Festival Amani 2026 : la Première Ministre réaffirme sa volonté de bâtir une véritable économie culturelle
La Première Ministre, Judith Suminwa Tuluka, a procédé ce vendredi au lancement officiel de la 11ᵉ édition du Festival Amani, à l’Institut Kiwele, dans la province du Haut-Katanga. Placée sous le thème « RE-DEVENIR », cette édition se tient du 10 au 12 avril et rassemble des artistes de la RDC et d’autres pays autour des valeurs de paix et de cohésion sociale.
Un engagement politique en faveur de la culture
Dans son discours inaugural, la Cheffe du Gouvernement a inscrit cet événement dans la vision globale de son action. « Unissons nos cœurs et nos esprits pour cultiver l’excellence, restaurer la confiance mutuelle et ancrer une paix durable pour nos enfants », a-t-elle déclaré.
Elle a surtout réaffirmé la détermination du Gouvernement à faire de la culture un pilier du développement national. « Conscient du rôle stratégique du secteur culturel, véritable source d’emplois et moyen de mobilisation de notre jeunesse, le Gouvernement de la République s’engage à ne ménager aucun effort pour structurer une véritable économie culturelle », a affirmé la Première Ministre.
Dans cette dynamique, elle a précisé que « Notre vision est claire : faire de la culture un secteur productif de premier plan, en soutenant le développement des industries créatives locales et en investissant massivement dans des infrastructures d’excellence. »
Un festival aux retombées économiques concrètes
La Ministre de la Culture, Arts et Patrimoine, Yolande Elebe Ma Ndembo, a salué l’impact structurant du Festival Amani sur l’économie locale. « Il démontre sa capacité à structurer un écosystème local à travers la création d’emplois durables, la stimulation du tourisme, la valorisation de nos talents et le développement de services collectifs », a-t-elle indiqué.
Elle a également souligné les opportunités offertes à Lubumbashi dans le cadre de cet événement. « Aujourd’hui, sa délocalisation temporaire ouvre des perspectives de retombées réelles sur l’industrie de l’accueil, des emplois saisonniers pour les jeunes, ainsi que des opportunités pour les entrepreneurs culturels, techniciens et artisans », a dit la Ministre.
La culture comme instrument de paix et de cohésion
Dans un contexte national marqué par des défis sécuritaires, la Première Ministre a insisté sur le rôle de la culture comme vecteur de stabilité. « Au-delà de sa dimension festive, cet événement est un rappel puissant que la culture, l’art et la musique ne sont pas de simples ornements, mais des leviers puissants de paix, d’unité et de transformation structurelle de notre société », a-t-elle soutenu.
Elle a, à cette occasion, rendu hommage au Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. « Son engagement pour la paix est la force motrice qui nous permet d’être réunis ici à Lubumbashi en toute sérénité », a affirmé Judith Suminwa.
Des réformes pour soutenir les acteurs culturels
Répondant aux préoccupations des opérateurs culturels lors d’un panel sur les politiques publiques en temps de crise, la Première Ministre a annoncé des mesures concrètes, notamment la relance du Fonds de promotion culturelle. « Concernant le soutien financier aux acteurs de la culture, nous disposons aujourd’hui du Fonds de promotion culturelle (FPC). Je pense qu’il va être redynamisé. L’objectif et la mission de ce fonds étant, justement, d’appuyer les opérateurs culturels dans toute leur diversité », a-t-elle assuré.
À travers sa participation au Festival Amani, la Première Ministre confirme ainsi la place centrale accordée à la culture dans le Programme d’Actions du Gouvernement, en tant que levier stratégique de paix, d’unité nationale et de développement économique.
