
Dans une campagne nationale pour la résolution de la crise sécuritaire et pour une paix durable en Rdc, l’Observatoire de la Dépense Publique (ODEP) constate qu’au fil du temps, la crise sécuritaire qui frappe la Rdc, exacerbée par les actions du mouvement rebelle M23 soutenu par le Rwanda et les grandes puissances internationales, a engendré une situation humanitaire et économique catastrophique.
Ces puissances, dans une logique géopolitique et économique, exploitent la situation pour déstabiliser la République Démocratique du Congo et piller ses ressources naturelles, tout en répondant à leurs propres intérêts stratégiques. Plusieurs partis, dont l’Église catholique et divers mouvements patriotiques, ont formulé des propositions visant à sortir de cette crise complexe. Ces efforts sont à saluer, mais il devient impératif d’envisager une approche plus globale et inclusive, prenant en compte les réalités socio-économiques et la bonne gouvernance.
Dans ce contexte, la société civile, à travers l’Observatoire de la Dépense Publique (ODEP), se fait un devoir d’apporter sa contribution à cette réflexion, en proposant des solutions concrètes et adaptées aux défis actuels.
Cette initiative vise à mettre en avant une alternative de sortie de crise, en se fondant sur des principes de transparence, d’efficacité et de réconciliation nationale, afin de garantir une paix durable, de renforcer l’État de droit, et de promouvoir une gestion équitable des ressources naturelles au profit de la population.
Dans cette optique, veuillez trouver dans les lignes qui suivent la proposition de sortie de crise, qui repose sur des solutions concrètes et adaptées aux défis actuels, visant à restaurer la paix, renforcer la gouvernance, promouvoir une gestion équitable des ressources naturelles, et garantir un avenir stable et prospère pour la République Démocratique du Congo.
7 objectifs spécifiques
Selon cette proposition de sortie de crise signée par le professeur Florimond Muteba, l’objectif global est de mobiliser, au niveau national et international, les populations et les organisations de la société civile, religieuses, professionnelles et syndicales ainsi que les personnalités acquises à la paix et à la stabilité de la RDC pour la résolution durable de la crise sécuritaire et le retour de la paix en RDC.
Quant aux objectifs spécifiques, ils sont plusieurs, notamment mobiliser la population pour exiger la cessation immédiate des hostilités avec un engagement ferme des parties ; Retrait des troupes rwandaises de l’Est de la RDC, engager la population et les acteurs de la société civile pour obtenir le contenu concret des différentes déclarations et prises de positions des Nations Unies, Union Européenne, l’Union Africaine, la SADEC, EAC, HCDH et des Etats ayant condamné l’agression Rwandaise ;
Mobiliser la population afin de revendiquer l’amélioration des conditions de travail des militaires et des agents des services publics impliqués dans la gestion de la crise. Cette démarche inclut la mise en place d’un Fonds de Sauvegarde Sécuritaire, destiné à garantir une provision sociale pour les militaires, les personnels engagés sur le terrain, ainsi que pour leurs familles ; Appel à un recrutement massif des jeunes dans les forces armées, leur concentration et préparation à Kitona et Kotakoli dans la mesure du possible.
Mise en place d’un encadrement rigoureux et immédiat des Wazalendo, avec leur formation en tant qu’unité spéciale dédiée à la guerre non conventionnelle ; Au-delà des efforts diplomatiques auprès des pays occidentaux de bonne foi, il convient de renforcer une coopération stratégique avec la Russie, Israël, la Chine, le Venezuela, la Corée du Nord, le Brésil, Cuba et les pays d’Afrique du Nord ; Ouverture d’une enquête sur l’utilisation des 3 milliards 800 millions alloués par le gouvernement dans le cadre des efforts de guerre.