Sud-Kivu : le gouverneur Jean-Jacques Purusi retourne à Uvira après le retrait de l’AFC/M23

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Uvira a renoué, ce vendredi 23 janvier au matin, avec un symbole fort de l’autorité provinciale. Le gouverneur du Sud-Kivu, Jean-Jacques Purusi, a foulé de nouveau le sol de la ville, quelques jours seulement après le retrait des éléments de l’AFC/M23. Une arrivée très attendue, interprétée par de nombreux habitants comme le signe d’un lent mais réel retour de l’État dans une région longtemps secouée par l’insécurité.

Face à une foule attentive, le chef de l’exécutif provincial a affiché une détermination sans détour. Pour lui, le processus de reconquête territoriale ne fait que commencer. Les zones encore occupées par des groupes armés restent dans le viseur des autorités, avec l’ambition clairement assumée de rétablir l’ordre et la souveraineté sur l’ensemble du territoire concerné.

Au-delà du discours sécuritaire, Jean-Jacques Purusi a insisté sur un autre front, tout aussi crucial : celui de l’unité sociale. Il a exhorté les communautés du Sud-Kivu à resserrer les rangs, à refuser les discours de division et à ne pas se laisser instrumentaliser par des forces qu’il qualifie d’ennemies de la paix. Un message appuyé, lancé dans un contexte encore fragile.

Sur le plan économique et administratif, le gouverneur a tenu à rassurer. Les agents et fonctionnaires de l’État, inquiets après des semaines de perturbations, ont reçu l’assurance que le paiement des salaires interviendrait dès la semaine prochaine. Il a également annoncé la réouverture prochaine de la frontière, une mesure très attendue pour relancer les échanges et l’activité commerciale dans la zone.

Concernant la sécurité à Uvira et dans ses alentours, l’autorité provinciale s’est montrée confiante. Elle a salué une nette accalmie, évoquant plusieurs jours sans incidents armés, un fait rare ces derniers mois et porteur d’espoir pour la population locale.

En conclusion, les autorités provinciales ont appelé les habitants à la vigilance et à une collaboration étroite avec les services de sécurité. Pour elles, la stabilité retrouvée reste fragile et ne pourra être durable que si elle est soutenue par l’engagement collectif de toute la population du Sud-Kivu.

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