Constitution, situation sécuritaire à l’Est : les chefs des confessions religieuses appellent la classe politique à l’apaisement 

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Réunis ce vendredi 13 mars à Kinshasa, les chefs des confessions religieuses de la République Démocratique du Congo ont appelé la classe politique congolaise à l’apaisement et à s’abstenir de toute surenchère politique. Cet appel intervient dans un contexte politique agité et marqué par le débat autour du changement ou révision de la constitution, alors que la situation sécuritaire à l’Est demeure fragile.

‎Dans une déclaration, ces chefs religieux à leur tête Evariste Ejiba Yamapia, ont déploré des “incompréhensions politiques persistantes” au moment où l’attention devrait se focaliser vers les efforts visant à rétablir une paix définitive dans l’Est, occupé illégalement par l’armée rwandaise et ses supplétifs de l’AFC/M23.

‎« C’est pourquoi, les chefs des confessions religieuses exhortent tous les acteurs en présence, pour autant qu’ils se considèrent comme filles et fils de ce pays, à œuvrer pour la stabilité du pays », lancent-ils, tout invitant les rebelles « de revenir à la raison ».

‎En dehors des politiques, les chefs des confessions religieuses congolaises ont appelé la population au sens élevé du patriotisme, de nationalisme et au civisme pour défendre la mère patrie face aux agressions extérieures dont est victime le pays depuis plusieurs décennies.

‎« Les Chefs des confessions religieuses convient les croyants et les croyantes à élever la voix vers le Très Haut, pour implorer sa grâce et sa miséricorde afin qu’une fois pour toutes, cesse définitivement la guerre sur notre sol et que le peuple congolais profite des richesses que l’Eternel lui a pourvues », ont-ils ajouté.

‎En même temps, ils ont demandé à la communauté internationale de se mobiliser pour la mise en œuvre effective de la résolution 2773 des Nations Unies qui exige entre autres aux rebelles et leurs alliés militaires de quitter les zones sous leur contrôle.

‎Par ailleurs, les Chefs des confessions religieuses ont dénoncé la publication d’un faux “compte rendu” leur attribué. Ils reconnaissent néanmoins avoir tenu une réunion le mardi 10 mars dernier, tout en précisant qu’au terme de celle-ci, aucun compte rendu n’a été rédigé, ni publié.

‎Tout en exprimant leur solidarité aux personnes injustement citées dans ce prétendu compte rendu, ces chefs religieux affirment ne pas exclure la possibilité de poursuivre en justice les auteurs de ce faux compte rendu.

‎Osk

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