Pour la manifestation de la vérité sur l’homicide du Docteur Nicole Muanda Mayeye (Albert Fabrice Puela)

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Pour la manifestation de la vérité sur l’homicide du Docteur Nicole Muanda Mayeye, dont le corps sortira de la morgue du cinquantenaire ce dimanche 19 avril 2026.

Il nous revient, par devoir de vérité et dans un souci de justice, de contribuer à la reconstitution des circonstances ayant entouré la mise à mort du Docteur Nicole Muanda Mayeye.

Contrairement à certaines allégations tendant à induire l’opinion en erreur, le Docteur Nicole Muanda, connue pour son estime personnelle, n’était nullement dans une démarche de modification corporelle. Elle n’avait entrepris ni intervention bbl, ni liposuccion, ni quelconque acte de chirurgie esthétique.

Selon les informations concordantes en notre possession (recueillies dans les milieux hospitalier, policier et de la famille), elle s’était rendue auprès d’une connaissance répondant au nom de « ML Malonda Lydie, non autrement identifiée, se présentant comme médecin responsable de « La clinique Jourdain »(située sur Haut-commandement), mais dont la qualité professionnelle soulève de sérieuses interrogations.

Il ressort que cette dernière ne disposerait ni d’un diplôme médical reconnu, ni d’un numéro d’inscription à l’ordre des médecins, conditions pourtant essentielles à l’exercice légal de l’art de guérir.

D’après les premiers éléments recueillis, le déplacement du Docteur Nicole serait lié à une relation d’affaires préexistante, notamment dans le cadre d’une créance à recouvrer.

Les faits troublants suivants ont été relevés :

Le Docteur Nicole a été vue et était joignable pour la dernière fois entre 14h et 15h ;

À partir de 16h, elle devient injoignable, son téléphone étant éteint ;

Vers 20h, son corps est transporté à l’Hôpital général de référence de Kinshasa (ex-Mama Yemo), présenté comme celui d’une personne malade;

Les médecins urgentistes constatent qu’il s’agit déjà d’un corps sans vie et refusent son admission;

Le corps est ensuite acheminé à la morgue, où son admission avait été facilitée moyennant paiement;

Une alerte est donnée à la famille vers 23h après reconnaissance des personnes impliquées dans le transport du corps;

Il est notamment identifié qu’un certain « Dady », grand-frère de la susnommée ML Malonda Lydie, aurait procédé au dépôt du corps avec un cathéter (pour similer une prise en charge médicale précédente);

Le nommé Dady est actuellement entre les mains de la justice, tandis que la principale suspecte (Lydie Malonda) est en fuite.

Face à ces circonstances particulièrement suspectes, la famille a exigé une autopsie.

Et les conclusions médico-légales sont sans équivoque:

le décès du Docteur Nicole Muanda Mayeye n’est pas d’origine naturelle. Il s’agit d’un cas d’homicide, caractérisé notamment par : trois fractures crâniennes dues à des coups reçus; une blessure profonde au niveau de la poitrine; des traces de lutte perceptibles sur ses bras.

Le dossier, initialement instruit au niveau de la police, a été transmis au Parquet général près la Cour d’appel de Gombe, autorité compétente pour établir les responsabilités pénales. Faut-il signaler que la même Malonda Lydie est déjà poursuivie pour un précédent cas d’homicide…

Interpellations légitimes

Au regard de la gravité des faits, plusieurs questions demeurent: Comment une personne ne remplissant pas les conditions légales d’exercice de l’art de guérir, a-t-elle pu pratiquer des actes relevant de la médecine, en toute impunité? Quel rôle ont joué les services de contrôle, notamment l’inspection médicale, dans la prévention de telles dérives? Pourquoi des individus présentés comme récidivistes ont-ils pu continuer à évoluer librement dans les mêmes activités malgré des antécédents judiciaires?

Appel à la justice et à la prudence

Quel serait le mobile de cet homicide?… Ce drame rappelle avec acuité la nécessité : de renforcer les mécanismes de contrôle de l’exercice médical; de sanctionner avec rigueur toute pratique illégale de la médecine; d’encourager la prudence, notamment en évitant de se rendre seul à des rendez-vous sensibles.

En cette circonstance douloureuse, nous nous inclinons devant la mémoire du Docteur Nicole Muanda et appelons à ce que toute la lumière soit faite, dans le strict respect de la loi.

Justice doit être rendue.

Me Albert Fabrice Puela.

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