Dans un contexte d’inflation élevée et de ralentissement très progressif du marché du travail: De nouvelles baisses des taux directeurs pourraient accroître le risque de voir l’inflation rester durablement élevée
L’environnement économique international demeure marqué par la persistance des tensions géopolitiques, les effets du relèvement des droits de douane américains ainsi que l’incertitude quant à l’orientation future des politiques macroéconomiques.
S’agissant particulièrement de l’orientation des politiques, il sied de relever que selon le compte-rendu de sa dernière réunion du Comité de politique monétaire tenue les 28 et 29 octobre 2025 et publié le 19 novembre courant, la Réserve fédérale avait opté pour la réduction de ses taux directeurs, la deuxième en l’espace de deux mois. Toutefois, les perspectives d’un nouvel assouplissement avant la fin de l’année apparaissent désormais plus limitées.
En effet, la majorité des membres du Comité ont exprimé une certaine prudence, faisant remarquer que, dans un contexte d’inflation élevée et de ralentissement très progressif du marché du travail, de nouvelles baisses des taux directeurs pourraient accroître le risque de voir l’inflation rester durablement élevée. Cette position est renforcée par le retard accumulé dans la publication de certaines statistiques clés, conséquence du récent arrêt des services fédéraux (Shutdown), qui avait perturbé la collecte des données économiques. Ces informations demeurent essentielles pour évaluer la santé de l’économie américaine et éclairer les décisions de politique monétaire.
Dans ce contexte, le taux directeur reste établi dans une fourchette allant de 3,75 % à 4 %, indiquant le maintien de conditions financières relativement restrictives. La prudence de la FED laisse entrevoir une stabilisation temporaire de sa politique monétaire, dans un contexte où la lutte contre l’inflation demeure prioritaire et où la visibilité sur les fondamentaux économiques s’avère encore li
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