Sécurité, agriculture et commerce extérieur : Trois membres du Gouvernement devant les députés nationaux

0
IMG_20260499_111312802

La tradition sur le contrôle parlementaire à l’assemblée nationale a été bien respectée. La plénière de ce mercredi 08 Avril sous la direction du Premier Vice-président de l’assemblée nationale, le Professeur Isaac Jean-Claude Tshilumba a porté sur les questions d’actualité adressées à trois membres du gouvernement. Le rapporteur de la chambre basse, le professeur Jacques Djoli a circonscrit le contexte. Il s’agit de la :

– Question d’actualité adressée au ministre d’État et ministre en charge de l’agriculture adressée par le député Emile Saidi sur la création des pépinières de cultures pérennes et la stratégie opérationnelle pour la mise en oeuvre des projets de la campagne agricole.

– Question d’actualité adressée au ministre du commerce extérieur adressée par le député national Élie Kambale sur la chute des cours du cacao et la protection des producteurs locaux.

-Question d’actualité adressée au Vice Premier Ministre en charge de l’intérieur par le député national Patrick Munyonyosur la redevance de sécurité relative au système de sécurité des frontières et de l’immigration.

Prenant la parole en premier locuteur, le député national Émilie Saidi, a principalement basé sa question sur la stratégie opérationnelle adoptée par le Ministre d’Etat de l’agriculture et sécurité alimentaire dans la mise en œuvre des projets annoncés lors de la campagne agricole.

Pour sa part, l’élu national, Elie Kambale, s’adressant au Ministre du Commerce extérieur, Julien PALUKU, a sollicité l’éclaircissement de ce dernier sur l’analyse des services du Ministère sous son autorité, la volatilité actuelle des cours du Cacao et la raison de la baisse accentuée au niveau des comptoirs d’achat locaux par rapport à la moyenne régionale ?

Pour Patrick Munyonyo, élu du Nord-Kivu, après le dépôt de sa question d’actualité a bien jugé que le Vice premier Ministre ne réponde à cet exercice de redevabilité. Sa préoccupation était essentiellement basée sur les motivations politiques et techniques qui sous-tendent la signature du contrat avec la société de droit américain Sécuriport LLC, en rapport avec la mise en place d’un système intégré des services de sécurité et d’immigration, et ce, en vue de renforcer les mesures de sécurité aéroportuaire, de gestion des frontières et des ports maritimes face aux multiples menaces transfrontalières liées à la falsification, à l’infiltration, à la contrefaçon, à la fraude documentaire et à l’identification des voyageurs ou passagers.

En effet, dans sa réponse, le VPM en charge de l’intérieur, Jacquemin Shabani a apporté ses moyens de défense en précisant que le contrat avec le Sécuriport n’est pas encore signé. Après sa signature, ladite firme financera à la hauteur de 85 et 15% pour l’état congolais.

De son côté, le Ministre d’État en Ministre de l’Agriculture et de la sécurité Alimentaire Muhindo Nzangi, a dit regroupé ses stratégies opérationnelles en cinq piliers dont, la réforme, modernisation et relance des (CAAPSA) de la semence, les fertilisants et pesticides qui engage la qualité, disponibilité et industrialisation, la mécanisation qui fait allusion aux brigades motorisées, montage local et distribution au niveau nationale, la production abordant le volet encadrement, distribution des intrants et stratégie différenciées ainsi le pilier stockage transformation et commercialisation.

Pour sa part, le Ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku a souligné la bataille du cacao qui appelle à une action gouvernementale intégrée avec la synergie de plusieurs piliers notamment la production locale, les infrastructures, le transport, la sécurité, l’industrialisation ainsi que la transformation locale.

La plénière s’est clôturée par l’intervention du Directeur Général du Bureau Central de Coordination (BCECO) sollicitant une mesure de grâce à la plénière faute d’éléments pour son indisponibilité de répondre à la question orale avec débat lui adressée par la chambre basse du parlement.

Pour clore, au nom de la redevabilité de la gestion de la res publica, le premier Vice-président de la Chambre basse le professeur Isaac Jean Claude TSHILUMBAYI a réitéré l’engagement du Bureau dans la poursuite de sa mission constitutionnelle sur le contrôle parlementaire conformément à l’article 138 de la Constitution.

Cette plénière s’est tenue en présence des membres du Bureau notamment le deuxième vice-président, Christophe MBOSO, la questeure, Chimène Polipoli et la questeure adjointe Grace Neema ainsi que la Rapporteure Adjointe, Clotilde Mutita.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *