
Addis-Abeba, la 46e session ordinaire du Conseil exécutif de l’UA.
Après une confrontation lors de l’élection des membres du conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union Africaine, le Maroc et l’Algérie se sont retrouvés, encore une fois, le samedi 15 février, en compétition pour la désignation de la nouvelle vice-présidente, représentant l’Afrique du Nord à la commission.
Si ce processus électoral n’a rien de particulier de prime abord, plusieurs éléments, loin d’être anodins, méritent d’être signaler. D’abord, toutes les délégations présentes ont constaté une différence flagrante entre la candidate marocaine, mme Latifa Akharbach, et les autres candidates, notamment l’algérienne : en termes de background, de pertinence de la vision, et de la qualité de la présentation faite devant les Chefs d’Etat. En effet, Mme Akharbach est une figure bien connue de la scène diplomatique marocaine. Son parcours hors norme a été marqué par des missions internationales, notamment en tant qu’ambassadrice du Royaume en Tunisie, et des responsabilités variées tels que présidente de la Haute Autorité de la communication audiovisuelle (HACA) ou encore vice-ministre des affaires étrangères du Maroc. De ce fait, Il y a lieu de se demander si les “valises algériennes” n’ont pas compensé les carences de la candidate de ce Pays.
Ensuite, Le processus électoral pour ce poste convoité s’est conclu après 6 tours serrés avec des résultats tantôt à égalité ou avec des écarts de 2 à 4 voix maximum. Ce duel serré s’est achevé donc par l’élection de la candidate algérienne, Selma Haddadi, évitant ainsi à l’organisation africaine de voir se répéter le scenario de l’élection du membre du CPS attribué à l’Afrique du Nord.
Malgré cet épisode, le Maroc continue de garder une présence forte au sein de cette Institution au poste de Directeur Général, numéro 3 de l’Organisation, en la personne de M. Fathallah Sijil
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