ce jour, un entretien téléphonique avec Son Excellence Monsieur Pedro Sanchez, Président du Gouvernement espagnol.

Au cours de cet entretien chaleureux, Sa Majesté le Roi, que Dieu L’assiste, S’est félicité de l’évolution, dans la concertation, la confiance et le respect mutuel, de la nouvelle phase du Partenariat bilatéral depuis la Rencontre du 07 avril 2022 entre le Souverain et le Président du Gouvernement espagnol. Les engagements contenus dans la Déclaration conjointe adoptée à cette occasion ont été substantiellement mis en œuvre.

C’est dans ce contexte que Sa Majesté le Roi, que Dieu Le Glorifie, a salué la tenue à Rabat de la 12ème session de la Réunion de Haut Niveau Maroc-Espagne, huit ans après la dernière session de ce mécanisme institutionnel.

En vue de renforcer cette dynamique positive dans le partenariat stratégique bilatéral excellent, Sa Majesté le Roi a invité le Chef du Gouvernement espagnol à effectuer une visite officielle au Maroc, très prochainement. Cette visite sera l’occasion pour renforcer davantage les relations bilatérales, à travers des actions concrètes marquées par l’efficacité, et des projets tangibles dans des domaines stratégiques d’intérêt commun ».




Albares : Le Maroc, un acteur fondamental pour la stabilité de l’espace euro-méditerranéen

Le ministre espagnol des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la coopération, José Manuel Albares, a réaffirmé l’importance stratégique du Maroc pour l’Union européenne, saluant le rôle fondamental du Royaume pour la stabilité de l’espace euro-méditerranéen.

‘’Le Maroc est un partenaire de premier ordre pour l’Union européenne. Le Royaume est un pays fondamental pour la stabilité de l’espace euro-méditerranéen que nous partageons entre l’Europe et l’Afrique et l’Europe et le Maghreb’’, a souligné Albares à l’occasion de la tenue, mercredi et jeudi à Rabat, de la 12ème Réunion de Haut Niveau Maroc-Espagne.

‘’Le Maroc joue un rôle clé pour la stabilité et le développement de toute la région euro-méditerranéenne’’, a insisté le chef de la diplomatie espagnole.

Par conséquent, a-t-il fait observer, ‘’tout comme la relation entre l’Espagne et le Maroc est mutuellement bénéfique, la relation entre le Maroc et l’UE l’est également’’.

Par ailleurs, Albares a mis en exergue les réformes et le processus de modernisation que connaît le Maroc lors des dernières années.

‘’Le dynamisme modernisateur des dernières décennies au Maroc est incontestable. La progression de la modernisation du Maroc est un fait qui peut être constaté si l’on regarde les 20 ou 30 dernières années’’, a relevé le ministre espagnol.

Le point d’orgue de ce moment de nostalgie a été la montée sur scène du sélectionneur national Walid Regragui, l’invité surprise de cette soirée, accueilli chaleureusement par le public.

L’occasion ne pouvait pas passer sans rendre un hommage posthume à la légende Pelé, décédé fin 2022.

Le Maroc organise le Mondialito pour la troisième fois, après l’édition 2013 qui a vu le Raja de Casablanca atteindre la finale (défaite 2-0 devant Bayern Munich) et celle de 2014, qui a vu la participation du Moghreb de Tétouan, en tant que champion du Maroc.




Maroc-Irak. Nouvelle ère pour les relations bilatérales

L’ouverture d’une ambassade marocaine à Bagdad est un signal fort montrant le nouveau palier que viennent de franchir les relations maroco-irakiennes. Celles-ci sont appelées à se développées sur des «bases solides».

L’Ambassade du Royaume du Maroc en Irak a été ouverte, samedi à Bagdad, en présence du ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, du ministre irakien des Affaires étrangères, Fouad Hussein, de personnalités politiques, d’hommes d’affaires irakiens et de représentants d’organisations internationales en Irak.

Dans une déclaration à la presse à cette occasion, le ministre irakien des Affaires étrangères a salué l’ouverture de l’ambassade du Maroc à Bagdad, relevant qu’il s’agit d’un mécanisme important pour consolider les relations entre les deux pays frères et une preuve que ces relations ont atteint un niveau très avancé.

“Sur cette base, nous construirons les relations économiques, commerciales, culturelles, sécuritaires et dans différents domaines, ainsi que l’action commune sur les plans arabe, islamique et international,” a-t-il ajouté.

L’ouverture de l’ambassade est très importante pour le développement des liens d’amitié entre les deux pays et entre les diplomaties marocaine et irakienne, a poursuivi Hussein, notant que les deux pays ont inauguré une nouvelle ère des relations.

“Pour l’Irak, les relations avec le Maroc sont importantes et historiques,” a-t-il dit, exprimant sa détermination à œuvrer pour l’édification de ces relations sur des bases solides.

Le Roi du Bahreïn, Hamad Ben Issa Al Khalifa, a reçu, jeudi 26 janvier, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, en visite à Manama à la tête d’une importante…

De son côté, Bourita a indiqué que l’ouverture de l’ambassade du Maroc en Irak s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations solides et ancrées entre les deux pays.

“Nous assistons aujourd’hui à une nouvelle ère des relations maroco-irakiennes, sur les mêmes bases solides déjà en place, mais avec des visions en conformité avec la réalité des deux pays et de la région”, a déclaré Bourita.

L’ambassade jouera un rôle essentiel en tant que mécanisme de développement des relations bilatérales, a-t-il ajouté, notant qu’il a été convenu d’ouvrir des consulats dans des régions du Maroc et de l’Irak afin de renforcer la coopération entre les deux pays et les deux peuples.

L’Iraq réitère sa position ferme en soutien à l’intégrité territoriale du Royaume

“Je réitère la position constante de l’Irak sur la question du Sahara marocain et son soutien à l’intégrité territoriale du Royaume du Maroc”, a déclaré le ministre irakien des Affaires étrangères, Fouad Hussein, lors d’une conférence de presse conjointe avec le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, tenue à l’issue de leurs entretiens à Bagdad.

Il a ajouté que l’Irak se tient aux côtés du Maroc concernant la question de son intégrité territoriale nationale.

De même, le chef de la diplomatie irakienne a affirmé l’appui de l’Iraq aux efforts des Nations Unies tendant à parvenir à une solution définitive à ce conflit, notant que son pays soutient les résolutions onusiennes à ce sujet.

Par ailleurs, Hussein a insisté sur l’importance de recourir à des voies pacifiques à travers des négociations pour résoudre ce différend, en préservant l’intégrité territoriale du Maroc et en assurant la sécurité et la stabilité dans la région du Maghreb.

Les deux pays avaient publié une Déclaration conjointe lors de la visite officielle du ministre irakien des Affaires étrangères au Maroc, le 13 mai 2022, dans laquelle l’Irak avait affirmé son “soutien à l’intégrité territoriale du Royaume et aux efforts de l’ONU et son rôle central pour parvenir à une solution politique”.

Pour sa part, le Maroc n’a ménagé aucun effort durant les différentes étapes du processus politique en Irak pour apporter son soutien et son aide au peuple irakien dans ses efforts visant à mettre en place des institutions démocratiques représentatives de toutes ses composantes et contribuer à la reconstruction d’un Irak unifié, démocratique et ouvert sur son environnement arabe.




Blanchiment d’argent, financement du terrorisme… Le Polisario au cœur d’un nouveau scandale impliquant le Hezbollah

Citant des enquêteurs financiers, des rapports de la Guardia Civil espagnole et des experts en terrorisme, le quotidien allemand «Die Welt» révèle des liens étroits et un gros trafic de devises entre le Polisario et un réseau spécialisé dans le blanchiment d’argent pour le compte du Hezbollah libanais, vassal de l’Iran. La méthode utilisée est celle de la «Hawala» et l’argent est destiné, entre autres, à financer le terrorisme. Le tout au vu et au su de la junte d’Alger.

Des enquêteurs financiers ont découvert des transferts illégaux d’argent sous forme de «Hawala» entre de nombreux pays européens, dont l’Allemagne, la Belgique, la France et la Grande-Bretagne ainsi que des Etats du Golfe et les territoires où le Polisario a pied, a rapporté samedi le média allemand Die Welt.

«Tires» est le nom du réseau qu’Ahmed A. et son associé Azman M., un ancien camarade de classe, ont mis en place à l’est du mur de défense au Sahara. Ahmed A s’est vanté de pouvoir négocier des montants allant jusqu’à 50.000 euros n’importe où et n’importe quand. Et il évoluait pour pouvoir faire des «transferts encore plus élevés», relève le journal, qui cite des informations remises au service financier de la Guardia Civil.

A., qui a étudié en Libye, vit en Espagne depuis 2007. Il est spécialisé dans les transferts d’argent illégaux de l’Europe vers l’Afrique de l’Ouest et vice versa. Lui et son associé sont basés en Espagne. Un de ses proches travaille en Algérie. Ils ont de bons contacts avec l’armée algérienne, selon le quotidien, qui note que A. a lui-même déclaré qu’il pouvait transférer de l’argent liquide vers et depuis le Liban à tout moment.

Les succursales de sa «banque» fantôme sont les propriétaires d’entreprises discrètes telles que des marchands de légumes, des bouchers ou des magasins d’informatique. «Hawaladars» est le nom donné aux personnes auprès desquelles les clients peuvent déposer de l’argent ou être payés.

En outre, selon l’enquête, Ahmed A. et Azman M. ont ouvert des comptes privés dans diverses banques européennes sur lesquels leurs clients peuvent transférer des sommes d’argent qui sont versées en espèces ailleurs, et vice versa.

«Les liquidités des Hawaladars d’Europe, d’Afrique et du Moyen-Orient s’équilibrent ou, si nécessaire, sont compensées par la contrebande d’argent liquide, de bijoux ou de montres de luxe. Des cartes de visite avec le nom “Tires” et des publicités de “Services informatiques” et “Money Exchange” en arabe ont été découvertes par les enquêteurs là même où opère le Polisario. Parmi les experts du terrorisme, cette découverte déclenche des alarmes. Cette région est truffée de ramifications allant d’Al-Qaïda à l’État islamique», note le média allemand.

D’après l’article, un acteur majeur en particulier étend son influence en Afrique de l’Ouest et au-delà, à savoir l’Iran, le plus grand Etat sponsor de groupes terroristes au monde. La stratégie centrale de la dictature islamique est d’exercer une influence culturelle, politique et militaire à travers les communautés chiites à l’étranger. Les régions instables et pauvres sont idéales pour gagner des milices locales pour la lutte supposée contre «l’Occident colonialiste». Des membres du Polisario auraient reçu de Téhéran des missiles sol-air et des drones et le Hezbollah, qui est allié à l’Iran, aurait installé des camps en Algérie où il entraîne des combattants du Polisario, ajoute la même source.

Le Hezbollah est confronté au problème que le secteur bancaire s’est partiellement effondré dans la crise économique libanaise et ses propres institutions financières ont également été sanctionnées. L’organisation veut aussi camoufler du mieux qu’elle peut son financement du terrorisme en Afrique. C’est la raison pour laquelle elle recourt aux réseaux Hawala. Les premières investigations indiquent que c’est en l’occurrence le cas dans cette affaire. Ahmed A. précise sur sa propre page Facebook qu’il entretient une attitude positive envers l’Iran, le Hezbollah et les combattants du Polisario. Là-bas, il est ami avec des représentants de la milice séparatiste et aussi avec des agents de liaison entre le front et le Hezbollah.

Ahmed A. a également exprimé à plusieurs reprises sa sympathie pour l’Iran. Ce dernier «s’est tenu aux côtés de ses alliés dans les moments les plus sombres et est pris en étau», écrit-il. Cela fait probablement référence aux sanctions occidentales contre le régime de Téhéran -qui peuvent être contournées par la Hawala, conclut l’auteur de l’article.