Kalaa Mpinga, un choix judicieux nommé à la tête du conseil d’administration du Fonds minier pour les générations futures ! 

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Le Président de la République Félix Tshisekedi, a nommé, à travers une série d’ordonnances lues le mercredi 3 juin dernier, à la radiotélévision nationale congolaise (RTNC), plusieurs mandataires publics de l’Etat à la tête de certains établissements publics. Parmi les technocrates nommés, figure l’entrepreneur congolais Kalaa Mpinga. Ce dernier, occupe dorénavant le poste du Président du Conseil d’administration du Fonds minier pour les générations futures.

La nomination de Kalaa Mpinga suscite de nombreuses réactions favorables dans l’opinion. Plusieurs personnes ont exprimé leur satisfaction de voir Kalaa Mpinga accéder à la tête du conseil d’administration du FOMIN.

Pour ces citoyens, le parcours élogieux du fils de l’ancien Premier ministre congolais, constitue un atout majeur pour la conduite du FOMIN. Ils estiment que son expérience permettra de relever les nombreux défis confrontés actuellement dans cet établissement public placé sous la tutelle du ministère des mines.

Le choix du Président Félix Tshisekedi sur la désignation de Kalaa Mpinga à la tête de l’organe délibérant du fonds minier s’avère judicieux, dans la mesure où il jouit d’une notoriété managériale incontestable dans le secteur minier. Kalaa Mpinga force l’admiration de toute personne par l’éthique et la sérénité, ce qui justifie sa maîtrise des dossiers miniers que l’on sait être toujours très complexes. Sa présence mettra fin à l’opacité de gestion causée par le Comité de gestion précédent, suite à l’amateurisme et aux tâtonnements scandaleux dont certains ne justifiant d’aucune compétence ni technicité face aux grands dossiers de l’Etat utiles pour l’avancement du pays.

Le FOMIN traversait une période sombre, suite à la mauvaise gestion de son premier comité de gestion. La corruption et le détournement de deniers publics pour les générations futures ont caractérisé la gestion de l’ancien conseil d’administration. En mars 2026, les agents du Fonds Minier pour les générations futures sont montés au créneau pour exiger le départ dudit comité, pour mauvaise gestion et détournement des deniers publics. Ils demandent aussi à la justice de se saisir du dossier. D’après le président de la délégation syndicale du FOMIN, Patrick Badibanga, 102 millions de dollars américains ont été détournés. L’année dernière, en date du 23 décembre 2025, le cabinet du ministre des Mines avait demandé au DG Faustin Biringanine les documents complets du dossier de 18 millions $ qui auraient été dilapidés…

Pourtant les ressources minières étant des réserves épuisables, le législateur congolais a créé le Fonds minier pour les générations du futur, pour faire bénéficier des retombés des ressources minières aux générations du futur. Le but est de faire bénéficier la progéniture du Congo aux infrastructures de base solide. L’objectif est de garantir l’après mine, en faveur des générations futures. Ainsi d’après, le texte portant sa création le FOMIN peut procéder au financement de tout ou partie des projets de recherches dans le domaine minier à travers le service Géologique National du Congo ; au financement de tout ou partie des projets d’intégration de l’industrie minière à l’économie nationale ; à la prise de participation dans les entreprises impliquées dans la filière de

transformation locale de produits miniers ou de carrières ; à la prise de participation dans les projets de diversification de l’économie nationale ; à l’appui financier aux entreprises du portefeuille de l’État sous forme de prêts rémunérés, en vue du développement des projets miniers ; au financement des projets d’infrastructures de base identifiés par le Gouvernement pour le développement durable du pays ; financement des PME et PMI à impact pour les générations futures ; au placement des fonds dans les institutions bancaires et/ou financières, en vue de générer des intérêts à son profit.

Certes, l’ancien conseil d’administration composé des mandataires actifs et non actifs se sont éloignés de l’objectif poursuivi par le législateur, suite à la mauvaise gestion, le détournement et le népotisme. Ainsi, grâce à l’avènement du nouveau conseil d’administration piloté par Kalaa Mpinga, il y a lieu d’espérer que le FOMIN va promouvoir la transformation locale des ressources afin de créer davantage de valeur et d’assurer une meilleure redistribution des richesses.

Béni Kinkela/Analyste et Juriste spécialiste en droit minier et droits des affaires

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