
La crise humanitaire qui sévit dans la partie Est de la RD Congo n’a pas laissé indifférent le conseil des droits de l’homme des Nations-Unies, qui compte convoquer en urgence, une réunion extraordinaire le vendredi 07 février 2025 prochain. Dans un communiqué, cette structure Onusienne informe que cette réunion va justement examiner la crise dans l’Est de la République Démocratique du Congo et son impact sur les droits humains.
Pascal Sim, l’un des porte-paroles de cette chambre, rassure également que les autorités de la RDC soutenues par plusieurs dizaines des pays membres du Conseil et par des observateurs, ont sollicité cette énième réunion extraordinaire.
« Les combats ont cessé dans la ville de (Goma) de plus d’un million d’habitants, mais les affrontements se sont étendus à la province voisine du Sud-Kivu, faisant craindre une avancée du M23 vers sa capitale Bukavu. La semaine dernière, les rebelles du M23, soutenu par le Rwanda, et les troupes rwandaises ont pris Goma, la capitale provinciale du Nord-Kivu, une région riche en minérais.
“C’est très grave sur le plan diplomatique cette action rwandaise”, a rapporté Pascal Sim.
De son côté, le M23 a dans un communiqué annoncé un “cessez-le-feu” humanitaire à partir de ce mardi 04 février dans l’Est.
Les présidents congolais et du Rwanda ont également été conviés à la réunion de crise prévue par la SADC.
« Tout le regard du monde est tourné vers ce qui se passe en République démocratique du Congo plus précisément à Goma.
Il ya lieu de signaler que la RDC est membre du Conseil et à ce jour, son pays fait face aux agressions aussi graves des droits de l’homme.
Au total 29 Etats membres ont soutenu cet appel de la RDC pour convoquer une session extraordinaire.
Cette session sera la deuxième convoquée sur la situation des droits humains dans l’est de la RD Congo après une session spéciale en novembre 2008.
Mboshi