Front souverain de l’or brun : Face-à-face RDC-Côte d’Ivoire pour une révolution du Cacao africain (Julien Paluku)
En marge de la signature historique de l’Accord International sur le Cacao à Abidjan, j’ai eu un tête-à-tête hautement stratégique avec mon homologue ivoirien, M. Ibrahim Kalil Konaté, Ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, afin de capitaliser sur l’expérience de la Côte d’Ivoire, leader mondial incontesté de la filière.
Structuration des coopératives locales, résilience face à la volatilité des cours mondiaux et gestion des crises : nous avons passé au crible les clés du succès ivoirien pour accélérer la mise en œuvre de notre plan d’action en RDC.
Au-delà de nos politiques nationales, nous avons jeté les bases d’une alliance offensive pour contrer une menace commune : la prolifération des produits de substitution industriels en Occident, qui sabote la demande internationale et tire les prix vers le bas.
Par ailleurs, la RDC et la Côte d’Ivoire s’accordent sur une double exigence géostratégique pour l’Afrique :
●La transformation locale immédiate de nos fèves pour capter la valeur ajoutée sur le continent.
●La conquête de notre propre marché, en stimulant la consommation interne auprès d’un bassin de 1,4 milliard de consommateurs africains.
Pour concrétiser cette ambition industrielle et transformer nos matières premières sur le sol africain, l’Afrique a besoin d’une énergie puissante et stable. À cet égard, j’ai rappelé que le mégaprojet congolais de Grand Inga, avec son potentiel unique de 44 000 Mégawatts, demeure la voie royale et le moteur incontournable de l’industrialisation de tout notre continent.
L’Afrique ne doit plus se contenter d’exporter sa richesse brute.
Ensemble, par l’énergie et l’industrie, nous reconfigurons les règles du jeu mondial.
