
A travers un communiqué conjoint intitulé « Intensification des conflits meurtriers à l’Est du Pays et le blackout
d’information sécuritaire : un génocide ou crime organisé » publié ce jeudi 6 fevrier 2024, le collectif 24 (C24) et le Comité des Droits de l’Homme et Développement
(CODHOD) proposent au président de la République d’entamer les consultations avec tous les acteurs et forces vives sur les conditions d’instauration d’une paix durable en RDC. Ces deux organisations de la société civile ont également appelé le président Félix Tshisekedi à renoncer à tout projet de modification ou changement de la Constitution afin
d’unir les forces (militaires ou vives) et les acteurs (politiques, économiques
ou sociaux) pour le rétablissement de la Paix durable sur l’ensemble du territoire national.
Ces organisations qui disent suivre de près la situation tragique qui prévaut dans l’Est du Pays créant ainsi la psychose sur toute l’étendue du pays, ont condamné avec fermeté les nouvelles tueries des civils effectuées dans la ville de Goma au Nord-Kivu et la poursuite des hostilités dans la province du Sud-Kivu par l’AFC/M23 appuyé par les troupes de l’armée rwandaise.
Dans leur communiqué conjoint, ces deux organisations ont formulé quelques recommandations à la communauté internationale de condamner et sanctionner clairement le Rwanda et toutes les forces armées qui violent
intentionnellement les instruments des droits internationaux et plus
spécialement les droits de l’homme.
Le Collectif 24 et le Codhod invitent en outre le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel au Congo, CSAC, de former les journalistes et prôner le journalisme citoyen et/ou journalisme
d’investigation en lieu et place de museler la presse. Et instruisent à la société civile et la population de développer le sens du patriotisme et de rester vigilants, car la guerre de la liberté n’a pas de prix.
Osée Kalombo.