Cloture du mois de Mars : les femmes de l’UNTC appellent à l’amélioration du SMIG
« Droits des femmes travailleuses : du silence à l’action pour un salaire juste et digne », c’est sous ce thème que les femmes membres des différentes organisations syndicales de l’Union Nationale des Travailleurs du Congo (UNTC) ont clôturé ce vendredi 27 mars à Kinshasa, le mois de mars leur dédié.
A cette occasion, le président national de l’UNTC Augustin Tumba Nzuji a dans son message, fait mention de plusieurs préoccupations et des maux qui rongent le secteur de l’emploi en RDC, entre autres ; les conditions de travail qui laissent à désirer, y compris l’application du SMIG ainsi que d’autres discussions engagées pour l’amélioration des conditions des travailleurs au pays.
Il a cependant, déploré l’inaction du gouvernement congolais face aux plusieurs revendications des travailleurs, tout en les encourageant à continuer à plaider pour obtenir gain de cause concernant leurs revendications.
« Le message important était de demander à toutes les femmes de se syndicaliser pour faire de l’UNTC, un syndicat plus fort, représentatif et puissant. Et pour cela nous avons démontré que les femmes devraient être au premier plan de la lutte syndicale. Pour le moment, la question de brûlante actualité concerne le salaire dans le secteur public comme dans le secteur privé. Il faut que les femmes se manifestent notamment pour que le SMIG fixé à 21.500 soit amélioré dans un bref délai ainsi que la politique salariale », a souligné Augustin Tumba Nzuji.
Et pour sa part, la vice-présidente en charge du social et solidarité Marie-Claire Manteka a appelé l’Etat congolais à oeuvrer pour amélioration du SMIG dans toutes les entreprises, étatiques ou privées. Elle a, en revanche, invité les femmes membres de l’UNTC à plus de solidarité dans ce combat.
« Nous avons sensibilisé les femmes par rapport au problème du SMIG parce que avec les 21.500 on peut pas aller au marché et acheter quelque chose de consistant. Nous demandons au gouvernement de nous appuyer par rapport au SMIG, aujourd’hui les employeurs ne veulent même pas appliquer le SMIG c’est le grand problème que nous avons. Nous demandons à toutes les femmes de l’UNTC d’être Unies et de faire de l’UNTC une grande force », a-t-elle lancé.
Signalons que plusieurs autres femmes, membres des différentes structures syndicales se sont exprimées à tour de rôle, s’encourageant pour l’épanouissement de la junte féminine en République Démocratique du Congo.
La cérémonie s’est clôturée par la présentation à l’assistance, de différents animateurs des branches syndicales, membres de l’UNTC, sous une note de satisfaction totale.
Osk
