« Le nouvel audit annoncé par le Gouvernement risquerait de n’apporter des grands changements » 

0
IMG_20260378_155217398

L’évaluation des dépenses du personnel de l’administration publique entre 2021 et 2025 démontre qu’elles représenteraient un risque majeur pour la dépense publique en RDC, si aucune mesure n’est prise. Selon CREFDL, un montant total de 18,9 milliards USD a été payé au cours de la période évaluée. Ces dépenses représentent une moyenne quinquennale de 43,42% des recettes internes, dépassant largement le seuil de 35% fixé par le Gouvernement. La gestion de la masse salariale reste un défi majeur, exacerbée par des recrutements excessifs, des fraudes et dysfonctionnements du fichier de la paie et une absence de mécanismes de contrôle rigoureux.

Par ailleurs, précise l’étude de CREFDL, la tension entre la nécessité d’honorer les promesses formulées dans les différents Programmes d’Actions du Gouvernement (PAG) et celle de maîtriser la masse salariale illustre à ces jours un point de choc dans la mise en œuvre des politiques publiques en RDC.

Au vue des statistiques des audits des services de contrôle, le nouvel audit annoncé par le Gouvernement risquerait de n’apporter des grands changements. Etant donné que les recommandations issues des anciennes missions de contrôle n’ont pas été suivies des mesures dissuasives à court terme, moins encore à long terme.

Pour rationaliser les dépenses des rémunérations, le CREFDL appelle le Gouvernement à appliquer les recommandations contenues dans les différents rapports d’audit de l’Inspection Générale des Finances de 2019 et 2023.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *