Sud-Kivu : violents combats dans les territoires de Fizi et Mwenga, les civils pris au piège

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De violents affrontements ont opposé, jeudi 29 janvier 2026, la coalition FARDC/Wazalendo aux combattants de Twirwaneho/M23 dans plusieurs villages des territoires de Fizi et Mwenga, au Sud-Kivu. Selon des sources concordantes de la société civile locale, l’épicentre des combats se situe dans la chaîne de Mitumba, une zone stratégique des hauts-plateaux, devenue ces derniers mois un théâtre récurrent d’affrontements armés.

 

Des habitants rapportent avoir entendu de lourdes détonations à l’ouest de Bibokoboko, plongeant les communautés riveraines dans la peur et la confusion. La situation est restée particulièrement tendue tout au long de la journée, sans qu’un bilan officiel ne soit communiqué. Les sources locales parlent d’une instabilité persistante et d’une forte présence des forces en confrontation.

 

À Mugera, dans le groupement de Bisimukumba Sud, secteur de Mutambala, plusieurs jeunes auraient été contraints par des éléments armés à transporter des munitions de guerre vers les hauts-plateaux, en direction de Rugezi. Une situation dénoncée par la société civile, qui y voit une grave violation des droits des civils, déjà fortement affectés par l’insécurité chronique.

 

Sur le terrain, les lignes de front demeurent figées. Les chaînes de Mitumba et de Kanguli restent sous contrôle des FARDC et de leurs alliés, tandis que Bikiaka et Point Zéro sont tenus par les combattants de Twirwaneho/M23. Aucune avancée majeure n’a été signalée de part et d’autre, alimentant un climat d’incertitude quant à l’évolution des affrontements.

 

Cette reprise des combats a entraîné la paralysie totale des activités socio-économiques dans les zones affectées. Marchés fermés, écoles à l’arrêt, déplacements limités : la population civile se retrouve une fois de plus prise entre deux feux, sans accès sécurisé aux moyens de subsistance ni à l’assistance humanitaire.

 

Face à cette situation confuse et volatile, les acteurs locaux appellent à la protection urgente des civils et à des initiatives de désescalade. Dans les territoires de Fizi et Mwenga, la population vit au rythme des armes, tandis que l’espoir d’un retour au calme reste suspendu à l’issue de combats dont elle demeure la première victime.

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