85e session de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples : La Première Ministre reçoit les conclusions et salue la reconnaissance du génocide congolais
La Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, a reçu ce lundi, le Ministre des Droits humains, Samuel Mbemba accompagné de l’équipe de la Commission interministérielle d’aide aux victimes et d’appui aux réformes (CIA-VAR), ainsi que celle du Fonds national des réparations des victimes sexuelles liées aux conflits et victimes des crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité (FONAREV).
Cette rencontre avait pour objectif de présenter à la Cheffe du Gouvernement les résolutions adoptées à l’issue de la participation de la République démocratique du Congo à la 85ᵉ session ordinaire de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP), tenue à Banjul en Gambie du 17 au 19 octobre 2025.
La restitution a également porté sur les conclusions du Forum des ONG organisé en marge de cette session.
Condamnation des crimes et appel à la justice internationale
Selon le Ministre des Droits humains, la Commission africaine a fermement condamné les violations graves et massives des droits de l’homme et des peuples, ainsi que les crimes internationaux, notamment le génocide commis en RDC par des acteurs étatiques et non étatiques impliqués dans les conflits qui ravagent le pays depuis plusieurs années.
De son côté, le Forum des ONG a reconnu et condamné les actes de génocide perpétrés contre certaines communautés lors des conflits armés dans l’Est de la RDC. Il a exhorté le gouvernement congolais à créer, en collaboration avec l’Union africaine et les Nations Unies, une juridiction spéciale chargée de poursuivre les membres de groupes armés responsables de ces crimes, et à renforcer la coopération avec la Cour pénale internationale (CPI).
La Première Ministre a salué cette initiative et reçu officiellement les documents de la résolution, réaffirmant l’engagement du Gouvernement à œuvrer pour la vérité, la justice et la réparation en faveur des victimes.
Une situation humanitaire alarmante
Pour rappel, la Commission africaine a exprimé sa vive préoccupation face à la dégradation de la situation sécuritaire en RDC et ses conséquences sur le plan humanitaire : plus de 9.000 personnes tuées, près de 700.000 réfugiés au Burundi et en Ouganda, plus de 7 millions de déplacés internes, ainsi que 11.444 victimes de violences basées sur le genre recensées au Sud-Kivu.
Il faut rappeler que la Première Ministre, sur instruction du Président de la République, a effectué plusieurs déplacements sur le continent africain et à travers le monde, afin de mener le plaidoyer pour la reconnaissance du génocide en RDC et d’autres crimes internationaux y perpétrés depuis trois décennies maintenant.
