
La première ministre de la République démocratique du Congo a exprimé avec force et ce, sans détour, les préoccupations de son pays, la RDC, face à l’agression du Rwanda. C’était lors de la réunion du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine tenue vendredi 14 février à Addis-Abeba en Ethiopie.
“Car l’heure est grave. Ce Conseil ne se réunit pas pour un simple différend diplomatique. Nous sommes ici parce qu’un État membre de notre Union, le Rwanda, a violé les principes fondamentaux de la charte des Nations Unies et de l’Acte constitutif de l’Union Africaine », a-t-elle martelé.
Une prise de position de Judith Suminwa qui a provoqué une onde de choc, notamment chez le Président rwandais Paul Kagame qui, acculé par ses vérités, n’a eu d’autres choix que de quitter la séance, la “queue entre les pattes”.
“Ce n’est pas seulement la souveraineté de la RDC qui est en jeu. C’est le fondement même de notre Union et son engagement à protéger les États africains contre toute tentative de prise de pouvoir par les armes “, a affirmé Judith Suminwa, en évoquant les dangers d’un précédent pour l’ensemble du continent.
Face à l’inaction des États membres de l’UA, Judith Suminwa, a appelé le Conseil à agir avec fermeté sinon, précise-t-elle, cette agression créerait un précédent dangereux pour l’Afrique.
Loup solitaire