Devant la presse: André Wameso donne des signaux positifs de l’économie congolaise

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« Mise en œuvre de la politique monétaire en RDC : enjeux, évolutions et perspectives », c’est le thème d’un Spécial Briefing Presse qui a réuni M. Patrick Muyaya et André Wameso, respectivement ministre de la Communication et Médias et Gouverneur de la Banque Centrale du Congo (BCC).

Selon André Wameso, Gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), nous avons une croissance soutenue de 5,8% pour 2005 et on projette l’année 2026 à 6,2 %. Nous avons une inflation qui est maîtrisée. Nous avons un taux d’inflation qui est de 2,36 %. Nous avons des réserves internationales 7,7 milliards de dollars Us et nous avons des bons BCC de maturité de plus en plus longue et cela se traduit par une confiance des opérateurs économiques. Si on regarde la courbe de confiance des opérateurs économiques, elle est en croissance mois après mois et ça se traduit également par des dépôts au niveau des banques commerciales et par des dépôts en monnaie nationale qui grappille des petits points de pourcentage par rapport à la situation antérieure.

On n’a pas interdit le dollar en 2027

Au sujet de la dollarisation de l’économie congolaise, le Gouverneur de la BCC a démontré qu’épargner en franc congolais, non seulement nous permet de faire des économies, mais renforce globalement notre situation économique. En 2027, les transactions en dollars vont continuer à pouvoir exister.

C’est ici que le Gouverneur a fait un distinguo entre payer, faire ses transactions en cash et dénouer cette transaction. « Que les gens puissent détenir les dollars, ça ne veut pas dire qu’on ne peut pas détenir des dollars au sein de l’économie. Si vous avez des dollars, vous serez dans l’obligation de pouvoir convertir vos dollars en franc congolais pour pouvoir acheter un produit ou bien vous prenez vos dollars, vous les mettez sur votre compte en dollars qui ne sera pas fermé et à ce moment-là vous pourrez faire votre transaction via la carte bancaire ou bien via le virement », explique-t-il.

Les bons du Trésor américain sont parmi les actifs qu’on peut transformer le plus rapidement possible en cash pour faire face à des chocs qu’on pourrait connaître. Toutes les banques centrales placent leurs réserves dans les bons du Trésor et notamment des bons du Trésor américain, parce qu’en plus ça rapporte des internes, donc cet argent-là, on ne le théorise pas, on le place dans des actifs extrêmement liquides et qui rapportent des intérêts et ce sont des bons du Trésor à très court terme de telle sorte que l’État congolais puisse les récupérer si on devait utiliser cet argent puisque la question peut en valoir la chandelle.

Selon André Wameso, si on devait utiliser cet argent pour financer l’économie, alors ça ne serait plus des réserves de change. Alors ça ne serait plus un paramètre qui pourrait montrer que la République démocratique du Congo a de l’argent quelque part qui le protège contre des chocs et ça va déséquilibrer nos fondamentaux et ça allait même rendre cette émission des bons du Trésor compliqué.

Parce que parmi les critères importants pour qu’on vous prête de l’argent, c’est justement le niveau de vos réserves parce que si jamais le gouvernement a des difficultés, c’est là qu’il peut éventuellement aller chercher des réserves pour faire face à ses obligations.

Comment réussir la dédollarisation avec un secteur informel très élevé

« Comme je l’ai toujours dit, ce n’est pas quelque chose qui m’intéresse, ce qui m’intéresse moi c’est de renforcer l’utilisation de la monnaie nationale et dans ce même secteur informel, on utilise aussi donc tout.

JMNK

En Afrique du Sud

Jacques Djoli et la délégation congolaise participent à la session extraordinaire élective du parlement panafricain

Le Rapporteur de l’Assemblée nationale de la République Démocratique du Congo (RDC), le Professeur Jacques Djoli Eseng’ekeli, à la tête d’une importante délégation de parlementaires congolais, prend part active à la session extraordinaire de la 7ᵉ législature du Parlement Panafricain (PAP), marquée par des enjeux électoraux majeurs et l’intégration de nouveaux membres au sein de cette institution législative continentale.

 

Cette session, à caractère essentiellement électif, vise le renouvellement du Bureau du PAP, des bureaux des commissions permanentes ainsi que des cinq caucus régionaux, conformément au principe de rotation.

 

Pour l’année 2026, la présidence du Bureau revient à l’Afrique du Nord, succédant à l’Afrique australe. Le poste de premier vice-président est attribué à l’Afrique de l’Est, tandis que l’Afrique de l’Ouest occupe celui de deuxième vice-président. L’Afrique centrale hérite du poste de troisième vice-président et l’Afrique australe se contente de celui de quatrième vice-président.

 

La délégation de l’Assemblée Nationale de la RDC, composée des députés nationaux, à savoir : Jacques Djoli Eseng’ekeli, Sakata Moke Tawab Garry et Wangoie Mukalay Marie-Thérèse, prend une part active aux consultations en cours et entend également peser de tout son poids lors du second tour des élections relatives aux commissions et caucus, où trois postes sont à pourvoir : président, vice-président et rapporteur.

 

Au-delà du décor électoral, cette première session extraordinaire a également été marquée par un moment solennel : la prestation de serment des nouveaux membres du Parlement panafricain. La cérémonie officielle d’ouverture a été présidée par Mahmoud Ali Youssouf, président de la Commission de l’Union africaine, représentant le président en exercice de l’Union africaine.

Au total, 64 nouveaux parlementaires issus de différents pays africains ont prêté serment ce mardi 28 avril 2026, s’engageant à remplir leurs fonctions avec honneur et loyauté.

Dans leur serment, ils ont notamment juré de servir le peuple africain, de défendre les textes fondamentaux de l’Union africaine et de promouvoir les principes de bonne gouvernance, de démocratie, de respect des droits humains ainsi que la paix et la stabilité sur le continent.

À l’issue de cette cérémonie, le président de la Commission de l’Union africaine a décrété la poursuite des travaux à huis clos, consacrés notamment à l’organisation du processus électoral, dont les modalités pratiques devraient aboutir aux scrutins fixés au 30 avril prochain.

Dans un contexte continental marqué par de multiples défis, cette session de Midrand apparaît comme un tournant décisif pour le Parlement panafricain. Elle offre aux États membres, dont la République Démocratique du Congo, l’opportunité de renforcer leur influence et de contribuer activement à la consolidation de la gouvernance africaine.

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