L’Occident encore formel : « ll ne peut y avoir de solution militaire à ce conflit »

0
IMG_20260367_003110635

Il rappelle ’l’importance de créer les conditions d’un dialogue inter congolais inclusif avec toutes les parties prenantes congolaises clés »

Ce communiqué fixe l’opinion sur plusieurs points

Membres du Groupe de Contact International pour la Région des Grands Lacs (ICG), les États-Unis, l’Allemagne, la Belgique, le Danemark, la France, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Suède, la Suisse et l’Union européenne ont publié le jeudi 5 mars 2026 un communiqué de presse en rapport particulièrement avec la situation sécuritaire en RDC. Repris par le Département d’État américain, ce communiqué fixe l’opinion sur plusieurs points

Protagonistes : POUVOIR, AFC-M23 et Rwanda

Sur la reprise des affrontements en cours, ces pays expriment leur « profonde préoccupation face aux violations persistantes et récentes, dans l’est de la RDC, des cessez-le-feu maintenus par la signature des accords de Washington, le 4 décembre 2025, et de l’engagement pris à Doha le 19 juillet 2025 en faveur d’un cessez-le-feu permanent et d’une cessation permanente des hostilités ».

Sur les violations comprenant notamment « l’utilisation de drones dans des attaques militaires, qui font également peser un risque grave sur les populations civiles », ils demandent à toutes les parties concernées de « se réengager de manière urgente et sans équivoque à cesser les hostilités et à reprendre les négociations ». ils sont convaincus qu » »Il ne peut y avoir de solution militaire à ce conflit ».

Exhortant « toutes les parties à respecter pleinement leurs obligations et les engagements qu’elles ont pris dans le cadre des Accords de Washington et du processus de Doha, à se conformer aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies qui s’appliquent, notamment les résolutions 2773 et 2808, et à respecter pleinement l’intégrité territoriale (de la RDC) », le Groupe International de Contact « salue la médiation en cours menée par le médiateur désigné par l’Union africaine, M. Faure Gnassingbé, président du Conseil de la République togolaise, et le groupe de facilitateurs, ainsi que la médiation cruciale menée par les États-Unis et le Qatar », de même que  » les efforts déployés par le Qatar, la CIRGL et la MONUSCO pour mettre en place un mécanisme de surveillance et de vérification du cessez-le-feu ».

Les gouvernements concernés rappellent « l’importance de créer les conditions d’un dialogue intercongolais inclusif avec toutes les parties prenantes congolaises clés, élément indispensable à une paix durable en RDC ».

Ils saluent dans la foulée « les consultations entreprises par la République d’Angola ».

Bien entendu, ils appellent « toutes les parties à honorer leur obligation de respecter le droit international humanitaire et à garantir un accès humanitaire complet, sûr et sans entrave afin de permettre l’acheminement de l’aide vitale aux personnes dans le besoin »non sans saluer « les avancées positives, telles que les engagements pris par les gouvernements et les intervenants de la région pour améliorer et faciliter l’accès humanitaire, notamment à la suite de la visite du commissaire européen Lahbib ; la réouverture de la frontière entre la RDC et le Burundi ; et l’utilisation de l’aéroport de Goma lors de la récente visite à Goma de la Cheffe de la MONUSCO par intérim et représentante spéciale du secrétaire général, Mme van de Perre, qui devrait mener à la réouverture durable de l’aéroport de Goma pour les vols humanitaires ».

Ils terminent leur communiqué par appeler « en outre, les parties à mettre fin à l’incitation à la haine, à la discrimination ou à la violence, notamment à l’encontre des minorités rwandophones, ainsi qu’à toute autre action qui met gravement en danger les populations civiles et la cohésion sociale ».

Dans le contexte actuel où la manipulation s’est professionnalisée, il est par moments utile de reprendre dans les détails un communiqué du genre.

Même si les protagonistes ne sont pas nommément cités, on sait au moins qu’il s’agit du Pouvoir congolais, de l’Opposition armée (AFC-M23) et du Rwanda.

Consécration de l’autonomie de l’AFC-M23

Concomitamment avec cette prise de position collective, l’administration Trump annonce le 6 février un train de mesures relatives à la même situation.

Elle dit attendre « de toutes les parties aux Accords de Washington qu’elles respectent pleinement leurs engagements, notamment la neutralisation immédiate par la RDC du groupe armé FDLR et de ses groupes associés, ainsi que le retrait par le Rwanda de ses troupes et de son matériel militaire de la RDC».

Elle entend imposer « des restrictions de visa à plusieurs hauts responsables rwandais pour avoir alimenté l’instabilité dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) ».

Elle avertit qu » »En continuant de soutenir le M23 et en violant les accords de Washington, ces individus attisent la violence et compromettent la stabilité de toute la région des Grands Lacs ».

Dans son entendement, estime l’administration Trump, « Ce n’est qu’à cette condition que l’immense potentiel économique de la région des Grands Lacs pourra se concrétiser ».

Aussi, conclut-elle : »Les personnes soupçonnées d’être responsables, complices ou impliquées, directement ou indirectement, dans des actions visant à saper ou à entraver une paix durable dans la région des Grands Lacs seront poursuivies ».

Cette conclusion est sans ambiguë : les personnes concernées sont autant du côté des Congolais (Pouvoir, Opposition politique, Opposition armée et Société civile) que du côté des étrangers (toutes catégories confondues).

Cette déclaration contient cependant deux éléments importants à retenir : 

1. neutralisation immédiate par la RDC (Pouvoir) des FDLR et de ses groupes associés ; allusion faite aux Wazalendo quand bien même ces derniers ne sont pas cités. Concrètement, c’est pour le moment chose impossible ; et

2. retrait par le Rwanda de ses troupes et de son matériel militaire de la RDC. Concrètement parlant, c’est chose possible. Omis dans la Déclaration du Département du Trésor, le retrait est mentionné noir sur blanc dans le communiqué du Département d’État.

Seulement voilà : le point 2 interpelle en ce qu’il consacre l’autonomie de l’AFC-M23 par rapport au Rwanda et reconnaît son autorité sur les villes et localités sous son contrôle, à l’exception d’Uvira et de ses environs.

Pas une contradiction, plutôt un avertissement

Il y a toutefois un troisième élément à prendre en considération : l’intérêt porté par Washington sur l’immense potentiel économique de la région des Grands Lacs. Un potentiel essentiellement circonscrit à l’Est de la RDC et nulle autre part ailleurs au pays (Kivu-Katanga), ni dans la sous-région.

Au fait, à analyser froidement les prises de position exprimées par l’Occident en 24 heures (5 et le 6 mars 2026), il se dégage que l’axe Washington-Bruxelles attend la solution plus de Félix Tshisekedi que de Corneille Nangaa, c’est-à-dire plus de Kinshasa que de « Goma ».

Or, aucune logique n’explique ni ne justifie que d’un côté, l’Occident reconnaisse au Gouvernement le droit d’exercer son autorité sur toute l’étendue du pays et, de l’autre, il lui interdise d’actionner l’article 187 de la Constitution reconnaissant à l’alinéa 2 aux FARDC la « mission de défendre l’intégrité du territoire national et les frontières ».

Ce n’est pas dans le chef de l’Occident une contradiction. C’est même un avertissement.

Félix Tshisekedi est comme Israël de la Bible en Deutéronome 30:19 lorsque Dieu déclare : »J’en prends aujourd’hui à témoin contre vous le ciel et la terre : j’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction », avant de trancher « Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta postérité ».

C’est ce message que les femmes et les hommes de Dieu constituant son équipe spirituelle se devaient de lui présenter.

C’est exactement ce que l’Occident judéo-chrétien est en train de lui faire savoir en langage non codé…

PROCHAINEMENT : « Sanctions américaines : RDC, unique pays des Grands Lacs à payer le prix le plus fort d’un plan de déstabilisation conçu ailleurs…! »

Omer Nsongo die Lema

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *