Sud-Kivu : Fizi alerte sur une catastrophe humanitaire en gestation

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Dans le territoire de Fizi, au Sud-Kivu, le calme apparent sur le front sécuritaire dissimule une réalité autrement plus préoccupante. Une crise humanitaire profonde s’installe progressivement, affectant des milliers de personnes déplacées qui vivent dans des conditions extrêmement difficiles, souvent loin de toute assistance.

L’administrateur du territoire, Kalondji Badibanga Samy, exprime une vive inquiétude face à la dégradation rapide de la situation. Selon lui, de nombreuses familles déplacées sont livrées à elles-mêmes, sans logement convenable, avec un accès très limité à l’alimentation et aux services de santé de base.

Dans les zones d’accueil comme dans les sites improvisés, la rareté des médicaments devient critique. Les structures sanitaires locales, déjà fragiles, ne parviennent plus à faire face à l’afflux de patients. Cette insuffisance expose particulièrement les enfants, qui sont les plus touchés par des maladies pourtant évitables.

Par ailleurs, plusieurs aires de santé font état d’une recrudescence de maladies épidémiques telles que le choléra et la rougeole. Des cas ont été recensés dans des zones comme Kimbi-Lulenge, le secteur de Ngandja, Fizi-centre et les hauts plateaux de Minembwe, accentuant les craintes d’une catastrophe sanitaire de grande ampleur.

Cette situation intervient dans un contexte marqué par des déplacements massifs de populations fuyant les violences armées. Débordés et insuffisamment équipés, les centres de santé peinent à répondre aux besoins urgents des malades.

Face à cette détresse grandissante, l’autorité territoriale appelle à une mobilisation immédiate des autorités provinciales, des organisations humanitaires et des partenaires internationaux. Il insiste sur la nécessité d’une réponse coordonnée pour acheminer des médicaments essentiels, renforcer les infrastructures sanitaires et venir en aide aux populations les plus vulnérables.

Pour Kalondji Badibanga Samy, chaque heure compte : une action rapide pourrait éviter le pire, notamment pour les enfants, premières victimes de cette crise qui ne cesse de s’aggraver.

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