Le bureau du conseil des sages de l’ERC rappelle à l’ordre certains leaders religieux
Préoccupé par le débat qui s’agite sur les réseaux sociaux et la presse suite au soutien exprimé par l’ERC en faveur des réformes constitutionnelles, le bureau du conseil des sages de l’Eglise du réveil a rappelé à l’ordre les serviteurs de Dieu, membres du mouvement de réveil qui dansent à contre-sens des règles de conduite régissant cette confession religieuse.
Dans un communiqué samedi 16 mai, le bureau du conseil des sages a tapé du poing sur la table que désormais tout responsable d’une communauté membre du mouvement de réveil qui tiendra un discours de nature à diviser les pairs s’exposera à la rigueur de la loi.
En sa qualité d’organe de régulation et de règlement de conflit au sein de l’ERC, le bureau du conseil des sages a précisé que toute église qui n’appartient pas aux autres confessions (catholique, musulman) est stratégique réputée à appartenir à l’Eglise du réveil.
« A cet effet, sous l’autorité du ministère de la Justice et en vertu d’un protocole d’accord de collaboration, l’ERC a procédé au recensement et à l’identification de ses structures. Ce répertoire met en lumière plusieurs communautés qui tentent d’évoluer d’une manière isolée pour couvrir les dérapages et bavures de leurs responsables. Désormais l’ERC répondra de toutes les entités jugées sous notre interface », a-t-on lu.
S’agissant particulièrement du cas de Moïse Mbiye, le bureau du conseil des sages a affirmé que l’Eglise Cité Béthel est pleinement intégrée au sein de l’ERC et a demandé à son responsable, le pasteur Moise Mbiye de présenter ses excuses auprès des fidèles devant qui “il avait parlé”.
« Nos statuts stipulent clairement que l’Eglise Cité Béthel est membre de l’Eglise du Réveil du Congo. L’ERC n’enregistre pas des individus, mais des fondateurs et leurs communautés. Le fondateur reconnu de la Cité Béthel y est pleinement intégré. Par conséquent, aucun leader ne peut se soustraire aux règles de conduite qui réagissent le mouvement du réveil », ajoute le communiqué.
Face aux propos injurieux et irrespectueux dont sont victimes les pairs, le bureau du conseil des sages a souhaité que “le cas de Moïse Mbiye doit être le dernier”. Tout comportement visant à détruire la réputation des pères et à troubler la conscience des fidèles est considéré comme une faute répréhensible.
Par ailleurs, le bureau du conseil des sages de l’ERC sollicite l’appui du gouvernement pour assainir efficacement le secteur religieux en République Démocratique du Congo.
« Le gouvernement doit nous appuyer dans le respect de ces principes afin de bâtir une République forte, guidée par une religion de croyants respectueux des valeurs éthiques et morales propices au développement du pays », conclut le communiqué.
Osk
