Clôture des États généraux des postes et télécommunications : “Ces travaux marquent un point de départ pour l’action” (Judith Suminwa)
Les rideaux sont tombés ce mercredi sur les premiers États généraux des postes et télécommunications, organisés au Centre culturel et artistique pour les pays d’Afrique centrale par le ministère des Postes et Télécommunications. Trois jours d’échanges intenses entre acteurs publics, privés et experts, qui débouchent sur une ambition claire : faire du numérique un levier stratégique du Programme d’Actions du Gouvernement (PAG) 2024-2028.
Un secteur stratégique au cœur des priorités nationales
Placées sous le patronage du Chef de l’État et clôturées par la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka, ces assises ont permis de poser un diagnostic sans complaisance d’un secteur à fort potentiel mais encore marqué par des déficits structurels.
Pour le Gouvernement, il s’agit désormais de transformer ces recommandations en actions concrètes, en cohérence avec les orientations du PAG, notamment celle du Pilier III visant à « numériser la société congolaise ».
Le secteur privé salue l’engagement du Gouvernement
Prenant la parole au nom du secteur privé, Laurent Ntumba, président de la commission télécommunications de la Fédération des entreprises du Congo (FEC), a salué l’implication directe de la Cheffe du Gouvernement.
« Madame la Première Ministre, de votre présence, nous nous sentons honorés… Nous croyons en ce Gouvernement et nous attendons une attention particulière pour permettre davantage d’investissements et améliorer la qualité des services », a affirmé Laurent Ntumba.
Un message clair qui traduit l’attente d’un environnement plus attractif, en ligne avec les réformes du PAG visant à améliorer le climat des affaires et stimuler l’investissement privé.
Faire du numérique un levier de développement
Le ministre des Postes et Télécommunications, José Mpanda, a pour sa part insisté sur la portée stratégique de ces travaux.
« La République démocratique du Congo se trouve aujourd’hui à un tournant décisif… Nous n’avons pas le droit de rester en marge de la révolution des technologies de l’information. Nous devons en faire un levier de développement économique et social », a-t-il dit.
Il a également souligné que ces États généraux constituent « un véritable carrefour du savoir » ayant permis d’aboutir à des recommandations concrètes, notamment sur la modernisation du cadre légal, la digitalisation et l’amélioration du climat des affaires.
Des travaux qui marquent un point de départ pour l’action
Dans son discours de clôture, la Première Ministre a donné le ton d’une nouvelle phase, celle de la mise en œuvre, en parfaite articulation avec le Programme d’Actions du Gouvernement.
« Ces États généraux n’auront pas été un exercice de circonstance. Ils auront constitué un moment de vérité… et désormais un point de départ pour l’engagement et l’action. Le diagnostic est sévère mais juste : infrastructures insuffisantes, couverture inégale, régulation en décalage… Mais notre pays dispose d’un potentiel exceptionnel. » a martelé la Première Ministre.
La Cheffe de l’exécutif a insisté sur l’impératif de souveraineté à l’ère du numérique, soulignant la nécessité pour la RDCongo de reprendre le contrôle de ses leviers technologiques et stratégiques.
Judith Suminwa a ensuite illustré, par des exemples concrets ancrés dans le quotidien des Congolais, comment les télécommunications peuvent réduire les distances et rapprocher les services publics, le savoir et les marchés de chaque citoyen, où qu’il se trouve.
« Un Congo connecté est un Congo plus fort. Un Congo où le paysan de Kindu, dans le Maniema, peut commercialiser sa production grâce aux outils numériques ; où l’étudiant de Bandundu-ville, dans le Kwilu, peut accéder aux savoirs les plus avancés ; où le fonctionnaire de Bumba, dans la Mongala, peut bénéficier de services publics dématérialisés sans devoir parcourir des centaines de kilomètres. Ce Congo-là n’est pas une fiction. C’est le Congo que nous avons décidé de bâtir.» a dit la Première Ministre.
Le discours de Judith Suminwa traduit une volonté claire : faire des réseaux de communication le socle de la transformation numérique, condition indispensable à l’intégration économique, à l’inclusion sociale et à la souveraineté nationale.
Ainsi, ces États généraux apparaissent comme un instrument opérationnel de mise en œuvre du PAG, en particulier dans sa dimension numérique, avec pour finalité un Congo « connecté », tel que voulu par le Gouvernement Suminwa.
