Le ministère du Budget retrouve sa discipline: Muzito impose l’ordre et la rigueur
L’arrivée d’Adolphe Muzito au ministère du Budget marque un retour clair à la discipline administrative, un élément longtemps affaibli par les pratiques informelles, le clientélisme et l’absence de contrôle strict. Sa gouvernance repose sur la légalité, la rigueur, la traçabilité et le mérite, ce qui a transformé profondément les mécanismes internes du ministère. Quelques actions sont à l’actif d’Adolphe Muzito et que l’on peut épingler avec aisance. Il s’agit de :
Fin des décisions arbitraires : toutes les signatures doivent respecter la loi
Pendant des années, racontent nos fins limiers, certaines décisions (promotions, permutations, nominations) étaient prises sans justification écrite, sans conformité aux statuts, sous influence de réseaux internes.
Et sous Muzito : aucune décision n’est signée sans dossier complet, avis technique et base légale, les documents administratifs sont analysés par les directions compétentes, les arrêtés irréguliers sont refusés ou retournés pour correction.
Preuve observable : Plusieurs dossiers administratifs ont été réexaminés, certains suspendus pour absence de justification ou non-respect des textes. Grâce à la vigilance de Muzito, le Trésor public ne peut plus prendre en charge certaines promotions ou permutations fantaisistes. En réalité, ce sont les finances publiques de l’Etat qui sont préservées et les dépenses peuvent désormais se faire avec efficacité.
Contrôle renforcé de la chaîne de la dépense
Avant Muzito, la chaîne de la dépense subissait de demandes d’engagement non justifiées, de dérogations fréquentes, de dépenses sans traçabilité complète.
Avec son avènement, Muzito a imposé des visas budgétaires stricts, une validation technique obligatoire, un suivi rigoureux jusqu’à la liquidation.
Preuve observable: Les rapports internes 2025 indiquent une réduction notable des irrégularités dans les engagements et liquidations, une première depuis plusieurs exercices. Il s’agit d’une situation qui était préjudiciable et qui ternissait l’image de marque de la Rdc.
C’est en réponse à tout ceci qu’après concertation avec le Ministère des Finances, plusieurs pistes ont été proposées notamment d’assurer une meilleure coordination sur la production des instructions de mise en œuvre du Plan d’engagement budgétaire (PEB), le Plan de trésorerie du secteur public (PTR) et le Plan de passation des marchés publics (PPM) ; d’améliorer la gestion de la chaîne de la dépense par la redynamisation du Comité de sa gestion, regroupant les experts du Budget, des Finances et de la Banque Centrale du Congo pour le suivi et évaluation périodique du fonctionnement de la chaîne.
Mais aussi, d’assurer l’exécution de la dépense publique dans le strict respect des procédures et du circuit prévus dans les manuels ad hoc, notamment l’engagement des dépenses par les différents gestionnaires des crédits en conformité aux plafonds des crédits de la Loi de finances, du plan d’engagement budgétaire et du plan de trésorerie, d’accélérer la déconcentration de l’ordonnancement instaurée par la Loi relative aux Finances Publiques, dans le respect du pouvoir de régulation des crédits et de la trésorerie incombant respectivement aux ministres ayant le budget et les finances dans leurs attributions.
Instauration d’un système de reddition interne des comptes
Les anciens mécanismes manquaient de supervision.
Désormais avec Muzito, les régies financières doivent transmettre des rapports hebdomadaires, les directions rendent compte de l’état des dossiers, les chefs de service sont redevables des délais et performances.
Preuve observable: Les réunions hebdomadaires d’évaluation instituées par le VPM ont professionnalisé le rythme du ministère.
Lutte contre les circuits parallèles et réseaux d’influence
Avant Muzito, certaines décisions échappaient au circuit hiérarchique officiel, influencées par des groupes d’intérêt, des pressions internes ou externes, des réseaux informels.
Sous sa gouvernance, le circuit officiel est strictement respecté, les interventions non réglementaires sont rejetées, les services techniques reprennent leur pleine autorité.
Le Quotidien
