Francophonie: les retraits du Niger, du Burkina Faso et du Mali, signes «d’une crise du multilatéralisme»

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À son tour, le Mali a annoncé, mardi 18 mars, son retrait de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), emboitant ainsi le pas à ses voisins, le Burkina Faso et le Niger. Comment comprendre le retrait de ces pays du Sahel de cette organisation ? Éléments d’analyse.

Parmi les trois pays qui ont quitté l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), le Niger qui était l’un des membres fondateurs. L’organisation a vu le jour le 20 mars 1970 à Niamey, sous l’impulsion du président nigérien de l’époque, Hamani Diori, l’un des pères fondateurs de la francophonie institutionnelle. Le retrait de ces pays ne sera toutefois effectif que dans six mois.

Un « tabou » a été levé

Comment analyser ces retraits ? « Ce qui se produit est un symptôme de la crise profonde du multilatéralisme et qui s’inscrit finalement, pour ce qui concerne l’Afrique, dans le droit fil du retrait des trois pays du Sahel central, Mali, Niger, Burkina Faso de la Cédéao, analyse de Niagalé Bagayoko, présidente de l’African Security Sector Network, jointe au téléphone par Pierre Firtion, du service Afrique de RFI. Pendant très longtemps, il y a une sorte de frein qui faisait que l’on ne quittait pas les organisations multilatérales. On critiquait ces organisations, mais on restait. Là, effectivement, on s’aperçoit que cette sorte de tabou a été levé. »

« L’OIF traverse certainement une crise, mais qui pour moi est vraiment à l’image de celle de la plupart des autres organisations multilatérales qui se voient défier à la fois par leurs États membres, mais aussi par les populations de ces États qui peinent à voir leur utilité », estime la présidente de l’African Security Sector Network.

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