Kisangani : Ève Bazaiba au chevet des déplacés du site Saint-Gabriel

0

En mission d’assistance humanitaire dans la province de la Tshopo, la Ministre d’État, Ministre des Affaires Sociales, Actions Humanitaires et Solidarité Nationale, Ève Bazaiba Masudi, s’est rendue ce mercredi au site de la paroisse Saint-Gabriel, dans la commune de Makiso à Kisangani.

Accueillie par le curé Pacomé Yemonya, responsable de la paroisse, la Ministre a remis au nom du Gouvernement des vivres et des biens de première nécessité destinés aux familles déplacées.

276 ménages en détresse

Près de 276 ménages, victimes des conflits intercommunautaires entre Lengola et Mbole, vivent actuellement dans les annexes de Caritas et sous des tentes de fortune dressées sur le site. Beaucoup n’aspirent qu’à une seule chose : regagner leurs villages d’origine.

Après un entretien avec le curé, Ève Bazaiba s’est entretenue directement avec ces familles plongées dans une précarité extrême et confrontées à une promiscuité alarmante.

Engagement du Gouvernement

La Ministre d’État a assuré que le Gouvernement garantira la réintégration de chacun. Dans l’immédiat, les déplacés seront temporairement relogés à l’Orphelinat national et bénéficieront de formations professionnelles pour favoriser leur autonomisation.

Le président des déplacés du site, Abukua Kirongozi Victor, originaire du village Bakukuana, a salué cette aide ainsi que l’engagement du Gouvernement à organiser leur retour volontaire dans leurs localités respectives.

Des cas humains bouleversants

Au cours de la visite, plusieurs victimes de violences extrêmes ont été présentées à la Ministre : Sophie Matululu, fillette d’environ 8 ans amputée des deux bras ; sa sœur aînée, survivante de viol ; un homme gravement blessé après qu’un morceau de bois lui a été enfoncé dans le crâne, souffrant désormais de pertes de connaissance, de céphalées et de crises épileptiques.

Face à ces drames, Ève Bazaiba a promis un accompagnement médical renforcé et un suivi rigoureux pour les cas les plus complexes.

Entre douleur et espérance

À la sortie du site Saint-Gabriel, un sentiment mêlé de douleur et d’espérance planait. Pour ces familles meurtries, cette visite gouvernementale n’était pas qu’un geste symbolique : elle sonnait comme le début d’une reconquête de leur dignité et de leur avenir.

 

Par Didier Mbongomingi

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *