Clôturé sur note d’espoir et de détermination: Le 3ème Forum économique RDC-Angola s’attaque aux barrières de dévéloppement

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“Le Gouvernement de la République, sous l’impulsion du Chef de l’État, FélixAntoine Tshisekedi Tshilombo s’engage à poursuivre les réformes nécessaires pour améliorer le climat des affaires, protéger les investissements et réduire les barrières qui freinent encore notre élan commun”.

Tels sont les mot prononcés par Daniel Mokolo Samba, Vice- premier ministre, Ministre de l’Economie nationale congolaise lors de la clôture des travaux du Forum économique RDC-Angola, mercredi 2 avril, à l’hôtel Golden Tulip, dans la commune de Bandalungwa, à Kinshasa.

Cette grande messe de deux jours, qui a réuni le gotha politique, économique tant public que privé de la RDC et de l’Angola, a eu le mérite de déboucher sur des conclusions et résolutions qui témoignent de la maturité du partenariat qui unit les deux nations.

Cette édition, qui fait suite aux précédentes rencontres, marque un tournant décisif. D’autant plus qu’à son issue, les délégations sont passées de la simple intention de coopérer à la définition de stratégies sectorielles claires : l’énergie et les infrastructures, piliers de l’ndustrialisation ; la pèche et la règlementation de l’exploitation des ressources halieutiques communes, pour garantir la souveraineté alimentaire de deux pays.

Ils ont aussi mis en commun un plan en faveur du commerce transfrontalier, pour fluidifier les échanges et créer de la valeur ajoutée localement. D’autant plus que la RDC et l’Angola représentent ensemble un marché de près de 130 millions de consommateurs.

“En harmonisant nos politiques économiques et en facilitant la libre circulation des biens et des services, nous ne faisons pas que renforcer nos deux économies : nous devenons le moteur de développement de la sous-région. À vous, opérateurs économiques ici présents : le succès de ce forum ne se mesurera pas à la qualité de nos discours, mais à la concrétisation des accords qui en découleront et à l’émergence de projets « joint-ventures » pérennes. Je salue la résilience et le dynamisme dont vous faites preuve. Vous êtes les véritables artisans de cette intégration économique que nous appelons de nos vœux”, a insisté Daniel Mukoko Samba.

Économies complémentaires et coopération mutuellement avantageux 

L’occasion faisant le larron, De Lima Massano, Ministre d’Etat, Ministre de la Coordination Economique de la République d’Angola s’est montré aussi optimiste.

Précisant, en outre, que lors des travaux, il s’est dégagé la détermination de deux pays à accroître significativement leurs partenariats respectifs, De Lima Massano, a insisté que “les économies de deux pays sont complémentaires et que leur coopération est mutuellement avantageux”.

Ainsi,a-t-il souhaité, que la RDC et l’Angola continuent à partager leurs histoires économique et culturelle au mieux des intérêts de leurs populations respectives.

Des recommandations urgentes et coupe-gorge

Pour passer de l’acte à la parole, les participants ont élaboré des recommandations fermes.

Sur le plan de la facilitation des échanges, ils ont recommandé l’accélération de la digitalisation et l’interconnexion des systèmes douaniers des deux pays, ainsi que la modernisation des procédures aux frontières.

Cette orientation s’inscrit dans la volonté affichée du ministère de l’Économie nationale de la RDC de rationaliser les flux commerciaux transfrontaliers et de réduire les coûts de transaction qui pèsent sur les opérateurs économiques des deux pays.

En ce qui concerne le secteur des hydrocarbures, les participants ont décidé de mettre en place un cadre bilatéral d’échange sécurisé, transparent et structuré, de développer des plateformes logistiques transfrontalières intégrées, et d’instituer un mécanisme de financement conjoint.

Ces trois mesures visent à traduire en actes opérationnels le potentiel de complémentarité énergétique entre Kinshasa et Luanda, deux capitales dont les économies reposent largement sur l’exploitation des ressources pétrolières et gazières.

Les participants ont également préconisé le développement des infrastructures, la création d’activités minières, industrielles et agro-industrielles, ainsi que l’inclusion des communautés locales dans les dynamiques de développement économique local.

Les recommandations portent également sur l’harmonisation de la réglementation des changes, la promotion des systèmes régionaux de paiement et la facilitation des transactions, a souligné le SG a l’Economie nationale, Jean-Marie Abolia.

Serge Ngindu

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