Journée de l’enseignement en RDC : « la profession d’enseignant est une vocation », selon Nathan Zawadi
La profession d’enseignant est une vocation, une passion, a affirmé jeudi Nathan Zawadi, enseignant au Complexe scolaire Précieux, situé dans la commune de Barumbu, au nord de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), a appris notre rédaction au cours d’un entretien.
« Être éducateur, c’est une vocation. Ce n’est pas comme les autres métiers. En tant qu’enseignant, il faut du dévouement », a déclaré Nathan Zawadi.
« Dans une salle de classe, il y a un mélange d’émotions. Sans passion, même si l’on vous payait un salaire de 1 000 dollars, vous ne transmettriez rien », a-t-il ajouté.

M. Zawadi a également remercié l’État congolais d’avoir institué la journée du 30 avril pour célébrer les enseignants, afin de permettre à chaque éducateur de faire l’autocritique de ce qu’il a accompli au cours de l’année.
« C’est une occasion pour l’enseignant de se reposer et d’évaluer le positif comme le négatif de son travail », a renchéri ce professionnel de la craie. « Nous avons un amour qui ne calcule ni le temps ni le pain. Et cela demande beaucoup de patience. Voilà pourquoi nous sommes restés longtemps dans ce métier noble », a-t-il ajouté.
Appel à la patience dans la profession enseignante
Par ailleurs, Nathan Zawadi a appelé la jeunesse à faire preuve de patience et d’honnêteté pour bien exercer cette profession, qui ne s’avère pas facile au départ.
« Pour nous, tout repose sur la patience. C’est un investissement à long terme. Il faut avoir de l’amour et de l’honnêteté, sans penser immédiatement à une rémunération rapide, car former quelqu’un n’est pas facile. Sans cet amour, on ne peut pas enseigner », a-t-il soutenu.
Il a formulé quelques recommandations à l’endroit de l’État, notamment : protéger les droits des enfants, veiller à leur éducation morale, dresser un état des lieux des écoles, fixer un barème de compétences et promouvoir la formation des enseignants.
Un burn-out accentué par l’enseignement
Très connu dans l’univers de la mode et des concours de beauté, Nathan Zawadi préside les concours Femina Miss Congo à Kinshasa, Miss Excellentia à Brazzaville et Miss Ubernational à Kigali.
« Depuis que je me suis engagé dans ce métier d’enseignant, mon burn-out s’est accentué. Entre la réflexion sur les concours, la gestion des sponsors et l’évolution des projets, je me rends compte que je suis de plus en plus épuisé physiquement, mentalement et émotionnellement. L’enseignement est un métier à temps plein et, avec mes responsabilités dans les concours de beauté, mon burn-out s’aggrave », a-t-il déclaré.
« Je suis quand même très heureux d’exercer ce métier. Il correspond parfaitement à mon objectif de promouvoir l’autonomisation des femmes, qui passe avant tout par l’éducation », a-t-il conclu.
