Kabare : Deux femmes brûlées vives à Mugangane après une accusation de sorcellerie
Deux femmes ont perdu la vie à Mugangane, victimes d’une accusation de sorcellerie liée à la mort d’un enfant. Ce drame illustre la persistance des croyances mystiques et l’absence d’un système judiciaire accessible dans les zones rurales du Sud-Kivu.
Le samedi 17 octobre 2025 restera gravé dans la mémoire des habitants de Mugangane. Dans ce village paisible du groupement de Mudaka, la panique s’est muée en violence après le décès inexpliqué d’un jeune garçon. Les soupçons se sont immédiatement portés sur une femme âgée, désignée « sorcière ».
En quelques instants, la foule a décidé de rendre sa propre justice, sans enquête ni vérification. Une fois tuée, la victime aurait accusé verbalement une autre femme d’avoir participé à ses pratiques occultes. Celle-ci subira le même sort tragique.
Les organisations de la société civile dénoncent une résurgence inquiétante des violences fondées sur les croyances traditionnelles. « L’État est absent, les gens se fient à la rumeur », regrette un membre du Bureau des droits humains de Kabare.
Les analystes estiment que la peur, la pauvreté et le faible niveau d’éducation favorisent ces actes. Ils appellent à des campagnes de sensibilisation sur la présomption d’innocence et la coexistence pacifique.
Pour restaurer la confiance, les autorités doivent assurer une justice de proximité efficace, capable de protéger les plus vulnérables contre la barbarie populaire.



Laisser un commentaire