Pour une meilleure réduction de la mortalité maternelle: La SCOSAF appelle l’Etat congolais à investir dans la « sage femme »

La Présidente nationale de la Société congolaise de la pratique «  Sages-femmes » (SCOSAF) appelle le gouvernement congolais à investir dans cette catégorie des femmes afin de réduire la mortalité maternelle en République démocratique du Congo, où malheureusement 547 femmes meurent pour 100.000 naissances vivantes de causes liées à la grossesse. Ce pressant appel a été lancé à l’issue de sa réunion trimestrielle tenue avec la presse, organisée avec l’appui de l’Ong internationale ENDA Santé.

« Nous avons tenu cette réunion avec la presse pour l’informer sur le rôle important de la sage femme et aussi solliciter son implication dans le plaidoyer  que nous allons amener. Etant donné que ce sont les hommes et les femmes des médias et que la bonne information passe par eux, nous avons ciblé quelques médias les plus suivis dans la communauté afin qu’ils puissent parler du rôle de la sage femme, des droits de la femme et de ce que la sage femme est appelée à faire»,  a indiqué la présidente de SCOSAF, Mme Annie Tshiamala.

L’implication des médias dans ce plaidoyer est fortement attendue afin que la situation puisse réellement changer et que la SCOSAF soit présente dans toutes les  structures de santé offrant la gratuité de maternité à Kinshasa comme dans l’arrière du pays.

« Nous sommes en train de militer pour qu’il y ait vraiment le déploiement des sages femmes dans l’arrière du pays (…) Même si l’Etat congolais ne déploie pas et n’affecte pas, il est impérieux pour la catégorie de la sage femme que l’Etat s’implique pour son déploiement dans les structures, surtout dans les 366 structures qui offrent la gratuité de maternité. Dans la ville province de Kinshasa, il n’y a pas l’effectivité des sages femmes. Et je vous informe que les sages femmes terminent chaque année. Il y a des institutions  qui mettent sur le marché d’emploi les sages femmes mais elles ne sont pas utilisées. Elles restent à la femme à la maison pendant que ces structures et les femmes qui vont accoucher ont besoin d’elles. Je vous dis sans investir dans la sage femme, on ne verra pas la réduction de la mortalité maternelle. La sage femme est la personne attitrée pour prendre en charge les femmes sur le plan reproductif et sexuel », a plaidé le numéro 1 de la SCOSAF.

SCOSAF et son projet  APES

Pour le moment, cette Ong nationale, qui travaille avec des moyens encore limités, est en train de militer pour implémenter son projet « APES » à travers le pays.  C’est ce qu’a affirmé sa présidente. Elle l’a dit en ces termes : « La SCOSAF est en train d’implémenter un projet sur le plan national. Il est dénommé  APES/ RDC et Enda Santé. Ce projet s’articule sur le plaidoyer. Et donc en ce qui nous concerne, nous sommes en train de faire le plaidoyer pour le déploiement des sages femmes dans toutes les étendues du pays, parce qu’on s’est rendu compte que les femmes ne sont pas représentées dans toutes les structures nationales. Alors comme c’est implémenté au niveau de Kinshasa, nous avons réalisé un état de lieu dans les structures offrant la gratuité de maternité pour nous rendre compte de l’effectivité des sages femmes. A côté de l’effectivité, nous avons aussi voulu savoir par rapport  à cet état de lieu, est ce que les sages femmes qui sont dans ces structures sont réellement dans leur champs de pratique ou sont affectées ailleurs ? ».

«  Je pense que nous sommes mieux placés pour porter ce message combien capital. C’est une question de vie ou de mort. Et donc, je suis vraiment content d’avoir pris part à cette activité qui m’interpelle et m’oblige à m’impliquer. Et donc, entant que journaliste professionnel et engagé, je vais bien relayer ce message tout en espérant que les autorités du pays mais aussi ses partenaires seront touchés pour que les sages femmes, elles qui sauvent des vies, soient réellement prises en compte, valorisées et déployées à  travers le pays »,  a fait savoir, Cyril Milandu, journaliste à la radio Top Congo, participant à cette réunion, qui avait réuni une dizaine de professionnels de médias, parmi lesquels de la radio Okapi, de la Radiotélévision nationale congolaise (RTNC).

 

 

Prince Yassa

 




Beni : les FARDC déjouent une attaque des terroristes ADF près de Mayangose 

Une nouvelle attaque des combattants ADF/MTM a été repoussée par les forces armées de la République Démocratique du Congo à

Mikua, une localité située à environ trois kilomètres de Kididiwe au Nord-Est de la ville de Beni, dans la province du Nord-Kivu.

 

Selon Mwami Atsu Taibo, chef du village Bapakombe Bakondo, les assaillants ont lancé une attaque contre une position militaire avant d’être rapidement repoussés par les éléments FARDC.

 

Cette autorité coutumière souligne que l’armée loyaliste a infligé des lourdes pertes dans le rang de l’ennemi au regard des traces de sang visibles sur le lieu.

 

Il exhorte la population à faire confiance aux FARDC qui se battent pour le retour de la paix et la sécurité totale dans la zone.

 

Mwami Atsu Taibo, chef du village Bapakombe Bakondo émet le vœu de voir tout le monde faire preuve de vigilance et dénoncer tout mouvement suspect de l’ennemi.

 

Il sied de rappeler que cette attaque intervient après trois ans d’accalmie observée dans la zone.

 

 

Alain Wayire, Beni




Lutte contre le VIH/SIDA: Serge Tamundele se réjouit de la disponibilité des députés à accompagner la modification de la Loi portant protection des PvVIH

L’expert  en matière juridique, Serge Tamundele, s’est réjoui de la disponibilité des députés nationaux de la Sous-commission Santé de la grande Commission Socio-culturelle de l’Assemblée nationale, à accompagner la société civile pour la modification de la Loi portant protection des Personnes vivant avec le VIH (PvVIH) précisément  en son article 37 relatif au dépistage des mineurs.

«  C’était une grande opportunité parce que les députés nationaux de la Sous commission Santé se sont montrés disponibles et engagés sur la question. C’était impressionnant et formidable de constater qu’ils sont vraiment disponibles à porter la loi, parce qu’ils ont compris que la loi est évolutive selon le contexte. Et aujourd’hui la loi portant protection  des Personnes  vivant avec le VIH a des problèmes  contextuels que l’on doit adapter, notamment les dispositions pour le dépistage pour les mineurs et l’annonce  des résultats de ce dépistage. C’est un  verrou essentiel et les députés ont accepté  et attendent ce que la société civile va proposer », avait indiqué cet expert à l’issue de la réunion de plaidoyer portant sur la mobilisation des ressources domestiques pour la lutte contre le Paludisme, le VIH et la Tuberculose en République démocratique du Congo entre la société civile et la Sous-commission Santé.

 

En termes de besoins, a-t-il souligné, c’est la société civile qui connait le problème de la communauté et maitrise mieux la situation.

« La société civile autour de RACOJ, qui porte cette question des mineurs doit rapidement et beaucoup travailler parce qu’il y a l’opportunité de l’engagement des députés pour préparer une révision de la loi et apporter ca auprès de qui des droits pour qu’on avance (…) ca sera un grand travail de RACOJ de travailler avec des véritables techniciens à apporter un projet que les parlementaires prendront comme une proposition et travailler pour qu’on avance sur cette question qui a pris beaucoup de temps », avait recommandé Serge Tamundele.

Cette réunion était dirigée par la coordinatrice nationale du Réseau des Associations des adolescents et jeunes contre le VIH/SIDA, le Paludisme et la Tuberculose (RACOJ), le Docteur Rachel Ndaya, alors que la délégation de la société civile était conduite par le Directeur national du Programme national de Lutte contre le VIH/SIDA (PNLS), le Docteur Aimé Mboyo.

Prince Yassa




Lutte contre le VIH/SIDA: Le Gouvernement appelé à payer en urgence les fonds réclamés par le Fonds mondial

Le Programme national de lutte contre le VIH/SIDA (PNLS) et ses partenaires appellent le Gouvernement congolais à payer une partie des fonds réclamés par le Fonds mondial afin de permettre à cette grande institution qui  finance en grande partie la lutte contre cette pandémie en Rdc en plus de Pepfar, de lever le gel au début de l’année prochaine et permettre la reprise de décaissement.

Selon le Directeur du Programme national de lutte contre le VIH/SIDA (PNLS), qui s’exprimait lors de la réunion trimestrielle de suivi de la mise en œuvre  de la subvention Fonds mondial, dont la République démocratique du Congo est bénéficiaire, cet appel lancé à l’endroit du Gouvernement congolais, fait partie des activités urgentes de plaidoyer à mener afin de sauver des vies qui sont réellement menacées.

« Cette réunion a porté essentiellement sur la situation par rapport à la première année de mise en œuvre de cette subvention, parce que c’est une subvention de trois ans, 2024 à 2026. Donc à la fin de cette première année, nous avons voulu faire  le point pour savoir qu’est ce qui s’est passé durant cette année, ou est ce qu’on en est, quels sont les goulots identifiés, quels sont les points à ajuster. Et donc, durant cette première année, le pays a connu d’abord le retard dans le premier décaissement des fonds de la part du Fonds mondial en faveur de la CAGF. Ce retard a été malheureusement suivi au mois de septembre d’un gel de décaissement des fonds du fait de la perception inappropriée des frais douaniers de la TVA, mais aussi du fait des problèmes de justification des dépenses réalisées dans le cadre de cette subvention. Cette double situation combinée au non paiement des primes des cadres et agents du ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, a fait que 2024 a été une année très difficile à tel point que  les performances programmatiques restent relativement faibles », a fait savoir le Directeur du PNLS, le Docteur Aimé Mboyo, préconisant comme solution un plaidoyer urgent à mener auprès du Ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale.

C’est ce qu’il a dit, en alertant en ces termes: « Et donc, nous avons identifié les urgences à entreprendre, dont notamment ce plaidoyer auprès du ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale pour qu’à travers le  Gouvernement de la République, le ministère des Finances puisse libérer rapidement une partie de ces fonds qui nous sont réclamés par le Fonds mondial de manière à ce qu’en début de l’année prochaine en janvier que  le Fonds mondial lève le gel et que le décaissement puisse reprendre, les activités et les interventions sinon, les conséquences seront dramatiques notamment les patients qui sont au stade avancé de l’infection à VIH, et que s’ils ne sont pas pris en charge rapidement et correctement ils risquent de mourir. Voilà, l’enjeu qui a au tour de cette levée du gel en faveur de la CGAF».

Selon les données, il y a peu près 5 millions de dollars des dépenses qui sont considérées comme non éligibles. Parmi lesquels un million sont des taxes. Et pour ça, le bureau du Programme commun des Nations unies contre le VIH/SIDA (ONUSIDA) en République démocratique du Congo, a suggéré que ce montant d’un million soit débloqué afin de permettre au Fonds mondial de décanter la situation et de reprendre le décaissement.

« Ce gel des décaissements par le Fonds mondial a un impact énorme sur la vie de millier de personnes parmi lesquelles les PVVIH à un stade avancé du sida, les femmes ayant besoin de services PTME (seulement 40% d’entre elles ont eu accès aux ARV en 2023) ainsi que les enfants séropositifs dont moins de 50% étaient sous ARV en 2023. Donc, il est important de préparer une note technique de plaidoyer, relevant les conséquence néfastes d’une telle situation sur la vie personnes infectées ou affectées par le VIH, afin de permettra au ministère de la Santé publique d’approcher de nouveau le ministère des Finances pour débloquer au moins une partie des fonds », a indiqué le Conseiller en information stratégique de l’ONUSIDA en RDC, M. Adamou Dambagi.

Même son de cloche pour la société civile, qui a profité de cette occasion pour lancer un cri de détresse.

«  Je pense que le premier geste qui doit être posé, c’est de trouver une solution si jamais le pays arrive à payer ne serait ce qu’un million  que réclame le Fonds mondial sur tout ce qui est frais de douane, parce que ce sont les médicaments qu’on a payés pour le pays. On ne va pas faire payer les médicaments pour lesquels le pays est contributeur et donne à sa population. Donc, si le Gouvernement peut déjà donner cet argent réclamé, et rechercher les responsabilités pour les quatre autres millions, ca peut marcher. Sinon, on va tirer l’attention, parce qu’il y a des enfants qui n’ont pas accès aux médicaments pour lesquels on doit rechercher dans la communauté, il y a des couples mère et enfant, les femmes enceintes pour lesquelles on doit rechercher dans la communauté pour les amener à utiliser  les services. Si on n’a pas cet argent, on va compte des cadavres l’année prochaine », a averti le Secrétaire exécutif de l’Union des Associations des personnes vivant avec le VIH du Congo (UCOP +), Ange Mavula.

Soulignons que  le pays a passé une année jour pour jour sans réaliser une  activité communautaire, simplement parce qu’il y a eu un problème de recrutement respiendaire principal. Le tout dernier recruté ne peut malheureusement ne peut commencer les activités qu’au premier trimestre 2025. Et donc, toute une année a été perdue avec d’énormes conséquences sur les bénéficiaires.

Prince Yassa




Lutte contre le VIH/SIDA: Le Dr Jeanne Rosette Kapinga de l’Ong PASCO appelle au respect de l’orientation sexuelle des « Populations clés »

Le Médecin-directeur  du Centre de Santé «  Bwanya » de l’Ong «  Parlons SIDA aux Communautés » (PASCO) estime nécessaire et important que la population générale accompagne les « Populations clés » dans leur orientation sexuelle.

D’après ce médecin, qui s’exprimait lors de la célébration de la 36ème édition de la Journée Mondiale de Lutte contre le VIH/SIDA, qui a eu pour thème : « Suivons le chemin des droits », les populations clés sont des citoyens comme tous les autres.

« Il n’y a pas un Congolais qui soit plus Congolais qu’un autre. Et donc entant qu’experte en cette matière, la   population clé est une population vulnérable. Par moment, elle est stigmatisée et discriminée par la population générale. Ce qui n’est pas encourageant. C’est alors que nous appelons cette population générale de reconnaitre les droits des populations clés.  C’est leur orientation sexuelle. C’est facultatif. Elles ont droit à  la vie comme toute autre personne dans la société congolaise », a indiqué le Docteur Jeanne Rosette Kapinga, dont la structure accompagne et encourage cette catégorie des personnes pour qu’elles ne tombent pas toujours victimes de cette maltraitance.

Créée en 2012, cela fait jour pour jour 12 ans que l’Ong «  PASCO » travaille sur la sensibilisation et le dépistage volontaire des populations clés, qui sont les  hommes ayant des rapports sexuels avec les hommes, les professionnels de sexe, les transgenres, et les utilisateurs de drogue intraveineuse.

« Nous les sensibilisons, parce que c’est une population vulnérable selon leur conviction et orientation sexuelle. Nous sommes obligés à être leur côté pour mieux les orienter et leur faire comprendre l’importance du dépistage au VIH/SIDA »,a conclu ce médecin de formation.

Prince Yassa




Lutte contre le VIH/SIDA: Le Groupe de la Banque mondiale prend au sérieux l’approche communautaire

Le Groupe de la Banque mondiale en République Démocratique du Congo accompagne ce pays, qui connait un type généralisé de la pandémie du VIH/SIDA avec une prévalence de 1,2%,  dans la riposte en mettant un accent particulier sur l’approche communautaire.

Selon son Spécialiste principal en Santé et gestionnaire des projets, qui s’exprimait lors d’une séance de plaidoyer  organisée par l’Alliance Nationale des Organisations de la Société civile engagées dans la Riposte Multisectorielle au VIH/SIDA (ANORS) à l’ambassade de la Grande Bretagne,  cette approche est réellement prise au sérieux dans la lutte contre le VIH/SIDA en République démocratique du Congo.

« Il faut déjà se placer dans un paradigme actuel qui vise à ce qu’on puisse mettre un accent sur l’approche communautaire. (…) lorsqu’on parle aujourd’hui de la Couverture de la santé universelle, ce sont des soins de santé primaire, et qui dit les soins de santé primaire, pense à la participation communautaire. Et donc, aujourd’hui nous étions très intéressés par cette initiative, parce qu’elle met d’abord en exergue les approches communautaires. C’est une approche de lutte contre le VIH qui veut justement renforcer la participation de la population. Ensuite, c’est une approche qui veut être intégrée (…) Entant que Groupe de la Banque mondiale, nous avons été sollicités pour ça et nous pensons qu’à travers notre portefeuille, aux vues de notre expérience notamment sur les questions de participation communautaire, les questions de mobilisation des ressources, nous allons apporter une valeur ajoutée à cette dynamique », avait fait savoir Docteur Michel Mavudi à l’issue de cette séance de plaidoyer, tenue à l’ambassade.

« Ce que nous avons retenu est qu’il y a vraiment beaucoup d’opportunités, qui existent à travers cette société civile coordonnée. Il faut quand-même s’assurer qu’il y ait des réponses à certains gaps. Notamment le gap de financement (…) Donc, nous avons beaucoup discuté sur la nécessité de financement, la nécessité d’assurer l’inclusion et l’investissement continuel mais aussi nous avons noté l’importance de cette inclusion pour assurer suffisamment d’actions et attention sur les différentes thématiques qui contribuent à la lutte contre le VIH », avait indiqué la Directrice-Pays du Programme commun des Nations unies contre le VIH/SIDA (ONUSIDA), Docteur Susan Kasedde.

A côté de ces deux grands partenaires, il y avait aussi le Programme alimentaire mondial (PAM) en plus de la Grande Bretagne, dont l’ambassadrice s’est réjouie de cette rencontre de plaidoyer.

« L’Objet de cette rencontre était de présenter la plateforme de la société civile, qui est engagée dans la lutte contre le VIH/SIDA en RDC. Et donc, c’est pour quelques raisons que j’ai voulu soutenir cette initiative. D’abord, parce que cela fait 40 ans après la découverte du VIH, aussi d’avoir les mesures de contrôler ce virus qui nécessite encore beaucoup de sensibilisation parce que la maladie est encore sujet à tabou, qui présente des barrières contre la vision pour un monde qui a mis fin à cette maladie, parce que maintenant il est totalement possible de mener une bonne vie avec le VIH », avait souligné la diplomate Alyson King.

L’ANORS qui a sollicité l’accompagnement des partenaires pour sa feuille de route, vient d’achever le processus de décentralisation et de la mise en place de CLM au niveau des organisations dans toutes les 26 provinces du pays.  Un exploit, qui devra être soutenu et assuré par des étapes de suivi et évaluation.

Prince Yassa




Situation sécuritaire et humanitaire préoccupante au Nord-Kivu : Julien Paluku et Muhindo Nzangi en réunion d’urgence

Situation sécuritaire et humanitaire très préoccupante au Nord-Kivu, Muhindo Nzangi Butondo et Julien Paluku Kahongya, deux notables de cette province victime de l’agression rwandaise et des massacres des civils se sont réunis en urgence ce mercredi à Kinshasa pour faire des propositions concrètes et réalistes qui seront transmises à l’Autorité Suprême du pays

Une deuxième rencontre va se ternir au tour du Vice-Premier, Ministre de l’intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières, Jacquemin Shabani dès son retour de Kisangani dans la Tshopo.




Liberté et égalité: CEDHUC renforce les capacités des membres de la CNDH et de la société civile

Le Centre d’expertise en droit  humains et criminologie (CEDHUC) organise simultanément depuis hier lundi, un atelier de renforcement des capacités des défenseurs des droits de l’homme, membres de la société civile d’un côté, et des membres de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) de l’autre côté, dans le cadre de son projet « Liberté et égalité pour tous ».

Cette formation de deux jours, soit du 16 au 17 décembre 2024, vise à renforcer les capacités des participants sur les notions des droits de l’homme afin qu’ils  deviennent de plus en plus responsables et réceptifs aux droits des populations clés, et défendent leurs droits et les normes sociales.

Selon Me Altesse Altesse Mukundji Ngiama, avocat de CEDHUC, ces  formations sont organisées dans le cadre de la campagne UNFE, financées par le bureau du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) RDC.

« Aujourd’hui, nous avons une même formation pour deux cibles différentes. D’un côté, ce sont les membres de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH). Et de l’autre, il s’agit des  activistes des droits humains, disons la société civile. Alors pour les deux cibles, il est question de mettre à leur disposition tous les outils possibles afin de leur permettre d’être capable sur le terrain. Et donc, nous les avons sensibilisés  principalement sur les notions clés des droits humains et aussi présenter à nos bénéficiaires, notamment les personnes vivant avec le VIH, les personnes clés, leur faire comprendre que nous avons un grand travail à faire, et surtout en rapport avec le défi qui se présente devant nous sur les droits de personne. Nous leur avons demandé de faire leur travail avec les outils que nous avons mis à leur disposition », a-t-il souligné.

Outre le module sur les droits humains, sur l’agenda, peut-on lire, la notion sur la Santé sexuelle et reproductive a occupé une place de choix lors de cette première journée.

«  Ces deux notions sont pour nous des outils  permettant à tous ceux-là qui interviennent sur les droits humains d’être capables de faire bien leur travail en respectant la liberté et l’égalité principalement pour les Personnes Lgbi, et vivant avec le  VIH », a fait savoir Me Altesse  Mukundji Ngiama, visiblement très ému des échanges participatifs des activistes même s’il s’est dégagé le fait que certaines notions basiques des droits humains, quand bien-même qu’il y  a des gens sur le terrain, ils n’avaient pas la maitrise voulue par rapport à ces notions. Cependant, souligne cet avocat Près la Cour d’appel de Kinshasa Matete, les échanges étaient participatifs mais aussi intéressants, et ont permis de comprendre et dégager certaines faiblesses et penser à les combler.

« J’ai beaucoup apprécié les thématiques sur les droits humains, précisément sur l’égalité entre les personnes, entre les êtres humains sans tenir compte de leur race, sexe ou encore nationalité et de leur orientation sexuelle…Mais aussi des violences, notamment sexuelles, d’harcèlement. C’est un très bon renforcement des capacités qui nous aidera à aller plus à sensibiliser, à mieux communiquer dans la communauté afin d’atténuer la stigmatisation et la discrimination. Et donc, je souhaite que ce genre d’atelier soit perpétué, parce que ca va aider les acteurs à bien travailler sur le terrain », s’est réjouie l’assistante administrative et  chargée de communication de la Ligue nationale anti tuberculeuse et lépreuse du Congo (Lnac), Mme Jidi Sakandongo Liliane, participante à cette formation. Ils sont au total 50 participants, venus de plusieurs organisations de la société civile.

Après ces formations, l’objectif est de voir ces hommes et femmes de terrain,  améliorer leur travail quotidien mais aussi assurer cette synergie avec le CEDHUC et la CNDH relativement à la loi récemment publiée par le Chef de l’Etat sur la collaboration avec la CNDH.

Bien avant cette formation, rappelons que le Centre d’expertise en droit  humains et criminologie (CEDHUC) avait toujours dans le cadre de son Projet «  Liberté et égalité pour tous », eu à organiser plusieurs autres formations à l’intention des magistrats et policiers.

 

Prince Yassa




Lutte contre le VIH/SIDA: La Commission Sociale et Culturelle de l’Assemblée nationale prête à accompagner la société civile

La Sous-commission Santé de la Commission Sociale et Culturelle  de l’Assemblée nationale s’est dite disponible à accompagner la société civile dans tous le processus de la lutte contre le VIH/SIDA.  C’était le samedi 14 décembre 2024 lors d’une réunion de  plaidoyer auprès des députés nationaux sur la mobilisation des ressources domestiques pour la lutte contre le Paludisme, le VIH et la Tuberculose en République démocratique du Congo.

D’après le Président de cette Sous commission Santé, l’honorable Franck Lomasa, l’engagement entant qu’élu du peuple, c’est au niveau du budget. Et pour le cas d’espèce, la République démocratique du Congo est signataire de beaucoup d’accords et traités qui doivent être respectés afin que cela profite réellement au peuple. « Et donc, nous allons travailler sur ça à la prochaine session. Ca sera l’occasion pour nous de rappeler au Gouvernement ses engagements et responsabilités pris auprès des partenaires nationaux et internationaux. C’est important que cela soit respecté et honorés  pour le bien-être de nos populations. Le budget a été déjà voté. Et donc, pour l’instant, il ne reste qu’à suivre le budget pour son exécution. Mais pour le budget qui va venir, nous allons encore prendre l’engagement de voter un budget pour répondre à toutes les questions évoquées par la société civile à travers Racoj justement sur la mobilisation des ressources domestiques dans le cadre de la riposte contre le VIH/SIDA, le Paludisme et la tuberculose, qui nous touchent tous, les électeurs comme nous aussi », a-t-il promis à la délégation du Réseaux des Associations des adolescents et jeunes contre le VIH/SIDA (Racoj).

Outre cette requête, une autre en tout cas pas la moindre dans la lutte contre le VIH/SIDA. C’est celle relative à la Loi portant Protection des personnes vivant avec le VIH à son article 37 sur l’accès  des adolescents au dépistage.

A celle-ci, les députés membres de cette Sous-commission se sont montrés encore une fois très ouverts sur la problématique en renvoyant la balle  à la société civile de leur faire une proposition détaillée de modification de cette loi, qu’ils soumettront à  la plénière en terme de proposition de loi.

«  Il y a des initiatives pour modifier la loi. Ces initiatives peuvent provenir du Gouvernement, par un projet de loi,  tout comme de l’Assemblée par un député qui porte la loi en faisant une proposition de loi. (…) Donc pour l’instant, nous sommes prêts et disponibles à nous approprier cette démarche de la société civile pour le bien-être de tous, et surtout de nos électeurs. Et donc, entant que services utilisateurs, nous allons le faire à partir de l’Assemblée, qui peut modifier cette Loi qui est maintenant obsolète. Donc, la société civile peut compter sur nous, sur l’Assemblée nationale à partir de la Commission  sociale et culturelle et la sous commission santé. Nous sommes prêts à accompagner le ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale pour cette modification de la loi », a assuré le vice-président de la Sous-commission Santé de la Commission Sociale et culturelle de l’Assemblée nationale à ses hôtes.

Réagissant à cet effet, la Coordinatrice nationale du Réseau des Associations des adolescents et jeunes contre le VIH/SIDA, le Paludisme et la Tuberculose (RACOJ) s’est dite satisfaite de l’ouverture d’esprit avec laquelle, ces élus du peuple ont abordé le problème et de la suite favorable réservée.

« Le plus important est que les honorables députés savent à quel point le pays a pris les engagement que ca soit au niveau mondial et national, et c’est de la matière qu’ils pourront traiter déjà à la prochaine session du mois de mars. Ce sont les engagements par rapport au Fonds mondial, par rapport à l’Accord d’Abuja, par rapport à la population congolaise qui est  en fait, les électeurs des élus du peuple. Nous étions vraiment très émus de les voir prêts à nous écouter et à répondre favorablement à nos demandes et nous espérons voir les conséquences de cette volonté à la prochaine session », a fait savoir le Docteur Rachel Ndaya.

Désormais, la balle est dans le camp de société civile de revenir à une prochaine occasion cette fois-là, avec des propositions bien fignolées relativement aux requêtes soulevées lors de cet échange. C’est ce qu’a promis la Coordinatrice nationale de RACOJ : «

Bien sûr la balle est dans notre camps pour mettre à leur disposition les détails de toutes les informations, et également faire des proposition de Loi portant Protection des personnes vivant avec le VIH à son article 37 sur l’accès  des adolescents au dépistage. Je pense quand-même que nous avons un peu de temps avant le début de la session de mars pour mettre à leur  disposition toutes ces informations  afin d’avoir la matière à traiter ». C’était au côté du Directeur national du Programme national de lutte contre le VIH/SIDA, le Docteur Aimé Mboyo, qui conduisait  cette délégation de la société civile, en plus de RACOJ, il y avait CEDHUC, qui s’occupe du volet juridique dans la riposte contre cette pandémie.

 

Prince Yassa




Raissa Malu et le PAM signent un mémorandum d’entente sur la politique nationale de l’alimentation scolaire #

La Ministre d’État, Ministre de l’Éducation Nationale et de la Nouvelle Citoyenneté et le Représentant et Directeur Pays du Programme Alimentaire Mondial (PAM) en République Démocratique du Congo (RDC) ont signé le 9 décembre à Osaka au Japon, où ils participent au Forum mondial sur la nutrition infantile (Global Child Nutrition Forum – GCNF) 2024, un Mémorandum d’entente pour un appui multiforme du PAM dans la mise en place de la politique nationale sur l’alimentation scolaire en RDC.

Le Mémorandum signé par les deux parties consacre la matérialisation de la volonté politique du Président de la République, Chef de l’Etat, sur la question éducative en RDC.

L’instauration des cantines scolaires vient renforcer les acquis de la gratuité de l’enseignement primaire, offrant ainsi un soutien essentiel pour garantir à chaque enfant congolais des conditions d’apprentissage propices à leur réussite

Pour la Ministre d’Etat et Ministre l’Éducation Nationale et de la Nouvelle Citoyenneté, Raissa Malu, « le Mémorandum d’entente signé avec le PAM offre un cadre de collaboration pour fédérer toutes les initiatives autour de l’alimentation scolaire et renforcer la complémentarité et la synergie dans le rôle que chaque partie est appelé à jouer dans le processus de la mise en place de la politique nationale de l’alimentation scolaire ».

Ce Mémorandum d’entente qui définit un cadre de collaboration entre le gouvernement de la RDC et le PAM s’articule autour des axes suivants : l’appui à l’élaboration d’une politique nationale d’alimentation scolaire ; l’appui à la mise en œuvre des programmes d’alimentation scolaire à travers le développement et la mise en œuvre de nouvelles approches, technologies et stratégies ; la formation et le renforcement des capacités des parties prenantes sur la mise en œuvre, le suivi et évaluation de la politique nationale d’alimentation scolaire ; l’appui pour l’accès et l’intégration de l’apprentissage numérique dans le système éducatif à travers l’initiative ‘Digital School’ et la collaboration pour la mobilisation conjointe des ressources.

« Sur la base des priorités du Ministère de l’Education Nationale et Nouvelle Citoyenneté, le PAM est engagé à apporter son appui et accompagner le gouvernement dans ses efforts pour créer des conditions favorables à un meilleur apprentissage à tous les enfants congolais », a déclaré Peter Musoko, Représentant et Directeur Pays du PAM en RDC.