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Réunion globale des dirigeants sur les femmes : Nouveau départ pour un plein épanouissement des femmes

Réunion globale des dirigeants sur les femmes : Nouveau départ pour un plein épanouissement des femmes

(Note de l’éditeur : Cet article reflète le point de vue de l’auteur Yi Da et pas nécessairement celui de CGTN.)

« Merci d’avoir été la lumière qui a éclairé mon chemin. » Ces mots, chargés d’émotion, sont ceux de Wang Nan à l’égard de Wang Yaping, première taïkonaute chinoise à être sortie dans l’espace. L’étudiante d’alors, motivée par le cours donné par cette dernière depuis un vaisseau spatial, travaille désormais aux côtés de son idole, contribuant elle aussi à la formidable aventure spatiale chinoise. L’histoire de Wang Nan n’est qu’une illustration parmi tant d’autres de la détermination des femmes chinoises de poursuivre leurs rêves et de donner le meilleur d’elles-mêmes.

 

De 1995 à 2025 : 30 ans d’efforts couronnés de succès

 

Pour celles et ceux qui œuvrent à la cause des femmes, la 4e Conférence mondiale sur les femmes, tenue en 1995 à Beijing, demeure un événement incontournable. Avec la Déclaration de Beijing affirmant que « les droits des femmes sont des droits fondamentaux de la personne » et son Programme d’action qui en a précisé les modalités concrètes, la réunion a posé un jalon et insufflé une forte dynamique au progrès du bien-être des femmes à l’échelle mondiale.

 

30 ans après, dans le cadre de la Réunion globale des dirigeants sur les femmes, la capitale chinoise réunit de nouveau les représentants de plus de 110 pays, régions et organisations internationales, déterminés à conjuguer leurs efforts pour ouvrir la voie à un plein épanouissement des femmes. Au nom de la Chine, le Président Xi Jinping a annoncé de nouvelles mesures à prendre dans les cinq ans à venir, y compris un don supplémentaire de 10 millions de dollars américains à ONU Femmes, un quota de 100 millions de dollars américains dans le cadre du Fonds chinois pour le développement mondial et la coopération Sud-Sud pour la mise en œuvre des projets de coopération en faveur du développement des femmes et des filles, lancement de 1 000 projets d’aide Petits et Beaux dans le domaine du bien-être social bénéficiant en priorité aux femmes et aux filles, l’accueil de 50 000 femmes en Chine pour des programmes d’échanges et de formation et création d’un centre mondial pour le renforcement des capacités des femmes.

 

Le retour de cet événement majeur à Beijing n’est pas un hasard. Il consacre 30 ans de progrès significatifs accomplis par la Chine. Pour n’en citer que quelques exemples : Le pays figure parmi les dix pays ayant enregistré les améliorations les plus rapides en matière de santé maternelle et infantile selon l’OMS. Son taux de mortalité maternelle est tombé à 14,3 sur 100 000 naissances en 2024, soit une baisse de 76,9% par rapport à 1995. L’année dernière, les femmes représentaient plus de la moitié des effectifs étudiants en Chine, alors qu’elles peinaient à atteindre 40% il y a 30 ans. Derrière ces chiffres se profile une avancée remarquable qui n’aurait été possible sans l’engagement de multiples acteurs.

 

La cause des femmes : un engagement commun de l’État et de la société

 

« Le progrès social peut être mesuré par la position sociale du sexe féminin. » L’idée de Karl Marx explique les efforts constants du Parti communiste chinois pour l’égalité des genres et l’émancipation des femmes depuis sa fondation. En 1953, alors que les femmes dans certains pays développés n’avaient pas encore le droit d’élire ou d’être élues, les Chinoises ont déjà commencé à en jouir au même titre que les hommes. Un an après, la première Constitution de la Chine nouvelle a été promulguée, dans laquelle fut inscrit le principe de l’égalité des genres.

 

Aujourd’hui, l’épanouissement des femmes demeure une priorité de l’État. Les plans quinquennaux, qui tracent les orientations stratégiques du pays, définissent clairement les objectifs en matière de développement des femmes. Ils se déclinent ensuite à tous les échelons administratifs, allant du provincial jusqu’à celui de district afin de garantir une mise en œuvre cohérente et effective des politiques adoptées.

 

Au-delà de l’action de l’État, les acteurs sociaux sont pleinement mobilisés pour cette noble cause. On compte aujourd’hui plus de 600 000 unités de la Fédération des femmes au niveau des bourgs. Véritables piliers de la défense des droits féminins, ces groupements populaires jouent un rôle multiple : organisation des formations, aide aux femmes en difficulté, soutien à l’emploi, lutte contre les violences conjugales … Elles forment tout un réseau de solidarité qui protège les droits et intérêts des femmes.

 

La Chine : contributeur à l’épanouissement des femmes dans le monde

 

L’engagement de la Chine ne se limite pas au niveau national. Avec un souci profond des conditions des femmes du monde entier, elle participe activement à la coopération internationale en la matière. En 2014, Madame Peng Liyuan, épouse du Président Xi Jinping, a été nommée Envoyée spéciale de l’UNESCO pour l’éducation des filles et des femmes. Deux ans après, le pays a créé, en partenariat avec l’Organisation, le Prix UNESCO pour la promotion de l’éducation des filles et des femmes qui récompense les contributions innovantes et exceptionnelles d’individus et d’institutions dans ce domaine. Il s’agit du premier Prix UNESCO de ce type, qui joue un rôle unique pour mettre en valeur les projets qui améliorent les perspectives d’éducation des filles et des femmes et, par conséquent, leur qualité de vie. Qu’il s’agisse du programme « Star Schools » offrant aux filles pakistanaises un accès à l’éducation, du « All Girls Code » visant à développer les compétences numériques des filles au Liban ou de la « Campagne pour l’éducation féminine » aidant les filles zambiennes à terminer leurs études secondaires, l’initiative lancée par la Chine et l’UNESCO fait changer la vie des bénéficiaires et constitue un véritable encouragement pour tous ceux qui œuvrent à l’émergence d’un monde où toutes les filles et femmes pourraient prendre en main leur propre destin et donner le meilleur d’elles-mêmes.

 

La Réunion de Beijing n’est pas un aboutissement, mais le début des actions renouvelées. La Chine d’aujourd’hui est plus que jamais déterminée à faire de l’épanouissement des femmes une réalité tangible, car elle est consciente que la promotion du bien-être des femmes n’est pas une option, mais une obligation.

 

(Yi Da est un spécialiste en relations internationales basé à Beijing.)

 

(Photo : VCG)

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