Le Front anti-dialogue adresse une lettre ouverte à Martin Fayulu
Dans un communiqué de presse parvenu à la rédaction du Journal Le Quotidien, Le FRONT ANTI-DIALOGUE dit avoir pris connaissance de la déclaration de Martin Bakole par laquelle il réaffirme avec force les principes sacrés de la souveraineté nationale, et
nous saluons la vigueur avec laquelle vous rappelez que nul accord extérieur ne
peut primer sur l’intégrité territoriale de la République Démocratique du Congo.
« Cette partie de votre engagement rejoint la conscience collective et la mémoire
blessée, mais toujours debout, du peuple congolais. Cependant, lorsque vous faites du « dialogue national inclusif » la pierre angulaire de la sauvegarde de la Nation, il nous revient, avec le sens le plus élevé de la responsabilité et devant l’histoire, de vous adresser cette mise au point solennelle », écrit-iI.
Et d’affirmer que les dialogues politiques ont atteint leurs limites historiques.
Depuis plus de deux décennies, la République Démocratique du Congo a
multiplié les dialogues : Lusaka, Sun City, Nairobi, Kampala, Addis-Abeba,
• Centre interdiocésain et tant d’autres fora présentés comme des solutions salvatrices.
À chaque étape, le résultat fut le même : l’intégration des rébellions dans l’armée, l’infiltration du territoire national, la récompense de l’insurrection, la dilution du patriotisme, l’impunité des crimes, la fragilisation de l’État et l’enracinement des prédations étrangères. Aucun de ces dialogues n’a apporté la paix. Aucun n’a stoppé l’agresseur. Aucun n’a rapproché la Nation de sa sécurité.
Rien, absolument rien dans l’histoire récente ne permet de croire qu’un nouveau
dialogue produirait un résultat différent.
Deux questions essentielles à Fayulu
Quelle garantie avez-vous qu’en convoquant un dialogue, les velléités du
Rwanda s’arrêteront ? Le Rwanda ne mène pas une aventure ponctuelle ; il poursuit un projet géopolitique structuré depuis trente ans, fondé sur la convoitise des ressources
congolaises, l’occupation territoriale indirecte et la déstabilisation stratégique.
Quel mécanisme de dialogue pourrait arrêter une stratégie mûrie, financée,
planifiée et assumée ?
Quelle garantie avez-vous que les brebis galeuses congolaises cesseront de
servir l’étranger ? Depuis 1998, les dialogues successifs ont produit le même schéma : les collaborateurs internes y entrent en accusés, ils en sortent blanchis, promus, protégés et dès le lendemain, ils reprennent le travail de destruction nationale.
Qu’est-ce qui changerait aujourd’hui ?
Quelles certitudes nous donnez-vous que les mêmes ne reviendront pas,
déguisés en victimes, pour mieux préparer demain la liquidation du Congo ?
« Le salut de la Nation ne viendra plus des conférences politiques », avoue le Front Anti-Dialogue affirme, avec gravité et lucidité, que le temps des
palabres nationales est révolu.
La seule dynamique qui a produit des résultats concrets sur le terrain n’est pas
née d’un dialogue, mais d’une mobilisation populaire consciente, illustrée par
l’émergence des Wazalendo, qui ont montré que lorsqu’un peuple se lève, lorsqu’il s’organise, lorsqu’il refuse la capitulation, alors les lignes bougent et l’agresseur recule.
La défense de la Patrie n’est pas un sujet de compromis politique : elle est un impératif moral, historique et sacré.
La position du front Anti-Dialogue est la suivante : mobilisation nationale, pas un nouveau dialogue. Pour toutes ces raisons, nous déclarons ce qui suit : Le Congo n’a plus besoin d’un dialogue ; il a besoin d’une mobilisation totale du
peuple. La survie de la Nation exige une cohésion née du sacrifice, pas des
négociations. Toute initiative qui ramène le Congo vers un énième forum politique affaiblit la résistance nationale.
Appel à l’unité
Le Front anti-dialogue appelle le peuple congolais à s’unir, non autour d’une table, mais autour d’un idéal : défendre la Patrie.
Au regard de tout ce qui précède, le front Anti-Dialogue pense que sa divergence avec Martin Fayulu n’est pas personnelle. Elle est patriotique. Elle est structurante.
Elle engage le destin d’une Nation en péril.
« Tant que vous ne répondrez pas clairement aux deux questions suivantes : Quelle garantie avez-vous que le Rwanda cessera son agression après un
dialogue ? Quelle garantie avez-vous que les traîtres congolais cesseront de servir
l’étranger après un dialogue ? Alors le Front Anti-Dialogue considérera votre proposition comme un risque pour la survie même du Congo », explique-t-il.
La République Démocratique du Congo ne sera pas sauvée par un texte négocié
dans un salon. Elle sera sauvée par la vigilance, le courage, la mobilisation et la résistance patriotique de son peuple.
Un Congo qui se lève ne sera jamais balkanisé. Un peuple mobilisé ne sera jamais vaincu. Un Congo qui se lève ne sera jamais balkanisé. Un peuple mobilisé ne sera jamais vaincu.
