
Les élections de 2023 ont connu une victoire raz de marée de l’Union Sacrée de la Nation.
Tous les postes de confiance, à quelques exceptions près, ont été confiés aux fidèles du Chef de l’Etat.
Ces hommes, réputés comme tels, sont censés être des vecteurs de confiance et de crédibilité devraient prêcher par l’exemple avec à la clé l’efficacité d’action et l’exemption de soupçon à l’instar de la Femme de César.
Pour que la fidélité de ces hommes soit considérée comme une qualité, ceux-ci doivent être caractérisés par la droiture, la franchise, l’intégrité morale et la loyauté dans leur relation avec le Président. Aussi bien dans l’exécution des tâches et missions qui leurs sont confiées que dans le choix et l’appréciation de personnes appelées à accompagner le Président au cours de son mandat.
Et pourtant, dans le casting et dans le cadre des projets emblématiques comme le développement à partir des 145 Territoires, ces Hommes fidèles dits de confiance font, à tort ou à raison, l’objet de tous les soupçons ; monnayage et absence de sincérité dans leurs rapports avec le Président TSHISEKEDI.
Les conflits d’intérêt sur fond de délit d’initié ou de pratiques mafieuses, en raison de leurs statuts, ne font qu’accréditer une telle supputation.
En l’occurrence, l’incident lors du séjour d’itinérance du Président de la République à Kananga en est une illustration emblématique.
Dans cet ordre d’idées, émerge, depuis quelque temps, une controverse, dans la grande Province de l’Equateur, autour des fonds et des réalisations des ouvrages dans le cadre du développement à partir des 145 Territoires.
Sans entrer dans le fonds du problème, où il y a certainement à boire et à manger, cette situation déplorable est due soit à la méconnaissance par mauvaise foi soit à l’ignorance naïve. Hypothèse difficilement acceptable dans le chef de ceux qui sont censés connaître le mieux le Président TSHISEKEDI.
Ce qui ruine, non seulement, leur crédibilité dans l’opinion mais aussi celle du Président qu’ils sont censés servir.
Alors que la politique du développement à partir des 145 Territoires devrait revaloriser ces Entités et les acteurs socio-économiques locaux, malheureusement, ceux à la base de ce programme se sont mués comme par enchantement en acteurs socio-économiques au détriment des entreprises locales, annihilant ainsi la volonté affirmée du Président TSHISEKEDI de justice distributive.
Ce comportement préjudiciable, équivalent à un délit d’initié, occasionne inévitablement des conflits d’intérêts dans le chef de ceux qui deviennent ainsi par la force des choses juge et partie, au point d’exaspérer les populations concernées et les acteurs locaux qui ne savent à qui se vouer pour avoir des éclaircissements ou tout simplement la justice.
Ils affichent, sans vergogne et sans crainte, ce comportement indolent, convaincus que leur fidélité au Président TSHISEKEDI leur garantit l’impunité.
En tout cas, leur donne le privilège d’être à l’abri et au-dessus des Lois grâce aux pieux mensonges débités à longueur de journée dans l’oreille du Président.
Et pourtant le cas d’un Directeur de Cabinet du Chef de l’Etat, trainé devant la justice, devrait leur servir de référence et d’alerte.
Ces personnages indélicats, sans foi ni loi, devraient être mis hors d’état de nuire pour la crédibilité du Président en tant que Garant de la Nation.
Fait à Kinshasa, le 02/04/2025
Ambassadeur André-Alain ATUNDU LIONGO