Sur le vif: Témoignage du confrère Jean Jacques Abasiko sur la personne de SG Okito

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Notre confrère Jean Jacques Abasiko, journaliste à la RTNC et correspondant à BBC est de ceux journalistes qui ont bien connu le Secrétaire Général Emérite Barthélemy Okito Oleka.

Il rend ici son témoignage poignant de Jean Jacques Abasiko sur l’illustre disparu.

Jean Jacques Abasiko : ‘’Antoine Bolia, on a perdu une grande tête, une bibliothèque pour le sport congolais. M. Barthélemy Okito Oleka qui vient de nous quitter, je l’ai connu à mon jeune âge à Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo. C’est fut un grand sportif, un scientifique. On a cheminé ensemble. Quand j’ai commencé mon métier de journaliste reporter, il était

dans le basket et puis dans le football. Et après, il est venu ici à Kinshasa. Il était Secrétaire Général à la Reconstruction. C’est lui qui était le tout premier Secrétaire Général à la Reconstruction. Et il a fait appel à moi. ‘’Mon petit, je te connais bien. Je vais que nous travaillons ensemble au Secrétariat Général à la Reconstruction’’. On a travaillé et en même temps je travaillais à la RTNC.

 

Jean Jacques Abasiko de renchérir : ‘’C’est un homme qui avait une culture générale en dehors du sport. Mais moi je prends plus l’angle purement sportif. Barthélemy Okito très disponible. Sa fierté c’était quoi ? Il était très fort parce qu’il maitrisait bien les textes. Et il me disait : ‘’Si vous maitrisez bien les textes, vous allez faire beaucoup des choses’’. Et on discutait à tout moment. C’était un homme de médias. Il connaissait bien les médias et l’importance des médias. Il savait comment affronter les journalistes quoi qu’il en soit. Malgré que vous le critiquez, il n’a jamais fui. A tout moment très disponible pour donner des éclaircissements. Vous comprendrez avec moi que la plupart de nos dirigeants ont un problème des textes. Ils maitrisent les textes difficilement. Barthélemy Okito a orienté beaucoup des dirigeants. Lui-même en tant qu’ancien pratiquant, en tant que dirigeant, il avait une connaissance élargie des sports et il était un homme vraiment digne parce qu’il était le cerveau moteur du Secrétariat Général aux sports. Et vous imaginer que Barthélemy Okito était à la Reconstruction, au Développement Rural mais il a fait très longtemps comme Secrétaire Général aux sports et loisirs et il a vu plus de 15 ministres défiler. Et il n’a jamais eu des problèmes avec ces ministres-là. Et lui, c’était vraiment le cerveau moteur du sport en RDC. Même la loi sportive aujourd’hui, il est parmi les acteurs.

Donc, on a perdu une tête, une bibliothèque et un scientifique également. Parce qu’aujourd’hui quand j’ai des problèmes (je suis en train de préparer ma thèse), à tout moment je le consultais. Et quand je présentais des émissions à la RTNC et je voulais développer un sujet qui domine l’actualité dans le milieu sportif par rapport aux textes, on faisait appel à lui. Il intervenait à tout moment. Il était très disponible.

En dehors de ça, OKito comme scientifique, comme administratif et comme sportif, je vous dis que c’est un grand frère pour moi. Parce qu’avec lui on discutait à tout moment de tout et de rien. Et à un moment s’il a des difficultés, non attention contacter Abasiko car il est en train de travailler sur tel dossier. Il va vous donner des éclaircissements. Et il m’envoyait des gens et on discutait. Et il dit : ‘’Il ne faut pas être des journalistes des résultats, il faut être un journaliste analyste. Il faut analyser des choses. Et c’est comme ça qu’on a vécu avec Okito et ça fait plus de 25 ans on était ensemble avec Barthélemy Okito. A tout moment quand il y a des difficultés, il me consultait, quand il trouve l’ouvrage, il me dit attention Abasiko est-ce que tu peux consulter tel ouvrage ça peut vous intéresser avec vos recherches.

A part ça, en dehors du pays, on a fait des voyages ensemble. Avec lui on a été en Afrique du Nord avec le judo parce qu’il était président de la Fédération Nationale Congolaise de Judo. C’est fut un grand frère pour moi, un ainé que j’ai beaucoup bénéficié de lui. C’est plus qu’une famille. En tout cas avec sa mort, je suis tellement touché et je dis qu’on a perdu. La RDC a perdu, moi personnellement j’ai perdu. Et nous présentons nos condoléances à sa famille biologique et à tous ceux qui l’ont connu et ceux qui ont bénéficié de sa sagesse et de son intelligence.

Je me rappelle le jour où on m’a nommé Directeur de sport/radio. Il était le tout premier à me dire petit omati ee. Et je l’ai dit : SG, dans ma politique je voudrais faire autre chose, apporter autre chose au sein de ma direction. Vous, vous avez de la matière, venez avec nous animer une journée pédagogique avec les journalistes. Venez nous parler comment fonctionne l’administration. Et il n’a pas hésité. Il est venu et c’est avec lui qu’on a commencé les journées pédagogiques à la RTNC. En dehors des sports, vous le voyez à tout moment il est sollicité à gauche à droite. Un homme de la culture générale. Paix à son âme’’.

Jean Jacques Abasiko : ‘’J’ajouterai ceci : Aujourd’hui je suis correspondant sur BBC et je parle des sports et à tout moment quand j’ai besoin des intervenants, je le sollicitais. Un jour il m’a découvert et il me dit : Abasiko j’ai suivi quelqu’un sur BBC, c’est toi ? J’ai répondu, oui c’est moi. Et ces interventions les amis de la Direction Générale de BBC appréciaient ses interventions. Et quand il y a des petits soucis au niveau de la Fecofa, Conor pour des problèmes des textes, ils me disent est-ce qu’il n’y a pas moyen de faire parler Barthélemy Okito parce qu’il fait de très bonnes interventions. C’était une très bonne référence. Moi je dis ah bon. Oui, il fait de très bonnes interventions, il faut le prendre de temps à temps pour enrichir la page des sports en RDC. Et quand je lui disais SG vous avez suivi sur BBC, oui oui j’ai suivi. Il était quelque part mon consultant quand j’ai des problèmes pour faire un papier. Et rien que quand je parle de problèmes des textes, tensions dans les fédérations ou s’il y a une information avec incertitude, je faisais appel à lui. Et il intervenait même à distance’’ Fin de citation.

Antoine Bolia

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